Une chasse aux œufs pour un p’tit tour aux deux tours…

Un p’tit tour aux deux tours – 10 km – 77920 Samois-sur-Seine

En ce dimanche de Pâques du 5 avril, Les Joyeux Pataugas n’ont qu’une idée en tête : partir à la chasse… mais pas n’importe laquelle. Une chasse aux œufs version 10 km, baptisée trompeusement « Un p’tit tour aux deux tours ». À la baguette, Jacky, grand ordonnateur de cette traque chocolatée déguisée en randonnée.

Tout commence au parc de stationnement de La Samoisienne, rue de la Libération, à Samois-sur-Seine. Les sacs sont ajustés, les chaussures lacées, et chacun guette déjà du coin de l’œil le moindre muret suspect, convaincu qu’un œuf malin pourrait s’y cacher.

Rue du Bas-Samois

La descente vers le Bas-Samois s’amorce tranquillement… mais soudain, halte stratégique au vieux lavoir. Évidemment. Comment passer devant un tel monument sans suspecter une opération clandestine des cloches de Pâques ? Les regards plongent dans les pierres humides, longent les rebords moussus, inspectent les coins avec un sérieux quasi scientifique. Finalement, rien de concret…

Rassasiés… uniquement de soupçons, Les Joyeux Pataugas reprennent leur progression vers le Bas-Samois, comme une troupe de détectives chocolatés bredouilles, mais motivés.

Et justement, le Bas-Samois les accueille avec une atmosphère chargée d’histoire, flottant dans l’air comme un parfum de cacao. Ici, dans les années 50, Django Reinhardt avait posé ses guitares et sa famille. Et aujourd’hui encore, son esprit semble planer… peut-être en train de cacher des œufs en rythme, entre deux accords de jazz.

Arrivés sur les bords de Seine, les regards deviennent stratégiques. La passerelle vers l’île du Berceau est franchie avec la concentration d’une expédition archéologique. L’île, accessible via le quai Franklin Roosevelt et ses ponts au-dessus de l’Avau Terre, a connu les grandes heures du Festival Django Reinhardt entre 1983 et 2015. Aujourd’hui déplacé au Château de Fontainebleau, le festival a laissé derrière lui une aura… et, qui sait peut-être quelques œufs oubliés dans un coin depuis la dernière crue. Les Joyeux Pataugas avancent donc prudemment, scrutant racines, troncs et recoins, persuadés que la Seine elle-même pourrait recracher une surprise en chocolat.

La passerelle pour l’Ile du Berceau ( à gauche la Seine, à droite l’Avau Terre)

Retour sur le bitume, le long du Quai des Plâtreries. L’ambiance est studieuse : chaque pas peut révéler un trésor. Mais voilà que surgit le mythique escalier de la Montée de Thérouanne. Une épreuve digne des plus grandes chasses aux œufs, où chaque marche semble tester la détermination des chercheurs. Certains imaginent déjà un œuf géant au sommet, d’autres espèrent au moins un lapin en guimauve pour justifier l’effort.

Puis vient la jonction des sentiers Denecourt 13/15, véritable zigzag forestier, qui va emmener nos Joyeux Pataugas sur le Rocher Cassepot. Enfin, la première des deux tours apparaît : la Tour Denecourt. Perchée à 136 mètres d’altitude, anciennement Fort l’Empereur, elle domine les environs avec une certaine majesté… et un potentiel évident de cachette idéale. Certains Joyeux Pataugas, prudents ou économes en énergie, restent en bas à fouiller les abords, persuadés que le chocolat se mérite, mais pas trop non plus. D’autres, plus téméraires, grimpent jusqu’en haut, convaincus que les cloches de Pâques ont forcément laissé leur butin en hauteur. En redescendant, les mines sont partagées : mystère entretenu, indices introuvables, ou simple gourmandise déjà satisfaite en douce ?

La Tour Denecourt

La chasse continue sur le sentier bleu Denecourt 13, en zigzaguant comme un lapin chassé. Chaque virage est une promesse, chaque racine une possible cachette. Et soudain, la deuxième tour du « p’tit tour » surgit : la Tour de Samois. Aussi appelée tour Hébert ou tour de l’Observatoire, elle trône, abandonnée et interdite d’accès, comme un coffre au trésor fermé à double tour.

La Tour de Samois

Frustration générale : impossible de vérifier si le gros lot s’y cache. Mais les regards se reportent aussitôt au pied de la tour… et là, révélation inattendue.

Pas d’œufs. Pas de lapin. Mais le cul des voitures.

Fin de la quête !!!

Heureusement, toute bonne chasse aux œufs se termine par une récompense. Et quelle récompense ! Troisième mi-temps hautement calorique : trois gâteaux surgissent comme par magie, accompagnés de champagne. Finalement, Les Joyeux Pataugas n’ont peut-être pas trouvé d’œufs en chemin… mais ils ont clairement trouvé mieux à l’arrivée. Une chasse réussie, à défaut d’être traditionnelle, mais parfaitement dans l’esprit de Pâques : chercher beaucoup, rire souvent, et surtout… retrouver les calories perdues à la fin.

Un p’tit dessert aux trois gâteaux !!!

À dimanche…

Franck

Cliquez sur l’image pour visionner le circuit

Publié par lesjoyeuxpataugas

Groupe de Randonnée basé sur l'Essonne et la Seine et Marne

Laisser un commentaire