La Madeleine à Méridon, 21 km
Neuf Joyeux Pataugas dont un invité, Bernard, se sont déplacés pour admirer la Vallée de Chevreuse. Le parking est immense et les emplacements déjà bien occupés à cette heure matinale. Chevreuse est connue pour attirer randonneurs, cyclistes, vététistes, joggers et autres promeneurs, car profiter de cette nature et de ses espaces forestiers apportent bien-être et sérénité.
Chevreuse est le siège du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Cette cité historique doit son nom aux chèvres qui peuplaient sa campagne et dont les peaux ont donné naissance à une activité de tannage. Cet animal était à l’origine représenté sur son blason, remplacé maintenant par quatre lions, jugés plus nobles.
Depuis le parking, nos regards sont attirés par la présence du Château de la Madeleine qui surplombe la cité et nous invite à sa découverte.
Mais pour cela, il faut arpenter une rude côte, heureusement aménagée d’escaliers qui vont solliciter nos mollets et activer le rythme cardiaque. Que des bienfaits pour notre physique. Au sommet, nous jouissons d’une vue incomparable sur la ville de Chevreuse et avons un aperçu de son donjon du XIIème siècle. Un arrêt apprécié nous permet de reprendre le souffle avant de poursuivre notre longue marche à travers la forêt de la Madeleine. Les allées sont larges, bordées de chênes dont les feuilles mortes tapissent le sol, souvent boueux, parfois sablonneux. Le soleil illumine les arbres dénudés en cette saison et facilite l’observation de la flore renaissante.
Et oui, le printemps arrive !
La forte pente du terrain dans certains endroits et l’aspect friable du sol expliquent la présence de petits canyons formés lors des orages. Le saviez-vous? l’eau, qui est filtrée par ces sables, est ensuite captée en aval pour être mise en bouteille sous l’appellation « Source du Val Saint Lambert ». La nappe phréatique est située à 600m de profondeur. C’est peut-être une raison de profiter des bienfaits de cette eau, proche de notre région.
Ensuite nous déambulons sur le chemin Jean Racine qui va de Port Royal à Chevreuse. Ce chemin est ainsi nommé, car il rappelle les trajets que faisait l’auteur dans sa jeunesse à Chevreuse. Nous avons donc pu lire quelques expressions du poète :
« L’on voit là la biche légère
Là, le chevreuil champêtre et doux »
ou encore :
« Je vois les tilleuls et les chênes
Ces géants de cent bras ornés »
Effectivement, nous avons pu constater l’allure majestueuse d’un chêne sur une belle allée.
Comme à l’accoutumée, nous prenons notre petite pause banane avant de reprendre le chemin jusqu’au Château de Méridon. Cette superbe bâtisse néo-renaissance située dans un parc arboré de 5 ha, offre la possibilité d’organiser des séminaires.
Nous continuons notre rando, parfois ponctuée de montées et de petites descentes légères avant de penser à notre pique-nique. Nous avons pris place, assis deux par deux sur des souches comme dans un « bus décapotable ». Notre guide chauffeur n’a pas oublié sa casquette. Il est vraiment phénoménal !
Les réjouissances gustatives terminées, nous avançons sur d’autres sentiers, toujours bordés de chênes ou autres feuillus avant de trouver décidément une autre façon de se distraire en empruntant, bien malgré nous, un toboggan géant d’environ 50 m et une déclivité de 40° sur une terre bien noire assez humide ! Demandez au pantalon d’Octavia, ses impressions ?
Après bien des rires et beaucoup de plaisir, nous filons tout droit vers la Promenade des Petits Ponts. Nous arrivons sur un chemin bucolique bordant l’Yvette qu’enjambent une vingtaine de petits ponts, offrant aux promeneurs de ravissants cabanons, jardinets, lavoirs, maisons de pierre et séchoirs à peaux. Le point de vue est unique et sublime Même les colverts nous font une démonstration de saut de chute d’eau !
Non sans regret, nous retrouvons nos voitures, heureux d’avoir passer un excellent dimanche dans cette belle vallée.
En numérologie, le 9 est le nombre qui, arrivé au bout du chemin, sait comprendre, analyser et surtout partager.
Constatation faite ce jour autour d’une Peugeot 207 refusant de démarrer. Sandro, mécanicien de génie, enlève fusible après fusible, avant de repérer celui qui est défectueux Bien sûr, tous les regards pèsent sur lui. Heureusement, Pierre possède le précieux fusible de 20A qui permet au moteur de repartir.
Jacqueline rassurée et comblée par cette positive intervention remercie chaleureusement ses sauveurs.
Pour notre invité du jour, ce fut une journée bien surprenante, ô combien ludique !
Octavia, bravo pour ta participation, toi qui, au départ doutais de ta force ! Au milieu de bons marcheurs, tu as fait preuve de courage et d’audace.
Joyeux Pataugas, continuons à marcher, à découvrir et à apprendre !
Marie

Et prochainement…