
À la rencontre de la Poule au Pot, 12 km, 91090 Lisses
En ce dimanche 18 janvier 2026, alors que l’année n’a pas encore fini de déplier ses promesses, nait officiellement la preum’s des Joyeux Pataugas. Une œuvre collective intitulée « Au fil des retenues d’eau » de 12 km, aux accents lissois, courcouronnais et bondouflois, orchestrée d’un pas sûr par Pascal !!!
Tout commence rue de la Vanne à Lisses, lieu modeste, mais ô combien gastronomique, d’où s’élancent nos joyeux drilles, chaussures affûtées et mollets encore engourdis par les excès festifs de fin d’année. Très vite, par les chemins du Vexin et des Pêcheurs, la troupe s’accorde et gagne sa première note aquatique : le lac d’Évry-Courcouronnes, vaste retenue d’eau creusée en 1974, s’étendant sur six hectares, rappelle Pascal, jamais avare d’un fait précis quand il s’agit d’enrichir la marche.

Surplombant ce miroir liquide, trône fièrement la Dame du Lac, mur d’escalade de 17 mètres, sentinelle verticale défiant les mollets et la gravité. À défaut d’en faire l’ascension, Les Joyeux Pataugas se contentent sagement d’en faire le tour, sagesse rare, mais appréciable en ce début d’année. Le lac est ensuite laissé derrière eux, comme on quitte une intro réussie, pour rejoindre l’allée Olympe de Gouges, à Courcouronnes.
Puis, un discret clin d’œil est adressé au ru délicatement nommé “L’Écoute s’il pleut”, avant que le groupe ne pénètre dans le jardin des Essences, havre végétal propice à la contemplation… juste avant un changement de tonalité. Car soudain, en ré majeur, Pascal monte les accords avec une première grimpette, via un escalier menant sur le dos des Eaux de la Vanne. Et là, ô surprise ! Nombreux sont Les Joyeux Pataugas, forts d’un vécu riche et d’années savamment accumulées, à faire l’expérience d’une brève, mais intense remise en question de leur agilité.
Un muret, pourtant haut de seulement 70 centimètres, se transforme en obstacle mythologique et le passage entre deux garde-fous, jambe levée, devient une épreuve digne des jeux antiques.
Dangereusement, certes, commencent l’année 2026 nos randonneurs… mais sans chute, sans bobo, et avec l’honneur (à peu près) sauf.

Ragaillardis, ils gagnent ensuite le parc du Rondeau, où ils se mêlent, presque par inadvertance, à un cyclo-cross organisé par le Team Cycliste de Linas-Montlhéry. Qu’on se rassure : aucun Joyeux Pataugas ne cède à la tentation de la selle. En revanche, quelques spécimens plus vigoureux que la moyenne se lancent à l’assaut du pentu d’une des deux dunes.
Preuve éclatante que le “déverrouillage articulaire” sur le muret des Eaux de la Vanne fut finalement de bon augure.

Par la rue de la Faisanderie, la zone urbaine de Courcouronnes est quittée. Mais sur l’allée des Folles, fait marquant et nullement anodin : cinq éléments, tous féminins, quittent le navire. Allez savoir pourquoi…
Ou plutôt si : l’heure avançant, et comme pour le final de cette preum’s 2026, une poule au pot chez Monique est annoncée, et comme chacun le sait, même si parfois l’Histoire l’a injustement confirmé, lorsqu’il s’agit de cuisine, certaines coutumes ancestrales reprennent naturellement leurs droits. Mieux vaut donc que la poule soit dans le pot, surveillée par des mains expertes …et féminines !!!
Le reste du groupe poursuit sur une longue ligne droite à travers champs, avec pour horizon poétique la déchetterie et le centre de traitement des ordures de Vert-le-Grand. La route paraît interminable, mais elle mène à une pause salvatrice, le temps d’une nouvelle causerie de Pascal, consacrée cette fois au plus grand Data Center d’Europe, cathédrale moderne du numérique.

Vient ensuite une nouvelle retenue d’eau, seconde ou troisième, l’Histoire hésite, avec le grand lac du Parc Léonard de Vinci. Sur le chemin rural n°6, il faut vous l’avouer, si les estomacs sont désormais dans les talons, la partition de Pascal, commence à se jouer sur un air de « Ras la casquette ». Et oui, difficile est la reprise !!!
Heureusement, la rue de la Vanne pointe enfin son nez.
Et avec elle… la poule au pot aussi.
Ainsi s’achève cette première odyssée de 2026.
Une randonnée fondatrice, aquatique, musicale, parfois périlleuse, souvent épique, divinement gastronomique et déjà légendaire.
Les Joyeux Pataugas viennent de lancer l’année.
Et quelle entrée en matière !!!
Franck



Et l’année commence à merveille avec les récits toujours aussi talentueux de notre ami Franck
Merci pour tout
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