
De la mare aux Evées au Rocher Canon, 8 km, 77300 Fontainebleau
Ah, ce dimanche 1ᵉʳ mars, encore une randonnée épique à marquer d’une pierre blanche pour les popotins des Joyeux Pataugas ! Dès le départ, au parking de l’Épine Foreuse, la scène est digne d’un feuilleton à suspense. Les arrière-trains de nos deux tourtereaux, Jany et François-Noël, arrivent avec 30 minutes de retard. Pas grave, Audrey, la cheffe de file intrépide, n’attend pas une seconde ! Dès leur arrivée, son postérieur prend les devants et file à toute vitesse, emportant avec lui pas moins de 25 autres paires de fesses, dont celle de la recrue du jour, Sandra, prête à découvrir les merveilles de la forêt bellifontaine.

Le cap est donné : direction la Mare aux Évées, un site d’une beauté historique qui n’a rien d’une simple flaque d’eau ! Non, cette mare, qui a longtemps été un marécage, est le fruit de l’ingénierie d’exception d’Achille Marier de Bois d’Hyver, entre 1833 et 1835. Imaginez : 29 km de fossés rayonnants et une cuvette de 70 mètres de diamètre et 2 mètres de profondeur, capable de stocker près de 12 000 m³ d’eau ! De quoi impressionner n’importe quel popotin de nos Joyeux Pataugas, même les plus resquilleurs, qui, cette fois-ci, ont eu la sagesse de ne pas couper à travers bois ! La Mare aux Évées, avec sa richesse historique et écologique, mérite qu’on lui accorde toute l’attention qu’elle mérite. C’est un véritable havre de biodiversité qui a servi de poumon à la région, tout en étant un modèle de l’ingénierie forestière du XIXᵉ siècle.


Après cet arrêt, nos popotins prennent La Route de la Table du Roi, après avoir dragué celles de Dammarie et du Lancer, pour arriver sur le site du Rocher Canon. Si la forêt de Fontainebleau est connue pour ses bonsaïs naturels, celui du Rocher Canon est un chêne d’un âge vénérable, modelé par les éléments et, sans doute, par les innombrables pieds d’autres fessiers de marcheurs qui l’ont observé au fil des années.

Mais l’aventure ne s’arrête pas là ! Le groupe poursuit son chemin sur le sentier bleu Denecourt nᵒ 12. Ah, les sentiers bleus de notre illustre sylvain ! Inusable devait être son marker bleu !!! Et sur les mythiques p’tits traits bleus, les popotins des Joyeux Pataugas vont s’en donner à cœur joie, en traversant le chaos rocheux du Rocher Canon. Ça grimpe, ça descend, ça enjambe, ça roule, ça vire… En un mot, c’est la danse des popotins, amis lecteurs ! Le Rocher Canon est un vrai dance floor aux montagnes russes pour eux.

Mais attention, tout a une fin, car une fois arrivés au carrefour des Routes Turbigo, du Sanglier et celle de La Femme, le sentier bleu est abandonné. Exit la libération et l’émancipation des popotins des Joyeux Pataugas, exit le « twerk » (*), imposé par le Denecourt !!! Là, avec des sentiers plus lisses, pour regagner le cul des voitures, plus de déhanchements sauvages, de fesses qui se balancent au rythme du chaos rocheux, la nature reprend son calme. Les hanches, qui se décomposaient en une danse effrénée à chaque passage escarpé, retrouvent une certaine rigidité. Le terrain plat ordonne un silence aux mouvements, où les popotins, bien qu’encore en marche, se contentent désormais d’une simple ondulation. Qui, malgré tout, vont avaler l’une après l’autre les routes de Chailly, du Nord, de l’Entrainement, et même de Palestro !!! Les derrières des Joyeux Pataugas n’ont aucune limite, ils sont de redoutables machines à marche !

Et bien sûr, pour clôturer ce périple, vient l’incontournable pique-nique des Joyeux Pataugas ! Cette fois, c’est Laurence qui a fait fort, en apportant sa fameuse terrine de « Bambi » (une vraie œuvre culinaire, sans même parler de la provenance !). Eh bien entendu, quelques bouteilles circulent aussi, amenées par Gilles, Jany, François-Noël, Stéphane et Pascaline (la liste, là, est exhaustive !!!) qui, visiblement, avaient eu l’idée géniale de remplir leurs sacs.

Un tout autre genre d’aventure pour les popotins des Joyeux Pataugas, bien assis, bien confortablement installés, qui, à coups de quignons de pain et de gorgées modérées de vin, tombent dans une quiétude joyeuse loin des déhanchements rocheux !
À dimanche prochain pour une nouvelle folle aventure de fesses !
Franck
(*) Le twerk est une danse qui consiste à s’accroupir, le torse penché, et à bouger les hanches vers l’avant, vers l’arrière et sur les côtés de manière dynamique.


