
Les mois de juillet et d’août sont propices aux envolées… vers la mer, la montagne, ou tout simplement ailleurs ! Pendant que beaucoup prennent le large, Les Joyeux Pataugas, eux, restent fidèles au poste et continuent de chausser leurs godillots pour leur mythique randonnée dominicale… enfin, si Dame Météo ne décide pas de transformer les sentiers en four solaire, si les marcheurs ne se sont pas tous réfugiés sous un parapluie , et si randonneurs il y a ! ! !
Bref, entre les départs en vacances, les épisodes de canicule et les éventuelles annulations de dernière minute, gardez un œil sur les informations d’annulation.
Et si, par malheur, par simple oubli ou pour toute autre raison, vous avez manqué une sortie… consolez-vous en découvrant ici ce que vous avez raté. Photos, récits et souvenirs sont là ! ! !

30 août 2026
La trois sans quatre… et la der des ders !

Le Menhir de Pierre Beaumirault – 9 km – 91650 Breuillet
Après la deux sans trois, voilà donc la trois sans quatre ! Attention, il ne s’agit évidemment pas de la mythique « Peugeote ». Non, il s’agit de la dernière des dernières, la der des ders, l’ultime épisode des Estivales 2026 des Joyeux Pataugas. Et pour refermer cette belle série en beauté, quoi de mieux qu’un parcours baptisé : Le Menhir de Pierre Beaumirault.
Un itinéraire d’un peu moins de 9 kilomètres.
Autant dire qu’après les 14,5 km de la semaine précédente, les mollets ont immédiatement compris qu’ils allaient bénéficier d’une sorte de plan social estival, mais malgré tout, sans la moindre aide gouvernementale.
Mais avant que nos Joyeux Pataugas partent à la recherche de ce fameux menhir, une question essentielle se pose : y a-t-il encore de nouvelles têtes ?
Évidemment !
Chez Les Joyeux Pataugas, Sieur Face de Bouc ne connaît décidément pas la crise du recrutement. Voilà donc Véronica, Didier et Clémence, cette dernière n’étant autre que la belle-fille d’Audrey, l’accompagnatrice du jour.
Et tout ce petit monde porte l’effectif à une douzaine.
Petite douzaine qui, pourtant, a eu toutes les peines du monde à être pondue pour 9 h 30, heure officielle du départ.
Il faut dire que Monique et Noëlle ont été quelque peu retardées par des groupes de cyclistes.
Enfin… « retardées » c’est peut-être pas tout à fait juste… Parce que, connaissant notre Momo, il n’est pas totalement exclu qu’un ralentissement volontaire ait pu se produire dans certaines circonstances particulièrement favorables.
Noëlle aurait évoqué quelques mollets saillants.
Mouais…
On la connaît, la Momo.
On l’imagine plutôt, refusant de passer la seconde, pour contempler quelques jolies paires de fesses, elles aussi parfaitement saillantes, bien moulées dans les cuissards de quelques beaux spécimens masculins.
Que voulez-vous !
Les montées en danseuse ont parfois des vertus contemplatives insoupçonnées.
Et notre Momo, question coup d’œil, elle s’y connaît.
D’ailleurs, entre nous, si un samedi soir vous cherchez Momo, inutile d’alerter le dispositif « SOS Enlèvement ». Essayez plutôt les salles où se produisent des Chippendales.
C’est donc finalement vers 9 h 45 que notre petite douzaine de Joyeux Pataugas s’élance à la conquête du fameux Menhir de Pierre Beaumirault.
Et qui vient immédiatement se joindre à eux ? La pluie ! Mais pas une vraie pluie bien franche, celle qui tombe avec conviction. Non. Un petit crachin façon Bretagne, discret, sournois, presque poli… mais suffisamment persistant pour mouiller tout ce qu’il touche.
Et cela pendant une bonne heure.
Avec la Renarde à gauche, le bassin de retenue de Trévoix à droite, et le petit crachin sur la tête, l’eau est donc omniprésente ce dimanche ! ! ! Une véritable harmonie aquatique.
Heureusement, pour une fois, les pieds restent à peu près au sec. Et quand c’est Audrey qui mène, il faut bien reconnaître que nos Joyeux Pataugas rentrent souvent avec des chaussures qui font « floc-floc ».
Le parcours poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin.
Sur la route, pas celle de Memphis chère à Eddy Mitchell, ni celle de Madison chère à Clint Eastwood, Les Joyeux Pataugas s’offrent même un petit exercice d’accrobranches avant de poursuivre leur progression sur la sente.
Petit clin d’œil au Moulin de Trévoix.
Puis vient une incursion sommaire dans les rues ollainvilloises, et, un peu plus loin, un nouveau clin d’œil à un moulin : le Moulin Neuf. Enfin… « neuf » est une notion toute relative. Édifié en 1649, il a depuis longtemps dépassé le stade du neuf, même si depuis 2010 il connaît une nouvelle carrière en abritant une station d’épuration. Comme quoi, même les moulins ont droit à une seconde vie.
Et mine de rien, nos Joyeux Pataugas avancent ! Les voilà déjà sur l’autre rive du bassin de retenue de l’Orge, dit bassin de Trévoix.
Après Ralitsa qui, la semaine précédente, avait choisi de jouer à saute-mouton avec les étangs de Mennecy, Audrey préfère aujourd’hui le jeu : ronde autour d’un bassin.
Reconnaissez que nos accompagnateurs se décarcassent chaque dimanche pour éviter que Les Joyeux Pataugas ne tombent dans la monotonie.
Une semaine, on saute. La suivante, on tourne.
La prochaine, qui sait, on fera peut-être des gammes ! ! !
Tout cela est bien joli, mais une question commence sérieusement à se poser : il est où, le fameux Menhir de Pierre Beaumirault ? Les Joyeux Pataugas ne l’auraient-ils pas oublié ?Parce que là, franchement, la fin de la randonnée approche. Alors forcément, il faudrait quand même finir par trouver la vedette du jour ! Surtout que parait-il, Véronica et Didier sont venus spécialement pour cela ! ! !
Quand soudain…
Qu’est-ce que c’est que cette chose, là-bas ? Une chose est certaine, c’est pas un menhir ! Où alors, il est tombé dans la potion magique de Panoramix ! ! !
Nom de Dieu, quoi que vl’à ! ! !
Des formes étranges apparaissent au loin.
Des pentagones.
Des dodécaèdres.
Rien que les mots donnent mal à la tête.
Et voilà Les Joyeux Pataugas confrontés à l’art moderne.
On aime ou on n’aime pas.
Tous les goûts sont dans la nature, même les plus géométriques.
M’sieurs-dames, voilà Cellulae, l’étonnante œuvre installée sur l’une des rives du bassin de Trévoix. Une invitation à se perdre dans les méandres de l’omniprésence de l’ordre géométrique.
Mais revenons à la quête de ce dimanche : le menhir !
Où est-il ?
Qui l’a vu ?
Et surtout…
Qui a suivi Jacqueline pour aller le voir ?
Car le fameux caillou n’est pas exactement une nouveauté. Il est mentionné sur les cartes depuis 1619 et bénéficie d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 septembre 1978. Autrement dit, ce brave menhir est célèbre.
Et comme tout monument ancien qui se respecte, il possède évidemment sa petite légende :
Selon G. Courty, ce menhir serait associé à la légende de Gargantua. Et là, deux versions circulent. Dans la première, le géant aurait été gêné par un caillou coincé dans sa chaussure et s’en serait débarrassé précisément à cet endroit. Dans la seconde…, disons pudiquement que Gargantua aurait laissé derrière lui un souvenir quelque peu plus organique, en un mot : un colombin ! ! !
Voilà.
Finalement, cette randonnée aura été à l’image des Joyeux Pataugas : culturelle, humide, bucolique, légèrement désorganisée, et capable de passer en moins de neuf kilomètres d’un moulin du XVIIᵉ siècle à l’art géométrique contemporain avant de finir sur une légende scatologique vieille de plusieurs siècles.
Et cette fois, c’est vraiment terminé, enfin Les Estivales des Joyeux Pataugas ! ! !
Elles tirent leur révérence.
Quatre dimanches, quatre parcours, quelques kilomètres, quelques gouttes de pluie, une foirida chez François-Noël, une breviande, des étangs, des marais, des moulins, un château, un menhir, de nouvelles têtes… Et même un Joyeux Pataugas et ses oreillettes partis visiter la gare de Ballancourt par inadvertance.
Bref, une saison estivale parfaitement anormale chez Les Joyeux Pataugas !
Un grand merci à nos accompagnatrices et accompagnateurs de cet été qui ont trouvé de quoi occuper cette joyeuse bande de marcheurs.
Et surtout, un grand merci à tous ceux qui ont chaussé leurs godillots, qu’ils soient fidèles de longue date ou nouvelles recrues de passage.
Allez…
À dimanche prochain pour le PREUM’S d’une nouvelle saison.
Mais attention, pas sur Netflix, sans péage !!! Mais en direct, en plein air, avec chaussures de randonnée et mollets parfois douloureux…
Et, espérons-le, sans arrêté préfectoral !
Franck

23 août 2026
Jamais deux sans trois… mais sans oreillettes !

Au fil de l’eau des étangs de Mennecy – 14,5 km – 91710 Vert-le-Petit
« Nom de Diou ! ! ! » On a bien cru que l’expression « jamais deux sans trois » n’allait jamais se vérifier pour les fameuses randonnées estivales de nos Joyeux Pataugas !
La semaine dernière, boum ! Voilà que monsieur le Préfet de l’Essonne, au pied levé, interdit la circulation dans la forêt de Sénart. Et hop ! Une randonnée estivale de plus à la trappe ! ! !
Certes, ces arrêtés d’interdiction sont pris pour le bien-être et la sécurité de tous les promeneurs des massifs forestiers. Donc cette fois-ci, Ralitsa, notre accompagnatrice bulgare, destituée la semaine dernière et promue ce dimanche, a pris les devants : exit la fraîcheur des sous-bois et go pour la fraîcheur des bords de l’eau !
Et pour éviter de marcher fastidieusement le long d’un cours d’eau ou de tourner en rond autour d’un plan d’eau, quoi de mieux que de s’ébrouer au fil de l’eau avec les étangs de Mennecy ?
Et attention, le fil est long : 14,5 kilomètres ! ! !
Bon, côté dénivelé, soyons honnêtes… ce n’est pas exactement l’Himalaya ! Un véritable plat pays, où les mollets peuvent presque prendre des vacances.
La partie démarre donc au parking de la ruelle Moutier, non loin du chalet des Étangs. Ils sont là, pas moins de 15 Joyeux Pataugas, avec, comme toujours, quelques nouvelles têtes que Sieur Face de Bouc nous amène régulièrement. Certaines ne font que passer, d’autres reviennent… Quant à savoir ce qu’il adviendra de celles d’Émilie, Claude et Michèle, l’avenir nous le dira !
En attendant, ce dimanche 23 août, elles sont prêtes à se fondre dans l’ambiance pataugassienne sous la houlette de Ralitsa, notre talentueuse professeur de piano.
Comme toujours, Céline, Isa et Jacky prennent la tête. Vu que la troupe s’engage sur le sentier de la digue de l’étang Fleuri, Ralitsa peut les laisser courir. Inutile de rappeler ce qu’est une digue : peu de chance de trouver une sente sur les côtés… ou alors elle est sous-marine ! ! !
Au bout de cette digue, la troupe bifurque à gauche sur la rue Lavoisier et s’engage sur le tracé de l’une des quatre boucles balisées du GR de Pays Les Vallées de l’Essonne. Mais très vite, Les Joyeux Pataugas l’abandonnent pour un PR longeant la Zone Industrielle des Gros. Le train est légèrement soutenu et, c’est le trio Jacqueline, Monique et Philippe qui ferme la marche.
Mais… où est Stéphane ?
Voilà-t-y pas qu’on a perdu un Joyeux Pataugas !
Aurait-il déniché une sente à gauche ou à droite sur la digue de l’étang Fleuri ? Impossible n’est pas français… mais là, quand même ! ! !
Vite, un appel à un ami… ou plutôt à Stéphane !
Vu qu’il est constamment « branché » avec ses oreillettes, il devrait répondre !
Et miracle : Stéphane n’a pas découvert de sente secrète le long de la digue. Non. Au bout de celle-ci, il a simplement… tourné à droite !
Et maintenant, il erre quelque part du côté de la gare de Ballancourt !
Oui, Mesdames et Messieurs, vous avez bien lus : la gare de Ballancourt !
A croire qu’il dû courir pour essayer de rattraper le groupe… malheureusement dans le mauvais sens !
Mais à qui la faute ?
Car il faut bien rassurer toutes les nouvelles têtes que Sieur Face de Bouc pourrait encore inciter à prendre l’air le dimanche matin : si l’on commence à perdre des randonneurs chez Les Joyeux Pataugas, cela va pas le faire ! ! !
Comme chez Les Joyeux Pataugas, on ne montre jamais du doigt, on ne citera donc personne… mais bon, le ré est toujours après le do ! J’dis ça, j’dis rien !!!
Et puis Stéphane et ses oreillettes, c’est une histoire d’amour fusionnelle. Ils sont tellement accouplés qu’à un moment, aveuglés par la conversation, ne plus savoir très bien où ils sont… et avec qui, n’est pas une utopie ! ! !
L’essentiel, c’est que Stéphane est sain et sauf et réussira finalement à récupérer le groupe au Parc de Villeroy.
Ah oui… quand même, seulement au Parc de Villeroy ! ! !
En un mot, il a fait presque cavalier seul… enfin, en concubinage avec ses oreillettes !
Pendant ce temps, lui, le gros de la troupe a poursuivi son petit bonhomme de chemin en longeant l’étang aux Moines, les observatoires ornithologiques, puis en traversant le Court Fétu pour arriver, lui aussi, au parc de Villeroy.
Et là… retrouvailles avec les oreillettes ! ! ! Pardon… avec Stéphane !
Les Joyeux Pataugas sont donc de nouveau 15 pour poursuivre leur périple.
Par l’allée des Sycomores, ils quittent le parc et s’engagent sur la route d’Écharcon, direction son château, en passant devant la vieille papeterie d’Écharcon, devenue aujourd’hui un ouvrage hydraulique permettant de réguler le débit de la rivière Essonne en cas de crue.
Puis voilà nos Joyeux Pataugas devant le château d’Écharcon, qui fût construit à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle à l’emplacement d’un château beaucoup plus ancien, dont le nymphée du XVIIIᵉ siècle et une partie des communs ont été conservés.
Petite information essentielle : Stéphane et ses oreillettes suivent bien le groupe !
« Do, ré, mi… », veille cette fois-ci !
Puis nos Joyeux Pataugas retrouvent de nouveau la boucle de l’un des tracés du GRP Les Vallées de l’Essonne, longent le marais de Misery, enjambent son ru et découvrent les nombreux observatoires ornithologiques.
Pour les fans de Stephen King, rassurez-vous : Les Joyeux Pataugas ne croiseront pas Annie Wilkes, l’infirmière.
Encore que… si Stéphane venait à nouveau à s’égarer, allez savoir ? ? ?
Puis vient l’impasse de la Fontaine Laveau, où, via la ruelle des Deux-Sœurs, la joyeuse troupe passe devant la fameuse fontaine Laveau.
Un petit clin d’œil, au passage, à la famille Delaveau !
Et finalement, après 14,5 kilomètres de marche, de digues, d’étangs, de marais, de GRP, de PR, d’oreillettes et surtout de péripéties pataugassiennes, voilà nos quinze Joyeux Pataugas de retour au parking de la ruelle Moutier.
Elle est pas belle, la vie ?
Un petit pique-nique pour clôturer tout ça…
Et rendez-vous dimanche pour le « jamais deux sans trois »… ou plutôt le « trois sans quatre » et la der des ders des randonnées estivales ! ! !
À condition, bien sûr, que monsieur le Préfet, la météo… et notamment les oreillettes de Stéphane laissent tranquilles nos Joyeux Pataugas ! ! !
Franck

9 août 2026
La seconde estivale des Joyeux Pataugas… enfin !

Du Long de la seine à la forêt de Bréviande – 8 km – 77310 Saint-Fargeau-Ponthierry
Et oui, vous avez bien lu : seulement la seconde randonnée dominicale des Joyeux Pataugas durant cette période estivale, alors que nous sommes déjà le 9 août !
Il faut quand même se poser la question : qu’a-t-il bien pu se passer les dimanches 12, 19 et 26 juillet, puis encore le 2 août, pour qu’on ne voie pas l’ombre d’un Joyeux Pataugas sur les sentiers ?
Certes, à cette saison, Les Joyeux Pataugas connaissent une véritable envolée. On les retrouve ici, là, par monts et par vaux, chacun parti goûter aux joies de l’été, aux vacances, aux escapades et autres réjouissances estivales.
Mais il y a aussi eu la canicule, les vigilances rouges, les températures à faire fondre les semelles des chaussures de randonnée… et puis, surtout, cette terrible tragédie vécue par notre belle forêt bellifontaine, haut lieu de tant de dimanches pataugassiens.
Alors forcément, les bâtons et les godillots sont restés quelque temps au placard.
Et voilà qu’en ce dimanche 9 août, alors que le beau temps sévit à peu près partout sur l’Hexagone, Dame Grenouille, toujours prompte à nous rafraîchir les ardeurs, annonce pour la région parisienne quelques petites… comment dire… pissées orageuses ! ! !
Mais cette fois, Jacky a tenu bon !
Avec son parcours « Le long de la Seine à la forêt de Bréviande », il était visiblement arrivé au bout de sa patience. Les reports, c’est terminé ! Marre, archi-marre !
Et puis, surprise du jour : une nouvelle tête fait son apparition parmi Les Joyeux Pataugas ! ! !
Bienvenue à Soubhia, venue découvrir l’univers pataugassien. Merci à elle d’avoir osé franchir le pas… et surtout d’avoir choisi une randonnée où la météo avait décidé de jouer les trouble-fête !
Certes, ce dimanche, ce n’est pas la grosse affluence. Mais comme chacun le sait chez Les Joyeux Pataugas, ce n’est pas la quantité qui fait la qualité d’une randonnée.
Et puis, normalement, moins on est nombreux, plus le rythme est soutenu !
Normalement…
C’est donc au parking des 26 Couleurs, à Saint-Fargeau-Ponthierry, que dix Joyeux Pataugas prennent le taureau par les cornes et s’apprêtent à affronter les 8 kilomètres concoctés par Jacky.
J’en vois déjà certains qui rigolent devant la distance…
8 kilomètres ? ? ?
Eh oui, 8 kilomètres ! ! !
Mais attention : c’est une reprise, voyons ! Après tout ce repos forcé, il ne fallait quand même pas demander aux organismes de repartir directement sur un marathon !
Et puis, comme dirait l’autre : qui va doucement va sûrement !
Alors… c’est parti mon kiki ! ! !
Un petit saut au-dessus de la Seine, première enjambée du jour, et voilà déjà nos Joyeux Pataugas qui pénètrent dans la Forêt régionale de Bréviande.
Et là, il faut tout de même remettre les choses en perspective.
Avec leurs petits 8 kilomètres, nos dix aventuriers ne vont évidemment pas explorer les quelque 3 500 hectares de cette belle forêt. Mais après tout, inutile de vouloir avaler la forêt entière en une seule bouchée !
Et puis, vu ce qui s’est passé récemment dans le massif forestier de Fontainebleau, mieux vaut apprécier chaque hectare encore debout. L’incendie qui a débuté le 12 juillet 2026 a ravagé plus de 2 200 hectares.
Alors, imaginez un peu ce qu’il resterait de la forêt de Bréviande si pareil malheur venait à la toucher…
Bon.
Allez.
Un peu de baume au cœur !
Ce dimanche, nos Joyeux Pataugas ont la chance de traverser une forêt encore intacte. Alors autant en profiter pleinement : les arbres, la verdure, les petits chemins, la fraîcheur relative des sous-bois…
Et, entre deux ou trois petites et légères pissées orageuses, chacun mesure la chance de pouvoir encore profiter de ce magnifique patrimoine naturel.
Au passage, petit clin d’œil à Anne-Marie, qui devait faire ses débuts avec Les Joyeux Pataugas ce dimanche. Mais qui au dernier moment, a préféré décliner et faire confiance aux prévisions d’averses orageuses de Météo-France.
Et franchement…
Mais Anne-Marie n’a peut-être pas complètement tort !
La preuve : lundi dernier, deux jeunes randonneurs ont été frappés par la foudre sur le GR10.
Comme quoi, les orages, tout comme la canicule et les fortes chaleurs, ne sont pas des sujets à prendre à la légère lorsqu’on part crapahuter sur les chemins. On peut bien sûr rire, chanter sur les sentiers, se délecter (enfin, je l’espère…) des comptes rendus des Joyeux Pataugas…
Mais il est toujours bon de rappeler que la randonnée reste une activité qui demande un minimum de prudence.
Comme on dit : ça ne mange pas de pain !
Sur ces considérations presque sérieuses, eux nos Joyeux Pataugas du jour, poursuivent leur chemin. Les voilà maintenant sortis de la Forêt de Bréviande. Direction le lieu-dit « Les Canetières », pour le second acte de cette randonnée.
Car Jacky n’a pas seulement prévu de faire découvrir la forêt. Il a également décidé de faire prendre à la troupe le long de la Seine.
Et de la longer, ils vont la longer, nos Joyeux Pataugas ! ! !
Une belle et longue ligne droite se présente devant eux.
Attention toutefois : aucune traversée du désert à l’horizon !
Ici, c’est plutôt bucolique. La Seine accompagne tranquillement nos marcheurs, offrant un décor paisible et presque reposant après leur escapade forestière.
Enfin…
Reposant, c’est vite dit.
Car chez Les Joyeux Pataugas, même une ligne droite peut devenir une aventure !
Pas de pentu, pas de chameau, pas de mirage… juste la Seine, les paysages et dix Joyeux Pataugas heureux de retrouver enfin leurs sentiers dominicaux.
Et puis, comme dans toute bonne histoire pataugassienne, voilà qu’apparaît à nouveau… le pont !
Après une deuxième enjambée au-dessus de la Seine, nos Joyeux Pataugas se retrouvent finalement aux 26 Couleurs, point de départ et désormais point d’arrivée de cette petite seconde estivale.
Huit kilomètres au compteur.
Une forêt préservée.
La Seine longée.
Quelques petites pissées orageuses finalement bien sages.
Une nouvelle venue parmi nous.
Et surtout, le plaisir de retrouver enfin les dimanches des Joyeux Pataugas !
Après tant de reports, c’est déjà une petite victoire.
Alors, même si cette seconde estivale fut placée sous le signe de la prudence et d’une fréquentation quelque peu réduite, elle aura au moins permis de rappeler une chose essentielle :
Les Joyeux Pataugas sont toujours là !
Et maintenant que la machine est relancée…
Il ne reste plus qu’à espérer que Dame Grenouille, Dame Canicule et autres divinités météorologiques nous fichent un peu la paix !
À dimanche !
Franck

5 juillet 2026
La p’tite balade de François-Noël – 8 km – 91540 Mennecy (accompagnateur : François-Noël)

Si dimanche dernier la canicule avait eu le dernier mot, la première des Estivales des Joyeux Pataugas a pu lever le rideau ce 5 juillet. Et quel meilleur maître de cérémonie pour l’ouvrir que François-Noël, l’historien dominical, avec son unique randonnée annuelle, devenue au fil des ans une véritable institution. Comme le veut la tradition, le départ est donné des Meules. Attention, nos Joyeux Pataugas ne démarrent pas en plein champ, près de meules fraîchement sorties des moissons ! ! ! Certes, la saison prête à confusion, mais le départ se fait bien d’une place de Mennecy.
Le peloton met tranquillement le cap sur le Parc de Villeroy, avec son traditionnel passage au cœur du village Levitt. Un petit coin d’Amérique posé en Essonne, où les pavillons semblent avoir été soigneusement copiés-collés depuis les banlieues américaines. Le quartier des Lys, également appelé la Verville, fait partie de ces cinq célèbres villages Levitt construits en France entre 1965 et 1979, aujourd’hui reconnus comme patrimoine architectural du XXᵉ siècle. Un décor si typiquement américain que réalisateurs, publicitaires et chanteurs viennent régulièrement y planter leurs caméras.
Ainsi, Les Joyeux Pataugas marchent ce dimanche, dans les pas de « Pamela Rose », la série avec Kad Merad, du « Grand Bain » de Gilles Lellouche, de « Dans la maison » de François Ozon, sans oublier Soprano et son clip « À nos héros du Quotidien« . Allez savoir si « La p’tite balade de François-Noël » de ce 5 juillet ne va pas devenir le prochain blockbuster de l’été.
Surtout que, connaissant le guide du jour, il a surement haussé le ton avec les dialogues. Nul doute qu’il a passé ces derniers jours le nez plongé dans les archives de Mennecy afin de dénicher la petite anecdote historique capable d’émerveiller l’assistance… tout en évitant, autant que possible, de raconter exactement la même chose que les années précédentes.
Mais il faut bien reconnaître que si cette randonnée revient chaque été, chaque édition bénéficie d’innovations majeures : un virage à droite au lieu d’un à gauche, un retour par le chemin de l’aller de l’année précédente, voire un arbre observé sous un angle totalement inédit… de quoi renouveler l’expérience éternellement ! ! !
Heureusement, de nouveaux Joyeux Pataugas rejoignent chaque année l’aventure. Eux découvrent avec enthousiasme les récits de François-Noël, tandis que les anciens, parfaitement rodés, ironisent au moment des « petites conférences ». Les uns écoutent religieusement, les autres pourraient presque réciter les commentaires avant le guide… même si François-Noël arrive toujours à glisser de l’inédit !!! Il est fort, le bougre ! ! ! Et surtout tout cela se fait avec une affection sincère qui fait tout le charme de cette randonnée.
Et bien sûr, arrive le Parc de Villeroy.
Cent huit hectares de verdure, véritable poumon de Mennecy, où François-Noël va faire voyager le groupe à travers plusieurs siècles d’histoire. Ici s’élevait autrefois un château Renaissance, entouré de douves, de tours et d’un donjon, et où des propriétaires successifs en ont fait un lieu de promenade et de loisirs avant que la commune n’en devienne propriétaire en 1972. Depuis, le domaine s’est enrichi d’équipements sportifs, culturels et éducatifs, tout en préservant son caractère exceptionnel.
Au fil des grandes allées bordées de hêtres pourpres, de platanes et surtout de majestueux séquoiadendrons géants, Les Joyeux Pataugas prennent le temps d’admirer ces géants de plus de trente mètres de haut, vieux d’environ cent quarante ans. L’allée de huit cents mètres, forte de ses cent trente-quatre séquoias, constitue un ensemble quasiment unique en Europe et mérite pleinement son label « Arbres remarquables de France ». Une promenade bucolique où l’histoire rejoint la nature… avec, en prime, quelques pauses savamment choisies pour permettre à François-Noël de replacer une date, un fait ou un personnage historique.
Et comme, vous le savez tous, amis lecteurs, chez Les Joyeux Pataugas, une randonnée ne s’achève jamais vraiment avec les derniers kilomètres.
Et aujourd’hui, elle se termine, dans le jardin de François-Noël, autour d’une table généreusement garnie où chacun dévoile ses talents culinaires… ou son incroyable aptitude à dénicher des merveilles chez son commerçant préféré. Tartes, cakes, salades, douceurs sucrées et autres spécialités se succèdent dans une ambiance où les calories vont pouvoir s’en donner à cœur joie ! ! !
Ce moment de convivialité fut également l’occasion de remercier chaleureusement Ralitsa pour son implication dans l’organisation du dernier et magnifique séjour dans Les Rhodopes. Et quoi de plus symbolique que d’offrir, au nom de tous Les Joyeux Pataugas ayant participé à cette aventure, deux toiles réalisées par Jany, l’une de nos artistes peintres ! ! ! Deux œuvres retraçant les plus beaux souvenirs de ce voyage, témoignage de l’amitié qui a uni une joyeuse bande de marcheurs.
Une belle première estivale, fidèle à l’esprit des Joyeux Pataugas : de la marche, de l’histoire, de l’humour, de la nature, de la gourmandise et surtout beaucoup de bonne humeur.
Rendez-vous est fixé au 12 juillet pour la deuxième Estivale, cette fois sous la conduite de Jacky… à condition toutefois que la canicule consente à desserrer un peu son étreinte. Car, si l’on en croit les prévisions, le mercure semble avoir pris un abonnement.
Mais que les amateurs de sensations fortes passent leur chemin : chez Les Joyeux Pataugas, on préfère largement collectionner les kilomètres que les coups de chaleur. Aussi enthousiaste soit-on à chausser les godillots, il n’a jamais été question de transformer une randonnée en épreuve de survie. Quoi qu’en disent les plus téméraires, et quels que soient les soupirs des irréductibles, une règle demeure intangible : aucun Joyeux Pataugas ne sera sacrifié sur l’autel des Estivales. Si le soleil décide de jouer les terreurs, il pourra toujours rôtir tout seul… Les Joyeux Pataugas, eux, attendront sagement des températures plus fréquentables !
Franck



Très beau récit de cette belle journée même si ma 🚗 à fait des caprices 😉
Un jour, il faut le proposer pour le prix Jules Renard… ce Franck