Les Estivales 2026

Les mois de juillet et d’août sont propices aux envolées… vers la mer, la montagne, ou tout simplement ailleurs ! Pendant que beaucoup prennent le large, Les Joyeux Pataugas, eux, restent fidèles au poste et continuent de chausser leurs godillots pour leur mythique randonnée dominicale… enfin, si Dame Météo ne décide pas de transformer les sentiers en four solaire, si les marcheurs ne se sont pas tous réfugiés sous un parapluie , et si randonneurs il y a ! ! !

Bref, entre les départs en vacances, les épisodes de canicule et les éventuelles annulations de dernière minute, gardez un œil sur les informations d’annulation.

Et si, par malheur, par simple oubli ou pour toute autre raison, vous avez manqué une sortie… consolez-vous en découvrant ici ce que vous avez raté. Photos, récits et souvenirs sont là ! ! !

30 août 2026

La trois sans quatre… et la der des ders !

Le Menhir de Pierre Beaumirault – 9 km – 91650 Breuillet

Après la deux sans trois, voilà donc la trois sans quatre ! Attention, il ne s’agit évidemment pas de la mythique « Peugeote ». Non, il s’agit de la dernière des dernières, la der des ders, l’ultime épisode des Estivales 2026 des Joyeux Pataugas. Et pour refermer cette belle série en beauté, quoi de mieux qu’un parcours baptisé : Le Menhir de Pierre Beaumirault.

Un itinéraire d’un peu moins de 9 kilomètres.

Autant dire qu’après les 14,5 km de la semaine précédente, les mollets ont immédiatement compris qu’ils allaient bénéficier d’une sorte de plan social estival, mais malgré tout, sans la moindre aide gouvernementale.

Mais avant que nos Joyeux Pataugas partent à la recherche de ce fameux menhir, une question essentielle se pose : y a-t-il encore de nouvelles têtes ?

Évidemment !

Chez Les Joyeux Pataugas, Sieur Face de Bouc ne connaît décidément pas la crise du recrutement. Voilà donc Véronica, Didier et Clémence, cette dernière n’étant autre que la belle-fille d’Audrey, l’accompagnatrice du jour.

Et tout ce petit monde porte l’effectif à une douzaine.

Petite douzaine qui, pourtant, a eu toutes les peines du monde à être pondue pour 9 h 30, heure officielle du départ.

Il faut dire que Monique et Noëlle ont été quelque peu retardées par des groupes de cyclistes.

Enfin… « retardées » c’est peut-être pas tout à fait juste… Parce que, connaissant notre Momo, il n’est pas totalement exclu qu’un ralentissement volontaire ait pu se produire dans certaines circonstances particulièrement favorables.

Noëlle aurait évoqué quelques mollets saillants.

Mouais…

On la connaît, la Momo.

On l’imagine plutôt, refusant de passer la seconde, pour contempler quelques jolies paires de fesses, elles aussi parfaitement saillantes, bien moulées dans les cuissards de quelques beaux spécimens masculins.

Que voulez-vous !

Les montées en danseuse ont parfois des vertus contemplatives insoupçonnées.

Et notre Momo, question coup d’œil, elle s’y connaît.

D’ailleurs, entre nous, si un samedi soir vous cherchez Momo, inutile d’alerter le dispositif « SOS Enlèvement ». Essayez plutôt les salles où se produisent des Chippendales.

C’est donc finalement vers 9 h 45 que notre petite douzaine de Joyeux Pataugas s’élance à la conquête du fameux Menhir de Pierre Beaumirault.

Et qui vient immédiatement se joindre à eux ? La pluie ! Mais pas une vraie pluie bien franche, celle qui tombe avec conviction. Non. Un petit crachin façon Bretagne, discret, sournois, presque poli… mais suffisamment persistant pour mouiller tout ce qu’il touche.

Et cela pendant une bonne heure.

Avec la Renarde à gauche, le bassin de retenue de Trévoix à droite, et le petit crachin sur la tête, l’eau est donc omniprésente ce dimanche ! ! ! Une véritable harmonie aquatique.

Heureusement, pour une fois, les pieds restent à peu près au sec. Et quand c’est Audrey qui mène, il faut bien reconnaître que nos Joyeux Pataugas rentrent souvent avec des chaussures qui font « floc-floc ».

Le parcours poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin.

Sur la route, pas celle de Memphis chère à Eddy Mitchell, ni celle de Madison chère à Clint Eastwood, Les Joyeux Pataugas s’offrent même un petit exercice d’accrobranches avant de poursuivre leur progression sur la sente.

Petit clin d’œil au Moulin de Trévoix.

Puis vient une incursion sommaire dans les rues ollainvilloises, et, un peu plus loin, un nouveau clin d’œil à un moulin : le Moulin Neuf. Enfin… « neuf » est une notion toute relative. Édifié en 1649, il a depuis longtemps dépassé le stade du neuf, même si depuis 2010 il connaît une nouvelle carrière en abritant une station d’épuration. Comme quoi, même les moulins ont droit à une seconde vie.

Et mine de rien, nos Joyeux Pataugas avancent ! Les voilà déjà sur l’autre rive du bassin de retenue de l’Orge, dit bassin de Trévoix.

Après Ralitsa qui, la semaine précédente, avait choisi de jouer à saute-mouton avec les étangs de Mennecy, Audrey préfère aujourd’hui le jeu : ronde autour d’un bassin.

Reconnaissez que nos accompagnateurs se décarcassent chaque dimanche pour éviter que Les Joyeux Pataugas ne tombent dans la monotonie.

Une semaine, on saute. La suivante, on tourne.

La prochaine, qui sait, on fera peut-être des gammes ! ! !

Tout cela est bien joli, mais une question commence sérieusement à se poser : il est où, le fameux Menhir de Pierre Beaumirault ? Les Joyeux Pataugas ne l’auraient-ils pas oublié ?Parce que là, franchement, la fin de la randonnée approche. Alors forcément, il faudrait quand même finir par trouver la vedette du jour ! Surtout que parait-il, Véronica et Didier sont venus spécialement pour cela ! ! !

Quand soudain…

Qu’est-ce que c’est que cette chose, là-bas ? Une chose est certaine, c’est pas un menhir ! Où alors, il est tombé dans la potion magique de Panoramix ! ! !

Nom de Dieu, quoi que vl’à ! ! !

Des formes étranges apparaissent au loin.

Des pentagones.

Des dodécaèdres.

Rien que les mots donnent mal à la tête.

Et voilà Les Joyeux Pataugas confrontés à l’art moderne.

On aime ou on n’aime pas.

Tous les goûts sont dans la nature, même les plus géométriques.

M’sieurs-dames, voilà Cellulae, l’étonnante œuvre installée sur l’une des rives du bassin de Trévoix. Une invitation à se perdre dans les méandres de l’omniprésence de l’ordre géométrique.

Mais revenons à la quête de ce dimanche : le menhir !

Où est-il ?

Qui l’a vu ?

Et surtout…

Qui a suivi Jacqueline pour aller le voir ?

Car le fameux caillou n’est pas exactement une nouveauté. Il est mentionné sur les cartes depuis 1619 et bénéficie d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 septembre 1978. Autrement dit, ce brave menhir est célèbre.

Et comme tout monument ancien qui se respecte, il possède évidemment sa petite légende :

Selon G. Courty, ce menhir serait associé à la légende de Gargantua. Et là, deux versions circulent. Dans la première, le géant aurait été gêné par un caillou coincé dans sa chaussure et s’en serait débarrassé précisément à cet endroit. Dans la seconde…, disons pudiquement que Gargantua aurait laissé derrière lui un souvenir quelque peu plus organique, en un mot : un colombin ! ! !

Voilà.

Finalement, cette randonnée aura été à l’image des Joyeux Pataugas : culturelle, humide, bucolique, légèrement désorganisée, et capable de passer en moins de neuf kilomètres d’un moulin du XVIIᵉ siècle à l’art géométrique contemporain avant de finir sur une légende scatologique vieille de plusieurs siècles.

Et cette fois, c’est vraiment terminé, enfin Les Estivales des Joyeux Pataugas ! ! !

Elles tirent leur révérence.

Quatre dimanches, quatre parcours, quelques kilomètres, quelques gouttes de pluie, une foirida chez François-Noël, une breviande, des étangs, des marais, des moulins, un château, un menhir, de nouvelles têtes… Et même un Joyeux Pataugas et ses oreillettes partis visiter la gare de Ballancourt par inadvertance.

Bref, une saison estivale parfaitement anormale chez Les Joyeux Pataugas !

Un grand merci à nos accompagnatrices et accompagnateurs de cet été qui ont trouvé de quoi occuper cette joyeuse bande de marcheurs.

Et surtout, un grand merci à tous ceux qui ont chaussé leurs godillots, qu’ils soient fidèles de longue date ou nouvelles recrues de passage.

Allez…

À dimanche prochain pour le PREUM’S d’une nouvelle saison.

Mais attention, pas sur Netflix, sans péage !!! Mais en direct, en plein air, avec chaussures de randonnée et mollets parfois douloureux…

Et, espérons-le, sans arrêté préfectoral !

Franck

23 août 2026

Jamais deux sans trois… mais sans oreillettes !

 Au fil de l’eau des étangs de Mennecy – 14,5 km – 91710 Vert-le-Petit

« Nom de Diou ! ! ! » On a bien cru que l’expression « jamais deux sans trois » n’allait jamais se vérifier pour les fameuses randonnées estivales de nos Joyeux Pataugas !

La semaine dernière, boum ! Voilà que monsieur le Préfet de l’Essonne, au pied levé, interdit la circulation dans la forêt de Sénart. Et hop ! Une randonnée estivale de plus à la trappe ! ! !

Certes, ces arrêtés d’interdiction sont pris pour le bien-être et la sécurité de tous les promeneurs des massifs forestiers. Donc cette fois-ci, Ralitsa, notre accompagnatrice bulgare, destituée la semaine dernière et promue ce dimanche, a pris les devants : exit la fraîcheur des sous-bois et go pour la fraîcheur des bords de l’eau !

Et pour éviter de marcher fastidieusement le long d’un cours d’eau ou de tourner en rond autour d’un plan d’eau, quoi de mieux que de s’ébrouer au fil de l’eau avec les étangs de Mennecy ?

Et attention, le fil est long : 14,5 kilomètres ! ! !

Bon, côté dénivelé, soyons honnêtes… ce n’est pas exactement l’Himalaya ! Un véritable plat pays, où les mollets peuvent presque prendre des vacances.

La partie démarre donc au parking de la ruelle Moutier, non loin du chalet des Étangs. Ils sont là, pas moins de 15 Joyeux Pataugas, avec, comme toujours, quelques nouvelles têtes que Sieur Face de Bouc nous amène régulièrement. Certaines ne font que passer, d’autres reviennent… Quant à savoir ce qu’il adviendra de celles d’Émilie, Claude et Michèle, l’avenir nous le dira !

En attendant, ce dimanche 23 août, elles sont prêtes à se fondre dans l’ambiance pataugassienne sous la houlette de Ralitsa, notre talentueuse professeur de piano.

Comme toujours, Céline, Isa et Jacky prennent la tête. Vu que la troupe s’engage sur le sentier de la digue de l’étang Fleuri, Ralitsa peut les laisser courir. Inutile de rappeler ce qu’est une digue : peu de chance de trouver une sente sur les côtés… ou alors elle est sous-marine ! ! !

Au bout de cette digue, la troupe bifurque à gauche sur la rue Lavoisier et s’engage sur le tracé de l’une des quatre boucles balisées du GR de Pays Les Vallées de l’Essonne. Mais très vite, Les Joyeux Pataugas l’abandonnent pour un PR longeant la Zone Industrielle des Gros. Le train est légèrement soutenu et, c’est le trio Jacqueline, Monique et Philippe qui ferme la marche.

Mais… où est Stéphane ?

Voilà-t-y pas qu’on a perdu un Joyeux Pataugas !

Aurait-il déniché une sente à gauche ou à droite sur la digue de l’étang Fleuri ? Impossible n’est pas français… mais là, quand même ! ! !

Vite, un appel à un ami… ou plutôt à Stéphane !

Vu qu’il est constamment « branché » avec ses oreillettes, il devrait répondre !

Et miracle : Stéphane n’a pas découvert de sente secrète le long de la digue. Non. Au bout de celle-ci, il a simplement… tourné à droite !

Et maintenant, il erre quelque part du côté de la gare de Ballancourt !

Oui, Mesdames et Messieurs, vous avez bien lus : la gare de Ballancourt !

A croire qu’il dû courir pour essayer de rattraper le groupe… malheureusement dans le mauvais sens !

Mais à qui la faute ?

Car il faut bien rassurer toutes les nouvelles têtes que Sieur Face de Bouc pourrait encore inciter à prendre l’air le dimanche matin : si l’on commence à perdre des randonneurs chez Les Joyeux Pataugas, cela va pas le faire ! ! !

Comme chez Les Joyeux Pataugas, on ne montre jamais du doigt, on ne citera donc personne… mais bon, le ré est toujours après le do ! J’dis ça, j’dis rien !!!

Et puis Stéphane et ses oreillettes, c’est une histoire d’amour fusionnelle. Ils sont tellement accouplés qu’à un moment, aveuglés par la conversation, ne plus savoir très bien où ils sont… et avec qui, n’est pas une utopie ! ! !

L’essentiel, c’est que Stéphane est sain et sauf et réussira finalement à récupérer le groupe au Parc de Villeroy.

Ah oui… quand même, seulement au Parc de Villeroy ! ! !

En un mot, il a fait presque cavalier seul… enfin, en concubinage avec ses oreillettes !

Pendant ce temps, lui, le gros de la troupe a poursuivi son petit bonhomme de chemin en longeant l’étang aux Moines, les observatoires ornithologiques, puis en traversant le Court Fétu pour arriver, lui aussi, au parc de Villeroy.

Et là… retrouvailles avec les oreillettes ! ! ! Pardon… avec Stéphane !

Les Joyeux Pataugas sont donc de nouveau 15 pour poursuivre leur périple.

Par l’allée des Sycomores, ils quittent le parc et s’engagent sur la route d’Écharcon, direction son château, en passant devant la vieille papeterie d’Écharcon, devenue aujourd’hui un ouvrage hydraulique permettant de réguler le débit de la rivière Essonne en cas de crue.

Puis voilà nos Joyeux Pataugas devant le château d’Écharcon, qui fût construit à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle à l’emplacement d’un château beaucoup plus ancien, dont le nymphée du XVIIIᵉ siècle et une partie des communs ont été conservés.

Petite information essentielle : Stéphane et ses oreillettes suivent bien le groupe !

« Do, ré, mi… », veille cette fois-ci !

Puis nos Joyeux Pataugas retrouvent de nouveau la boucle de l’un des tracés du GRP Les Vallées de l’Essonne, longent le marais de Misery, enjambent son ru et découvrent les nombreux observatoires ornithologiques.

Pour les fans de Stephen King, rassurez-vous : Les Joyeux Pataugas ne croiseront pas Annie Wilkes, l’infirmière.

Encore que… si Stéphane venait à nouveau à s’égarer, allez savoir ? ? ?

Puis vient l’impasse de la Fontaine Laveau, où, via la ruelle des Deux-Sœurs, la joyeuse troupe passe devant la fameuse fontaine Laveau.

Un petit clin d’œil, au passage, à la famille Delaveau !

Et finalement, après 14,5 kilomètres de marche, de digues, d’étangs, de marais, de GRP, de PR, d’oreillettes et surtout de péripéties pataugassiennes, voilà nos quinze Joyeux Pataugas de retour au parking de la ruelle Moutier.

Elle est pas belle, la vie ?

Un petit pique-nique pour clôturer tout ça…

Et rendez-vous dimanche pour le « jamais deux sans trois »… ou plutôt le « trois sans quatre » et la der des ders des randonnées estivales ! ! !

À condition, bien sûr, que monsieur le Préfet, la météo… et notamment les oreillettes de Stéphane laissent tranquilles nos Joyeux Pataugas ! ! !

Franck

9 août 2026

La seconde estivale des Joyeux Pataugas… enfin !

Du Long de la seine à la forêt de Bréviande – 8 km – 77310 Saint-Fargeau-Ponthierry

Et oui, vous avez bien lu : seulement la seconde randonnée dominicale des Joyeux Pataugas durant cette période estivale, alors que nous sommes déjà le 9 août !

Il faut quand même se poser la question : qu’a-t-il bien pu se passer les dimanches 12, 19 et 26 juillet, puis encore le 2 août, pour qu’on ne voie pas l’ombre d’un Joyeux Pataugas sur les sentiers ?

Certes, à cette saison, Les Joyeux Pataugas connaissent une véritable envolée. On les retrouve ici, là, par monts et par vaux, chacun parti goûter aux joies de l’été, aux vacances, aux escapades et autres réjouissances estivales.

Mais il y a aussi eu la canicule, les vigilances rouges, les températures à faire fondre les semelles des chaussures de randonnée… et puis, surtout, cette terrible tragédie vécue par notre belle forêt bellifontaine, haut lieu de tant de dimanches pataugassiens.

Alors forcément, les bâtons et les godillots sont restés quelque temps au placard.

Et voilà qu’en ce dimanche 9 août, alors que le beau temps sévit à peu près partout sur l’Hexagone, Dame Grenouille, toujours prompte à nous rafraîchir les ardeurs, annonce pour la région parisienne quelques petites… comment dire… pissées orageuses ! ! !

Mais cette fois, Jacky a tenu bon !

Avec son parcours « Le long de la Seine à la forêt de Bréviande », il était visiblement arrivé au bout de sa patience. Les reports, c’est terminé ! Marre, archi-marre !

Et puis, surprise du jour : une nouvelle tête fait son apparition parmi Les Joyeux Pataugas ! ! !

Bienvenue à Soubhia, venue découvrir l’univers pataugassien. Merci à elle d’avoir osé franchir le pas… et surtout d’avoir choisi une randonnée où la météo avait décidé de jouer les trouble-fête !

Certes, ce dimanche, ce n’est pas la grosse affluence. Mais comme chacun le sait chez Les Joyeux Pataugas, ce n’est pas la quantité qui fait la qualité d’une randonnée.

Et puis, normalement, moins on est nombreux, plus le rythme est soutenu !

Normalement…

C’est donc au parking des 26 Couleurs, à Saint-Fargeau-Ponthierry, que dix Joyeux Pataugas prennent le taureau par les cornes et s’apprêtent à affronter les 8 kilomètres concoctés par Jacky.

J’en vois déjà certains qui rigolent devant la distance…

8 kilomètres ? ? ?

Eh oui, 8 kilomètres ! ! !

Mais attention : c’est une reprise, voyons ! Après tout ce repos forcé, il ne fallait quand même pas demander aux organismes de repartir directement sur un marathon !

Et puis, comme dirait l’autre : qui va doucement va sûrement !

Alors… c’est parti mon kiki ! ! !

Un petit saut au-dessus de la Seine, première enjambée du jour, et voilà déjà nos Joyeux Pataugas qui pénètrent dans la Forêt régionale de Bréviande.

Et là, il faut tout de même remettre les choses en perspective.

Avec leurs petits 8 kilomètres, nos dix aventuriers ne vont évidemment pas explorer les quelque 3 500 hectares de cette belle forêt. Mais après tout, inutile de vouloir avaler la forêt entière en une seule bouchée !

Et puis, vu ce qui s’est passé récemment dans le massif forestier de Fontainebleau, mieux vaut apprécier chaque hectare encore debout. L’incendie qui a débuté le 12 juillet 2026 a ravagé plus de 2 200 hectares.

Alors, imaginez un peu ce qu’il resterait de la forêt de Bréviande si pareil malheur venait à la toucher…

Bon.

Allez.

Un peu de baume au cœur !

Ce dimanche, nos Joyeux Pataugas ont la chance de traverser une forêt encore intacte. Alors autant en profiter pleinement : les arbres, la verdure, les petits chemins, la fraîcheur relative des sous-bois…

Et, entre deux ou trois petites et légères pissées orageuses, chacun mesure la chance de pouvoir encore profiter de ce magnifique patrimoine naturel.

Au passage, petit clin d’œil à Anne-Marie, qui devait faire ses débuts avec Les Joyeux Pataugas ce dimanche. Mais qui au dernier moment, a préféré décliner et faire confiance aux prévisions d’averses orageuses de Météo-France.

Et franchement…

Mais Anne-Marie n’a peut-être pas complètement tort !

La preuve : lundi dernier, deux jeunes randonneurs ont été frappés par la foudre sur le GR10.

Comme quoi, les orages, tout comme la canicule et les fortes chaleurs, ne sont pas des sujets à prendre à la légère lorsqu’on part crapahuter sur les chemins. On peut bien sûr rire, chanter sur les sentiers, se délecter (enfin, je l’espère…) des comptes rendus des Joyeux Pataugas

Mais il est toujours bon de rappeler que la randonnée reste une activité qui demande un minimum de prudence.

Comme on dit : ça ne mange pas de pain !

Sur ces considérations presque sérieuses, eux nos Joyeux Pataugas du jour, poursuivent leur chemin. Les voilà maintenant sortis de la Forêt de Bréviande. Direction le lieu-dit « Les Canetières », pour le second acte de cette randonnée.

Car Jacky n’a pas seulement prévu de faire découvrir la forêt. Il a également décidé de faire prendre à la troupe le long de la Seine.

Et de la longer, ils vont la longer, nos Joyeux Pataugas ! ! !

Une belle et longue ligne droite se présente devant eux.

Attention toutefois : aucune traversée du désert à l’horizon !

Ici, c’est plutôt bucolique. La Seine accompagne tranquillement nos marcheurs, offrant un décor paisible et presque reposant après leur escapade forestière.

Enfin…

Reposant, c’est vite dit.

Car chez Les Joyeux Pataugas, même une ligne droite peut devenir une aventure !

Pas de pentu, pas de chameau, pas de mirage… juste la Seine, les paysages et dix Joyeux Pataugas heureux de retrouver enfin leurs sentiers dominicaux.

Et puis, comme dans toute bonne histoire pataugassienne, voilà qu’apparaît à nouveau… le pont !

Après une deuxième enjambée au-dessus de la Seine, nos Joyeux Pataugas se retrouvent finalement aux 26 Couleurs, point de départ et désormais point d’arrivée de cette petite seconde estivale.

Huit kilomètres au compteur.

Une forêt préservée.

La Seine longée.

Quelques petites pissées orageuses finalement bien sages.

Une nouvelle venue parmi nous.

Et surtout, le plaisir de retrouver enfin les dimanches des Joyeux Pataugas !

Après tant de reports, c’est déjà une petite victoire.

Alors, même si cette seconde estivale fut placée sous le signe de la prudence et d’une fréquentation quelque peu réduite, elle aura au moins permis de rappeler une chose essentielle :

Les Joyeux Pataugas sont toujours là !

Et maintenant que la machine est relancée…

Il ne reste plus qu’à espérer que Dame Grenouille, Dame Canicule et autres divinités météorologiques nous fichent un peu la paix !

À dimanche !

Franck

5 juillet 2026

La p’tite balade de François-Noël – 8 km 91540 Mennecy  (accompagnateur : François-Noël)

Si dimanche dernier la canicule avait eu le dernier mot, la première des Estivales des Joyeux Pataugas a pu lever le rideau ce 5 juillet. Et quel meilleur maître de cérémonie pour l’ouvrir que François-Noël, l’historien dominical, avec son unique randonnée annuelle, devenue au fil des ans une véritable institution. Comme le veut la tradition, le départ est donné des Meules. Attention, nos Joyeux Pataugas ne démarrent pas en plein champ, près de meules fraîchement sorties des moissons ! ! ! Certes, la saison prête à confusion, mais le départ se fait bien d’une place de Mennecy.

Le peloton met tranquillement le cap sur le Parc de Villeroy, avec son traditionnel passage au cœur du village Levitt. Un petit coin d’Amérique posé en Essonne, où les pavillons semblent avoir été soigneusement copiés-collés depuis les banlieues américaines. Le quartier des Lys, également appelé la Verville, fait partie de ces cinq célèbres villages Levitt construits en France entre 1965 et 1979, aujourd’hui reconnus comme patrimoine architectural du XXᵉ siècle. Un décor si typiquement américain que réalisateurs, publicitaires et chanteurs viennent régulièrement y planter leurs caméras.

Ainsi, Les Joyeux Pataugas marchent ce dimanche, dans les pas de « Pamela Rose », la série avec Kad Merad, du « Grand Bain » de Gilles Lellouche, de « Dans la maison » de François Ozon, sans oublier Soprano et son clip « À nos héros du Quotidien« . Allez savoir si « La p’tite balade de François-Noël » de ce 5 juillet ne va pas devenir le prochain blockbuster de l’été.

Surtout que, connaissant le guide du jour, il a surement haussé le ton avec les dialogues. Nul doute qu’il a passé ces derniers jours le nez plongé dans les archives de Mennecy afin de dénicher la petite anecdote historique capable d’émerveiller l’assistance… tout en évitant, autant que possible, de raconter exactement la même chose que les années précédentes.

Mais il faut bien reconnaître que si cette randonnée revient chaque été, chaque édition bénéficie d’innovations majeures : un virage à droite au lieu d’un à gauche, un retour par le chemin de l’aller de l’année précédente, voire un arbre observé sous un angle totalement inédit… de quoi renouveler l’expérience éternellement ! ! !

Heureusement, de nouveaux Joyeux Pataugas rejoignent chaque année l’aventure. Eux découvrent avec enthousiasme les récits de François-Noël, tandis que les anciens, parfaitement rodés, ironisent au moment des « petites conférences ». Les uns écoutent religieusement, les autres pourraient presque réciter les commentaires avant le guide… même si François-Noël arrive toujours à glisser de l’inédit !!! Il est fort, le bougre ! ! ! Et surtout tout cela se fait avec une affection sincère qui fait tout le charme de cette randonnée.

Et bien sûr, arrive le Parc de Villeroy.

Cent huit hectares de verdure, véritable poumon de Mennecy, où François-Noël va faire voyager le groupe à travers plusieurs siècles d’histoire. Ici s’élevait autrefois un château Renaissance, entouré de douves, de tours et d’un donjon, et où des propriétaires successifs en ont fait un lieu de promenade et de loisirs avant que la commune n’en devienne propriétaire en 1972. Depuis, le domaine s’est enrichi d’équipements sportifs, culturels et éducatifs, tout en préservant son caractère exceptionnel.

Au fil des grandes allées bordées de hêtres pourpres, de platanes et surtout de majestueux séquoiadendrons géants, Les Joyeux Pataugas prennent le temps d’admirer ces géants de plus de trente mètres de haut, vieux d’environ cent quarante ans. L’allée de huit cents mètres, forte de ses cent trente-quatre séquoias, constitue un ensemble quasiment unique en Europe et mérite pleinement son label « Arbres remarquables de France ». Une promenade bucolique où l’histoire rejoint la nature… avec, en prime, quelques pauses savamment choisies pour permettre à François-Noël de replacer une date, un fait ou un personnage historique.

Et comme, vous le savez tous, amis lecteurs, chez Les Joyeux Pataugas, une randonnée ne s’achève jamais vraiment avec les derniers kilomètres.

Et aujourd’hui, elle se termine, dans le jardin de François-Noël, autour d’une table généreusement garnie où chacun dévoile ses talents culinaires… ou son incroyable aptitude à dénicher des merveilles chez son commerçant préféré. Tartes, cakes, salades, douceurs sucrées et autres spécialités se succèdent dans une ambiance où les calories vont pouvoir s’en donner à cœur joie ! ! !

Ce moment de convivialité fut également l’occasion de remercier chaleureusement Ralitsa pour son implication dans l’organisation du dernier et magnifique séjour dans Les Rhodopes. Et quoi de plus symbolique que d’offrir, au nom de tous Les Joyeux Pataugas ayant participé à cette aventure, deux toiles réalisées par Jany, l’une de nos artistes peintres ! ! ! Deux œuvres retraçant les plus beaux souvenirs de ce voyage, témoignage de l’amitié qui a uni une joyeuse bande de marcheurs.

Une belle première estivale, fidèle à l’esprit des Joyeux Pataugas : de la marche, de l’histoire, de l’humour, de la nature, de la gourmandise et surtout beaucoup de bonne humeur.

Rendez-vous est fixé au 12 juillet pour la deuxième Estivale, cette fois sous la conduite de Jacky… à condition toutefois que la canicule consente à desserrer un peu son étreinte. Car, si l’on en croit les prévisions, le mercure semble avoir pris un abonnement.

Mais que les amateurs de sensations fortes passent leur chemin : chez Les Joyeux Pataugas, on préfère largement collectionner les kilomètres que les coups de chaleur. Aussi enthousiaste soit-on à chausser les godillots, il n’a jamais été question de transformer une randonnée en épreuve de survie. Quoi qu’en disent les plus téméraires, et quels que soient les soupirs des irréductibles, une règle demeure intangible : aucun Joyeux Pataugas ne sera sacrifié sur l’autel des Estivales. Si le soleil décide de jouer les terreurs, il pourra toujours rôtir tout seul… Les Joyeux Pataugas, eux, attendront sagement des températures plus fréquentables !

Franck

Le Tour du Massif de Fontainebleau

Le Tour du Massif de Fontainebleau (TMF) est un circuit qui, comme son nom l’indique, dessine une boucle autour du massif forestier. Il est balisé de deux traits blanc et vert, à la façon des GR (Chemin de Grande Randonnée)

D’une distance totale de 74 km avec un dénivelé positif de 1080 mètres, il est possible d’effectuer le TMF en 2, 3 ou 4 jours selon vos capacités physiques et le temps dont vous disposez.

Nos Joyeux Pataugas, eux… vont le sillonner, à leur manière, un brin bancale, avec un dimanche par ci, par là… et par acte !!!

14 juin 2026 – Acte 8 – 9,5 km – 77300 Fontainebleau

Le voilà enfin, ce fameux huitième acte du Tour du Massif de Fontainebleau ! Initialement programmé le 3 mai, il avait été contraint de tirer sa révérence avant même son lever de rideau. La faute à une météo décidée à transformer les chaos rocheux de Fontainebleau en gigantesque patinoire. Et comme Les Joyeux Pataugas préfèrent prévenir que guérir, la sagesse avait primé.

Donc ce dimanche 14 juin, dès 9 h 30, vu le soleil magnifique, voilà nos Joyeux Pataugas sur le parking des Gorges d’Apremont pour en découdre enfin avec cet acte 8.

Trois absents sont à déplorer sur la liste d’inscription. Jany et François Noël ont déclaré forfait la veille au soir. Se seraient-ils projetés pour une nuit de folie corporelle éprouvante, malgré l’absence de pleine lune ? ? ? À moins qu’ils aient soigneusement planifié une grasse matinée crapuleuse. Le mystère restera entier. Quant à Annick, un petit contretemps matinal l’a retenue loin des sentiers. Souhaitons simplement que cet imprévu n’ait été qu’un p’tit grain de sable.

À 9 h 30 tapantes, rideau ! ! ! Les Joyeux Pataugas entrent en scène. Et puisque, tout bon spectacle mérite une petite question au public, en voici une :

Depuis ce fameux dimanche 14 septembre 2025 où la troupe s’élança du côté de Thomery-sur-Seine pour attaquer ce Tour du Massif de Fontainebleau, combien de kilomètres, Les Joyeux Pataugas ont-ils réellement parcourus sur les soixante-quatorze que compte officiellement l’itinéraire ?

Personne ne lève le doigt ?

Pour votre gouverne, sachez que tous les dimanches n’ont pas été consacrés au TMF. Sans quoi, Les Joyeux Pataugas auraient probablement déjà effectué deux ou trois tours complets… quoique… avec leur légendaire allure pianissimo, allez savoir… !

Comme il existe une langue au chat, profitons-en : environ 31,5 kilomètres de tracé officiel du TMF ont été engloutis par Les Joyeux Pataugas, sans compter les allers-retours entre les parkings, les raccordements et les petits pipis dans les fourrés.

Autrement dit, ils ont encore du pain sur la planche mais ils tiennent le bon bout. Et comme chacun le sait, tout a une fin ! ! !

N’est-ce pas, Jean-Yves ?

Vous ne connaissez pas Jean-Yves ?

Les Joyeux Pataugas non plus… jusqu’à ce matin.

Car Jean-Yves voyage discrètement dans le sac à dos de Montry et Christian. Précisons immédiatement qu’il ne s’agit en aucun cas d’un chihuahua ni d’un hamster, mais simplement d’un compagnon de route sur deux pattes venu ce dimanche se joindre à la troupe présente.

Le départ se fait donc depuis le parking des Gorges d’Apremont, appelé aussi parking des Platières d’Apremont. Et comme en théorie une platière est en haut, et que ce tracé de cet acte 8 passe sur les crêtes du Rocher Cuvier-Chatillon, il est fort possible que nos Joyeux Pataugas vont se farcir du dénivelé.

En attendant les futures séances de descente et de grimpette, les éventuels soupirs et les traditionnels commentaires sur le « haut en bas » qui « montent toujours plus qu’ils ne descendent », la mise en jambes se fait tranquillement sur le plane de la Route de la Gorge aux Néfliers, puis de celle du Cul de Chaudron avant de rejoindre celui de la Route du Puits.

Et qui dit « puits », dit « trou », voilà donc nos Joyeux Pataugas dans une descente plutôt franche. Le ton de la matinée est donné, vu qu’en bas, ils remontent aussi sec ! ! !

Mais ils ne marchent, ou plutôt ils ne grimpent pas n’importe où.

Ils sont sur le sentier bleu n° 6 imaginé par le grand Claude-François Denecourt. Autant dire que, dans la forêt de Fontainebleau, c’est un peu l’équivalent du tapis rouge du Festival de Cannes. Les smokings, les robes transparentes et les décolletés vertigineux en moins.

Nos Joyeux Pataugas attaquent cette première montée avec enthousiasme.

Mais attention, ce n’est pas encore le Rocher Cuvier-Châtillon qu’ils gravissent ! ! !

Ils montent… tout simplement ! ! ! Puis ils redescendent. Parce que pourquoi faire simple quand on peut faire vallonné ?

Puis vient une portion plus paisible au travers des fougères avant que le groupe n’atteigne le Carrefour du Bas-Bréau, porte d’entrée de Barbizon.

Et quoi de plus logique que d’emprunter ensuite la Route des Artistes pour mieux tourner le dos à la célèbre cité des peintres ? Cette longue ligne droite parfaitement plane agit comme une récompense. Les jambes remercient et les bavardages reprennent leur rythme.

Au bout apparaît enfin le Carrefour de l’Épine et en face se dresse le fameux Rocher Cuvier-Châtillon. Mais avant de le rejoindre, une ultime épreuve attend la troupe : la mythique Nationale 7 ! Enfin… la D607 aujourd’hui. Quatre voies avec lesquelles les automobiles défilent bien vite.

Heureusement, un souterrain permet aux Joyeux Pataugas de franchir l’obstacle sans transformer cette randonnée en épreuve olympique de sprint. Au bout, les voilà donc désormais dans la cour d’honneur du Rocher Cuvier-Châtillon, temple mondial de l’escalade de bloc. Et justement, des adeptes de la varappe, il y en a partout !

Mais, la Route de la Solitude amène la troupe dans un véritable chaos rocheux beaucoup moins peuplé, et où les blocs de grès semblent avoir été déposés là, on ne sait comment ! Pour continuer leur progression, il ne suffit plus de marcher pour nos Joyeux Pataugas, ils leur faut aussi hisser leurs popotins. Et pas qu’un peu ! ! !

Il leur faut grimper, se baisser, contourner, se glisser dans des passages étroits, se contorsionner avec une souplesse que personne ne soupçonnait chez certains, franchir des couloirs où les sacs à dos prennent soudain des dimensions de piano à queue, puis redescendre pour mieux remonter quelques mètres plus loin.

Le tout en essayant, si possible, de ne pas choir.

Les jambes montent, les genoux protestent, les mollets négocient, tandis que les semelles cherchent désespérément où se poser sur les meilleurs endroits.

Mais quel spectacle leur offre cet acte 8 ! ! ! Quel incroyable décor à faire pâlir Roger Hart ! ! !

Chaque pas dévoile une cathédrale de grès, chaque faille semble raconter plusieurs millions d’années d’histoire, chaque belvédère improvisé offre une vue sur une végétation des plus variées… Et si ce Rocher Cuvier-Chatillon est très fréquenté en son bas par une population de varappeurs, ses sentiers, eux, échappent encore à une surpopulation qu’on peut apercevoir certains jours, surtout le dimanche, aux Gorges de Franchard ou celles d‘Apremont ! ! !

Après cette séance de gymnastique en pleine nature, nos Joyeux Pataugas quittent finalement le tracé officiel du TMF en bifurquant à droite sur la Route du Rocher Cuvier-Châtillon.

Eh oui… il faut bien penser à rentrer un jour.

Le retour passe par la Route du Luxembourg, laquelle longe fidèlement la célèbre Nationale 7 que nos Joyeux Pataugas vont devoir traverser. Et cette fois-ci… pas de souterrain ! ! ! Il faut composer directement avec les quatre voies et leur incessant ballet automobile. Et il n’est pas question que Les Joyeux Pataugas soient pris pour un jeu de quilles ! ! !

Afin de ne laisser personne dans un suspense insoutenable, précisons immédiatement qu’aucun strike ne fut réalisé ce dimanche-là. Les automobilistes repartirent avec leur carrosserie intacte et nos Joyeux Patugas aussi.

À signaler néanmoins, un peu plus tôt, Route du Luxembourg, le vacillement d’une quille ! ! ! Et par n’importe laquelle, puisqu’elle randonne sur quatre pattes et est la mascotte de la troupe ! ! ! Et oui Nissa, trop sevré au régime « kouign-amann » sur canapé à Brest, tangue ! ! ! La voilà donc promue au rang de passagère de luxe, confortablement installée dans son porte-bébé sur le dos de Patricia. Précisons tout de même que le « bébé » affiche un poids de dix-huit kilogrammes. Sacré Patou ! ! !

C’est par la Route de Bellevue puis celle de Clair que Les Joyeux Pataugas se rapprochent peu à peu des Gorges d’Apremont.

Enfin… du bas des Gorges d’Apremont.

Autrement dit, ce qui attend maintenant nos valeureux marcheurs porte un nom bien connu : la montée finale.

Mais phénomène étrange et régulièrement observé chez cette espèce très particulière qu’est le Joyeux Pataugas, l’approche de l’arrivée provoque chez lui, un spectaculaire regain de forme. Surtout que Franck, l’accompagnateur de ce TMF en actes, en bon samaritain, évite au groupe le terrible grand escalier.

À la place ? Une simple petite grimpette au milieu des fougères. En somme, une simple formalité. Enfin… presque. Les fougères étaient d’ailleurs si hautes que, par endroits, même la casquette de Montry disparaissait totalement de l’horizon. De quoi faire croire quelques instants qu’un sanglier discipliné s’était intégré au groupe.

Et puis soudain… le parking ! Le rideau tombe sur ce huitième acte pour laisser place à l’entracte : le pique-nique. Les festivités débutent par ce nouvel anniversaire répétitif, souhaité à Bernard, dignement arrosé au punch, avant de se poursuivre avec une escapade culinaire dans les Rhodopes grâce aux délicieux yaourts bulgares d’Estelle, puis du gâteau poire-amandes de Sylvie… Et sans oublier le p’tit clin d’œil fait à nos « fuyards », Michèle et Dominique, avec leurs cerises à l’eau-de-vie, laissées comme héritage et millésimées 1988 !

Franck

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12 avril 2026 – Acte 7 – 10 km – 77300 Fontainebleau

Si pianissimo, pianissimo avancent Les Joyeux Pataugas sur ce Tour du Massif de Fontainebleau, les voilà malgré tout déjà au 7ᵉ acte de leur grande saga, plus de 28 km et des poussières déjà avalés. Il est vrai entaché de quelques longueurs d’un acte 4, peu stimulant. Et oui, nos Joyeux Pataugas vont encore trainer un bon bout de temps dans le massif bellifontain !!!

Et ce dimanche 12, c’est une belle brochette de Joyeux Pataugas, piquée par une fraicheur matinale « avril, ne te découvre pas d’un fil », qui est au rendez-vous sur ce parking des Gorges de Franchard, avec en prime un nouveau minois tout sourire : Diama !

9 h 30, il est temps de mettre les voiles. La joyeuse troupe traverse la Route Ronde et s’ébranle dans une queue leu leu désordonnée sur la Route des Gorges de Franchard, prête à renouer le fil avec le dernier acte.

TMF Acte 7

Dès la première bifurcation, le rideau se lève, les trois coups sont donnés : voilà Les Joyeux Pataugas sur l’acte 7, avec comme décor de Roger Harth, l’atmosphère enchantée du chaos rocheux de La Roche qui Pleure. Le ton est donné : ils vont se régaler.

La Roche qui Pleure

Un peu plus loin, les voilà qui défilent devant l’Ermitage de Franchard. Au XIIᵉ siècle, un monastère s’y élevait ; il disparut dans les tourments de la guerre de Cent Ans, renaquit en 1676, s’éteignit à nouveau en 1717, puis retrouva vie sous Louis-Philippe sous la forme d’une maison forestière. Et à deux pas de là, qui tape dans l’œil de nos Joyeux Pataugas : ni plus, ni moins que L’Œil des Nations, une monumentale plaque de fonte, posée en 1998, symbolisant la vigilance des nations pour la conservation de l’environnement.

L’Ermitage de Franchard

Voilà un début d’acte 7, chargé d’histoire, n’est-ce pas, amis lecteurs ? En attendant, c’est La Route du Fourneau David qui cligne de l’œil à nos Joyeux Pataugas, l’air de dire : « Allez, les petits, on ne mollit pas ! » Surtout que si le tracé du jour fait « couci-couça » 10 km, le long ruban de cette Route du Fourneau David, pimenté d’un raidillon, compose l’essentiel du tronçon du TMF d’aujourd’hui.

C’est donc, au Carrefour des Monts Girard, que nos Joyeux Pataugas quittent les traits verts et blancs pour aller s’encanailler sur la Route de la Gorge aux Néfliers. Sur la Route Michelet, la banane est pelée et avalée. Via la Route du Hibou, au Carrefour des Cépées, ils recroisent le bitume de la Route Ronde, avant de filer sur l’asphalte interdit à la circulation de la Route du Château, un bout du fameux sentier bleu nᵒ 6 cher à Denecourt.

La banane pelée et avalée

Et comme tout le monde le sait bien, après le 6 vient le 7. Enfin… pas pour tout le monde, vu que certains s’en allaient insouciants continuer sur le 6 !!!  Il est vrai que ce dimanche, Les Joyeux Pataugas de la proue se sont vus quelque peu chahuter aux bifurcations, avec quelques marches arrière. Que voulez-vous, il faut bien que Francky s’amuse !!!

"Vas-y Francky, c'est bon
Vas-y Francky, c'est, bon, bon, bon
Pour caresser tes p'tits seins
Pas besoin de me faire un dessin..."

Oh pardon !!! Votre narrateur s’égare !!! Un peu de tenue, voyons Francky !

Où en était le tracé ??? Ah oui, le Chêne Jupiter. Eh bien le voilà devant nos Joyeux Pataugas !!! Certes, le géant a perdu un peu de sa superbe, mais du haut de ses six à sept siècles de vie, il tient toujours bon, le bougre. Jadis, il tutoyait les 35 m. Mais les années 90 lui furent fatales !!! Néanmoins, il demeure toujours un témoin majestueux du patrimoine forestier.

Le Chène Jupiter

Plus loin, Route de la Fosse à Râteau, le Cèdre de l’Atlas du carrefour du même nom trône, superbe, et semble veiller comme un patriarche. Chouette le chemin du retour du TMF, non ? Et, amis lecteurs, la suite de cet acte 7 n’est pas en reste : du Binocle du Chasseur Noir au Belvédère du Parjure, Les Joyeux Pataugas tutoient les reliefs, croisent le Mausolée d’Harpale, se glissent dans les Galeries Coquelin et Lemaître. Et s’ils ne foulent pas les planches du Théâtre Déjazet à Paris, faute du prix à la pompe, ici, en pleine forêt bellifontaine, sur les Rochers et Platières du Houx, ils en frôlent l’abri.

Les Joyeux Pataugas à l’attaque du Mausolée d’Harpale

Et là, il ne s’agit plus de fredonner « Vas-y Francky, c’est bon », mais « Vas-y Claude-François, c’est bon ». Attention par le Claude-François du « Lundi au soleil », d' »Alexandrie, Alexandra » et des belles gambettes des Clodettes, mais le vrai, le seul, l’unique Claude-François Denecourt, ce bon sylvain qui façonna tant de sentiers dans le massif forestier.

Et voilà, encore un rideau qui tombe sur un acte… enfin presque !!! Reste à nos Joyeux Pataugas de s’enfiler un p’tit coup, deux parts de gâteaux, un p’tit canard et de vous dire à bientôt sur l’acte 8 !!!

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Franck

22 mars 2026 – Acte 6 – 10 km – 77300 Fontainebleau

Ah, ce dimanche 22 mars, quelle journée pour nos Joyeux Pataugas ! Si les actes précedents avaient mis tout le monde en jambe, l’Acte 6 va se jouer comme un second tour des municipales. Et pour cause : au Carrefour d’Achères, Route Ronde, pas moins de 27 Joyeux Pataugas se présentent aux urnes du départ, prêts à voter… pour l’aventure, évidemment ! Le soleil brille comme s’il avait été élu lui-même maire du printemps, digne d’un surlendemain du 20 mars, jour officiel où la nature reprend ses droits. Le ciel bleu, les oiseaux (presque) en fanfare, tout y est : un vrai bureau de vote à ciel ouvert.

Les nouvelles têtes de la liste Joyeux Pataugas ne sont pas là pour faire de la figuration : Agnès, Dulce, Marie, Frédéric et Stéphane se joignent aux « vétérans » du groupe, prêtes à voter… ou plutôt à marcher dans le sens du vent et des sentiers. Une petite pensée émue pour Annick, absente à cause d’un pneu crevé, qui rate ce scrutin mais qui reste une électrice fidèle.

Dès le départ, sur la Route du Marquis, le nombre pléthorique de Joyeux Pataugas sur la liste impose l’ordre et la stratégie. Franck, tête de liste du jour, sage et prévoyant, préfère céder toute la lumière du scrutin… en propulsant Ralitsa comme figure de proue. Une décision stratégique, car il faut de la cohésion et un leadership jeune quand on part en campagne, ou en randonnée. Et comme dans toute élection, le vote se fait par consentement… mais aussi par enthousiasme collectif ! Quant à Franck, ex-leader et ancien maire fictif de la troupe, il ferme la marche tel une voiture-balai électorale, ramassant derrière lui les retardataires et les bulletins égarés, s’assurant que personne ne reste sur le bas-côté de ce scrutin 6 du TMF.

Route de Trappe-Charrette

La cohésion du groupe se construit sur la longue Route de Trappe-Charrette, où les discussions fusent, les pancartes imaginaires s’agitent et les slogans… enfin, le brouhaha d’un groupe de rando résonne. Arrivée au Carrefour du Sapin, la liste attaque enfin le cœur de la campagne avec l’Acte 6, ce bout du TMF tant attendu, avec son opposition à combattre que sont les ornières, les bosses, les racines et les grimpettes, bref, un terrain qui va tout tenter de faire barrage à l’avancée des Joyeux Pataugas.

Route de Trappe-Charrette

La Route de Cévise est majestueusement conquise, encore un nouveau bastion acquis par nos Joyeux Pataugas. Rien ne semble stopper leur campagne. Chaque pas compte, chaque respiration est un bulletin de victoire. Et derrière eux, les retardataires, ceux de la queue de liste, se battent pour rattraper le peloton, comme des électeurs qui n’ont pas encore voté mais veulent être sûrs que leur voix compte.

Route de Cévise

Ainsi se joue l’Acte 6, une véritable campagne électorale à ciel ouvert, où toute la liste « Les Joyeux Pataugas » progresse avec humour, énergie et solidarité sur le sentier du TMF. La longue Route des Gorges de Franchard devient leur boulevard de victoire. La troupe, fatiguée mais triomphante, s’apprête à quitter le TMF, abandonnant le sentier officiel pour regagner le QG de campagne. Le TMF, ce grand adversaire, est mis en quarantaine jusqu’au prochain mandat… pardon, jusqu’au prochain acte.

Route des Gorges de Franchard

L’arrivée au site Arbor&Sens est digne d’un véritable meeting électoral. Les Joyeux Pataugas entrent dans l’arboretum du Massif Forestier de Fontainebleau, temple de verdure et symbole de résilience. N’oublions pas sa genèse : situé sur l’emplacement d’un ancien arboretum créé en 1973, après qu’un incendie ait ravagé ce secteur, il a été réaménagé en 2015 par l’ONF pour accueillir promeneurs, botanistes et… Joyeux Pataugas en campagne.

Sortie du site « Arbor&Sens« 

Puis vient la Route du Piégeur, où Les Joyeux Pataugas doivent éviter les ultimes embûches de campagne, avec autant de vigilance qu’un électeur traque les promesses non tenues. Les racines et pierres se présentent comme des pièges électoraux, mais la troupe avance avec discipline et humour, ne laissant aucun bulletin derrière elle. La longue Route de Montpensier suit, ultime ligne droite de la campagne. Les jambes fatiguent, les sourires s’élargissent, et chacun est fier d’être du mouvement « Les Joyeux Pataugas » !!!

Route du piègeur

Enfin, ils retrouvent la Route du Marquis et… le fameux cul des voitures, ce QG historique où la campagne des Joyeux Pataugas se conclut toujours par la même cérémonie sacrée : une table, quelques victuailles, et surtout, le verre de la réussite pour célébrer la victoire de l’Acte 6, même si la totalité du TMF, elle n’a pas été conquise.

Le rideau tombe, mais les cloches de la forêt de Fontainebleau résonnent encore de l’écho de cet acte légendaire. Les Joyeux Pataugas savent désormais qu’ils ont encore mené à bien un scrutin parfait : humour, cohésion et aventures sont les bulletins qui trônent en tête. Et, évidemment, tout le monde est d’accord pour remettre ça…

Franck

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22 février 2026 – Acte 5 – 10,5 km – 77300 Fontainebleau

Il est bien loin, l’époque du dernier acte de ce Tour du Massif de Fontainebleau, à croire que plus personne n’osait taper les trois coups. Il faut avouer qu’entre-temps, Les Joyeux Pataugas ont fêté Noël, la nouvelle année, les Rois, ont pris un peu de repos, ont navigué à travers les caprices du temps, et se sont échappés dans d’autres aventures. Mais ce dimanche 22 février 2026, l’heure a sonné, et vl’a nos Joyeux Pataugas de retour sur le TMF, avec l’acte 5.

Puisque personne parmi les participants de cet acte 5 n’a songé à demander où était passé l’acte 4, chers lecteurs assidus, permettez-moi, en tant que narrateur et concepteur de ce TMF original, de lever le voile. Non seulement je sais compter, mais je sais aussi choisir mes batailles. L’acte 4 ? Un boudin géographique, sans aucune âme, à peine digne d’un clignement de paupières. Alors, je l’ai ignoré de ses quelques kilomètres…

C’est donc au parking des Grands Feuillards, en pleine forêt domaniale, que 18 âmes vaillantes, dont une tête neuve en la personne de Nathalie, se sont présentées au lever de rideau de ce nouvel acte. Nathalie, l’inconnue, accompagnée de son berger australien, a bien failli se perdre dans l’effervescence du départ… ou du moins, l’accompagnateur, qui est aussi toujours votre narrateur, a bien failli l’oublier !!!

Et le temps de ce dimanche, dans tout ça ? Maussade. Un de ces dimanches grisâtres qui se suivent, où même les oiseaux semblent faire la gueule. Mais qu’importe ! Les Joyeux Pataugas ne se laissent pas abattre par un ciel morose.

Comme le parking du Grand Feuillard n’est pas directement sur le sentier du TMF, Les Joyeux Pataugas se doivent de le rejoindre. Et ce ne sera pas par La Route Clémentine comme prévu à l’origine, car elle a eu la mauvaise idée d’être fermée. C’est donc par La Route Forestière de la Plaine de la Haute Borne, par laquelle Les Joyeux Pataugas sont arrivés sur quatres roues, qu’ils s’en sont allés. En somme, une continuité, mais là, sur deux jambes !!! Et puis, un peu de goudron sous les pieds, c’est pas plus mal, pour lancer la locomotive. Son moteur met toujours un peu de temps à chauffer, même si les wagons, eux, sont déjà bien alignés… et bien sûr déjà décrochés !!! Comme toujours, dès le départ, il y a un devant, tout feu, tout flamme, un milieu « père-peinard »  …et une queue… écartée !!!

À l’intersection des Béorlots, le groupe quitte le confort de l’asphalte pour entrer enfin sur le sentier du TMF, via la Route Circulaire. Là, pas de sentes escarpées ou de terrains acrobatiques. Non, rien de tout ça. C’est plane et linéaire !!! Un peu de saute-mouton entre les mares et c’est tout !!! Heureusement que de temps en temps, le paysage des bas-côtés fait battre quelques mirettes. Mais comme souvent, Les Joyeux Pataugas sont dans un tourbillon de bavardages incessants. Les panoramas, les vallées verdoyantes… tout cela semble un arrière-plan flou à côté des histoires qui se tissent, des « on dit » qui circulent, des anecdotes de famille ou de voisinage. Chaque pas les rapproche non pas d’un paysage majestueux, mais d’une nouvelle révélation sur la dernière rumeur, d’un détail croustillant sur le couple du troisième étage, ou d’en face, voire des ingrédients d’une nouvelle recette.

La pause « banane » se fait au parking du Bois Rond, un lieu bien connu des Joyeux Pataugas !!! On ne compte plus le nombre de leurs péripéties, devenues des légendes locales qui ont démarré mais aussi festoyé ici !!!

La petite pause consommée, il est temps de repartir sur ce TMF, voire sur le GR1, ce sentier légendaire qui contourne l’Île-de-France sur 570 km, afin de se rappeler que l’évasion ne s’arrête jamais. Pour l’instant, nos Joyeux Pataugas sont en pleine Vallée de la Gorge aux Archers, et là, ils sont sur leurs gardes. Les archers ne tirent peut-être plus, mais l’humour est toujours prêt à décocher une flèche.

Oh surprise !!! Un petit pentu se dessine !!! De quoi mettre enfin au turbin, articulations et rotules !!! Une grimpette tranquille… ou presque, qui propulse Les Joyeux Pataugas sur la Route du Bois Rond, puis celle de La Gibelotte !!!

Et puis, voilà qu’ils arrivent au Carrefour du Sapin Rouge. C’est là que Les Joyeux Pataugas laissent derrière eux le TMF et le GR1, et vont faire connaissance avec l’interminable ligne droite de la Route de Joinville !!! Et c’est au bout, seulement au bout, que le cul des voitures va pointer avec tout ce qui va bien avec : des rires, de l’apéro, des gamelles, des gâteaux et des histoires à raconter !!!

Et voilà comment se conclut l’acte 5, en attendant les trois coups de l’acte 6 normallement prévu le 22 mars 2026.

Franck

9 novembre 2025 – Acte 3 – 12,5 km – 77780 Bourron-Marlotte

Ce dimanche 9 novembre, le parking du bivouac de Bourron-Marlotte ressemble plus à l’entrée du BHV, de mercredi dernier, en plein cœur de Paris, pour l’inauguration décriée de la boutique Shein qu’à un paisible point de départ de randonnée. Pas moins de 23 Joyeux Pataugas y sont rassemblés, surexcités, et y piaffent d’impatience à l’idée d’en découdre avec les 12 km de ce 3ᵉ acte du TMF (Tour du Massif de Fontainebleau).

Le parking du Bivouac de Bourron-Marlotte

À 9 h 45 tapantes, le départ est donné dans un brouillard épais et mystérieux, transformant la forêt bellifontaine en décor de conte ésotérique. Les troncs se devinent plus qu’ils ne se voient, les pas crissent sous les feuilles. Mais pas de panique, la troupe est soudée et bien décidée à ne laisser personne derrière, du moins officieusement !!!

Cinq minutes plus tard, Les Joyeux Pataugas retrouvent la route des Grandes Vallées, et avec elle, le tracé du TMF abandonné lors de l’expédition de l’acte 2 du 5 octobre 2025. Le rythme est bon, les blagues fusent, les mollets chauffent… et cela tombe bien puisque la p’tite grimpette perfide, chère à l’accompagnateur, fait vite son apparition. Mais quoi de mieux pour tester le cardio et la bonne humeur du groupe. Et puis, c’est bien connu, Les Joyeux Pataugas transforment chaque montée en occasion de râler. Même si là, la forêt, dans sa parure d’automne brumeuse, offre un tel spectacle qu’elle devrait les inciter à couper le sifflet.

Go… pour la première grimpette

Puis, tel un bataillon d’explorateurs, les voilà déferlant dans Bourron-Marlotte, charmant village de caractère… et de bitume ! Car oui, Mesdames et Messieurs, le TMF a aussi ses instants d’asphalte, comme le GR® 13, auquel il est associé sur ce tronçon. Mais chemin du Moulin de la Fosse, la nature reprend vite ses droits et nos Joyeux Pataugas retrouvent vite le sentier, le vrai, celui qui fait vibrer le pas du randonneur et qui respire l’humus.

Les Joyeux Pataugas déferlent dans Bourron-Marlotte

Une petite sente à droite, une pause banane, une autre p’tite montée de rien du tout et hop, voilà la mare Marcou qui se dévoile, heureusement sans bain impromptu. Puis quelques pas plus loin, au carrefour du chemin de la Butte Blanche et du sentier Denecourt 20, Les Joyeux Pataugas font leurs adieux (temporaires) au TMF, qu’ils retrouveront, foi de Francky, le 7 décembre, du côté de l’Abri des Francs.

Mais avant, ils vont encore avoir l’occasion de grogner et de bénir Francky, puisque face à eux se présente une grimpette, avec ce bout du sentier des Crêtes. Certes courte… mais suffisamment piquante pour rappeler que la rando, ce n’est pas qu’une nouba à l’arrivée ! Surtout que comme toujours, tout le monde se retrouve en haut le souffle court et… sain et sauf !!! Au carrefour de l’Aigrette, rien de plus simple pour nos Joyeux Pataugas que d’aller tout droit, et de filer, via la route des Ventes Rigaud, à l’épreuve ultime de cet acte 3 : le franchissement de la D606. Miracle : le passage se fait les doigts dans le nez. Aucun Joyeux Pataugas manque à l’appel !!! Taux de perte : 0 % !!! Comme quoi, le Joyeux Pataugas est chahuteur mais discipliné… un soupçon malgré tout pour la p’tite grande dernière du jour prénommée Amandine !!!

A l’attaque du Sentier des Crêtes

Et là, sans que personne l’avoue, le ventre commence à grogner… Il est vrai qu’il est presque 13 h. Heureusement les voitures sont en vue, enfin… si Les Joyeux Pataugas ont de bons yeux !!! Et comme certains frisent la cataracte, et que d’autres ont les mirettes embuées de fatigue, mieux vaut les laisser dans l’approximatif et continuer à marcher !!! Par contre, attention aux « geeks » de la montre connectée ou des GPS variés, miros ou pas et enfants ou pas du Bon Dieu, mieux vaut pas les prendre pour des canards sauvages !!! Après, ce dimanche, Les Joyeux Pataugas ne sont arrivés que 45 minutes plus tard !!! C’est pas la mer à boire !!! Et l’important n’est-il pas que tout le monde soit réuni, gobelet en main, pour célèbrer cet acte 3 avec un floc gascon bien mérité !!!

Franck

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5 octobreActe 2 – 9 km77300 Fontainebleau

Le Tour du Massif de Fontainebleau (TMF), vous le savez maintenant, c’est ce ruban blanc et vert qui enserre la forêt comme une écharpe un peu longue de 74 km et 1080 m de dénivelé. Une boucle entière pour les fous de la marche, les costauds des mollets. Mais nos Joyeux Pataugas, eux, continuent leur propre partition, un dimanche par-ci, un dimanche par là, transformant l’épreuve en puzzle…

Ce dimanche 5 octobre, le rideau se lève sur l’acte 2 à la Croix du Grand Maître, point de départ du jour et planté là, en 1723, par Alexandre Claude Lefebvre de la Faluère, grand-maître des Eaux et Forêt du département de Paris et de l’Île-de-France de 1703 à 1745. Autrefois, ces croix étaient nombreuses aux carrefours de la forêt, servaient de repères et, symboliquement, apportaient une protection face aux puissances maléfiques de la forêt.
Aujourd’hui, pour nos Joyeux Pataugas, cette croix n’est qu’un drapeau de départ, sous laquelle ils enfilent leurs chaussures, règlent leurs bretelles de sacs à dos, tout en cancanant sur leurs retrouvailles.

Et si c’est sous une grisaille boudeuse et une pluie fine que les Joyeux Pataugas ont débarqué, avec un air de naufragés échoués en forêt, dès les premiers pas posés sur le tracé, le miracle se produit : les nuages battent en retraite, et de vaillants rayons de soleil percent entre les arbres, comme pour saluer l’entrée en scène de la troupe.

Le parcours annoncé : 9 km, dont seulement une petite portion estampillée TMF. Et cela, toujours sous la grâce de la forêt Bellifontaine. Elle est à cette époque de l’année en transition et elle s’affaire en coulisses. Bientôt, elle enfilera son vrai costume d’automne, taillé sur mesure par un certain Roger Harth des sous-bois.

C’est au sein de cette mutation, cette odeur de mousse et sous des rayons de soleil qui transpercent la canopée comme des projecteurs de théâtre, que la troupe avance. Devant, les jambes pressées qui prennent l’air de randonneurs olympiques ; derrière, les philosophes du pas lent, occupés à disserter sur la vie, et au milieu, le gros du bataillon, qui se laisse porter par l’élan général, entre rires, railleries et comparaisons de douleurs articulaires.

Tout va bien, aucun mur himalayen prédit, pas de pente assassine signée Francky, juste deux petites côtes un brin pentues. L’allure est presque bucolique, digestive, à tel point qu’on se demande si ce n’est pas une promenade de santé sous ordonnance médicale.

Et à quelques encablures de l’arrivée, surgit la stèle d’Henri Petit. Posée là, discrète, au détour d’un chemin : elle rend hommage au chef d’escadron d’artillerie de réserve Henri Petit, qui trouva la mort ici même, à cheval, alors qu’il menait un peloton d’officiers de la Réunion hippique militaire. Foudroyé en pleine action, il tomba là, à l’endroit précis où les Joyeux Pataugas foulent aujourd’hui le sol, bâton en main. Comme quoi la forêt, elle, se souvient, silencieuse et tapie.

Et, bien entendu, arrive l’ultime étape sacrée : la troisième mi-temps. Les tables et les sièges jaillissent, comme par magie des sacs s’ouvrent en un ballet chaotique, et s’installent sur les tables toutes sortes de douceurs, salées ou sucrées. Au milieu de ce festin improvisé, un Cahors apparaît, cadeau d’un Joyeux Pataugas intermittent, qui de temps à autre quitte son Quercy natal pour se joindre, le sourire aux lèvres et le cœur en bandoulière, à une escapade « pataugasienne ».

Alors, c’est le grand théâtre : l’histoire est refaite, l’actualité commentée, chaque anecdote est grossie, charriée et extrapolée. Les rires fusent, les bras s’agitent, et parfois, un morceau de fromage, voire un verre prennent la tangente. La vérité ? Elle reste sagement inscrite dans les jambes fatiguées et les mollets endoloris. Mais qu’importe : les Joyeux Pataugas le savent bien… ce qui compte vraiment, c’est la joie, le partage et la bonne humeur, toujours plus forts quelle que soit la rudesse ou la souplesse du parcours !

Et sur ces éclats sonores, le rideau de l’acte 2 tombe… tout comme le lendemain, lorsque le Premier ministre présente sa démission avant même que son gouvernement, fraîchement nommé, n’ait eu le temps d’enfiler ses pantoufles !

A bientôt…

Franck

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14 septembre Acte 1 – 11,1 km77380 Thomery

Dimanche 14 septembre, gare de Thomery. 9 h 30 du matin, la troupe des Joyeux Pataugas s’ébroue comme un vieux train qui aurait oublié de graisser ses essieux. Ils s’élancent pour affronter l’effroyable défi du Tour du Massif de Fontainebleau (TMF) : 74 km, 1080 m de dénivelé. Autant dire l’Everest local.

Heureusement, sagesse et arthrose aidant, nos héros ont décidé de n’en parcourir… que 11 km pour ce premier acte. Dont 6,5 km seulement sur le sacro-saint tracé du TMF. Autrement dit : un échauffement, mais déjà présenté comme une expédition digne de Shackleton (*).

Surtout que le ciel s’est fendu d’une fidèle réputation de la Bretagne avec une bruine plus qu’obstinée… dressant les capuches, embuant les lunettes et enveloppant nos Joyeux Pataugas dans des papiers-cadeaux multicolores.

Et c’est aux côtés de cette parade haute en couleurs que défile la belle forêt Bellifontaine qui ce dimanche ressemble plus à un spa sauvage pour sangliers mal coiffés. Où arbres et végétaux de toutes sortes, trempés comme des torchons oubliés, se penchent en mode « je n’en peux plus ». Les oiseaux, qui d’habitude chantent, se sont reconvertis en météorologues mécontents, planqués dans les branches en attendant le retour du soleil.

Puis vient, le fameux « coup de théâtre topographique » !

Alors que tout allait si bien : une trace certes trempée, mais lisse, une allure de sénateur, le souffle léger, les conversations allant bon train, presque une promenade digestive… et soudain, BIM ! Voilà que le chemin, jusqu’ici plat comme une crêpe bretonne, se dresse tel un mur alpin. La douce balade champêtre se transforme alors en expédition himalayenne.

Et là, sur le lieu-dit La Malmontagne les mollets des Joyeux Pataugas hurlent, leurs cuisses prennent feu, leurs respirations se font plus bruyantes que celles de vieux radiateurs. Ils jurent que la pente est à 45°, voire 80°, même si en vrai, ça ne doit pas dépasser les 15 %. Mais peu importe : dans leurs têtes, ils sont en train d’attaquer l’Everest.

Et bien sûr, qui rit doucement dans sa barbe ? Le Francky, l’accompagnateur. Lui, il connaît le terrain par cœur, et il adore glisser ces « petits bonus surprises » dans le parcours.

Résultat : vous avez une bande de Joyeux Pataugas multicolores en sueur qui grimpe à quatre pattes, qui se transforme en file de tortues courageuses, et où l’ambiance oscille entre râleries collectives et éclats de rire. Parce qu’au fond, tout le monde le sait : sans cette montée assassine, la rando serait trop facile, et on n’aurait rien à raconter au retour.

Alors oui, ils souffrent, ils transpirent, ils râlent un tantinet… mais en haut, quel plaisir d’avoir vaincu le « mur  » préparé par le facétieux accompagnateur !!!

Et le miracle se produit : l’arrivée. 11 km plus tard, cuisses lourdes, mais moral intact !!! Et là le rideau tombe… l’acte 1 est terminé !!

Mais bien sûr, tout ça n’était qu’un prélude. Car le véritable sommet, l’ultime ascension, le Graal des Joyeux Pataugas… c’est la troisième mi-temps. Et déjà en coulisses, on entend déjà claquer les bouchons et s’ouvrir les boîtes mystérieuses des pique-niques, avant l’apothéose de l’instant solennel et rituel du ou des gâteaux !!! Et oui, les Joyeux Pataugas ont une endurance sans faille : ils savent tenir la table autant que le sentier.

À bientôt… pour l’acte 2

Franck

(*)Ernest Shackleton (1874 – 1922) est un explorateur irlandais mondialement connu. Son nom évoque des aventures épiques dans les glaces hostiles de l’Antarctique, des exploits qui frôlent l’impossible, et une détermination sans faille. Explorateur du début du XXe siècle, Shackleton reste une figure incontournable de l’âge héroïque des explorations polaires. Sa vie est marquée par des expéditions spectaculaires, un leadership affirmé et une ténacité à toute épreuve.

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Onze kilomètres… et pas une papatte levée !

La Forêt de Bréviande et les étangs de Cesson-la-Forêt – 10,5 km – 77240 Cesson

En ce dimanche 7 juin, c’est Audrey qui mène la danse. Et quand Audrey est aux commandes, inutile de traîner sous la couette : le départ est fixé à 9 h 00 tapantes ! ! ! Certains Joyeux Pataugas ont sans doute négocié ferme avec leur réveil, mais tout le monde semble être finalement au rendez-vous à la gare de Cesson pour cette randonnée.

Le temps est un peu frais mais le soleil est bien présent. Une météo idéale pour dérouiller les jambes.

Le top départ est donné le long d’une petite sente qui longe la voie ferrée sans que Les Joyeux Pataugas aient entendu siffler le train de Richard Anthony ! ! !

Treize marcheurs sont présents. Pas de nouvelles têtes cette fois, mais quelques retours appréciés, notamment Isa et Patou, accompagnée comme toujours de sa fidèle Nissa.

Le groupe file bon train. Il faut dire qu’avec une boucle annoncée à un peu moins de onze kilomètres et un dénivelé cumulé d’environ huit mètres… si, si, huit mètres… on hésite encore entre randonnée pédestre et promenade sur moquette ! ! !

Autant dire que Les Joyeux Pataugas ne vont guère lever la papatte.

Nissa non plus, d’ailleurs. Car figurez-vous qu’une femelle de chien, autrement appelée une chienne, se baisse pour faire pipi… contrairement au mâle qui…

Oh pardon ! Mille excuses.

Le narrateur que je suis vient de confondre, pendant quelques instants, cette chronique dominicale avec un documentaire animalier.

Justement, revenons à nos moutons… surtout que durant ma légère distraction, Les Joyeux Pataugas, eux, n’ont pas cessé d’avancer ! Excusez-moi, je pique un sprint pour les rattraper…

Ah ! Les voilà ! J’aperçois les quelques popotins habituels qui ferment la marche.

Nom d’une pipe ! ! ! Ils sont déjà chemin de Boissise et s’apprêtent à pénétrer dans la Forêt Régionale de Bréviande.

Et là, c’est un véritable jeu de piste avec les allées. Ils tournent à droite, encore à droite, toujours à droite… Les Joyeux Pataugas dévoileraient-ils des tendances politiciennes ? Mieux vaut éviter le sujet. Ces débats-là finissent rarement dans la bonne humeur.

Une certitude cependant : de l’Allée des Charmes, ils bifurquent à droite sur l’Allée des Grès, et ce n’est qu’en quittant la forêt qu’ils passent enfin à gauche.

Tiens justement… attention… les voilà qui traversent la voie ferrée. Mais toujours pas de train qui siffle… Pauvre Richard, lui qui l’a entendu toute sa vie ! ! !

Aujourd’hui, Audrey semble avoir signé un partenariat exclusif avec la ligne droite. Les amateurs de courbes et de lacets ont bien fait de ne pas venir. Car, sur ce tronçon du tracé de la randonnée, c’est souvent longtemps tout droit, puis après une bifurcation, encore longtemps tout droit, pour toujours longtemps tout droit ! ! !

Oh, voilà que la sente ondule légèrement… Mince… cela ne dure pas longtemps, puisque nos Joyeux Pataugas entrent en ville. Et là, quand Les Joyeux Pataugas pénétrent en zone urbaine habitable, ils se redressent, replacent leurs sacs à dos, rentrent leurs ventres et prennent un air des plus respectables !!! Des fois que quelqu’un observe derrière ses rideaux, en aucun cas l’image des Joyeux Pataugas ne doit être écornée.

Et qui apparaissent soudainement : les étangs de Cesson.

Regardez là-bas !

Le héron !

Vous ne l’avez pas aperçu ? Qu’à cela ne tienne.

Il suffit d’aller admirer la magnifique photo réalisée par Jacques dans l’album photo. Chez Les Joyeux Pataugas, il y a toujours un objectif prêt à dégainer.

Savez-vous que ces étangs de Cesson-La-Forêt existent depuis 1970 ? Lorsque le massif forestier a progressivement laissé place à des zones d’aménagement et à des quartiers pavillonnaires, cinq bassins furent créés afin de récupérer les eaux pluviales. Avec le temps, ils se sont dégradés, poussant la ville à engager, après une concertation lancée en juin 2015, une vaste transformation du secteur afin de créer un véritable corridor écologique.

Et c’est précisément dans ce corridor que se promènent aujourd’hui nos Joyeux Pataugas. Et à partir de là, finies pour eux les longues lignes droites et les allusions politiques.

Ça tourne à gauche, puis à droite, puis encore à gauche, puis un peu au milieu. Bref, chacun y trouve son compte ! ! !

Et comme il n’y a toujours pratiquement aucun dénivelé, Les Joyeux Pataugas avancent avec une facilité déconcertante. Remarquez… c’est bien le principe d’une randonnée.

Un nouveau passage urbanisé oblige tout le monde à reprendre immédiatement sa posture officielle. Vous connaissez la musique : les dos se redressent, les visages s’illuminent et les sourires fleurissent. On salue aimablement les promeneurs croisés.

Toujours préserver l’image des Joyeux Pataugas, sous leur meilleur profil ! ! !

Tiens… Ne serait-ce pas de nouveau la voie ferrée ? Et vu l’heure… c’est fort plausible que le but de ce dimanche soit atteint : le cul des voitures ! ! !

Il est temps de sortir les sacs. De déplier les sièges et la table, oh pardon « la tablette », ce dimanche c’est celle de Ralitsa qui officie ! Et surtout de célébrer dignement l’anniversaire de Bernard.

Bernard…

«  Tu n’as pas oublié la bouteille ? ? ? »

À dimanche prochain…

Franck

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Les Joyeux Pataugas et une future Belle-Famille aux Trois-Pignons

Un p’tit tour aux Trois-Pignons – 8 km – 77123 Noisy-sur-Ecole

Dimanche 31 mai, parking des Trois-Pignons à Noisy-sur-École, il est 9 h 30, et le parking déborde d’activité. Des voitures partout, des sacs à dos qui fleurissent comme des champignons, des traileurs qui s’échauffent, des grimpeurs chargés comme des bourricots et des randonneurs qui lacent, lacent…

Il faut dire qu’après une semaine particulièrement « caliente », tout ce joli monde semble avoir retrouvé une fraîcheur insolente pour affronter Dame Nature.

Et puis ce parking n’est pas n’importe lequel : c’est le départ officiel du mythique circuit des 25 bosses : le Graal des amateurs de dénivelé.

Avec des rochers.

Encore des rochers.

Toujours des rochers.

Un parcours balisé en rouge qui transforme la Forêt de Fontainebleau en succursale de la montagne

Et c’est précisément là que Ralitsa a donné rendez-vous aux Joyeux Pataugas du jour pour une randonnée intitulée avec modestie : « Un p’tit tour aux Trois-Pignons ».

À première vue, rien à voir avec les 17 kilomètres et les 800 mètres de dénivelé du célèbre circuit. À première vue seulement, car c’est bien sur les p’tits traits rouges que se lancent Les Joyeux Pataugas. Parmi les treize participants figurent plusieurs invités de marque : Frédéric, le fils de Ralitsa ; Marine, sa compagne ; Virginie, la maman de Marine ; Philippe, le papa de Marine et Slow, leur berger australien ! ! !

Autrement dit, une future belle-famille ! ! !

Mais allez savoir si Ralitsa n’a pas profité de cette première participation pour soumettre discrètement cette « future belle-famille » à une batterie de tests physiques et psychologiques.

Au premier abord cette future belle-famille est fort sympathique, souriante, motivée et plus ou moins bien chaussée. Et surtout suffisamment courageuse pour rejoindre les rangs des Joyeux Pataugas un dimanche. Ce qui n’est déjà pas rien.

D’autant que ce dimanche est aussi celui de la fête des mères. Et chacun sait que le monde de la randonnée est fortement peuplé de mamans. Les Joyeux Pataugas n’y échappent pas et se retrouvent donc confrontés à un redoutable cumul de circonstances : ils randonnent le dimanche : jour de repos, jour du Seigneur et jour officiel des bouquets, des repas familiaux et des desserts préparés avec amour. Résultat : aujourd’hui l’effectif est un peu plus léger qu’à l’accoutumée.

À peine partis, voilà la future belle-famille et Les Joyeux Pataugas qui montent. Puis ils grimpent. Puis ils soufflent. Puis ils râlent ! ! !

Puis ils recommencent.

Le programme classique, en fait ! ! ! Et comme toujours, tombent les premières victimes ! ! ! Pas d’inquiétude chers lecteurs, aucune perte chez la future belle-famille, ni d’ailleurs chez Les Joyeux Pataugas mais par contre, chez les bosses, deux ont été englouties : La Roche aux Sabots et La Justice de Noisy ! ! ! Fortiche sont la future belle-famille et Les Joyeux Pataugas, non ? ? ?

À ce stade, donc aucun souci pour les projets de noces éventuels ! ! ! Ils restent d’actualité. Surtout que Mère Ralitsa annonce alors que le plus difficile est passé et que la suite, c’est du gâteau. Certes une phrase qui, en randonnée, possède le même niveau de fiabilité qu’une prévision météo à trois semaines.

Surtout, que la troupe est toujours sur le circuit des 25 bosses et que voici Le Rocher Guichot.

Et comme toute bosse digne de ce nom, celui-ci impose une formalité simple : monter, puis redescendre. Et la descente se révèle nettement plus aventureuse que la montée. Les grès de Fontainebleau, toujours très impliqués dans les festivités locales, décident d’ailleurs de souhaiter la fête des mères à leur façon à Jacqueline, Joyeuse Pataugas émérite !!! Rien de grave, juste quelques centimètres de peau d’un coude.

Puis arrive le Chemin de la Mée.

Et soudain :

Bye, bye les 25 bosses ! ! !

Trois bosses auront tout de même été franchies. Toutes vraies. Trois pour mériter les applaudissements et… entrevoir « une future belle-famille » ! ! !

Car si Ralitsa avait secrètement voulu compromettre un éventuel mariage, il faut bien reconnaître que la stratégie n’était pas assez ambitieuse. Pour un tel objectif, il aurait fallu les vingt-cinq bosses au minimum, pas trois !!!

Notre bulgare serait-elle éloignée des réalités si telle intention elle a eue ? ? ?

Après un salut au célèbre Diplodocus, enfin pour celles et ceux qui l’ont vu, la troupe s’engage sur le chemin du Rocher Fin.

Mais que les lecteurs se rassurent immédiatement. Le Rocher Fin n’est pas une nouvelle bosse du circuit des 25. Ralitsa n’a donc pas changé son fusil d’épaule… non ! ! ! Elle suit le tracé prévu. Enfin… presque ! ! ! Car lorsqu’arrive le chemin du Rocher des Potets, elle vire à droite. Mais Philippe, attention, celui des Joyeux Pataugas, pas celui de la future belle famille, veille. Et il veille bien. Très bien même. Parce qu’à gauche se cachent quatre nouvelles bosses du circuit.

Oui… Quatre ! ! !

De quoi provoquer une rupture ! ! !

Notre accompagnatrice, professeur de piano dans la vie civile, cacherait-elle quelque part entre le Do, le Ré, le Mi, le Fa, le Sol, le La et le Si une mystérieuse note sadique ?

Allez savoir ? ? ?

Quoi qu’il en soit, ce  chemin du Rocher des Potets est interminable.

Mais il possède une qualité essentielle : il rapproche du parking. Et Dieu sait que cette qualité est toujours appréciée par Les Joyeux Pataugas, et quoi qu’on dise, par tous les randonneurs du monde entier ! ! ! Enfin ceux qui font bien plus de 8 km !!! Arrive l’extrémité du chemin. Et cette fois, Ralitsa tourne bien à gauche. Même si certains observateurs attentifs croient percevoir dans son regard une légère nostalgie en direction de la petite sente située en face… qui ramène sur le terrible balisage rouge ! ! !

Pendant une seconde, l’ombre de Wagner a planer sur les Trois-Pignons. Mais heureusement, Schubert et sa truite ont vite repris le dessus.

La petite troupe emprunte donc sagement le sentier prévu et longe le Chemin de la Plaine de Jean des Vignes, pour le rejoindre et tranquillement arriver au terminus de ce fameux « p’tit tour ».

En conclusion :

Belle-famille, il y aura. Ou peut-être pas. L’amour décidera et Les Joyeux Pataugas n’ont pas mot à dire. Mais une certitude demeure : Marine, Virginie, Philippe et le fidèle Slow ont brillamment réussi leur baptême pataugasien. Ils ont survécu aux bosses, aux rochers, et même aux tentations du balisage rouge de Ralitsa.

À ce niveau-là, qu’il y ait un jour des noces ou non, une chose est acquise :

Marine, Virginie, Philippe et Slow font désormais partie de la grande et belle famille des Joyeux Pataugas. Et bien sûr Frédéric, le fiston ! ! !

A dimanche…

Franck

Les Joyeux Pataugas au goût bulgare…

« Les Joyeux Pataugas dans les Rhodopes, préparez-vous à tout !!! »
Franchement, ils auraient dû se méfier, nos Joyeux Pataugas

Car dans le langage très codé du flyer annonçant le séjour, « préparez-vous à tout » ne signifie pas toujours : « quelques surprises sympathiques entre deux randonnées ». Non ! ! ! «Tout », ici, a révélé un abonnement illimité aux conditions météorologiques sur le thème : comment passer des quatre saisons sur une semaine sans quitter ses chaussures de marche.

Tout a commencé de manière… humide. Une pluie fine, persistante, presque affectueuse, comme si Sofia avait décidé de tester la résistance morale et l’étanchéité textile des intrépides Joyeux Pataugas dès leur arrivée.

Puis, sans prévenir, parce que ce serait trop simple, la pluie s’est transformée en neige à l’approche de Pamporovo. Oui, de la neige, beaucoup de neige même ! ! ! Comme ça ! En toute décontraction. Parce que finalement, pourquoi choisir entre randonnée de printemps et expédition hivernale quand on peut faire les deux dans la même journée ?

Et alors que certains commençaient à envisager sérieusement la transformation du séjour en tournoi acharné de petits chevaux, avec stratégies douteuses et vengeances silencieuses à la clé, le décor a fini par muter en plein après-midi. Place à un spectacle grandiose : la fonte des neiges… sous un soleil d’azur ! ! ! Une sorte de transition dramatique entre deux actes, comme si la montagne elle-même tournait les pages de l’épisode hivernal !!!

Un soleil éclatant, généreux, presque insolent, baigne alors les Rhodopes d’un azur éclatant. Le genre de lumière qui vous fait oublier vos chaussettes trempées d’antan, vos gants gelés, votre bout de nez tout rouge et surtout vos doutes existentiels.

Bref, le flyer ne mentait pas.
Les Joyeux Pataugas ont été prêts à tout… et ils ont tout eu.

Ce récit en est la preuve vivante : une aventure où même la météo a décidé de participer au goût bulgare !!!

JOUR  1 : Beauvais — Sofia, 970 à 1025 MN (Milles Nautiques) à vol d’oiseau ! ! !

Le lundi 20 avril 2026 s’annonce comme une date à encadrer, à souligner, à raconter encore et encore chez Les Joyeux Pataugas. Savez-vous que 14 d’entre eux s’envolent pour la Bulgarie ? Imaginez le mélange d’excitation et d’appréhension qui règne en l’aéroport de Beauvais. Au milieu de cette effervescence, Ralitsa, locale de l’étape à venir, rayonne déjà comme une ambassadrice officieuse, prête à traduire autant les mots que les coutumes…

L’embarquement pour le vol de 19  h  20 avec Wizz prend des allures de rituel initiatique.

On y remarque particulièrement Laurence, intrépide cavalière au regard franc, qui semble ne pas vaciller à cette première sur une selle volante. Habituée aux martingales, bricoles et croupières, elle découvre les subtilités de la fameuse ceinture ventrale, tout en paraissant chercher, par réflexe, des rênes qui n’existent pas !!!

Non loin, François-Noël, doyen respectable et respecté, mais désormais nettement moins rassuré, quitte toute velléité de calme pour entrer dans une forme de léthargie intensément préoccupée. Assis bien droit, les mains posées avec une rigidité quasi solennelle sur ses genoux, il se fige comme une statue en pleine introspection aérienne. La tête renversée en arrière, les yeux fermés, il plonge dans une concentration presque dramatique.

Le décollage se fait dans un mélange de rires, de crispations discrètes et d’exclamations contenues. Puis, très vite, l’altitude fit son œuvre. Les conversations s’étirent, les regards se perdent…

À 23  h  10, Sofia accueille la joyeuse troupe avec une ponctualité quasiment irréprochable. À peine les pieds posés sur le sol bulgare que la mécanique de l’organisation locale se met en place. Georgi, guide au sourire absent, et Bogoslov, chauffeur à l’allure rustre, sont là, un brin surpris de l’exubérance presque indisciplinée des Joyeux Pataugas. Mais Ralitsa veille, effleure les touches de la traduction et transforme la prise en charge des Joyeux Pataugas en véritable concert dont elle est la cheffe d’orchestre.

Le cap est mis sur le premier refuge bulgare des Joyeux Pataugas : l’hôtel « Vithosha Tulip». Alors, défilent doucement les rues d’un Sofia inconnu, baignées dans une lumière nocturne…

La journée a été longue, riche, déjà pleine d’histoires.

Lorsque enfin les chambres accueillent leurs occupants, un silence complice s’installe, celui des aventures qui commencent…

Les Joyeux Pataugas sont arrivés. La Bulgarie peut se tenir prête…

Franck

Jour 2 : La Cascade et l’Eglise de Boyana et cap sur Plovdiv

Réveil tambouriné par la pluie bulgare ce mardi 21 avril à Sofia : un ciel décidé à tester la motivation de nos Joyeux Pataugas. Le petit déjeuner, lui, a pris des airs de manifeste local : fromages, pains rustiques et saveurs balkaniques, loin des croissants et des baguettes. Une légère crispation des habitudes, plus ou moins vite balayée par l’objectif du séjour : découvrir, s’adapter… et accessoirement survivre sans beurre demi-sel.

Ce matin, nos Joyeux Pataugas vont randonner. Normal, me direz-vous  ! ! ! Mais, là, ce matin, c’est avec la version bulgare « rinçage intégral ». Qu’importe, Les Joyeux Pataugas& nbsp;n’ont pas pour habitude de reculer devant un ciel pleurnichard. Après, comme le dit l’expression bien ringarde et franchouillarde  : « s’ils ont signé, c’est pour en chier », même si là, ils ont davantage payé que signé, mais bon, on ne va pas commencer à jouer sur les mots ! ! ! Les voilà donc, gapettes « INFO POINT » vissées sur le ciboulot, sous la houlette de Georgi, guide stoïque et probablement imperméable de naissance, prêts à s’élancer vers l’une des fiertés naturelles des environs : la cascade de Boyana. Direction les contreforts du mont Vitosha, un massif qui veille sur Sofia comme un vieux tsar bienveillant. Depuis des siècles, le mont Vitosha est le terrain de jeu des habitants de la capitale bulgare, été comme hiver ! ! !

Mais, avant d’admirer, il faut mériter. Et, là, surprise : ça grimpe et bien sûr, ça mouille ! ! ! Les mollets grondent, les chaussures couinent, le rimmel s’échappe en coulées tragiques, mais au cœur de ce déluge, la chevelure bleue de Mabé, souveraine et indomptable, tient bon ! ! ! Et, surtout, point de mutinerie : l’esprit Joyeux Pataugas lui aussi tient bon, oscillant entre bravoure et « qu’est-ce que je fous là ».

Et, soudain, ou du moins enfin, la voilà, la cascade de Boyana. Dix-huit mètres de chute, d’eau dopée par la pluie du jour, un véritable rideau liquide qui propose une standing ovation à des Joyeux Pataugas rincés. Même si le spectacle est grandiose… la météo, elle, ne négocie pas. Impossible à nos Joyeux Pataugas de s’attarder : alors ils contemplent furtivement l’œil mouillé, s’émerveillent ruisselants… tout en pensant qu’il est temps de filer ! Enfin, pas sans respecter le rituel sacré du groupe, une photo héroïque, bien sûr, immortalisant l’instant, étendard « Info Point » fièrement brandi ! ! ! D’ailleurs il serait peut-être temps que nos Joyeux Pataugas confectionnent leur propre étendard, rien qu’à eux, histoire de montrer au monde entier via les réseaux sociaux qu’ils ne sont pas de simples promeneurs âgés et détrempés… mais de véritables et intrépides guerriers sans frontière.

En attendant, il est grand temps pour Les Joyeux Patugas d’amorcer la descente et de retrouver Bogoslov et son minibus pour un premier essorage ! ! !

Allez go !!!

Franck

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Si Les Joyeux Pataugas réussissent, tant bien que mal, à s’essorer à l’intérieur du minibus, leur arrivée au restaurant « The School  2 » est une véritable procession de serpillères ambulantes en quête de pré-séchage. Certaines dégoulinent encore, certains gouttent et que d’autres clapotent. Puis survient la première épreuve : la carte. Entièrement en cyrillique ! ! ! Enfin… presque. Une traduction en langue de Shakespeare tend bien la main à certains, mais pas à tous ! ! ! Heureusement, quelques images de plats viennent à la rescousse de nos Joyeux Pataugas, comme des balises dans une mer gastronomique.

Et, c’est alors qu’ELLE apparaît ! ! !

Ralitsa !!!

Non pas simplement Ralitsa… mais Sœur Ralitsa. Protectrice des ventres affamés, guide spirituelle des estomacs perdus, phare lumineux des menus obscurs et imprononçables. Là où les autres voient une carte de menu, elle voit une mission. Là où Les Joyeux Patuagas hésitent, elle tranche. Là où leurs palais tremblent, elle rassure. Une réincarnation de Mère Teresa… certes moins tournée vers le salut des âmes mais davantage version culinaire. Elle veille, elle conseille, elle oriente… son sacerdoce pendant 7  jours  ! ! ! Grâce à elle, le chaos devient repas. L’inconnu devient festin. Et, les serpillères ambulantes retrouvent peu à peu leur dignité…

C’est donc revigorés et… essorés que nos Joyeux Pataugas quittent le restaurant et prennent à pied la direction de l’Église de Boyana, lovée un peu plus loin dans un petit parc enveloppé d’arbres. L’accès est strict : neuf visiteurs à la fois, dix minutes seulement ! ! ! Une discipline inhabituelle chez nos Joyeux Pataugas à laquelle ils se plient malgré tout ! ! !
À l’intérieur, le choc esthétique est immédiat. Les fresques de 1259, issues de l’École de peinture de Turnovo, captent très vite toute leur attention. Les visages, étonnamment vivants, semblent observer les visiteurs avec une acuité troublante. Les Joyeux Pataugas, d’ordinaire peu intimidés, se retrouvent momentanément figés, comme si ces regards anciens les évaluaient. Mieux vaut pour eux donc de se tenir à carreau ! ! !
Les figures des donateurs, Desislava et Kaloyan, imposent une présence presque contemporaine et les couleurs profondes, bleu, rouge, ocre, enveloppent les scènes d’une richesse inattendue, tandis que les représentations de Saint Nicolas et Saint Panteleimon confirment l’importance artistique du lieu, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.
Le temps, fidèle à la règle, s’écoule avec une rapidité frustrante. À peine acclimatés à cette immersion, Les Joyeux Pataugas quittent les lieux, retrouvant à l’extérieur leurs habitudes plus expansives en regagnant le minibus ! ! !

Puis le cap est mis sur Plovdiv, second refuge bulgare des Joyeux Pataugas, à plus ou moins 160  km… mais sur 4  roues ! ! ! C’est là, précisément au « Skyler Guest House », en plein centre-ville, que la troupe prend ses quartiers pour une nuit et que Sylvie et Franck y reprennent un rôle quasi parental face à deux grandes filles, Ralitsa et Laurence, aux tempéraments contrastés.

La soirée s’achève pour la fine équipe au restaurant « Le 19ᵉ&nb sp;siècle », autour d’une nouvelle exploration culinaire bulgare, traduite bien sûr par Sœur Ralitsa. Les plats déroutants et accueillants rivalisent avec une hospitalité locale mesurée, presque tendue, laissant aux Joyeux Pataugas le soin d’interpréter chaque sourire, ou plutôt leur absence, comme une énigme culturelle.
Ainsi se conclut cette première journée : entre diverses eaux, grimpettes, chef-d’œuvre médiéval d’Europe de l’Est et adaptation aux subtilités locales.

Franck

JOUR 3 : Plovdiv, le sentier de Struilitsa et le débarquement à Pamporovo

Réveil des Joyeux Pataugas au très vintage « Skyler Guest House ». Vintage au point qu’on s’attend quasiment à voir surgir un tourne-disque, une télévision cathodique et Richard Anthony en fond sonore, mais sans entendre siffler le train. Tout est charmant, patiné, délicieusement rétro… sauf un détail  : pas de petit déjeuner  ! ! !

Oui. Rien. Nada. Pas même une biscotte soviétique abandonnée dans un coin. Heureusement, la terrible nouvelle est tombée la veille au soir  !  !  ! Imaginez le traumatisme effervescent des Joyeux Pataugas s’ils l’avaient su au lever du lit  !  !  ! Les voilà donc, propres comme des sous neufs, parfaitement lavés, sans chaussons, et l’estomac vide, qui partent en quête de nourriture dans les rues humides de Plovdiv. Et oui, il pleut encore  !!!

Leur salut arrive auprès d’un établissement nommé « El Greco ». Enfin… “salut” est un grand mot. Imaginez un croisement improbable entre les enseignes bien connues « Starbucks » et « Paul », mais mode balkanique où des Joyeux Pataugas déboulent à 14, la faim au ventre comme pour tester la solidité psychologique du personnel. Mais, heureusement, Sœur Ralitsa est là  ! ! !

Et, puis… le temps s’étire.

Longtemps.

Très longtemps.

Le service prend une dimension abstraite… Quant aux brioches commandées… elles sont arrivées tard. Très tard. Trop tard. Cependant, quelle robustesse ! Ces désirées à pâte levée accompagneront la troupe jusqu’à Pamporovo, voire peut-être même jusqu’au dernier refuge de Kardzhali. Une chose est sûre : les brioches bulgares se conservent très bien  !  !  !

C’est donc mi-rassasiés, mais totalement motivés, que Les Joyeux Pataugas partent enfin à la découverte de Plovdiv, deuxième ville de Bulgarie.

Et, là, oubliez Rome, Athènes. Plovdiv est l’une des plus anciennes villes du monde encore habitées. Rien que ça. Fondée par les Thraces sous le nom d’Eumolpias, conquise ensuite par Philippe II de Macédoine qui la rebaptise Philippopolis, devenue Trimontium chez les Romains, la ville s’étale sur six collines… ou sept selon l’humeur locale et le nombre de verres de rakia absorbés.

Et, au milieu coule la Maritsa… oui, la Maritsa ! Impossible pour Les Joyeux Pataugas de ne pas avoir une pensée pour Sylvie Vartan.

La découverte commence par la ville basse, sous une météo… comment dire… toujours humide. Première étape : la superbe mosquée Dzhumaya, construite juste après la conquête ottomane de la ville au XIVᵉ&nb sp;siècle, posée majestueusement face aux vestiges du stade antique de Philippopolis. Un face-à-face historique entre minaret et pierres romaines.

Puis direction la ville haute. Et, là… ça grimpe ! ! ! Heureusement, la gent féminine des Joyeux Pataugas avait laissé les talons aiguilles au placard. Quant à la gent masculine… elle n’avait de toute façon jamais envisagé cette option. Enfin, officiellement.

C’est cinq kilomètres de ruelles pavées, pentues, glissantes, tortueuses, dans un décor de cartes postales ottomanes qui attendent Les Joyeux Pataugas. Chaque montée donne l’impression que la colline suivante a été ajoutée par un urbaniste médiéval sadique. L’église de la Sainte Mère de Dieu accueille d’abord Les Joyeux Pataugas avant qu’ils ne se perdent avec bonheur dans le dédale des maisons colorées de la vieille ville. Ces demeures des XVIIIᵉ et XIXᵉ&nb sp;siècles, symboles de la Renaissance nationale bulgare, affichent fièrement leurs façades élégantes et leurs couleurs éclatantes.

Puis surgit devant nos Joyeux Pataugas l’impressionnant Théâtre  Romain de Plovdiv. Découvert dans les années 1970 sous quinze mètres de terre, ce monument colossal domine la ville avec une majesté tranquille. Les bancs portent encore les numéros des anciens quartiers romains. Aujourd’hui, concerts et spectacles y résonnent encore l’été.

Et, voici l’église Saints-Constantin-et-Hélène, la plus ancienne église de la ville, édifiée au IVᵉ siècle puis reconstruite au XIXᵉ, reconnaissable à son clocher élancé et à ses magnifiques fresques colorées. Un lieu sacré chargé d’histoire et de sérénité… que Les Joyeux Pataugas abordent avec un enthousiasme légèrement trop débordant. Mais, Sœur Ralitsa veille et réprimande, non d’un regard bourru bulgare, mais d’un petit sermon tout en douceur, mélange subtil de bienveillance orthodoxe, qui transforme pendant exactement… trois minutes Les Joyeux Pataugas en pèlerins modèles.

Le passage au Musée régional d’ethnographie de Plovdiv plonge Les Joyeux Pataugas dans la culture populaire bulgare. Plus de 40  000&nbs p;pièces : tissus, instruments de musique, outils, artisanat… le tout installé dans une somptueuse demeure aux sgraffites baroques. Un décor tellement photogénique que nos Joyeux Pataugas dégainent immédiatement la photo de groupe.

Et, enfin, arrive l’ultime montée vers les ruines des fortifications de Nebet Tepe, perchées sur la plus haute des collines. Le panorama splendide sur Plovdiv récompense enfin les efforts des Joyeux Pataugas. Mais, derrière l’émotion culturelle et les photos, une autre réalité commence à émerger : les estomacs des Joyeux Pataugas, eux, lancent déjà un sérieux appel à l’aide, surtout que la fameuse brioche bulgare du matin repose tranquillement dans le minibus.

La redescente dans les ruelles pavées de Plovdiv commence alors pour des Joyeux Pataugas à la fois épuisés, affamés… et persuadés que cette plongée annonce enfin le déjeuner. Le groupe suit donc Georgi, notre guide bulgare. Enfin… “suit” est un grand mot. Car Georgi possède un talent rare : celui de guider avec une discrétion quasi surnaturelle. À certains moments, Les Joyeux Pataugas oublient même sa présence. Pourtant il est bien là, silencieux, flottant dans les ruelles.

Et, soudain… drame ! ! !

Le restaurant prévu apparaît enfin. Enfin… disons plutôt qu’il se présente portes closes.

Heureusement, sœur Ralitsa surgit et reprend la situation en main. Direction le « Rahat Tepe », un de ses restaurants favoris. «  Tepe, Tepe…  » ! ! ! cela rime avec Nebet Tepe  ??? Effectivement, le restaurant se situe de nouveau là-haut, du côté de Nebet Tepe, cette ultime colline que nos Joyeux Pataugas viennent de redescendre. Rebelote, nos Joyeux Pataugas repartent pour une nouvelle ascension. Heureusement, un miracle météorologique survient  :   le soleil fait son apparition. Comme quoi tout arrive en Bulgarie  ! ! !

C’est donc sous le soleil qu’ils débarquent au «Rahat Tépé»  !  !  ! Et, là, surprise  !  !  ! De grands sourires. Des sourires jusqu’aux dents. Nos Joyeux Pataugas en restent presque figés. L’accueil est-il bulgare  ? Ou bien un subtil mélange, laissé par deux mille ans d’invasions et de migrations  : Thraces, Romains, Slaves, Ottomans, Grecs et autres ont tellement brassé la Bulgarie  !  !  !

Une chose, en revanche, est certaine : Les Joyeux Pataugas se régalent ! ! !

Et, que dire de cette fameuse limonade vantée par Sœur Ralitsa : fraiche, pétillante, parfumée juste comme il faut ! ! ! N’est-ce pas Estelle  ?

Franck

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Retour pour nos Joyeux Pataugas au «Skyler Guest House» afin de récupérer bagages et retrouver  miss Brioche qui doit se morfondre depuis ce matin dans le minibus  !  !  ! Avant le départ, il fallut bien sûr dire au revoir à la charmante hôtesse bulgare au sourire permanent. Et, à voir sa bonne humeur intacte, une vérité s’impose enfin : le Bulgare n’est peut-être pas aussi bourru que certaines légendes touristiques le prétendent. Ou alors, le sourire des Joyeux Pataugas finit réellement par contaminer tout ce qui les approche d’un peu trop près.

Et, hop… en voiture Simone !

Les Joyeux Pataugas quittent la région des Thraces, prennent désormais la direction de Pamporovo, station nichée au cœur des Rhodopes, dans la province de Smolyan, où ils sont attendus quatre nuits au complexe hôtelier « The Castle ». 80 km seulement sur la carte… mais 80  km bulgares.

Heureusement, sous le soleil. Enfin… même si il semble jouer à cache-cache avec les nuages. Deux minutes d’ombre. Puis lumière. Puis grisaille. Bref, une météo incapable de prendre une décision claire, exactement comme certains Joyeux Pataugas chez « El Greco » ce matin.

Dans le minibus, le calme s’installe rapidement. Le ronronnement du moteur, les lacets de montagne, la digestion du déjeuner… tout conspire contre l’éveil des troupes. Quelques têtes oscillent dangereusement, tandis que certaines contemplent le paysage avec une intensité méditative alors que d’autres contemplent surtout l’intérieur de leurs paupières.

Et, pendant ce temps-là, la célèbre Chepelarska reka déroule son cours au fond de la vallée. Une rivière aux multiples identités, ce qui, dans les Balkans, semble être une tradition locale. Jadis appelée Chaya, probablement à cause des innombrables plantes de tisane poussant le long de ses rives, elle fut ensuite renommée Chepelarska reka, avant de devenir officiellement Asenitsa. Mais, parait-il que tout le monde continue d’utiliser l’ancien nom… enfin les Bulgares du coin ! ! !

C’est justement le long de cette rivière que fut proclamé le traditionnel arrêt pipi. Une institution. Un rite. Une cérémonie presque sacrée. Et, là, Les Joyeux Pataugas se métamorphosent en touristes nippons. À peine descendus du véhicule, les téléphones surgissent plus vite que les revolvers de Lucky Luke. Cela mitraille à tout va. Enfin sauf l’intimité du pipi ! ! ! La photo de groupe, évidemment, est faite. Et, une fois la vidange collective accomplie et l’immortalité du lieu, hop, c’est reparti mon kiki ! ! !

Mais, avant d’atteindre Pamporovo, une surprise attend encore la troupe : le sentier écologique de Struilitsa. Et, ils y sont nos Joyeux Pataugas, à cette zone de loisirs de Struilitsa, connue pour ses piscines extérieures, bains vapeur, sauna et jacuzzi, et où débute le sentier qui s’enfonce dans la vallée protégée de Devin. Et, surprise, Les Joyeux Pataugas partent légers pour cette ballade. Exit les sacs à dos, laissés dans le minibus sous la surveillance de Bogoslov, officiellement chauffeur et officieusement gardien de consigne. Voir Les Joyeux Pataugas partir sans leurs sacs à dos avait quelque chose de profondément troublant. On ne reconnait plus la troupe légendaire. À vrai dire, l’ensemble ressemble à une sortie en goguette d’un Ehpad. Surtout que la balade ne présente guère de difficultés, sauf pour ceux qui entretiennent une relation compliquée avec les passerelles suspendues au-dessus du vide, accrochées à la roche.

Est-ce pour cela que Sylvie et Lyne, fatiguées, décident de s’arrêter ? ? ? Peut-être ? ? ? Encore que s’asseoir est  aussi une activité, plus hautement spirituelle. Pendant ce temps, le reste de la troupe poursuit l’aventure sous l’œil discret de Georgi.

Car Georgi  observe, veille, aide et se retourne pour voir si personne manque à l’appel. Une qualité qui, manifestement, n’est pas fournie d’origine chez tous les guides de la planète, quelle que soit l’appellation pompeuse qu’ils arborent ! ! !

Le temps avançant, Pamporovo attendant ses visiteurs, la troupe finit par rebrousser chemin. Le retour se fait piano, piano, avec ramassage de Lyne et Sylvie. Et, tout ce beau monde réintègre le minibus pour les derniers kilomètres.

C’est là que Bogoslov nous révèle tout son talent. Dans les lacets des Rhodopes, le minibus  avale les virages avec une maîtrise presque insolente. Pas un freinage brutal. Pas une hésitation.

Par contre, plus l’altitude augmente, plus l’attention des Joyeux Pataugas se porte sur un détail. La neige ! ! ! Elle est bien là ! ! ! D’abord, quelques plaques timides. Puis, des coins blancs dans les sous-bois, pour carrément voir des pans entiers de paysage. Les sapins blanchissent, les bords de route aussi.

Et, puis… ils y sont à Pamporovo ! ! ! Créée en 1933, cette station des Rhodopes est située à 1650 mètres d’altitude au pied du sommet Snezhanka (Blanche-Neige).

Après une installation rapide dans les appartements du complexe « The Castle », la salle réservée au diner eut immédiatement un effet thérapeutique sur les organismes fatigués, voire sur les conditions météorologiques ! ! ! Chaleur, bois, feu de cheminée, décoration cosy et surtout… un bar ! ! ! Détail capital qui provoque chez certains Joyeux Pataugas une renaissance physique et psychique spectaculaire. Par contre l’endroit semble un brin désert. Pas de monde. Une ambiance calme. Le genre d’atmosphère qui donne envie de parler doucement… avant qu’un groupe de Français entre ! ! !

Le dîner  : un buffet au goût bulgare  !  !  ! Et oui, sœur Ralitsa va devoir encore œuvrer…

Et, pendant que les flammes crépitent doucement dans la cheminée, que les verres tintent au bar et que la neige s’installe silencieusement dehors, les Joyeux Pataugas prennent possession de leur refuge des Rhodopes. Pour quatre nuits.

Ce qui, connaissant la troupe, promet déjà quelques futurs épisodes mémorables.

Et, bonne nouvelle, avant le gros dodo des Joyeux Pataugas, « The Castle » a un petit déjeuner et cela dès 8  h  00 ! ! !

Franck

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Jour 4 : Entre blizzard et billard, la journée des Joyeux Pataugas à Pamporovo…

À leur réveil, en tirant les rideaux de leurs appartements respectifs, Les Joyeux Pataugas découvrent que Pamporovo a presque disparu sous la neige. Pas une petite poudreuse romantique façon carte postale de Noël. Non. Une vraie neige balkanique : massive et épaisse.

La preuve, certains Joyeux Pataugas, logés dans une autre résidence, doivent improviser une traversée digne d’un numéro du Cirque du Soleil pour rejoindre la salle du petit déjeuner.

À l’intérieur, heureusement, la bonne humeur résiste encore autour du petit déjeuner. Mais derrière les sourires et les cafés brûlants, une légère inquiétude flotte dans l’air. Car aux dernières nouvelles… le programme reste inchangé.

Et là surgit immédiatement LA question.

L’état des routes.

Parce qu’il faut bien le reconnaître : venant de la région parisienne principalement, Les Joyeux Pataugas savent qu’un demi-millimètre de neige suffit généralement à transformer la circulation en chaos paralytique. Alors imaginez l’ambiance lorsque les quatorze aventuriers, emmitouflés comme des mascottes Michelin, montent dans le minibus… enfin pas tous. Manque à l’appel Lyne, officiellement patraque ou qui a visiblement estimé qu’entre une expédition dans le blizzard bulgare et une couette bien chaude, la seconde option a un réel potentiel de survie.

Tous les regards convergent discrètement vers Bogoslov, le chauffeur. Espérons simplement que son talent dans les virages d’hier soit au moins équivalent sur une route enneigée. Car dehors, la situation ne s’améliore pas. Les flocons tombent maintenant à gros paquets, pendant que le minibus monte, monte encore… et que le paysage devient de plus en plus blanc. Tout blanc. Vraiment tout blanc.

Le programme du jour prévoit une randonnée vers la célèbre Tour Snezhanka, immense tour de télévision perchée à 1928 mètres d’altitude. Haute de 156 mètres, elle offre normalement une vue spectaculaire sur les Rhodopes, les massifs de Rila et du Pirin, et même, selon la légende locale, jusqu’à la mer Égée lorsque le ciel est parfaitement dégagé.

Le problème, c’est qu’entre “temps clair” et “tempête de neige rhodopienne”, il existe une légère nuance. Et cette nuance devient encore plus évidente lorsque le minibus tente héroïquement de franchir un monticule de neige en plein milieu de ce qui semble être la chaussée… Malgré les efforts de Bogoslov, le véhicule patine, patine et… renonce !!!

Il n’y aura donc ni Tour Snezhanka, ni les rochers d’Orphée prévus ensuite. La nature vient de rappeler fermement qui commande dans Les Rhodopes.

Mais Georgi, toujours aussi discret qu’un espion bulgare et Sœur Ralitsa trouve immédiatement un plan B : un tour du lac de Pomporovo, appelé ici en plein été l’Adventure Park.

Enfin… “tour du lac” est là aussi une notion très théorique, par contre “aventure”, cela en a été une !!! Courte certes mais épique !!!

Car la neige décide rapidement que Les Joyeux Pataugas ne verront finalement qu’un petit quart du lac. Mais quel petit bout ! Une véritable expédition polaire. De la neige jusqu’aux genoux, des demies jambes qui disparaissent sans prévenir dans la poudreuse, des équilibres approximatifs et des éclats de rire mêlés à une légère inquiétude permanente.

Et au milieu de cette aventure, nos deux octogénaires avancent vaillamment. Comme on dit : bon pied, bon œil. Enfin… surtout bon œil. Parce que côté pied, octagénaire ou pas d’ailleurs, l’assise est souvent discutable dans cinquante centimètres de neige fraîche.

Imaginer la tête de Caroline, la fille de Jany, si elle avait vu sa mère dans cette équipée sauvage digne de la conquête du Grand Nord.

Mais malgré tout, le spectacle est magnifique : une étendue d’eau glacée au milieu des pins enneigés, un silence presque irréel, seulement interrompu par les éclats de rire et quelques glissades plus ou moins maîtrisées.

Vous imaginez que Les Joyeux Pataugas décident alors d’abandonner définitivement toute idée de randonnée sérieuse pour se consacrer, le temps du retour au minibus, à des activités beaucoup plus adaptées aux conditions météorologiques : bataille de boules de neige, photos improbables, balançoire enneigée et figures acrobatiques involontaires.

Bref, absolument tout… sauf de la randonnée.

Mais après tout, quand la météo décide de jouer les trouble-fêtes, il faut savoir s’adapter et ne pas avoir honte d’un repli. Et cette retraite, elle est improvisée sur le village de Shiroka Laka, situé juste en dessous de Pamporovo, annoncé beaucoup moins enneigé. Et comme il est toujours bon de joindre l’utile à l’agréable, quoi de mieux qu’une petite balade à pied et en profiter pour faire quelques emplettes. Car ce midi, il y a pique-nique !!!

Où exactement ?

Mystère absolu.

Personne ne le sait encore.

Et à ce stade du voyage, une chose devient de plus en plus évidente : Les Joyeux Pataugas ne sont plus vraiment dans un séjour organisé… mais dans une aventure permanente, version bulgare sous haute improvisation !!!

Et puis, phénomène presque surnaturel, plus le minibus redescend vers Shiroka Laka, plus la neige commence à se faire rare. Lentement d’abord… puis franchement. Finis les airs de blizzard sibérien, les paysages blancs de blancs et les flocons gros comme des raviolis. À travers les vitres embuées du minibus, Les Joyeux Pataugas aperçoivent même… des petites éclaircies.

Shiroka Laka

À ce stade, personne n’ose encore y croire. Mirage météorologique ? Illusion collective provoquée par le manque de randonnée ? Vision mystique ? Impossible à dire. Mais une chose est certaine : à Shiroka Laka, de la neige, y en a pas ! ! !

Vu la consonance presque indienne du nom du village, allez savoir si un grand Manitou des Rhodopes n’a pas pendant la nuit fumé un calumet de la paix avec la neige ! ! !

Et soudain… un 23 avril 2026, c ‘est le jour J à Shiroka Laka ! ! !

Imaginez la scène.

Quatorze Joyeux Pataugas qui surgissent dans un paisible village montagnard bulgare. Car vous le savez tous désormais : un Joyeux Pataugas ne passe jamais inaperçu, n’importe où dans le monde ! ! ! Alors quatorze d’un coup, dans des rues calmes peu habituées à l’agitation, cela provoque forcément un léger choc culturel.

Les habitants observent la troupe avec une curiosité prudente. Quelques mines patibulaires dévisagent nos joyeux lurons avec un mélange subtil entre l’interrogation et la méfiance. Qui sont ces energumènes ? Pourquoi parlent-ils si fort ? Pourquoi semblent-ils heureux malgré la grisaille ? Mystère et boule de banitsa (*).

Mais s’il y a bien une personne ravie de cette arrivée inattendue, c’est la propriétaire de la petite supérette du village. En quelques minutes, Les Joyeux Pataugas transforment son commerce tranquille en centre névralgique du ravitaillement. Chips, biscuits, boissons, chocolat, charcuterie, pain, alcool… la dame voit probablement défiler devant ses yeux l’équivalent de son chiffre d’affaires annuel.

Et comble du bonheur commercial : la commerçante se révèle adorable. Souriante, généreuse, presque émue par cette invasion touristique improvisée, elle offre un paquet de friandises bulgares à la troupe. Comme quoi, la culture bulgare n’est pas si taciturne et inhospitalière.

Pendant que certains organisent stratégiquement le pique-nique, d’autres partent découvrir les hauteurs de Shiroka Laka. Le village, typiquement montagnard, dévoile ses maisons traditionnelles, ses ruelles paisibles, ses vieux engins motorisés et son atmosphère hors du temps. Un décor authentique, calme, presque méditatif… brutalement traversé par quelques Joyeux Pataugas turbulents.

Mais déjà l’heure du minibus approche.

Et surtout… aller pique-niquer.

Où ça ?

À Pamporovo, évidemment.

Parce qu’après une matinée passée à fuir la neige, quoi de plus logique que de remonter déjeuner en pleine montagne enneigée ? À ce stade du séjour, Les Joyeux Pataugas ont définitivement cessé de chercher une quelconque cohérence dans l’organisation des événements.

Sacré Georgi. Toujours aussi discret, presque invisible par moments, mais d’une efficacité redoutable lorsqu’il s’agit de sauver la situation il vient d’obtenir l’autorisation d’un pique-nique dans le hall de réception du complexe The Castle Complex.

Après… “complexe” est un mot un peu ambitieux. Car à première vue, il semble bien que les seuls êtres vivants présents dans tout le complexe soient précisément… Les Joyeux Pataugas eux-mêmes. Pas un réceptionniste à l’horizon, pas un touriste, pas une âme qui vive. Le lieu possède cette atmosphère étrange des stations de montagne hors saison.

Et puis soudain… derrière les grandes vitres du hall de réception du The Castle Complex, le soleil fait son apparition. Éclatant, magnifique, triomphant même. En quelques minutes, le ciel devient d’un bleu éclatant, comme si la tempête du matin n’avait jamais existé.

Voilà de quoi pousser à une une découverte à pied de Pamporovo cet apres-midi.

Avant cela toutefois, une mission capitale attend encore la troupe : rendre au hall de réception son apparence… de hall de réception. Car après le passage des Joyeux Pataugas, le lieu ressemble davantage à la salle commune d’un refuge de haute montagne après trois jours de tempête de neige. Et qui se dévoue héroïquement pour cette noble tâche ménagère : Pascal et Francky.

Oui. Pascal et Francky.

Transformés en véritables fées du logis studieuses, les voilà en train de ranger, nettoyer, remettre fauteuils et tables en ordre avec un sérieux absolument remarquable. Ils ou elles dégagent une telle énergie et un tel savoir-faire que si le complexe avait eu une âme dirigeante présente sur place, nul doute qu’ils auraient décroché un contrat saisonnier. C’est si dur à l’heure actuelle de trouver du p’tit personnel  ! ! !

À 15  h  00 et des brouettes, le rassemblement est sonné. Direction les hauteurs de la station avec une petite grimpette goudronnée, les sentiers restant toujours ensevelis sous une neige bien trop présente pour permettre la moindre randonnée raisonnable.

La montée mène vers le point névraligique de Pamporovo, là où se trouvent les remontées mécaniques, télésièges et autres machines infernales destinées normalement aux amateurs de ski. Et là… confirmation absolue : Les Joyeux Pataugas sont littéralement les seules âmes vivantes en circulation dans toute la station.

Pas un skieur.

Pas un touriste.

Un chien peut être…

Une ambiance presque irréelle. Un décor qui rappelle ces images de lieux déserts pendant le Covid, avec cette étrange impression que le monde entier a disparu.

Presque tous Les Joyeux Pataugas sont présents. Deux membres de la troupe ont disparu des radars, probablement occupés à gérer avec discrétion les vapeurs alcoolisées du pique-nique ou un exces de charcuterie bulgare. Par contre Lyne, elle, est bien là. En pleine forme même. Comme quoi, les vapeurs d’alcool n’agissent décidément pas de la même façon sur toutes les créatures humaines.

Et malgré ce décor fantomatique où tout est fermé, silencieux, immobile… quel spectacle. Le soleil illumine désormais les montagnes, le ciel bleu explose au-dessus des sapins, et la neige scintille dans une lumière presque irréelle. On dirait véritablement qu’une fée est passée pendant le déjeuner avec une baguette magique météorologique.

Personne, avant le séjour, n’aurait imaginé assister à un tel tableau : Pamporovo désert, recouvert d’une neige immaculée sous un soleil éclatant. Un paysage magnifique, silencieux, presque irréel… uniquement animé par douze Joyeux Pataugas avançant joyeusement au milieu de cette carte postale grandeur nature.

Et pendant que Pamporovo ressemble toujours à une station fantôme perdue au milieu des montagnes, nos Joyeux Pataugas poursuivent leur exploration de la station sous un soleil dorénavant éclatant. Un ciel bleu irréel, une neige immaculée qui scintille de partout… et là-haut, tout au sommet des pistes désertes, la Tour Snezhanka.

Dressée dans le ciel, elle semble narguer Les Joyeux Pataugas ! ! ! Presque provocatrice même. Alors forcément, certains Joyeux Pataugas finissent par craquer, devant son insolence. Enfin… pas tous. Seulement un quatuor de courageux : Estelle, Monique et nos deux “fées du logis”, Pascal et Francky. Les voilà partis à l’assaut de la piste enneigée menant à la tour. Une montée certes incomplète, mais plein d’héroïsme. Car grimper dans une neige encore damée sous le soleil des Rhodopes, avec une pente qui semble ne jamais finir, demande, osons le dire, de la bravoure !!!

Tout là-haut la Tour Snezhanka

Vous vous doutez bien que le petit groupe ne rejoint pas la tour, mais réussit malgré tout une très belle ascension, atteignant environ un bon quart du parcours.

Puis l’après-midi se prolonge tranquillement dans cette atmosphère étrange et magnifique de station vide sous un soleil éclatant. Et puisque toute grande journée mérite une activité de prestige, voilà qu’une partie de billard s’organise. Car figurez-vous que dans le fameux hall de réception, trône un billard américain ! ! !

Autour de la table verte se retrouvent Sœur Ralitsa, Laurence, qui semble avoir évacué les vapeurs d’alcool… et évidemment… nos deux fées du logis.

Et là, surprise générale. Sœur Ralitsa révèle soudain un talent totalement inattendu. Une véritable virtuose de la queue de billard. Précision, maîtrise, élégance du geste… les boules disparaissent les unes après les autres avec une efficacité redoutable.

Sœur Ralitsa, la Reine du Billard

Puis vient l’heure du diner, puis du gros dodo…

Une chose est certaine : entre les montagnes enneigées, la station fantôme, la tour inaccessible, les batailles de boules de neige, les fées du logis improvisées, le ciel et soleil d’azur et Sœur Ralitsa transformée en reine du billard, cette journée à Pamporovo aura définitivement basculé dans cette catégorie très particulière des aventures que personne n’aurait pu inventer.

(*)Banitsa : pâtisserie bulgare composée de couches de pâte filo et de fromage, le tout cuit au four jusqu’à obtenir une texture croustillante et dorée.

Franck

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Jour 5 – L’Œil de l’Aigle et la grotte de Yagodina !!!

Quel contraste au réveil de nos Joyeux Pataugas ! À peine vingt-quatre heures plus tôt, ils ouvraient leurs rideaux sur un paysage digne du Grand Nord canadien. Ce matin, au The Castle Complex, c’est un tout autre spectacle : un ciel d’azur et une neige qui semble avoir fondu comme par enchantement. À croire qu’un Houdini bulgare s’est activé toute la nuit dans les Rhodopes pour faire disparaître le blanc de blanc qui recouvrait encore la station la veille.

Et cela se sent immédiatement au petit déjeuner. Les mines sont détendues, les sourires fleurissent, les yeux pétillent. Décidément, le soleil reste la meilleure thérapie faciale jamais inventée.

Et ce matin, Sœur Ralitsa et l’équipe d’Infopoint ont préparé une surprise. Une vraie aventure, certes un brin éloignée de la randonnée traditionnelle, qui caractérise Les Joyeux Pataugas, mais une aventure tout de même.

Et puis, ils ne vont pas échapper à la grimpette, voir même, ils vont beaucoup grimper. Mais, pour une fois, leurs mollets vont moins travailler. Une aide précieuse les attend.

Allez, Joyeux Pataugas, un dernier petit croissant bulgare, du dentifrice sur les quenottes, le p’tit caca du matin et hop, tout le monde saute dans le minibus, direction Yagodina et son célèbre Œil de l’Aigle !!! Une bonne cinquantaine de kilomètres, à rouler enfin sous un soleil éclatant et des paysages magnifiques !!!

Dans le minibus règne une ambiance particulière. Un mélange d’excitation et d’appréhension. Car contrairement à vous, chers lecteurs, Les Joyeux Pataugas connaissent déjà le moyen de locomotion qui va les mener à cet Œil de l’Aigle. Car non, Boroslov ne les dépose au pied du site. Son minibus en est d’ailleurs incapable. L’Œil de l’Aigle domine les vallées à près de 1500 mètres d’altitude avec aucun goudron, aucune route digne de ce nom pour y mener qui que ce soit ! ! !

Rien.

Seulement la montagne.

Bien sûr, nos Joyeux Pataugas ont de solides références. On les a vus gravir les pentes des Aravis, défier les neiges du lac d’Allos, arpenter les Gorges de Saint-Pierre, affronter la gorge sèche, le Blanc-Martel, et transpirer jusqu’à la dernière goutte sur les sentiers du Pic Roux.

Mais aujourd’hui… Ils ne vont pas monter quoi que ce soit ! ! !

Mais, amis lecteurs, enlevez-vous tout de suite cette idée de voir nos Joyeux Pataugas en parapente. Vision absolument terrifiante. Imaginez un instant la tête de Caroline découvrant sa maman Jany, doyenne des Joyeux Pataugas, suspendue sous une voile au-dessus des Rhodopes. C’est la mort annoncée de Francky ! ! !

Non, aujourd’hui, l’ascension se fait en… 4 x 4 ! ! !

Et quels 4 x 4 ! Pas les modèles chromés qui paradent dans les avenues de Dubaï. Non !

Ici, en Bulgarie on est dans l’authenticité. Dans la mécanique rustique qui semble avoir traversé plusieurs guerres, deux révolutions et quelques tremblements de terre sans jamais perdre son permis de circuler.

Deux vieux engins en somme ! ! !

Avec quinze passagers dedans. Car Georgi est évidemment de l’aventure. Et lorsqu’il faut grimper dans les bennes arrière, le spectacle vaut déjà le détour : la marche est haute. Très haute.

Pendant ce temps, Estelle observe l’un des conducteurs : un jeune homme au visage presque adolescent, pas plus haut que trois pommes, flottant dans un treillis militaire qui semble avoir connu plusieurs propriétaires avant lui. Une apparence qui, vu sa tête, semble ne pas lui inspirer immédiatement une confiance absolue. Et allez savoir pourquoi, ce jour-là, Estelle ne formule aucune requête ! ! !

Et pourtant… Quelques minutes plus tard, dès le début de la montée, tout le monde comprend que le chérubin connaît chaque pierre de la montagne… même si le terme montée est presque insuffisant. Il s’agit davantage d’un terrible rodéo balkanique. Le chemin ressemble à une succession d’ornières. Enfin non, de cratères ! ! ! Des pierres partout, une enfilade de virages serrés et des passages inclinés qui créent de drôles de facies chez nos Joyeux Pataugas ! ! !

Les deux 4 x 4 bondissent, rebondissent, sautent, glissent et tanguent !!!

Nos Joyeux Pataugas découvrent des mouvements de bassin que même des cours « new génération » de gymnastique n’avaient jamais envisagés. Leurs lombaires protestent tandis que leurs vertèbres improvisent et que leurs fessiers encaissent.

Et comme la partie « transport du bétail » est bachée, c’est la surprise totale ! ! !

Et dire, que quelque part, très loin de là, du côté d’Epinay-sur-Orge, Caroline ignore que sa mère vit cela ! ! !

Mais miracle, personne ne tombe, ne rend son p’tit dej et ne réclame un ostéopathe en urgence.

Et c’est finalement sains et saufs que Les Joyeux Pataugas atteignent le site l’Œil de l’Aigle.

A l’arrivée, pendant quelques minutes, chaque Joyeux Pataugas récupère discrètement de la montée. Ils retrouvent leur équilibre et vérifient que tous leurs organes internes sont bien à leur place.

Puis les appareils photos entrent en action : photos de groupe, photos héroïques, comiques et contemplatives.

Et le voilà cet Œil de l’Aigle : une plateforme métallique suspendue au-dessus du vide, accrochée à la montagne comme un balcon géant dominant les Rhodopes. À près de 1500 mètres d’altitude, le panorama est époustouflant. Les vallées s’étendent à perte de vue, les forêts recouvrent les montagnes et cela sous un soleil illuminant tout le paysage.

Mais déjà une autre réalité s’impose.

Il faut redescendre.

Et les 4 x 4 attendent. Cette fois complètement débâchés.

Comme si les chauffeurs avaient décidé d’éxacerber le stress des Joyeux Pataugas.

Les Joyeux Pataugas reprennent position, s’agrippent entre eux. Leurs sourires se crispent légèrement et, en voiture Simone, c’est reparti dans un nouveau festival de rebonds, de poussière et de tape-cul rhodopéen dont Les Joyeux Pataugas se souviendront probablement longtemps.

C’est encore après avoir été bien secoués que Les Joyeux Pataugas sont finalement déposés par leurs montures mécaniques à l’entrée de la plus célèbre grotte de Bulgarie : la Grotte de Yagodina. Face à eux se dresse l’entrée de dix kilomètres de galeries sur cinq niveaux ! ! ! Mais seuls trois niveaux sont ouverts verts au public sur seulement un kilomètre ! ! !

La visite commence et immédiatement la montagne avale Les Joyeux Pataugas avec une fraîcheur soudaine.

Entrée de la grotte de Yadoniva

Puis arrive le royaume du calcaire. Partout, des stalactites. Partout, des stalagmites. Les Joyeux Pataugas avancent dans cet univers souterrain fascinant, admirant les concrétions qui prennent parfois des formes étranges aux évocations diverses.

Comme les photos sont interdites, impossible pour eux d’immortaliser chaque concrétions sous dix-sept angles différents ? Le supplice est immense ! ! ! Mais téléphones et appareils photo restent bien dans les poches. Le Joyeux Pataugas sait être obéissant et ne brave pas toujours l’interdit ! ! ! Alors chacun doit accomplir un exercice devenu rarissime au XXIᵉ siècle : regarder avec ses yeux. Certains semblent redécouvrir le concept. D’autres résistent courageusement à l’envie de dégainer leur smartphone.

Heureusement, la beauté des lieux finit par l’emporter sur la frustration numérique. Car cette grotte est réellement spectaculaire. Les salles se succèdent. Les plafonds s’élèvent. Les colonnes calcaires surgissent de l’obscurité, tandis que l’eau goutte lentement depuis des millénaires.

La visite s’achève finalement.

Le groupe retrouve la lumière du jour, sous un soleil presque agressif ! ! !

Et comme la sortie est éloignée, il va falloir marcher bien 200 mètres… pour regagner le minibus !!! La p’tite rando du jour, en fait ! ! !

Sur le chemin, un stand de tir attire l’attention de Lolo. L’occasion rêvée de montrer comment elle «  bute » sans la calandre avant de sa voiture, mais avec un fusil. Et qui se dresse au loin et va servir de cible ? Une silhouette métallique d’un imposant sanglier… bien sûr des Rhodopes… ! ! ! Concentration maximale, regard fixé sur la cible, posture digne d’une compétitrice olympique… et : pan-pan ! ! ! Lolo tire juste. Très juste même… et voilà le sanglier des Rodhopes transformé en vilain petit canard jaune ! ! !

Sœur Ralitsa s’essaie également à l’exercice, mais sur bouchons ! ! ! Et là encore, les résultats forcent le respect. Décidément, après ses talents de joueuse de billard découverts la veille, elle n’a pas fini d’épater la Bulgare ! ! !

Puis vient l’heure du retour vers Pamporovo.

Les montagnes défilent une dernière fois derrière les vitres du minibus tandis que chacun repense à cette journée décidément peu ordinaire, entre rodéo en 4 x 4, plateforme suspendue au-dessus du vide et exploration souterraine.

De retour au The Castle Complex, le désormais célèbre hall de réception retrouve sa fonction favorite : accueillir le pique-nique des Joyeux Pataugas. Enfin, vu l’heure avancée, c’est davantage un goûter ! ! !

Les sacs se vident, les restes d’hier réapparaissent sur les tables, les derniers morceaux de brioche de Plovdiv sont avalés, tout cela dans une convivialité totalement pataugasienne ! ! !

Puis, comme un rituel désormais bien installé, les « fées du logis » s’activent ! ! ! Puis certains rejoignent la table de billard. Toujours les mêmes d’ailleurs. Les queues s’alignent, les boules s’entrechoquent et les parties s’enchaînent pendant que le soleil décline lentement sur les montagnes.

Arrive l’heure du dîner, où, à la surprise générale, la langue de Molière figure sur l’énoncé de chaque plat du buffet. Oui, du français. Fini les traductions gastronomiques devant des intitulés mystérieux animées par Sœur Ralitsa. Cette attention ravit nos Joyeux Pataugas, et surtout Sœur Ralitsa. Depuis plusieurs jours, elle assure avec patience les traductions gastronomiques, les explications culinaires et les opérations de secours linguistique devant les buffets. Ce soir, pour la première fois, elle peut contempler les plats sans avoir à répondre à la question rituelle : « Et ça, c’est quoi ? »

Le dîner se déroule donc dans une sérénité nouvelle, chacun retrouvant avec bonheur le plaisir de savoir ce qu’il met dans son assiette avant de le découvrir dans sa bouche. Puis, l’estomac repu, Les Joyeux Pataugas regagnent progressivement leurs appartements du The Castle Complex.

Une nouvelle nuit pamporovienne est là ! ! !

Franck

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Jour 6 – Des falaises de Neviastata au coup de foudre du Rodopchanka

Le réveil sonne une nouvelle fois sur Pamporovo. Et qui est là derrière les rideaux : le ciel bleu qui semble avoir signé un bail à durée indéterminée. Après un petit déjeuner, toujours aussi gargantuesque, enfin sauf pour le croissant bulgare qui ressemble davantage à un échantillon gratuit qu’à de la viennoiserie, Les Joyeux Pataugas embarquent dans le fidèle minibus de Bogoslov.

Direction : l’Écotrail de Neviastata ! Enfin ! Enfin ! Enfin ! Si les mollets des Joyeux Pataugas commençaient sérieusement à s’inquiéter de leur inutilité, qu’ils se rassurent, ils ne vont pas se mettre au trail et donc cavaler. Les Joyeux Pataugas sont rompus à l’art noble de la marche contemplative, celle qui respecte le paysage, le souffle… et les articulations. Alors la course sur sentier ? Que nenni !

Et il n’y a même pas neuf kilomètres pour atteindre cet écotrail depuis The Castle Complex. À peine le temps pour certains de commencer une digestion ou de repiquer à un p’tit somme que le minibus s’immobilise déjà.

Le décor est superbe. Les Rhodopes déploient leurs forêts de pins, leurs falaises calcaires et leurs reliefs tourmentés dans une totale harmonie.

« La Mariée »

Le sentier, aménagé avec soin, serpente agréablement entre les arbres et conduit nos Joyeux Pataugas vers la formation rocheuse emblématique de Neviastata, qui signifie en bulgare « La Mariée ». Mais derrière ce nom poétique se cache une légende bien moins romantique. On raconte qu’une jeune femme d’une beauté exceptionnelle venait tout juste de convoler lorsque des envahisseurs arrivèrent dans la région. Séduit par la nouvelle mariée, leur chef décida purement et simplement de l’enlever. Mais plutôt que de perdre sa liberté, son honneur ou de subir un mariage imposé, la jeune épouse choisit de se jeter du haut de cette falaise dominant la vallée de la rivière Cherna.

Son sacrifice fit d’elle un symbole de courage, de dignité et de résistance pour toute la région des Rhodopes.

Bien sûr, les versions diffèrent selon les conteurs : certains parlent d’un chef ottoman, d’autres d’un seigneur local ou simplement d’un envahisseur étranger. Mais une chose est certaine : en aucun cas ce fût un Joyeux Pataugas ! ! !

Et puis quel point de vue, depuis les pieds de « La Mariée » ! ! ! Ils dominent Smolyan et les vallées environnantes.

Et puis, plus loin apparaît la via ferrata. Ou plutôt ce qu’il en reste. Georgi, toujours aussi discret qu’efficace, part en éclaireur afin d’inspecter les installations.

Quelques minutes plus tard, son verdict tombe. Le matériel accuse sérieusement le poids des années. Le tronçon qui mène aussi à une tyrolienne présente quelques fantaisies techniques qui feraient frémir un assureur. Bref, Georgi fait comprendre aux Joyeux Pataugas qu’il serait infiniment plus raisonnable de ne pas tenter le diable.

Vous imaginez bien que la grande majorité des Joyeux Pataugas accueille cette recommandation avec enthousiasme ! Personne ne semble particulièrement déçu.

Enfin… presque personne. Car il existe toujours chez Les Joyeux Pataugas une poignée d’irréductibles et elle se nomme : Estelle, Monique, Sœur Ralitsa, Franck et Pascal. Et bien sûr par obligation, Georgi ! ! !

Les voilà partis explorer un peu plus haut le chaos rocheux. À les voir disparaître entre les falaises, certains imaginent déjà une expédition digne des plus grandes heures de l’alpinisme. Finalement, quelques dizaines de minutes plus tard, tout le monde réapparaît.

Entier.

Pas une égratignure.

Pas le moindre bobo.

Ils sont forts nos Joyeux Pataugas ! ! !

S’ensuit une petite séance de « balançoire » où la doyenne se retrouve gentiment propulsée « star » , Les Joyeux Pataugas reprennent le chemin du retour.

Et voilà, le cul du minibus qui attend sagement. Mais, interdiction de monter dedans, car en contrebas de cet écotrail de Neviastata se niche le monastère Saint-Panteleimon. Petit havre de paix perdu au milieu des Rhodopes ! ! !

Un lieu finalement assez jeune puisque construit en 1998 grâce à la détermination peu commune d’une femme née musulmane, convertie ensuite au christianisme orthodoxe sous le nom de Christina. Comme quoi les chemins de la foi peuvent parfois emprunter de sacrés détours… un peu comme venir, un dimanche matin, pour une randonnée dominicale de 10 km chez Les Joyeux Pataugas, et rentrer chez vous que trois jours plus tard ! ! !

L’église, dédiée à Saint-Panteleimon, protecteur des médecins et guérisseur particulièrement vénéré dans le monde orthodoxe, invite naturellement au recueillement. Affirmer que Les Joyeux Pataugas se sont soudainement métamorphosés en moines chartreux serait sans doute un brin exagéré. En revanche, les plaisanteries se raréfient, les pas deviennent plus feutrés et les sourires se font plus discrets. Même les appareils photo observent un silence religieux… il faut dire qu’ici, les clichés sont tout simplement interdits. Pour une fois, ce n’est donc pas Sœur Ralitsa qui rappelle les troupes à l’ordre, mais le règlement des lieux…

Le monastère Saint-Panteleimon

Puis l’aventure continue : retour dans le minibus et cap sur Smolyan.

Enfin… presque.

Car Bogoslov s’arrête aux portes de Smolyan, dans le quartier de Chilingirska, au bord de la rivière Kriva

Et là, à une vingtaine de mètres de hauteur, apparait la cascade de Smolyan où selon une vieille légende, le gouverneur ottoman Salih Aga y faisait précipiter les condamnés du haut de la falaise.

À défaut, pour nos Joyeux Pataugas, c’est la pose photo devant la chute d’eau : Individuellement, en couple ou en groupe … ou selon la formule… selon affinités !!!

La cascade de Smolyan

Puis direction le centre de Smolyan, la ville la plus élevée de Bulgarie, qui est née officiellement en 1960 de la fusion de trois anciennes localités : Smolyan, Raykovo et Ustovo. Son nom provient de la tribu slave des Smolyani, qui s’y installa dès le VIIᵉ siècle.

Seulement voilà… Les Joyeux Pataugas ont beau apprécier l’histoire, les belles pierres et les anecdotes locales, ils ne visitent jamais le ventre vide. Et justement, il commence sérieusement à protester.

La découverte de Smolyan prend donc très rapidement une tournure… beaucoup plus gastronomique que patrimoniale. C’est ainsi que toute la joyeuse troupe s’installe au restaurant Rodopchanka, autrement dit « la femme des Rhodopes ».

Le nom est charmant.

Le contenu local des assiettes l’est encore davantage.

Mais la cuisine n’est pas la seule attraction de l’établissement.

Les Joyeuses Pataugas, elles aussi, semblent susciter un certain intérêt au serveur de l’une des deux tables ! ! ! Et, il le montre bien, le bougre ! ! ! Quel regard il jette ! ! ! De plus il cligne ! ! ! Une œillade plus que malicieuse. Coquin est le serveur bulgare ! ! !. Et celle qui semble récolter le plus son attention n’est autre que Sœur Ralitsa. Comme quoi la jeunesse possède parfois des arguments imparables. Même si notre Lolo tente bien une manœuvre audacieuse en laissant deux ou trois boutons de son chemisier prendre discrètement leur liberté, mais rien n’y fait.

Le restaurant Rodopchanka

Le serveur reste imperturbablement tourné vers Soeur Ralitsa.

Mais surtout, cela confirme une chose : le Bulgare ne possède pas toujours cette tête patibulaire de gros méchant, il sait faire le Roméo quand il rencontre une Juliette ! ! !

Le déjeuner terminé, les estomacs heureux et Soeur Ralitsa toujours parmi nous, le minibus reprend la route vers Pamporovo.

La journée pourrait tranquillement s’achever là.

Mais ce serait mal connaître Francky.

À peine arrivé au The Castle Complex, il décrète une petite randonnée improvisée.

L’idée est excellente, l’improvisation le sera un peu moins ! ! !

Car Les Rhodopes ne sont décidément pas la forêt de Fontainebleau… ou Visorando connaît moins bien ce massif montagneux !!! Les sentiers semblent s’amuser à ne pas exister. Après tous ceux qui ont accompagné Francky, marchent ! ! ! Certes souvent en tournant en rond ! ! ! Mais aucune ligne droite n’a été promise et l’essentiel est là : un pied devant l’autre.

Donc mission parfaitement accomplie, merci Francky ! ! !

Le soleil descend lentement derrière les crêtes des Rhodopes. Arrive le dernier dîner à Pamporovo. Puis l’ultime nuit dans cette station qui, quelques jours plus tôt, ressemblait à une Sibérie miniature.

Demain, les valises retrouveront le coffre du minibus de Bogoslov, Les Joyeux Pataugas quitteront Pamporovo et le cap sera mis sur Kardzhali.

Franck

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Jour 7 – Le Monastère de Batchkovo et la Forteresse de Monyak

Le dimanche 20 avril se lève sur Pamporovo avec un temps magnifique

Qui aurait cru, six jours plus tôt, lorsque Les Joyeux Pataugas découvraient la station ensevelie sous la neige, que celle-ci se présenterait aujourd’hui sous un soleil éclatant et un ciel d’un bleu à faire pâlir de nombreuses cartes postales ?

Personne ! ! !

Après un dernier petit déjeuner au The Castle Complex, chacun boucle ses valises et quitte son appartement avec un petit pincement au cœur.

Puis Bogoslov charge les bagages, et tous nos Joyeux Pataugas grimpent dans le minibus. Le moteur s’apprête à ronronner, manque les premières notes de « Con Te Partirò » d’André Bocelli, quand soudain, un cri de détresse retentit ! ! !

Estelle vient de réaliser l’impensable. Sa précieuse casquette « INFO POINT », offerte quelques jours plus tôt par Georgi, a disparu.

Catastrophe ! ! !

Consultation express auprès de la flamboyante chevelure bleue, sa compagne de chambre, qui accueille la nouvelle avec une philosophie toute relative.

Mais Estelle n’abandonne pas.

Ses yeux implorants finissent par attendrir Georgi qui, malgré les minutes qui s’égrènent et le retard qui s’annonce, l’autorise à remonter dans sa chambre.

La voilà qui saute du bus et disparait dans le complexe hôtelier à une vitesse que personne ne lui soupçonnait.

Et cinq minutes plus tard, miracle !

La voilà qui réapparaît, le sourire jusqu’aux oreilles, exhibant sa casquette retrouvée. Pour beaucoup de Joyeux Pataugas, ce n’est qu’un souvenir, mais pour Estelle, allez savoir si ce n’est pas le symbole des liens noués avec Georgi au fil de ce séjour, nourri à la langue de Shakespeare.

Tous Les Joyeux Pataugas respirent ! ! ! Bogoslov et Georgi aussi et cette fois, le minibus démarre pour de bon.

Direction le Monastère de Batchkovo.

Un nom qui n’évoque absolument rien à la plupart des Joyeux Pataugas.

Et pourtant… Perché dans les Rhodopes de Dobrostan, sur la rive droite de la rivière Tchépélaré, à quelques kilomètres seulement d’Assenovgrad, le monastère est l’un des joyaux spirituels de la Bulgarie. Fondé en 1083 par Grégoire Pakourianos, brillant général géorgien au service de l’empereur byzantin Alexis Iᵉʳ Comnène, il accueillait à ses débuts exclusivement des moines venus de Géorgie. Aujourd’hui encore, il demeure le deuxième plus grand monastère orthodoxe du pays, juste derrière celui de Rila.

Et cela se voit, à l’arrivée de nos Joyeux Pataugas au monastère une heure plus tard : le parking est bondé et les visiteurs affluent de toutes parts.

La montée au monastère s’effectue pianissimo via une large route bitumée, bordée d’une succession ininterrompue d’échoppes en tous genres : icônes, confitures, miel, objets religieux, restauration bulgare… En fait, une traversée de toute la Bulgarie sur une simple bande d’asphalte ! ! !

La petite grimpette fait rapidement comprendre à certains Joyeux Pataugas qu’ils ont eu la main un peu lourde sur leurs couches de vêtements. Les parkas qui semblaient indispensables quelques jours auparavant prennent soudain des allures de sauna ambulant. Pas facile d’accepter que la Sibérie bulgare soit devenue une Côte d’Azur rhodopéenne.

Arrivés aux portes du monastère, Georgi fait une présentation passionnante de son histoire, toujours aussitôt traduite avec talent par Sœur Ralitsa.

Devant l’entrée du Monastère de Batchvovo

Une fois passées les portes, le groupe explose dans toutes les directions comme une envolée de moineaux. Les Joyeux Pataugas papillonnent d’un bâtiment à l’autre. Ils admirent les trois églises du complexe : l’église de l’Assomption, celle des Saints Archanges et, un peu à l’écart, dans un autre partie de l’enceinte, la petite église Saint-Nicolas. Puis se croisent dans le magnifique réfectoire où, parmi les fresques qui couvrent entièrement les murs, sur les plafonds, se déploie l’Arbre de Jessé dans une explosion de couleurs.

Et comme toute visite digne de ce nom mérite sa photo souvenir, tous les Joyeux Pataugas s’immortalisent devant l’église de l’Assomption.

L’église de l’Assomption

Presque tous… car Jacky a mystérieusement disparu ! ! !

Introuvable.

Évaporé.

Volatilisé.

Peut-être parti méditer avec les moines, qui sait ?

Le mystère est là, bien entier.

À la sortie du monastère, une partie de la troupe pousse jusqu’à la petite église Saints-Pierre-et-Paul, perchée un peu plus loin sur les hauteurs, sans oublier de saluer au passage celle de Sainte-Catherine. Les autres préfèrent une activité tout aussi respectable : contempler le paysage assis devant une boisson fraîche.

Quant à Jacky : toujours aucune nouvelle ! ! !

Finalement, Les Joyeux Pataugas se regroupent, redescendent tranquillement vers le minibus, flânant entre les innombrables boutiques. Si certains s’arrêtent devant les souvenirs, quelques-uns, dont les noms resteront soigneusement protégés par le secret pataugassien, poursuivent leur descente en savourant un sandwich à la saucisse bulgare, spécialité locale particulièrement savoureuse, qui ne passe pas inaperçue autour de leur bouche.

Naturellement, un arrêt technique s’impose avant le départ, surtout que Les Joyeux Pataugas connaissent depuis quelques jours l’importance stratégique de la pause pipi lorsqu’une longue route dans un minibus les attend.

Et puis, alors que Les Joyeux Pataugas se rapprochent peu à peu du minibus, un petit miracle se produit : Jacky réapparaît !

Ni perdu dans les dédales du monastère, ni parti faire retraite avec les moines orthodoxes, ni reconverti en marchand d’icônes ou de miel des Rhodopes… non, Jacky a tout simplement pris les devants et rejoint le bus en solitaire.

L’effectif est donc au complet. Nos quatorze Joyeux Pataugas peuvent enfin reprendre la route, direction Kardzhali. Enfin… c’était sans  compter sans le petit coup de chaud de François-Noël qui fait naître beaucoup d’inquiétude chez le reste de la troupe. Installé vers l’avant du minibus, il devient alors l’objet de toutes les attentions. Pour la première fois depuis le début du voyage, les rires s’effacent quelque peu.

Bogoslov prend doucement la route, et Les Joyeux Pataugas veillent discrètement sur l’un des leurs.

Le minibus roule tranquillement vers Kardzhali.

À l’avant, François-Noël alterne les moments de mieux et les moments… un peu moins bien. Disons que son état oscille entre le « couci-couça ».

À l’arrière, en revanche, un autre phénomène, qui s’appelle la faim, prend de l’ampleur. Il faut dire que pendant que certains avaient fait honneur aux fameux sandwiches à la saucisse bulgare, d’autres patientent toujours ! ! ! Résultat : leurs estomacs commencent à jouer un concerto en ré mineur, certes encore inaudible. L’arrêt pique-nique devient inévitable.

Surtout que Les Joyeux Pataugas possèdent encore quelques reliques gastronomiques soigneusement conservées depuis les fameux pique-niques improvisés dans le hall du The Castle Complex de Pamporovo.

Une première tentative de halte est rapidement abandonnée. Le lieu présente un charme… disons… très particulier. Mais, quelques kilomètres plus loin, Bogoslov déniche un endroit plus approprié mais qu’il est difficile de classifier.

Mi-épicerie ? Mi-bar ? Mi-dépot de tout et de rien ? ? ? Un p’tit musée rural ?

Chez Sila (à gauche le Monsieur)

Bref, un établissement que Les Joyeux Pataugas ne parviennent pas à définir avec précision.

Par contre, une chose est certaine, son propriétaire, Sila, est d’une remarquable gentillesse. Comme quoi le bulgare n’est pas si austère… quand il le veut ! ! ! Cet authentique homme des Rhodopes ouvre spontanément ses tables et ses chaises à cette étrange colonie française débarquée.

En quelques minutes, le pique-nique prend forme. Ou plutôt… s’étale ! ! ! Des bocaux apparaissent ici, des sachets là-bas et des quignons de pain en veux-tu en voilà !!! Un vrai puzzle alimentaire enrichi de quelques achats de bouche, sortis de la caverne de Sila !!!

Et bien sûr, tout le monde pioche à droite, à gauche, devant et derrière ! ! !

Une véritable basse-cour gourmande installée au beau milieu de nulle part dans les Rhodopes.

Pendant ce temps, bonne nouvelle, François-Noël, douilletement installé à l’ombre, retrouve progressivement quelques couleurs. Il n’est pas encore disposé pour courir un marathon, mais il rassure la troupe.

Comme devant l’établissement sommeillent plusieurs antiques Lada, les fameuses voitures aux origines soviètiques , imaginez bien que nos Joyeux Pataugas y jettent un coup d’œil. Sila, ravi de leur curiosité, sort alors de son boui-boui et vient raconter quelques souvenirs les concernant. Bien sûr, Sœur Ralitsa, veille et traduit les aventures de ce personnage haut en couleur.

Impossible évidemment de repartir sans immortaliser la scène. Certaines Joyeuses Pataugas osent même la pose sur les capots. Encore une fois, que Caroline se rassure : sa maman Jany n’y a pas dansé le french cancan !!!

Après avoir soigneusement débarrassé les tables, replacé les chaises et rendu les lieux tels qu’à leur arrivée, Les Joyeux Pataugas reprennent place dans le minibus.

Direction… Kardzhali. Mais Kardzhali, au juste, c’est quoi ?

Nichée au cœur des Rhodopes orientales, sur les deux rives de la rivière Arda, la ville de Kardzhali constitue depuis près de trois millénaires un véritable carrefour des civilisations. Thraces, Grecs, Romains, Byzantins, Bulgares et Ottomans, tous y ont laissé leur empreinte !!!

Et aujourd’hui, en ce 20 avril 2026, arrive une nouvelle civilisation : Les Joyeux Pataugas !!!

D’ailleurs les voilà justement qui arrivent… et « INFO POINT » a visé haut pour leur hébergement : le Caesar Palace ! Enfin… presque. Disons plutôt le Caesar 2 Hotel, édition Rhodope, beaucoup moins bling-bling ! ! ! Il est vrai que cette rue du 1er Mai, quartier Veselchane, à Kardzhali n’a pas le glamour du Strip de Las Vegas. Mais peu importe : le tapis rouge, lui, est bel et bien de sortie !

Les chambres sont rapidement investies. Les bagages déposés. Et alors que tout le monde pense pouvoir profiter d’un repos bien mérité, v’là-t’y pas que Sœur Ralitsa propose une randonnée, à quasiment 16 h 00 et en plein cagnard ! ! !

Oui, oui ! ! ! À 16 h 00, en plein cagnard ! ! !

Et ça… Les Joyeux Pataugas, ils n’y sont pas habitués du tout ! ! ! Mais alors, pas du tout, du tout ! ! ! Une randonnée à 16 h 00, en plein cagnard, voilà qui bouleverse des années de traditions dominicales. Surtout que cette rando, dixit Georgi, est une très grosse grimpette, encore jamais faite depuis leur arrivée en terre bulgare ! ! ! Et là, le banc de touche, il a tout de suite été ciré ! ! ! Bien sûr dans le lot figure François-Noël… qui va progressivement mieux !!! Une amélioration qui rassure tout le monde et permet aux Joyeux Pataugas plus téméraires de réintégrer le minibus et de partir pour l’assaut d’une certaine Forteresse de Monyak

Voilà donc nos Joyeux Pataugas, du moins… ce qu’il en reste après l’écrémage volontaire, repartis à bord du fidèle minibus de Borislov. Et selon les informations transmises par Georgi, aussitôt traduites par sœur Ralitsa, le point de départ de cette randonnée ascensionnelle est à environ une quinzaine de minutes, aux abords de la commune de Shiroko pole.

C’est au bout d’un chemin carrossable que le minibus stoppe.

Et c’est parti, mon kiki, pour nos Joyeux Pataugas, tous derrière Georgi, chef de file de cette nouvelle expédition.

L’objectif du jour se nomme Moniak, une ancienne forteresse perchée à 586 mètres d’altitude, bâtie au Moyen Âge pour contrôler le stratégique col de Zhelezni Vrata, passage incontournable des Rhodopes orientales.

Dit comme cela, cela paraît presque raisonnable.

Dans la réalité : ça grimpe ! ! ! Ça grimpe même sérieusement… et en plus çà tape ! ! !Le genre de pente qui oblige les mollets à vraiment pousser. Le plus déconcertant reste que chaque fois qu’un Joyeux Pataugas lève les yeux pour tenter d’apercevoir cette fameuse forteresse… il ne voit absolument rien … sinon que cela ne cesse de monter ! Et si les jambes travaillent en heures supplémentaires, le soleil, lui, tape sans le moindre scrupule sur les casquettes « Info Point », qui en fait, deviennent chèrement acquises.

Mais quel décor !

À chaque lacet, Les Rhodopes offrent de nouveaux panoramas, entre montagnes boisées, vallons verdoyants et vastes nappes d’eau scintillant sous la lumière d’avril.

Puis survient une bifurcation. Un chemin encore plus pierreux qui semble avoir été dessiné pour un troupeau de chèvres, sans chevrier. Georgi prévient aussitôt : ce sera plus ardu.

Lyne observe le terrain. Le terrain observe Lyne.

Après quelques secondes, la décision tombe. D’un commun accord, elle jette l’éponge et lui acquiesce ! ! ! Pascal, en concubin fidèle, décide naturellement de rester à ses côtés. Une pause bien méritée à l’ombre est annoncée. Le reste appartient à leur jardin secret. Encore que batifoler dans Les Rhodopes est une expérience touristique encore absente des guides de voyage ? ? ?

Pendant ce temps, le reste de la troupe poursuit son ascension.

Et toujours pas de forteresse.

Mais soudain… Une vieille tour en ruine surgit entre les arbres. Puis quelques pans de murs. Et d’autres encore. Le mystère s’éclaircit enfin.

Oui, cette puissante Forteresse de Moniak, qui surveillait jadis toute la vallée n’est plus aujourd’hui qu’un tas de murailles éventrées, de pierres éparpillées et de tours que plusieurs siècles ont sérieusement malmenées.

Mais quelle récompense ont malgré tout, nos Joyeux Pataugas, au bout de cette rude grimpette ! ! !

Depuis les hauteurs, leurs regards embrassent l’immense réservoir de Studen Kladenets dont les eaux bleutées s’étalent et serpentent entre les collines des Rhodopes.

Le silence s’installe presque naturellement. Et nos Joyeux Pataugas s’assoient, respirent, contemplent et profitent ! ! !

Encore une fois, la Bulgarie vient de rappeler qu’elle cache bien des trésors à ceux qui veulent grimper un peu. Puis arrive l’instant où tout ce qui est monté doit être redescendu. Et, comme souvent, même si nos Joyeux Pataugas gardent un œil ouvert et un pied assuré sur ce sentier caillouteux, la pente joue cette fois dans leur camp et les kilomètres défilent facilement.

Très vite, le minibus réapparaît.

Lyne et Pascal sont là et affichent des mines particulièrement reposées… presque trop reposées. Mais… n’allons pas imaginer n’importe quoi. Ou alors juste un tout petit peu.

Bogoslov remet le contact : direction le Caesar 2 Hotel pour une douche réparatrice.

Lorsque vient l’heure du dîner, une nouvelle surprise attend Les Joyeux Pataugas.

Cap sur… le Bosphore !

Rassurez-vous immédiatement, amis lecteurs et que Caroline cesse de bondir : Bogoslov n’a nullement l’intention de conduire nos Joyeux Pataugas jusqu’au mythique détroit reliant la mer Noire à la mer de Marmara et séparant l’Europe de l’Asie. Même si Les Joyeux Pataugas ont pris goût à jouer les globes-trotters, un aller-retour jusqu’à Istanbul est un brin ambitieux.

Non, ce soir, le Bosphore est un restaurant turc, qui se trouve tout simplement boulevard 49 à Kardzhali. Nettement moins loin ! ! !

Au Bosphore…

Mais où…

…arrive en fin de repas un coup de théâtre ! ! ! Georgi offre à Estelle un pot de yaourt bulgare. Lui qui parle si peu vient de faire la plus belle déclaration du séjour. Et chez Les Joyeux Pataugas, une certitude s’installe : il y a quelque chose qui fermente… et ce n’est pas seulement le yaourt ❤️🥄🥛💕.

Franck


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Jour 8 – Sofia

Pour ceux qui ont connu les années 70, impossible, ce lundi matin, au réveil des Joyeux Pataugas au Caesar 2 Hotel, de ne pas entendre résonner quelque part dans les Rhodopes la voix d’Esther Galil, et son succès « Le jour se lève » ! ! ! Mais si nos Joyeux Pataugas n’ont pas sauté du lit à cinq heures du matin, cette fois, le jour qui se lève à Kardzhali a son importance.

Une énorme importance même.

C’est aujourd’hui que Les Joyeux Pataugas quittent les Rodhopes et la Bulgarie !!! Et ce soir… c’est le retour en France ! ! ! La patrie ! ! !

Mais avant, Sofia les attend.

Le réveil est donc pour nos Joyeux Pataugas un mélange subtil de nostalgie naissante et d’impatience.

Mais pour l’instant, place au petit-déjeuner. Et là… ! ! ! Comment vous dire… ? ? ?

Nos Joyeux Pataugas découvrent encore un nouveau concept hôtelier. Après l’épisode légendaire du « pas de petit-déjeuner du tout » au Skyler Guest House… à Plovdiv et après les fastes presque royaux du Castle Complex de Pamporovo : voici désormais le petit-déjeuner version… « Pâturage des Rhodopes ».

Une salle de réunion, quelques tasses alignées devant une machine à café, et surtout… sur les tables : du vert ! ! ! Partout du vert. Des concombres. De la salade. Encore de la salade. Des tomates. Des herbes.

En un mot, un p’tit dej pour une convention de végétariens militants.

Même pas un mini-croissant « pamporovien » ! ! !

Pourtant, les brochures touristiques vantent avec enthousiasme les petits-déjeuners bulgares : banitsa croustillante au fromage, mekitsi dorés, milinki moelleux, yaourt bulgare légendaire, gevrek au sésame, saucisses épicées, confitures maison et autres merveilles capables, paraît-il, de conquérir tous les sentiers du monde avant midi.

Manifestement, ce matin, les sentiers du monde, ils peuvent dormir tranquille ! ! ! Et comme par hasard, nos Joyeux Pataugas ne randonnent pas ce matin ! ! !

Votre narrateur, dont le petit-déjeuner constitue une institution sacrée, est totalement dubitatif devant cette salle et le contenu des assiettes. Un instant de réflexion, puis il tourne les talons, officiellement, solennellement et historiquement. Et décrète une grève du petit-déjeuner, laissant les autres Joyeux Pataugas picorer leur ration chlorophyllée. Après tout, les lapins sont très heureux ainsi. En outre, il faut bien puiser des forces, quelque part ! ! !

Car la route vers Sofia va être longue.

Très longue même.

Un peu plus de trois heures de route sont nécessaires pour rejoindre Sofia.

Un dernier grand voyage avec Bogoslov au volant et Georgi en copilote.

Trois heures durant lesquelles les paysages bulgares défilent une dernière fois derrière les vitres du minibus.

Puis, au bout de x kilomètres, apparaît Sofia, antique cité, fondée il y a plus de deux mille ans sous le nom de Serdica par les Thraces. Elle est convoitée ensuite par les Romains, les Byzantins, les Bulgares, les Ottomans et bien d’autres encore. Sofia a vu passer bien des conquérants !!! Imaginez bien, que ce ne sont pas 14 Joyeux Pataugas herbivores, non, 13, qui vont l’impressionner ! ! !

Bogoslov stoppe le minibus au cœur de la ville juste devant la majestueuse cathédrale Saint-Alexandre-Nevski.

Et quelle cathédrale ! Avec ses coupoles dorées qui scintillent sous le soleil bulgare, elle domine fièrement la capitale.

La cathédrale Saint-Alexandre-Nevski

Construite entre 1882 et 1912, elle rend hommage aux soldats russes tombés lors de la guerre russo-turque qui permit la libération de la Bulgarie de la domination ottomane. Avec ses dimensions impressionnantes, elle demeure aujourd’hui l’un des plus grands édifices orthodoxes des Balkans.

Normalement… c’est l’unique visite prévue… au programme. Normalement.

Les Sofiotes assistent alors au phénomène ornithologique bien connu : l’envolée de Joyeux Pataugas ! ! ! Les voilà qui investissent la cathédrale comme un lâcher de pigeons voyageurs et qui disparaissent dans toutes les directions. Certains admirent les icônes. D’autres les lustres. D’autres encore, les fresques. Bref, Les Joyeux Pataugas furettent absolument partout.

Puis, comme par miracle, tout le monde finit par se retrouver à la sortie. Photo-souvenir obligatoire devant l’édifice. Et deuxième séance photo sur la place Alexandre-Nevski devant les grandes lettres touristiques formant le mot « S O F I A ». Car mieux vaut être précautionneux lorsque les années passent et laisser quelques indices photographiques plus que parlants ! ! ! Certains souvenirs prennent parfois la poudre d’escampette plus vite que prévu. Et il serait dommage que dans quelques années certains affirment que cette photo a été prise sur le parking d’un hypermarché en Essonne.

Alors que Bogoslov est censé récupérer tranquillement son groupe au même endroit, Georgi décide une nouvelle fois de bouleverser le programme.

Et voilà Les Joyeux Pataugas embarqués dans une visite accélérée de Sofia. Version Pékin Express… mais sans élimination ! ! ! Mais avec essoufflement garanti.

Le groupe traverse les rues au pas de charge. Les têtes tournent dans tous les sens : à gauche, à droite, devant, derrière. Personne ne veut perdre une miette de Sofia.

Un premier salut rapide est adressé à l’église russe Saint-Nicolas et ses élégants bulbes dorés. À peine le temps de lever les yeux qu’il leur faut déjà repartir… La Galerie nationale des Beaux-Arts apparaît… immédiatement suivie du Palais Royal. Puis encore autre chose, puis une autre…

L’église russe Saint-Nicolas

Les Joyeux Pataugas ne savent plus très bien s’ils visitent Sofia ou s’ils participent à une épreuve de vitesse olympique de tourisme.

À droite surgit le bâtiment de la Présidence de la République. À peine le temps que nos Joyeux Pataugas admirent sa façade que le groupe se retrouve bloqué devant un feu rouge, nez à nez face à l‘Assemblée nationale bulgare ! ! !

Mais béni soit ce temps de repos ! ! ! Nos Joyeux Pataugas reprennent enfin leur souffle, vérifient la présence de chacun et, au cas où, sont prêts à prévenir Caroline en cas de perte de maman ! ! !

Le feu se met au vert et les voilà repartis ! ! !

Les vestiges de l’antique Serdica défilent sous leurs yeux. Deux mille ans d’histoire observés en quelques secondes, alors qu’au loin apparaît la silhouette de la mosquée Bania Bachi, héritage de plusieurs siècles de présence ottomane.

Quant un klaxon retentit ! ! !

Bogoslov est là. Mission récupération réussie.

Les Joyeux Pataugas remontent dans le minibus une dernière fois : direction l’aéroport.

Cette fois, c’est la fin.

Les Rodhopes, les monastères, les forteresses, les pique-niques improbables, les tempêtes de neige, les 4×4 de l’Œil de l’Aigle, le yaourt bulgare entremetteur , les hôtels sans vrais p’tits déj, les serveurs charmeurs et les kilomètres de sentiers rejoignent doucement le grand livre des souvenirs.

Bye bye La Bulgarie.

Merci Bogoslov.

Merci Georgi.

Merci à « INFO POINT »

Merci Sœur Ralitsa ! ! !

Le voyage touche à sa fin… et que Caroline se rassure : Maman est dans l’avion ! ! !

Franck

9,5 km sous les tropiques de Sénart

Boucle en Forêt de Rougeau – 9,5 km – 91280 Saint-Pierre-du-Perray

En ce dimanche 24 mai, coincé dans ce fameux week-end de Pentecôte où personne ne sait plus très bien s’il faut se reposer, travailler ou culpabiliser de se reposer sans travailler, Les Joyeux Pataugas ont tranché : ils vont randonner en Forêt de Sénart. Depuis que le lundi de Pentecôte est devenu « journée de solidarité » en 2004, la France entière fait semblant de comprendre le concept… mais vu les 16 participants du jour, après la peau de chagrin du week-end de l’Ascension dernier, il semble donc que le lundi de Pentecôte est réellement travaillé… enfin pour certaines catégories !!!

Il faut dire aussi que le contexte météo n’est pas celui de dimanche dernier. En l’espace de 48 heures, la France est passée d’un printemps frais et pluvieux à une canicule digne d’un mois d’août. Une chaleur à faire chauffer les gourdes et cuire les mollets à feu doux. Et pourtant, ils sont là, nos vaillants Joyeux Pataugas, prêts à avaler 9,5 kilomètres dans cette Forêt de Sénart. Bon… « avaler » était peut-être optimiste. Disons plutôt : avancer lentement dans une cuisson vapeur collective.

Et puis, cette boucle en Forêt de Sénart n’a rien d’un trek himalayen. Pas de falaises abruptes, pas de pierres assassines… et bien sûr, pas de chèvres sherpas. Mais de longues allées, de l’ombre, des chemins sages comme sait le proposer ce poumon vert de 3000 hectares. Mais quand la sueur vous transforme en fontaine humaine dès les premiers mètres, même une très infime pente devient une ascension de l’Everest… du moins pour nos Joyeux Pataugas !!!

Quelques nouvelles têtes sont venues gonfler les rangs : Sabrina, Aurélie et Frédéric, fils d’une Joyeuse Pataugas des premières heures. Et Dieu sait que cela remonte !!! Et oui, le temps passe !!!

Le point de rendez-vous

Et pour mener cette équipée dominicale : Ralitsa, la Bulgare ! Une meneuse énergique, imperturbable face aux températures, qui, dès 9 h 30, lance la troupe d’un pas décidé sur un PR avant de bifurquer rapidement vers la longue ligne droite de la Route forestière de l’Inspecteur.

Mais soudain, surprise ! Ralitsa embarque la troupe sur une sente à droite longeant le ru au doux nom de « Ravin du Gouffre ». Un nom prometteur, presque dramatique, qui évoquait des abîmes vertigineux… alors qu’en réalité, le plus grand danger du jour reste l’insolation.

Objectif : le point de vue du Four à Chaux. Et bien sûr, incontournable tradition : la photo de groupe. Celle-ci fut gentiment prise par un magnifique Apollon d’ébène surgissant providentiellement dans le paysage. Un instant qui fit grimper la température de plusieurs degrés supplémentaires chez certaines Joyeuses Pataugas. Heureusement pour la stabilité générale, le bel inconnu ne s’attarde pas. Le groupe peut donc repartir… avec malgré tout, un surplus de transpiration du côté féminin.

Les Joyeux Pataugas du jour

Quelques foulées plus loin surgit alors le fameux Pavillon Royal de la Forêt de Sénart. Ce petit bijou historique, construit au XVIIIᵉ siècle pour les chasses royales, permettait jadis aux nobles de venir poursuivre cerfs et sangliers avec élégance, perruque poudrée au vent et fesses bien calées sur leurs chevaux. Aujourd’hui, les seuls êtres traqués dans la forêt étaient surtout Les Joyeux Pataugas cherchant désespérément un coin d’ombre et une brise imaginaire.

Le Palais Royal

Puis vinrent l’Allée Bourette, la Route des Écuyers, puis celle du Petit Cavalier. Écuyers, cavaliers… décidément, cette Forêt de Sénart respire le monde du cheval. De quoi donner envie d’être en selle plutôt qu’en godillots de randonnée. Pendant que les anciens aristocrates galopaient jadis avec panache, nos Joyeux Pataugas, eux, avancent à pied, ruisselants, en regrettant presque le temps maussade du dimanche précédent. Car chez Les Joyeux Pataugas, il existe une tradition immuable : quand il pleut, on râle contre la pluie ; quand il fait beau, on râle contre la chaleur.

Et soudain, la Route de Traverse apparait. Et avec elle, cette odeur si particulière de fin de randonnée. Celle où les jambes deviennent lourdes, où les gourdes sont vides, où chacun commence déjà à rêver d’un p’tit apéro frais et d’une chaise.

Encore une sortie au compteur pour Les Joyeux Pataugas. Encore quelques litres de sueur abandonnés dans la Forêt de Sénart. Et encore une preuve éclatante qu’entre canicule, jours fériés semi-travaillés et chemins cavaliers, ils trouvent toujours une excellente raison… de marcher malgré tout.

A dimanche…

Franck

Drôles de Dames…

Les Bordes et étangs de Cannes-Ecluses – 10 km – 77130 Cannes-Ecluses

Ce dimanche 17 mai, tandis que la France entière semble avoir pris la poudre d’escampette pour le pont de l’Ascension, une poignée d’irréductibles Joyeux Pataugas décide malgré tout de braver cette désertion et les éléments météorologiques.

Au sommet de cette organisation de haute précision : Pascaline, pour son unique apparition exceptionnelle de l’année en tant que cheffe de file. À ses côtés : Monique, Ralitsa, Noelle… et Stéphane, seul représentant masculin de l’expédition.

On frôle alors le remake parfait de la série télévisée américaine Drôles de Dames ( Charlie’s Angels) mais version randonnée pédestre… à un détail près : elles sont quatre au lieu de trois. Une édition collector, en quelque sorte !!!

Quant à Stéphane, impossible de lui attribuer le rôle du mystérieux Charlie Townsend, il hérite naturellement du costume de John Bosley le fidèle assistant.

L’aventure démarre sous un ciel menaçant, avec ce petit crachin sournois qui ne mouille jamais officiellement mais finit toujours par mouiller. Les étangs de Cannes-Écluse offrent alors un décor grandiose : eau grise, arbres penchés, chemins glissants et silence quasi mystique, seulement interrompu par quelques oiseaux et le bruit très élégant de chaussures s’enfonçant dans un sol humide.

Rapidement, l’expédition prit des allures d’enquête secrète.

Les cinq agents progressent le long des étangs tels de fins limiers, où même les hérons semblent observer ce commando avec une certaine perplexité.

L’absence du reste du groupe donne d’ailleurs à cette randonnée un parfum particulier. Est-ce vraiment le pont de l’Ascension qui a vidé les rangs ? Ou bien la météo a-t-elle découragé les moins téméraires ? Le mystère demeure entier. Une enquête que Charlie va probablement classer dans le dossier « affaires non résolues ».

Mais les cinq résistent.

Ils avancent avec panache entre les étangs, défiant les nuages, les chemins collants et les prévisions pessimistes. Et comme souvent dans les grandes aventures, le mauvais temps finit presque par devenir un compagnon de route. Les blagues circulent plus vite que les rayons de soleil, la pause prend des allures de conseils stratégiques, et chaque kilomètre leur donne l’impression délicieuse d’être les derniers survivants d’une mission impossible des Joyeux Pataugas.

Puis vint la fin de l’épopée.

Pas d’explosion hollywoodienne. Pas de poursuite automobile spectaculaire… quoique. Lorsque l’escouade croise quelques antiques 2 CV Citroën près des étangs, il s’en fallut de peu que Pascaline se jette au volant d’une Deuche brinquebalante, embarquant avec elle une Monique tentant de consulter une carte routière pliée en dix-sept, une Ralitsa cramponnée à la portière dans les virages et une Noëlle allongée sur la capote, scrutant tant bien que mal l’horizon !!! Quant à Bosley-Stéphane, il tente héroïquement de s’accrocher à l’attache caravane !!!

Mais non, seulement cinq silhouettes courageuses perdues entre les roseaux, les chemins détrempés et les canards manifestement étonnés de voir encore des humains un dimanche pareil. Cinq marcheurs un peu humides, légèrement crottés, mais victorieux des étangs de Cannes-Écluse.

A dimanche…

Franck

Il ne pleut pas, Audrey…

La Ronde autour du château de Saussay – 11 km – 91610 Ballancourt-sur-Essonne

Il ne pleut pas, Audrey,
Sort Les Joyeux Pataugas,
Sous le ciel de Saussay
Peu importe, s’il y a arrosage.

Autour du vieux château,
les sentiers n’y sont pas noyés,
Et, les joyeux costauds
Continuent d’avancer.


Il ne pleut pas, Audrey,
Ainsi personne ne cale,
Point de gouttes serrées
La troupe se régale !

La ronde de Saussay
Traverse bois et pierres,
Entre chemins et haies
Dans une odeur de terre.

Le temps fait des grimaces
Mais les capuches sont délaissées
Pas de pluie pour Les Joyeux Pataugas
Les peurs des uns et des autres les font rigoler.


Il ne pleut pas, Audrey,
Guide nos Joyeux Pataugas,
Avec ton pas décidé
Fais exulter leur grâce !

Au détour du château,
Près des grands marronniers,
Ils entendent les oiseaux
Et, ils sont enchantés.

Les bâtons dans le sentier
Battent un drôle de pas,
Et chacun d’eux avoue :
“C’est bon d’être un Joyeux Pataugas !”

Puis vient enfin la halte,
Où la, c’est magique.
Tous chantent à la cantate,
«Un joyeux anniversaire, Dominique. »

Il n’a pas plu, Audrey,
Quelle belle randonnée !
À Saussay sans la pluie,
Tous Les Joyeux Pataugas ont marché avec envie ! ! !

Franck

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Une chasse aux œufs pour un p’tit tour aux deux tours…

Un p’tit tour aux deux tours – 10 km – 77920 Samois-sur-Seine

En ce dimanche de Pâques du 5 avril, Les Joyeux Pataugas n’ont qu’une idée en tête : partir à la chasse… mais pas n’importe laquelle. Une chasse aux œufs version 10 km, baptisée trompeusement « Un p’tit tour aux deux tours ». À la baguette, Jacky, grand ordonnateur de cette traque chocolatée déguisée en randonnée.

Tout commence au parc de stationnement de La Samoisienne, rue de la Libération, à Samois-sur-Seine. Les sacs sont ajustés, les chaussures lacées, et chacun guette déjà du coin de l’œil le moindre muret suspect, convaincu qu’un œuf malin pourrait s’y cacher.

Rue du Bas-Samois

La descente vers le Bas-Samois s’amorce tranquillement… mais soudain, halte stratégique au vieux lavoir. Évidemment. Comment passer devant un tel monument sans suspecter une opération clandestine des cloches de Pâques ? Les regards plongent dans les pierres humides, longent les rebords moussus, inspectent les coins avec un sérieux quasi scientifique. Finalement, rien de concret…

Rassasiés… uniquement de soupçons, Les Joyeux Pataugas reprennent leur progression vers le Bas-Samois, comme une troupe de détectives chocolatés bredouilles, mais motivés.

Et justement, le Bas-Samois les accueille avec une atmosphère chargée d’histoire, flottant dans l’air comme un parfum de cacao. Ici, dans les années 50, Django Reinhardt avait posé ses guitares et sa famille. Et aujourd’hui encore, son esprit semble planer… peut-être en train de cacher des œufs en rythme, entre deux accords de jazz.

Arrivés sur les bords de Seine, les regards deviennent stratégiques. La passerelle vers l’île du Berceau est franchie avec la concentration d’une expédition archéologique. L’île, accessible via le quai Franklin Roosevelt et ses ponts au-dessus de l’Avau Terre, a connu les grandes heures du Festival Django Reinhardt entre 1983 et 2015. Aujourd’hui déplacé au Château de Fontainebleau, le festival a laissé derrière lui une aura… et, qui sait peut-être quelques œufs oubliés dans un coin depuis la dernière crue. Les Joyeux Pataugas avancent donc prudemment, scrutant racines, troncs et recoins, persuadés que la Seine elle-même pourrait recracher une surprise en chocolat.

La passerelle pour l’Ile du Berceau ( à gauche la Seine, à droite l’Avau Terre)

Retour sur le bitume, le long du Quai des Plâtreries. L’ambiance est studieuse : chaque pas peut révéler un trésor. Mais voilà que surgit le mythique escalier de la Montée de Thérouanne. Une épreuve digne des plus grandes chasses aux œufs, où chaque marche semble tester la détermination des chercheurs. Certains imaginent déjà un œuf géant au sommet, d’autres espèrent au moins un lapin en guimauve pour justifier l’effort.

Puis vient la jonction des sentiers Denecourt 13/15, véritable zigzag forestier, qui va emmener nos Joyeux Pataugas sur le Rocher Cassepot. Enfin, la première des deux tours apparaît : la Tour Denecourt. Perchée à 136 mètres d’altitude, anciennement Fort l’Empereur, elle domine les environs avec une certaine majesté… et un potentiel évident de cachette idéale. Certains Joyeux Pataugas, prudents ou économes en énergie, restent en bas à fouiller les abords, persuadés que le chocolat se mérite, mais pas trop non plus. D’autres, plus téméraires, grimpent jusqu’en haut, convaincus que les cloches de Pâques ont forcément laissé leur butin en hauteur. En redescendant, les mines sont partagées : mystère entretenu, indices introuvables, ou simple gourmandise déjà satisfaite en douce ?

La Tour Denecourt

La chasse continue sur le sentier bleu Denecourt 13, en zigzaguant comme un lapin chassé. Chaque virage est une promesse, chaque racine une possible cachette. Et soudain, la deuxième tour du « p’tit tour » surgit : la Tour de Samois. Aussi appelée tour Hébert ou tour de l’Observatoire, elle trône, abandonnée et interdite d’accès, comme un coffre au trésor fermé à double tour.

La Tour de Samois

Frustration générale : impossible de vérifier si le gros lot s’y cache. Mais les regards se reportent aussitôt au pied de la tour… et là, révélation inattendue.

Pas d’œufs. Pas de lapin. Mais le cul des voitures.

Fin de la quête !!!

Heureusement, toute bonne chasse aux œufs se termine par une récompense. Et quelle récompense ! Troisième mi-temps hautement calorique : trois gâteaux surgissent comme par magie, accompagnés de champagne. Finalement, Les Joyeux Pataugas n’ont peut-être pas trouvé d’œufs en chemin… mais ils ont clairement trouvé mieux à l’arrivée. Une chasse réussie, à défaut d’être traditionnelle, mais parfaitement dans l’esprit de Pâques : chercher beaucoup, rire souvent, et surtout… retrouver les calories perdues à la fin.

Un p’tit dessert aux trois gâteaux !!!

À dimanche…

Franck

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Aller plus haut…

De la Grange au Bois au Câble C1 – 11,5 km – 91330 Yerres

Ce 29 mars, Les Joyeux Pataugas décident de redéfinir l’expression « randonnée ». En petit comité, mais avec un enthousiasme digne d’un orchestre symphonique de rires et de pas sautillants, ils attaquent un tracé de 11,5 km qui va les emmener… où l’air devient plus frais, et les jambes plus légères.

Dès le départ, chaque pas semble fredonner les paroles de Tina Arena « Aller plus haut… » et, de fait, nos Joyeux Pataugas adoptent cette maxime comme mantra. La longue Allée de Thésée s’égrène, les talons frappent le sol au rythme d’un concerto imaginaire, et les poumons chantent presque en duo : chaque souffle est un couplet, chaque respiration un refrain… et déjà, il se murmure en Forêt Domaniale de La Grange, qu’un écureuil a battu la mesure avec sa queue ce dimanche là.

Mais c’est en plein cœur urbain, à Valenton, que l’aventure prend tout son swing : le Câble C1 surgit, premier téléphérique urbain d’Île-de-France, éclatant comme un solo de trompette qui fait danser les immeubles et battre le bitume. Les Joyeux Pataugas, habitués à gravir des collines à la force des mollets, ont vu là un défi suspendu dans les airs, un frisson qui flirte avec l’idée de voler…

« Allez plus haut… », murmure le câble, séduisant chaque Joyeux Pataugas comme un aimant irrésistible. Impossible de résister : en un clin d’œil, ils s’engouffrent dans le téléphérique… avec le sourire, malgré le petit détail qui pique un peu le portefeuille : ce délicieux “Aller plus haut” leur coûtant la modique somme de 2,05 euros par personne. Comme quoi, la hauteur a toujours un prix !

Sur le trajet aérien, le panorama se déploie comme un tapis magique : toits, rues, arbres en miniature, et une ribambelle de passants qui, sans le savoir, assistent à une chorégraphie aérienne des Joyeux Pataugas. Chaque clic d’appareil photo, chaque éclat de rire se mêle à la mélodie de la chanson « Aller plus haut… », et plus haut encore, jusqu’à ce que les esprits soient légers, les cœurs pétillants… et que les pieds et mollets, eux, poussent un soupir de contentement, savourant secrètement les kilomètres épargnés.

À l’atterrissage, à la station « La Végétale » de Limeil-Brévannes, finis les fesses en l’air et les doigts de pieds en éventail, la randonnée reprend son cours. Les Joyeux Pataugas sentent déjà leurs pieds protester et leurs mollets murmurer des complaintes, mais qu’importe : la traversée du Bois de Granville et le retour en Forêt Domaniale de La Grange les attendent.

Et lorsque le dernier pas s’aligne sur l’Allée Royale et que le parking du Stade Léo-Lagrange à Yerres, point de départ et point d’arrivée, se profile à l’horizon, chaque Joyeux Pataugas sait qu’il n’a pas seulement dompté un tracé de 11,5 km, mais qu’il a aussi grignoté un petit morceau de ciel.

Une randonnée suspendue, où rires, mollets et souffle en fête se mêlent à une musique intérieure pleine de plaisirs, un nouvel exploit joyeux à raconter, à chanter… et à refaire sans modération.

À dimanche

Franck

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10 km pour une rando…

Quelque part autour de Boissise-La-Bertrand, 10 km, 77350 Boissise-La-Bertrand


Dix kilomètres pour une rando,
Sylvie en maestro,
Les Joyeux Pataugas avancent ensemble,
Ce dimanche les rassemble.
Dix kilomètres pour une rando,
Le sac sur le dos,
Le cœur léger et libre,
Sous leurs pas, chaque sentier vibre.

Les Joyeux Pataugas marchent sur les bords de Seine,
Même l'air frais ne les freine.
Les prémices du printemps sont là, les arbres se réveillent,
Et chacun de leurs pas devient merveille.

Le Barrage de Vives Eaux scintille sous le ciel,
Les reflets de l’eau sont d'un bleu presque irréel,
Par le chemin des Loups, ils traversent le Bois-Les-Joies,
En Forêt de Bréviande, chacun est sur la bonne voie.

Dix kilomètres pour une rando,
Sylvie en maestro,
Les Joyeux Pataugas avancent ensemble,
Ce dimanche les rassemble.
Dix kilomètres pour une rando,
Le sac sur le dos,
Le cœur léger et libre,
Sous leurs pas, chaque sentier vibre.

Le menhir du Grand Berger se dresse devant eux,
Témoin du temps, mystère silencieux,
Le Bois du Bel Air les enveloppe,
Et voilà, qu'avec les mares, ils se télescopent.

Puis, ils retrouvent enfin les bords de Seine,
L’allée des Platanes les ramène à la scène,
L'air frais sur leurs visages les a fait rougir,
Les Joyeux Pataugas, heureux, prêts à en finir.

Et quand le cul des voitures approche,
Leur joie éclate, est en vue la cantoche.

Dix kilomètres pour une rando,
Sylvie en maestro,
Les Joyeux Pataugas avancent ensemble,
Ce dimanche les rassemble.
Dix kilomètres pour une rando,
Le sac sur le dos,
Le cœur léger et libre,
Sous leurs pas, chaque sentier vibre.

Et sur les bords de Seine, ils s'asseyent, ils rient,
Le pique-nique est là, et ces "10 km pour une rando" sont réussis.

Franck (inspiré par la chanson de Patrick Fiori « 4 mots sur un piano »)

Les Joyeux Pataugas fêtent les femmes en pays Thaï…

« Sur les Sentiers autour du Wat Thammapathip », 10 km, Moissy-Cramayel (77550)

Ce dimanche 8 mars, journée de la femme, la ville de Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne est secouée par un phénomène que les historiens locaux vont prochainement appeler dans les annales de la cité : la marche triomphale des Joyeuses Pataugas. Car dès leurs arrivées, sur le sol moisséen et leurs premiers pas, le sentier du Parc des Mailettes tremble sous la cadence de leurs chaussures, unissant puissance, panache et… bien sûr, une bonne dose de bavardages épiques. À noter, le renfort de deux nouvelles silhouettes féminines en la présence de Marie-Françoise et Sophie. Et cela sous un brouillard au couteau, donnant aux arbres éparpillés et aux buissons, des silhouettes fantomatiques, comme pour saluer l’audace des marcheuses. À noter la présence courageuse de quelques valeureux messieurs qui emboîtent le pas de nos héroïnes du jour, oscillant entre admiration et tentative désespérée de suivre le rythme imposé.

Puis vient la mythique Passerelle de la Boudeuse, ce pont qui, en d’autres temps, inspire à mille caprices. Mais allez savoir pourquoi, en ce glorieux 8 mars, journée de la femme, aucune Joyeuse Pataugas ne daigne bouder. Au contraire, elles envahissent la passerelle comme une armée de conquérantes rieuses, défiant la gravité et la réputation du lieu. Les quelques Joyeux Pataugas du genre masculin, les regardent, ébahis !!! Et à leur tour, mais avec beaucoup de prudence, ils s’avancent sur la passerelle, la mine partagée entre fierté et crainte, tentant de ne pas perdre l’équilibre ni leur dignité.

Après avoir conquis la Passerelle de la Boudeuse, Les Joyeuses Pataugas reprennent leur marche, se lançant avec audace dans des dédales de rues moiséennes… avec toujours une gente masculine qui s’efforce de suivre.

Comme pour honorer Les Joyeuses Pataugas, la ville elle-même, se courbe devant leur passage, les pavés et trottoirs semblent se plier sous l’énergie de leurs pas, tandis que chaque carrefour devient un podium improvisé où éclatent leurs grâces. C’est un véritable cortège féminin, digne de célébrer cette journée de la femme : chaque foulée était un hommage à la force, à l’audace et à l’irrésistible esprit féminin !!!

À mesure que le groupe s’approche du Parc de l’Arboretum, la ville laisse place à la nature, les immeubles cédant doucement la place aux arbres soigneusement agencés, aux allées sinueuses et aux massifs fleuris. L’arboretum, œuvre paysagère signée ECT, s’ouvre devant les Joyeuses Pataugas comme un écrin : un lieu où la marche devient flânerie, où chaque recoin invitait à la contemplation, tout en offrant aux héroïnes de la journée un décor digne de leur triomphe. Les arbres, complices silencieux, semblent applaudir chaque pas, tandis que les rayons de soleil naissants, jouent dans les feuillages, comme pour célébrer encore une fois la gloire et la joie des femmes en ce 8 mars.

Le clou de cette épopée se dessine enfin à l’horizon : le Wat Thammapathip, pagode thaïlandaise et joyau spirituel, surgissant tel un palais de mille et une statues. À mesure que le brouillard se dissipe, le soleil fait son apparition, caressant les dorures et illuminant les 400 statues de Bouddha d’une lumière éclatante. L’atmosphère change, passant du mystère à la clarté triomphale, et où nos Joyeuses Pataugas, conquérantes et rayonnantes, avancent comme des reines sur un domaine sacré.

Puis vint l’heure du festin. Adieu pique-nique improvisé au cul des voitures ! Les stands de street food thaïlandaise proposent un banquet digne d’un palais royal : pad thaï fumant, curry au parfum envoûtant, brochettes exotiques et douceurs sucrées. Les Joyeuses Pataugas, dévorent leurs assiettes débordantes, transformant chaque bouchée en une démonstration de voracité féminine !!!

Ainsi, le 8 mars à Moissy-Cramayel, Les Joyeuses Pataugas élevèrent la randonnée au rang de légende. Elles mêlèrent audace et humour, spiritualité et gastronomie, transformant un simple dimanche en une odyssée inoubliable. Les statues de Bouddha, spectatrices silencieuses et complices involontaires, garderont à jamais le souvenir de ce dimanche 8 mars 2026, journée où Les Joyeuses Pataugas et toutes les randonneuses du monde, furent glorifiées, admirées, et, surtout, irrésistiblement respectées.

À dimanche…

Franck

PS : Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir leur culture sur Moissy-Cramayel et consorts, nul besoin de faire appel à Google : le compte rendu du 6 novembre 2022 de Jacqueline vous tend les bras. Et profiter du petit clin d’œil de notre cher Joyeux Pataugas, Patrick, parti trop tôt l’été dernier… nous savons qu’il veille avec Marie sur nos péripéties depuis les cieux (ou au moins depuis le coin le plus confortable du paradis des randonneurs).https://lesjoyeuxpataugas.fr/2022/11/06/de-larboretum-a-la-pagode/

La folle épopée de popotins en forêt bellifontaine

De la mare aux Evées au Rocher Canon, 8 km, 77300 Fontainebleau

Ah, ce dimanche 1ᵉʳ mars, encore une randonnée épique à marquer d’une pierre blanche pour les popotins des Joyeux Pataugas ! Dès le départ, au parking de l’Épine Foreuse, la scène est digne d’un feuilleton à suspense. Les arrière-trains de nos deux tourtereaux, Jany et François-Noël, arrivent avec 30 minutes de retard. Pas grave, Audrey, la cheffe de file intrépide, n’attend pas une seconde ! Dès leur arrivée, son postérieur prend les devants et file à toute vitesse, emportant avec lui pas moins de 25 autres paires de fesses, dont celle de la recrue du jour, Sandra, prête à découvrir les merveilles de la forêt bellifontaine.

Face à la Mare aux Evées

Le cap est donné : direction la Mare aux Évées, un site d’une beauté historique qui n’a rien d’une simple flaque d’eau ! Non, cette mare, qui a longtemps été un marécage, est le fruit de l’ingénierie d’exception d’Achille Marier de Bois d’Hyver, entre 1833 et 1835. Imaginez : 29 km de fossés rayonnants et une cuvette de 70 mètres de diamètre et 2 mètres de profondeur, capable de stocker près de 12 000 m³ d’eau ! De quoi impressionner n’importe quel popotin de nos Joyeux Pataugas, même les plus resquilleurs, qui, cette fois-ci, ont eu la sagesse de ne pas couper à travers bois ! La Mare aux Évées, avec sa richesse historique et écologique, mérite qu’on lui accorde toute l’attention qu’elle mérite. C’est un véritable havre de biodiversité qui a servi de poumon à la région, tout en étant un modèle de l’ingénierie forestière du XIXᵉ siècle.

La Mare aux Evées

Après cet arrêt, nos popotins prennent La Route de la Table du Roi, après avoir dragué celles de Dammarie et du Lancer, pour arriver sur le site du Rocher Canon. Si la forêt de Fontainebleau est connue pour ses bonsaïs naturels, celui du Rocher Canon est un chêne d’un âge vénérable, modelé par les éléments et, sans doute, par les innombrables pieds d’autres fessiers de marcheurs qui l’ont observé au fil des années.

Le Bonzaï du Rocher Canon

Mais l’aventure ne s’arrête pas là ! Le groupe poursuit son chemin sur le sentier bleu Denecourt nᵒ 12. Ah, les sentiers bleus de notre illustre sylvain ! Inusable devait être son marker bleu !!! Et sur les mythiques p’tits traits bleus, les popotins des Joyeux Pataugas vont s’en donner à cœur joie, en traversant le chaos rocheux du Rocher Canon. Ça grimpe, ça descend, ça enjambe, ça roule, ça vire… En un mot, c’est la danse des popotins, amis lecteurs ! Le Rocher Canon est un vrai dance floor aux montagnes russes pour eux.

Le sentier bleu Denecourt n°12 sur le chaos rocheux du Rocher Canon

Mais attention, tout a une fin, car une fois arrivés au carrefour des Routes Turbigo, du Sanglier et celle de La Femme, le sentier bleu est abandonné. Exit la libération et l’émancipation des popotins des Joyeux Pataugas, exit le « twerk » (*), imposé par le Denecourt !!! Là, avec des sentiers plus lisses, pour regagner le cul des voitures, plus de déhanchements sauvages, de fesses qui se balancent au rythme du chaos rocheux, la nature reprend son calme. Les hanches, qui se décomposaient en une danse effrénée à chaque passage escarpé, retrouvent une certaine rigidité. Le terrain plat ordonne un silence aux mouvements, où les popotins, bien qu’encore en marche, se contentent désormais d’une simple ondulation. Qui, malgré tout, vont avaler l’une après l’autre les routes de Chailly, du Nord, de l’Entrainement, et même de Palestro !!! Les derrières des Joyeux Pataugas n’ont aucune limite, ils sont de redoutables machines à marche !

Route du Sanglier

Et bien sûr, pour clôturer ce périple, vient l’incontournable pique-nique des Joyeux Pataugas ! Cette fois, c’est Laurence qui a fait fort, en apportant sa fameuse terrine de « Bambi » (une vraie œuvre culinaire, sans même parler de la provenance !). Eh bien entendu, quelques bouteilles circulent aussi, amenées par Gilles, Jany, François-Noël, Stéphane et Pascaline (la liste, là, est exhaustive !!!) qui, visiblement, avaient eu l’idée géniale de remplir leurs sacs.

L’instant « tout autre genre d’aventure »

Un tout autre genre d’aventure pour les popotins des Joyeux Pataugas, bien assis, bien confortablement installés, qui, à coups de quignons de pain et de gorgées modérées de vin, tombent dans une quiétude joyeuse loin des déhanchements rocheux !

À dimanche prochain pour une nouvelle folle aventure de fesses !

Franck

(*) Le twerk est une danse qui consiste à s’accroupir, le torse penché, et à bouger les hanches vers l’avant, vers l’arrière et sur les côtés de manière dynamique.

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Brie-Comte-Robert : un pas en ville, l’autre autour

Brie-Comte-Robert : un pas en ville, l’autre autour, 9 km, 77170 Brie-Comte-Robert

Ce 8 février 2025, sur le parking Blaise Pascal à Brie-Comte-Robert, une scène se dessine : des têtes connues, des sourires rayonnants, et… des gens qui n’ont rien à voir avec des disciples de Blaise Pascal ! Oubliez les traités de philosophie ou les discussions théologiques, ici, c’est tout autre chose : c’est le point de rendez-vous de la randonnée dominicale des Joyeux Pataugas, avec en prime, le retour de la Gwada du groupe, Marie-Claude, après plus d’un an d’absence et… une tentative de retour dimanche dernier !!!

La troupe est là, prête pour les 9 km, concoctés par Ralitsa, l’accompagnatrice du jour. Une Bulgare douce comme une mélodie et déterminée comme une sonate bien structurée. Professeur de piano de son état, elle maîtrise autant les touches noires et blanches que les tracés. Une vraie cheffe d’orchestre sur les sentiers, prête à diriger la troupe comme une fugue de Beethoven !

Top départ du Parking Blaise Pascal

Le thème du jour : « Brie-Comte-Robert, un pas en ville, l’autre autour ». Et pour une fois, cela va parfaitement coller à la réalité. En effet, le premier pas des Joyeux Pataugas se fait autour, avec ce chemin d’Yverny, offrant à la troupe un premier contact avec la nature environnante. S’ensuit, le pas en ville, avec la rue du Moulin à Vent, avant qu’un pas autour, ils bifurquent vers le Parc François Mitterrand. Et avant même de s’en rendre compte, avec toujours le pas autour, voilà Les Joyeux Pataugas sur une sente… qui ressemble à s’y méprendre à un chemin de ronde. Manque plus que les chevaliers en armure qui surgissent des buissons. Rue Victor Hugo, les voilà de nouveau le pas dedans, pour ensuite, déambuler à travers un dédale de rues, qui les amènent Rue du Vieux Chemin de Grégy et rue du Tir. Ne cherchez pas à comprendre ce que Les Joyeux Pataugas vont « tirer », ils risquent de vous surprendre !

Via la Place des Minimes, ils gagnent l’Église Saint-Etienne, lui adressent un clin d’œil et sont à deux doigts d’entonner, haut et fort :

"Allez !!! 
Qui c’est les plus forts ?!
Evidemment, c’est les Joyeux Pataugas !
Nous, on a de bons mollets et la gouaille en verve !!!
On va marcher, ça c’est juré !!!
Allez !!!"

Imaginez bien, qu’un peu plus loin, leur entrée sur la place du marché, entre les étals colorés, ne serait pas passée inaperçue. Après tout, ce sont Les Joyeux Pataugas !!! Donc pas de place pour la discrétion.

Arrive le clou du spectacle de la randonnée : le vieux château médiéval de Brie-Comte-Robert, qui se dresse fièrement comme un témoin des siècles passés. Édifié au XIIᵉ siècle, par le Comte Robert Iᵉʳ de Dreux, il est devenu monument historique en 1925. Pas meilleur lieu majestueux pour Les Joyeux Pataugas pour leur traditionnelle pause banane.

Le « vieux » château de Brie-Comte-Robert

Requinqués, le retour se fait, par la rue de Cossigny avant que Les Joyeux Pataugas empruntent à leur droite le chemin des Roses. Et là, c’est une véritable immersion dans l’histoire : un chemin devenu promenade, qui emprunte l’ancien tracé du chemin de fer qui desservait Brie-Comte-Robert, chargé de l’histoire de la rose, cette fleur qui a marqué la cité. Après avoir été un axe commercial pour les roses envoyées à Paris, le chemin s’est transformé en un espace naturel et écologique, parfait pour flâner.

Le Chemin des Roses

C’est presque un pas autour que par le chemin des Justices, ils regagnent le parking. Mais bien sûr, il n’est pas question de déroger à la traditionnelle photo de groupe, alors totalement le pas autour, ils s’y collent, devant un étang, avec une ribambelle de canards comme spectateurs.

Une matinée pleine de découvertes, d’histoire, de rires et de pas autour et dedans… et de dedans, autour !!! Voilà le quotidien dominical d’un Joyeux Pataugas, toujours prêt à rendre chaque matinée inoubliable !

Franck

Quand les Joyeux Pataugas prennent le turf…

« Galop d’essai autour de la Solle », 10 km, 77300 Fontainebleau

Ce dimanche 1ᵉʳ février, la fine équipe des Joyeux Pataugas se lance dans une nouvelle aventure, joyeusement baptisée « Galop d’essai autour de la Solle ». Le ciel, gris et chargé de nuages, annonce une météo bien bretonne. Pour tout vous dire, un crachin persistant n’a cessé de rafraîchir les capes de pluie des Joyeux Pataugas. Elles ont été aussi brillantes et colorées que les casaques des jockeys au départ d’un tiercé. La course commença, non pas sous l’arc de triomphe, mais au parking de l’esplanade du Cabaret Masson, au pied de l’hippodrome de la Solle à Fontainebleau. Ce lieu, qui doit son nom à la buvette installée lors des manœuvres militaires, prend alors des allures de stalles de départ. Les pur-sangs sont ici, non pas à quatre pattes, mais a deux pattes : des jambes humaines bien décidées à en découdre pour 11 km de piste lourde et détrempée. Mais hélas, pas de bookmakers pour relever la cote de la pouliche Audrey, qui comme favorite, prend la tête de peloton, avec, derrière elle, une joyeuse horde, emmitouflée dans ses casaques de pluie.

Le départ donné, la troupe se retrouve vite sur la ligne droite de la Route du Luxembourg. Puis, après une courte virée sur la Route de l’Union, elle se resserre à droite pour attaquer le lieu-dit les Hauteurs de la Solle. Son pentu, aussi tenace qu’un pari mal engagé, se fait vite sentir, et les Joyeux Pataugas, telle une horde de chevaux de trait un peu paresseux, voient leurs encolures se plier sous l’effort. En haut, arrive un des mythiques champs de courses bleus chers à Monsieur Denecourt, c’est le numéro 4. Et mieux vaut aux jarrets des Joyeux Pataugas de s’ancrer… et espérer que le maréchal-ferrant les a bien ferrés, vu le sol glissant. Puis voilà que devant leurs sabots, surgissent La Mare aux Ligueurs, suivie de la Fontaine Sanguinede. C’est là que notre casaque grise, trempée par les intempéries, avec sa crinière blanche dégarnie, fait alors l’éloge de ces endroits mythiques de la Forêt Bellifontaine devant une assemblée de Joyeux Pataugas, aux naseaux suintants.

Via la Route 136, Les Joyeux Pataugas prennent la direction de la Route des Hauteurs de la Solle, un tronçon bien moins glissant grâce à son asphalte. Sur le bitume, même sans fers, ils semblent retrouver un peu d’allant, et, tel un vent de fraîcheur, sans pour autant se laisser aller à un galop démesuré. Mais l’humidité qu’ils ont sellé avec eux, les pousse au décrochage. Oust le steeple-chase de 11 km, prévu initialement, et go pour un trot allégé avec la Route Tournante des Points de Vues du Rocher Cassepot. Mais la course est loin d’être terminée, restent les chemins détrempés de la vallée de la Solle et du Fouilloux pour gagner la ligne d’arrivée.

L’épreuve, un peu modifiée et écourtée, se termine tranquillement, sans fanfare, mais avec une satisfaction bien méritée. Les Joyeux Pataugas, trempés, mais content d’avoir tenu bon, se dirigent vers leurs vans respectifs, pour une mise au sec méritée. Mais si certains Joyeux Pataugas regagnent vite leur haras, d’autres, plus valeureux, malgré le crachin persistant, dressent la mangeoire, agrémenté du succulent fourrage des casaques du Loiret et de Bulgarie. Et pour se désaltérer, rien de mieux qu’une gorgée à l’abreuvoir rouge de la casaque rissoise. Pas de grande cérémonie, juste un moment de détente avant de rentrer à l’écurie.

Franck

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Sociologie de groupe…

Barbizon : la trace des peintres, 10 km, 77630 Barbizon

« … À peine est-on en route que toute disposition concertée s’évanouit, et que chacun obéit, sans s’en douter, à des lois plus fortes que la discipline… D’autres causes agissent alors et président au libre arrangement des groupes. C’est tantôt la conformité d’allure, tantôt celle de goût et de tempérament, tantôt le hasard ou les incidents de la route.

Ordinairement, il y a une avant-garde composée de jarrets secs, d’esprits moins curieux ou moins batifolants, ou qui aiment à conquérir sur les autres un temps de repos. Vient après un centre de jarrets plus tempérés, qui, sans haleter, vont moins vite, mais qui regardent, picorent, babillent, chemin faisant ; c’est, du reste, une population flottante qui se recrute tantôt d’un éclopé de l’avant-garde, tantôt d’un trainard régénéré. Vient ensuite l’arrière-garde, où sont principalement les artistes, les naturalistes, les flâneurs, les démoralisés, les glaneurs de fraises ou d’ambresailles (myrtilles), les attardés pour une cause quelconque. Et enfin, après l’arrière-garde, un ou deux traînards qui se contentent des histoires, s’adjugent des haltes, entrent dans les chapelles, ou prennent racine auprès d’une source, quitte à rejoindre par la suite des temps.

De la sorte, la caravane s’allonge, se rompt, se reforme, et cependant tous arrivent, tant bien que mal, au but commun…« 

Sous la plume de Rodolphe Töpffer (1799-1846), dans Voyages en zigzag (1840)
et issu du précieux recueil « Le Bonheur de la Marche-Anthologie amoureuse illustrée » offert à Franck par Monique, qui dessine, avec presque deux siècles d’avance, la parfaite sociologie des Joyeux Pataugas : avant-garde, flâneurs, artistes et traînards… tout y est !!!

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Retenues d’eau pour une Poule au Pot…

À la rencontre de la Poule au Pot, 12 km, 91090 Lisses

En ce dimanche 18 janvier 2026, alors que l’année n’a pas encore fini de déplier ses promesses, nait officiellement la preum’s des Joyeux Pataugas. Une œuvre collective intitulée « Au fil des retenues d’eau » de 12 km, aux accents lissois, courcouronnais et bondouflois, orchestrée d’un pas sûr par Pascal !!!

Tout commence rue de la Vanne à Lisses, lieu modeste, mais ô combien gastronomique, d’où s’élancent nos joyeux drilles, chaussures affûtées et mollets encore engourdis par les excès festifs de fin d’année. Très vite, par les chemins du Vexin et des Pêcheurs, la troupe s’accorde et gagne sa première note aquatique : le lac d’Évry-Courcouronnes, vaste retenue d’eau creusée en 1974, s’étendant sur six hectares, rappelle Pascal, jamais avare d’un fait précis quand il s’agit d’enrichir la marche.

Le lac d’Évry-Courcouronnes

Surplombant ce miroir liquide, trône fièrement la Dame du Lac, mur d’escalade de 17 mètres, sentinelle verticale défiant les mollets et la gravité. À défaut d’en faire l’ascension, Les Joyeux Pataugas se contentent sagement d’en faire le tour, sagesse rare, mais appréciable en ce début d’année. Le lac est ensuite laissé derrière eux, comme on quitte une intro réussie, pour rejoindre l’allée Olympe de Gouges, à Courcouronnes.

Puis, un discret clin d’œil est adressé au ru délicatement nommé “L’Écoute s’il pleut”, avant que le groupe ne pénètre dans le jardin des Essences, havre végétal propice à la contemplation… juste avant un changement de tonalité. Car soudain, en ré majeur, Pascal monte les accords avec une première grimpette, via un escalier menant sur le dos des Eaux de la Vanne. Et là, ô surprise ! Nombreux sont Les Joyeux Pataugas, forts d’un vécu riche et d’années savamment accumulées, à faire l’expérience d’une brève, mais intense remise en question de leur agilité.
Un muret, pourtant haut de seulement 70 centimètres, se transforme en obstacle mythologique et le passage entre deux garde-fous, jambe levée, devient une épreuve digne des jeux antiques.
Dangereusement, certes, commencent l’année 2026 nos randonneurs… mais sans chute, sans bobo, et avec l’honneur (à peu près) sauf.

Aïe, aïe, aïe… c’est pas gagné !!!

Ragaillardis, ils gagnent ensuite le parc du Rondeau, où ils se mêlent, presque par inadvertance, à un cyclo-cross organisé par le Team Cycliste de Linas-Montlhéry. Qu’on se rassure : aucun Joyeux Pataugas ne cède à la tentation de la selle. En revanche, quelques spécimens plus vigoureux que la moyenne se lancent à l’assaut du pentu d’une des deux dunes.
Preuve éclatante que le “déverrouillage articulaire” sur le muret des Eaux de la Vanne fut finalement de bon augure.

A l’assaut d’une des « Deux Dunes » du Parc Rondeau à Courcouronnes

Par la rue de la Faisanderie, la zone urbaine de Courcouronnes est quittée. Mais sur l’allée des Folles, fait marquant et nullement anodin : cinq éléments, tous féminins, quittent le navire. Allez savoir pourquoi…
Ou plutôt si : l’heure avançant, et comme pour le final de cette preum’s 2026, une poule au pot chez Monique est annoncée, et comme chacun le sait, même si parfois l’Histoire l’a injustement confirmé, lorsqu’il s’agit de cuisine, certaines coutumes ancestrales reprennent naturellement leurs droits. Mieux vaut donc que la poule soit dans le pot, surveillée par des mains expertes …et féminines !!!

Le reste du groupe poursuit sur une longue ligne droite à travers champs, avec pour horizon poétique la déchetterie et le centre de traitement des ordures de Vert-le-Grand. La route paraît interminable, mais elle mène à une pause salvatrice, le temps d’une nouvelle causerie de Pascal, consacrée cette fois au plus grand Data Center d’Europe, cathédrale moderne du numérique.

Longue ligne droite à travers champs, avec pour horizon poétique la déchetterie et le centre de traitement des ordures de Vert-le-Grand.

Vient ensuite une nouvelle retenue d’eau, seconde ou troisième, l’Histoire hésite, avec le grand lac du Parc Léonard de Vinci. Sur le chemin rural n°6, il faut vous l’avouer, si les estomacs sont désormais dans les talons, la partition de Pascal, commence à se jouer sur un air de « Ras la casquette ». Et oui, difficile est la reprise !!!

Heureusement, la rue de la Vanne pointe enfin son nez.
Et avec elle… la poule au pot aussi.

Ainsi s’achève cette première odyssée de 2026.
Une randonnée fondatrice, aquatique, musicale, parfois périlleuse, souvent épique, divinement gastronomique et déjà légendaire.
Les Joyeux Pataugas viennent de lancer l’année.
Et quelle entrée en matière !!!

Franck

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Le bouquet final des Joyeux Pataugas

La boucle du carrefour du Roi, 11,5 km, 91270 Vigneux-sur-Seine

Au petit matin de Sénart,
Les sacs serrés, les cœurs bavards,
Les Joyeux Pataugas arrivent en rang dispersé,
Mais l’envie marche au pas cadencé.
Audrey donne le départ, sourit,
La forêt frémit, le groupe aussi,
Pour 2025, c’est la dernière fois,
La der, de bien d’exploits.

Marche Joyeux Pataugas !
Sur les feuilles et les promesses,
Marche !
Vers demain, vers une autre année,
Mais là, c’est la der des der
2025, va se taire.
Marche !
Même par ce temps grincheux,
Marche !
La rando te rend heureux.

Les sentiers connaissent leurs prénoms,
La boue, leurs blagues de vieux croûtons,
Ils ont marché contre les vents,
Cuit sous des soleils ardents
Et contre leurs genoux grinçants.
Ils parlent d’hier, ils rient,
Ils refont l’année au bord du ru d’Oly,
Et déjà, dans leurs regards,
Il y a plus loin que Sénart.

Marche Joyeux Pataugas !
Car 2026 s’allume.
Marche !
Comme un fou dans la brume,
Même si la page 2025 se ferme là,
L’histoire ne s’arrête pas là.
Et même…
Si tes pas ralentissent,
Que les traces te poussent au souffle,
Le dimanche matin lui sera toujours là,
Pour un ailleurs de hauts ou de bas.

Mais avant que 2025 ne tirent son chapeau
Vois ce que Stéphane nous réserve en son château,
Une Provence née de son imaginaire,
Un Noël fait de scènes et de lumière,
Où santons et manèges enchantés prennent vie,
Dans un décor inondé de féérie.

Marche Joyeux Pataugas !
Même quand la randonnée s’achève,
Marche !
Car 2026 se lève,
Ce n’était pas la dernière saison,
Juste un passage, une mutation.
Marche !
Et que la légende continue,
Marche !
Dans l’invisible et l’absolu.

Franck

Carnet de route loufoque d’une enquête pédestre totalement dingo

Du Nid d’Aigle au Chapeau de Napoléon, 9 km, 91490 Milly La Forêt

En ce dimanche 30 novembre, vers 9 h 30, vingt-et-un Joyeux Pataugas et une boule de graisse ou de muscle (on ne sait plus trop) à quatre pattes, experte en ramassage de miettes, sont rassemblées sur le parking de la Boulignère sous le “haut commandement” de Sylvie R. Car aujourd’hui, Les Joyeux Pataugas ne sont plus de simples randonneurs : ils sont officiellement affiliés à l’OCBC, l’Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels… section Marches à Pied.

L’affaire ? Une sombre histoire digne du casse du Louvre… Retrouver, un couvre-chef impérial dans les replis mystérieux de la forêt des Trois Pignons ! Et pas le moindre des chapeaux, il s’agit du bicorne de Napoléon Iᵉʳ, adjugé le 19 novembre 2023 chez Osenat (*) pour la modique somme de 1 932 000 euros TTC.
Et qui de mieux, pour fouiller les sentes sableuses et les chaos rocheux, que 23 Joyeux Pataugas, promus fins limiers du jour ?

Le départ se fait sur le chemin de la Boulignère, large sente forestière bordée d’arbres probablement au courant de l’affaire et qui semblent se pencher pour mieux observer ces détectives improvisés.

Rapidement, le groupe bifurque sur le chemin du Nid d’Aigle, zone répertoriée par l’OCBC comme potentiellement sensible. Autant dire que nos Joyeux Pataugas inspectent chaque gros caillou, chaque branche, chaque empreinte vaguement évocatrice, dans l’espoir d’y détecter le moindre indice.

La progression les mène tout naturellement jusqu’aux fameuses Cent Marches, un escalier abrupt de grès redouté par tous les marcheurs du coin. Consciente que la fatigue pourrait embuer le flair de ses enquêteurs, Sylvie, en stratège avisé, prend la sage décision de les descendre plutôt que de les monter. Une manœuvre éclairée, car il vaut mieux préserver l’essoufflement de nos Joyeux Pataugas pour aiguiser leurs instincts et leurs capacités d’analyse.
Surtout que plus loin, une grimpette se dessine, menant vers un lieu au nom tellement symbolique que le destin semble l’avoir placé là exprès : le Rocher aux Voleurs. Impossible donc, pour Les Joyeux Pataugas, de ne pas l’inspecter. Son nom résonne comme une promesse et son relief comme des caches potentielles. Imaginez bien que Les Joyeux Pataugas fouillent le moindre recoin, explorent la moindre fissure, analysent et soulèvent le moindre caillou et les feuilles suspects
Mais rien, absolument rien, ils ne trouvent !!!
Le bicorne, une fois de plus, se dérobe aux Joyeux Pataugas !

Ils poursuivirent sur le chemin de la Vieille Grange, moment choisi par le soleil pour faire enfin son entrée, tel un allié en retard. Ses rayons, traversant les arbres en longues lames dorées, ricochent sur les rochers. Très vite, ces éclats lumineux attisent encore davantage la curiosité des Joyeux Pataugas : chaque reflet prend soudain des allures de piste, chaque ombre projetée murmure un indice. Ici un relief qui évoque un tricorne ; là, un faisceau lumineux dessinant un shako de l’armée napoléonienne.
Hélas, comme souvent en forêt, quand l’imagination marche plus vite que les jambes, ces visions restèrent ce qu’elles étaient : de simples caprices de lumière insaisissables. Mais toujours pas de bicorne !

Pourtant, le point d’orgueil du parcours approche : le Chapeau de Napoléon, rocher emblématique, repérée par l’OCBC comme hypothétique « correspondance visuelle du fameux bicorne ». S’il y avait un endroit où espérer le trouver, c’est ici. Les Joyeux Pataugas déploient alors leur meilleure expertise : observation minutieuse des abords, exploration des hauteurs, contrôle topographique complet du site. Le moindre recoin est scruté comme une scène de crime.
Néanmoins, le verdict est sans appel : chou blanc.

Pas l’ombre d’un bicorne.
Pas même un fil de la ganse de soie noire qui maintenait la cocarde est retrouvé.

Les Joyeux Pataugas sont dépités, et désormais lessivés par l’intensité de la mission. Il est temps pour eux de regagner la Boulignère. Et c’est via le chemin de Rumont, puis celui du Bois de La Guichère, qui bordent le D837, qu’ils se replient !!!
Les pas, d’abord énergiques, se font plus poussifs, presque défaitistes.

De retour au parking de la Boulignère, la mine un peu penaude, mais l’esprit toujours enjoué, Les Joyeux Pataugas retrouve un gain de réconfort avec une distribution de kiwis par Stéphane, véritable ministre des Affaires Vitaminées.
Ces petites sphères velues sont perçues en un instant comme une médaille du mérite, un hommage à leurs efforts vains.

Et à peine le dernier kiwi ensaché, que Sylvie R., la meneuse du jour, la stratège de cette absurde, mais merveilleuse traque impériale, somme et invite sa troupe à célébrer un anniversaire : le sien !!!
Le parking se transforme alors en véritable banquet forestier où les gobelets s’élancent à l’assaut des bulles légères tandis que les douceurs dévoilent leurs saveurs.

Si la forêt a refusé de livrer le bicorne de Napoléon, elle célèbre avec brio, certes, des ans, mais aussi une équipe unie, et une aventure que seule l’inventivité des Joyeux Pataugas transforme en chimère.

(*) Osenat : Maison Osenat – Commissaires Priseurs à Fontainebleau

Franck

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Tous pour un, un pour tous…

Dimanche 12 octobre

L’arrivée égrenée des Joyeux Pataugas au Relais du Moulin Neuf

Entre 16 h 30 et 18 h 00, l’entrée du Relais du Moulin Neuf voit défiler une procession désordonnée de voitures individuelles, avec à leur bord Les Joyeux Pataugas, célèbres pour leur endurance autant que pour leur enthousiasme communicatif. L’arrivée se fait en ordre dispersé. Les coffres s’ouvrent, les sacs se vident, et la colonie prit possession du quartier des Noisetiers, camp de base officiel du séjour.

Une fois les chambres explorées, la curiosité du lieu assouvie, Les Joyeux Pataugas sont conviés sur le coup de 19 h 30 à une réunion d’accueil menée par Christophe, le maître des lieux, autour d’une boisson sans alcool… mais pas sans saveur, l’ombre bienveillante de la prune d’Ente, fierté locale, planant sur la table. Entre les grandes lignes du séjour et les kilomètres à venir, l’ambiance s’installe d’emblée : celle d’un séjour placé sous le signe de la bonne humeur.

Le soir venu, le dîner réunit tout le monde autour d’un plat à la hauteur de la légende : la poule au pot d’Henri IV. Symbole parfait d’une halte gourmande en terre gasconne, elle trônait fièrement, parfumant la salle et les esprits d’un doux mélange d’histoire et d’appétit. Mais c’est Monique qui fit honneur au plat comme nulle autre : oubliées les convenances, elle attaqua la poule au pot avec les doigts, rieuse et sans remords, arrachant les cuisses juteuses avec une ardeur de conquérante. La sauce lui glissait jusqu’au poignet, le pain s’en faisait complice, et chaque bouchée sonnait comme un petit concerto pour doigts graisseux et appétit triomphant, un vrai pianissimo de gourmandise débridée !


Puis le dîner s’achève dans un calme joyeux, chacun regagnant son logis du quartier des Noisetiers, prêt à affronter, le lendemain, les sentiers gascons, le pas léger et le sourire déjà au coin des lèvres.

Franck

Lundi 13 octobre

Le Relais du Moulin Neuf au Moulin des Tours – 7 km – 47230 Barbaste

Et c’est parti mon kiki !!! Pour la preum’s des randonnées des Joyeux Pataugas, en terre gasconne. Et cela sous un magnifique soleil où l’automne s’amuse avec sa palette et habille les arbres d’or et de rouge.

Le départ se fait en fanfare, chaussures lacées et sacs à dos depuis le Relais du Moulin Neuf, avec comme guide du jour, Nicolas, un pitchoun chapeauté, natif de Nérac. C’est donc sans surprise qu’il ouvre la marche, le sourire confiant. Une attitude qui rassure nos Joyeux Pataugas, toujours un brin soucieux de confier leurs destinées à la jeunesse !!! C’est donc sous un ciel bleu éclatant où la lumière dorée fait danser les feuilles… qu’à la queue leu leu, ils emboitent le pas du jeune gascon !

Très vite, le paisible hameau de Lausseignan est traversé, puis vient le franchissement du ruisseau de Larebuson, grâce à un pont, bien sûr, pas question de tremper Les Joyeux Pataugas dès le premier kilomètre !

Le chemin de Lacazeneuve

Mais la Gascogne ne se laisse pas gravir sans résistance et sur le pentu du chemin de Lacazeneuve, voilà la première « rampaillote » gasconne de nos Joyeux Pataugas. Et là, « boudu », les mollets chauffent, les souffles s’accordent mais rassurez-vous, cela n’a rien à voir avec une poussée de mêlée de rugby où là, comme un troupeau de taureaux décidés, les mollets fument, et ça pousse au coude à coude, l’œil rond et la narine frémissante. Chez Les Joyeux Pataugas une poussée reste pianissimo… et tout le monde arrive en haut, malgré tout. Et là, ce qui n’est pas toujours le cas, ils ont eu droit à une récompense : un premier couplet de Nicolas vantant la Gascogne.

Sur le haut du chemin de Lacazeneuve

Sur les hauteurs, sur le chemin de Pitalat, rebelote… Nicolas y va de sa seconde tirade devant des Joyeux Pataugas presqu’assidus. Ils y croisent Élyane, une native du pays, qui les salue devant les vignes dorées du Buzet… alors qu’elle promène ses toutous !!! Pipelette et sympathique est la gasconne !!!

Sur les hauteurs, sur le chemin de Pitalat

Et voilà qu’après quelques kilomètres de hauts, de bas, de rires et de discussions passionnées avec Nicolas, la troupe débouche fièrement sur Barbaste, via le Petit Grava. Là, route de la Grévière, elle fait connaissance avec la rivière, la Gélise, quand un peu plus loin, l’imposant Moulin des Tours, fier vestige du passé, se dresse devant elle, comme un gardien de pierre au bord de la rivière, avec son Pont Vieux qui semble tout droit sorti d’un film de cape et d’épée. C’est sur ce pont d’ailleurs que le groupe s’arrête et, bouche bée, boit un des derniers tercets du Pitchoun…

Le Pont Vieux et le Moulin des Tours

Après une immersion dans la rue du Moulin des Tours, où, adossés aux murs de l’enceinte, Les Joyeux Pataugas assistent au final de la verve de Nicolas, l’heure de la soupe avançant, le retour au Relais du Moulin Neuf, est proclamé. Il se fait par la voie verte, qui longe la route de Bordeaux où le soleil d’octobre prend des allures estivales en chauffant et dorant les visages et les sourires. Et quand le Relais du Moulin Neuf pointe son nez, quelques Joyeux Pataugas poussent un cri du cœur : “ Floc o’clock ! ”

La voie verte, le long la route de Bordeaux

Premier Floc donc pour certaines et certains : histoire de célébrer la fin de cette première rando réussie sous le signe de la bonne humeur, des mollets vaillants et du bel esprit gascon.

Franck

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Les Joyeux Pataugas en balade à Nérac : entre Histoire et Baïse enchantée

C’est repus, guillerets, le ventre heureux et le sourire large que Les Joyeux Pataugas sortent de table au Moulin du Relais Neuf. Ce premier déjeuner a été, disons-le sans détour, à la hauteur de la réputation du lieu : généreux et convivial.

Le temps de digérer, de se faire une beauté, voire pour certains de s’offrir une micro-sieste digestive express, voilà déjà Les Joyeux Pataugas qui se rassemblent sur le parking, métamorphosés en touristes du dimanche. Exit les godasses de rando, les bâtons de marche et les sacs à dos façon expédition himalayenne ! Place aux mocassins, aux petits tops et aux shorts, bref, une allure de club de globe-trotters élégants plutôt que de randonneurs intrépides.

Et c’est là qu’apparut Bénédicte, leur guide de l’après-midi, élégante comme une héroïne de roman et vive comme un vent du Gers. Native de cette terre de caractère dont elle parle avec un accent aussi chantant que son sourire est chaleureux, elle fit son entrée en véritable cheffe de convoi. Sa prestance, son humour et sa fierté gersoise qu’elle revendiqua, bien sûr, avec la grâce d’une ambassadrice, mirent tout le monde d’accord : la visite s’annonçait aussi savoureuse qu’un foie gras poêlé.

Sous son commandement enthousiaste, les voitures s’ébranlèrent en convoi vers Nérac, la perle du pays d’Albret, blottie au bord de la Baïse. C’est au Parc de la Garenne que tout ce joli monde se stationne. Et c’est d’un pas encore ferme, dans un ordre plus ou moins dispersé, qu’ils traversent le Pont Neuf, enjambant ainsi une Baïse aux reflets d’argent. Le premier arrêt s’imposa naturellement devant le château de Nérac, fier vestige du XIVᵉ siècle, berceau d’histoires et de légendes.

chateau de Nérac

Là, Bénédicte, passionnée et intarissable, leur raconta comment ce château vit passer les ombres illustres de Marguerite de Navarre, sœur de François Iᵉʳ, de Jeanne d’Albret, mère courage des guerres de religion, et bien sûr du jeune Henri de Navarre, futur Henri IV, qui y passa ses jeunes années à courir la campagne et sans doute, déjà, quelques jupons gascons…

Charmés, émus, et parfois distraits par les pigeons du parvis, Les Joyeux Pataugas poursuivirent leur conquête : sous la houlette de leur guide, ils envahirent la mairie de Nérac, non pas pour y déposer une motion municipale, mais pour admirer d’antiques mosaïques romaines, vestiges d’un passé.

Puis, en véritable escouade de curieux, la troupe s’aventura dans le vieux Nérac, un labyrinthe de ruelles pavées, de façades à colombages et de charmes anciens. Devant la Maison des Conférences, Bénédicte évoqua Catherine de Médicis, reine de France qui tenta ici même de réconcilier protestants et catholiques.

Devant la Maison des Conférences

L’itinéraire se poursuivit par la visite de l’église Saint-Nicolas, paisible et noble, avant de dévaler la rue Pusoque. Le Vieux Pont, ensuite, permit à tous de franchir une nouvelle fois la Baïse, toujours sous le regard attentif et le verbe enlevé de Bénédicte, dont les anecdotes faisaient mouche à chaque détour. Même si là, son regard de temps à autre fuyait pour mater un bel Éphèbe, aux muscles saillants et aux tablettes de chocolat prononcées, en plein exercice de bodybuilding, à même le trottoir.

Puis via le long de la Baïse vient le retour au Parc de la Garenne, mais non pas pour retrouver le “cul des voitures”, cet arrière-fief où presque chaque dimanche de l’année, Les Joyeux Pataugas finissent en banquet, mais pour s’offrir une parenthèse de nature et de poésie. Là, entre les arbres parés de mille couleurs d’automne, ils découvrirent la Grotte de Fleurette, émouvante légende d’amour tragique, et …la Fontaine Saint-Jean, où l’eau jaillit fièrement de trois têtes de lions sculptées, puis de deux seulement, car notre gai-luron Dominique, fidèle à son sens de la mise en scène, s’était adossé pile devant la troisième, donnant l’illusion parfaite que luimême urinait joyeusement ! Un tableau digne d’une carte postale humoristique, et bien sûr immortalisé (par souci de décence et pour préserver la sensibilité de toutes catégories de spectateurs, le cliché incriminé n’est visible que dans l’album photo privé des Joyeux Pataugas, réservé aux initiés et aux amateurs d’humour (très) visuel ! )

Dans le Parc de la Garenne

Le soleil, complice, filtrait à travers les feuillages. Les conversations, les rires, et les explications de Bénédicte s’accordaient en une douce musique de fin d’après-midi.

Puis, Les Joyeux Pataugas retrouvèrent leur point de stationnement, un peu fourbus mais l’esprit léger. Le soleil déclinait, les feuilles d’automne dansaient, et l’heure du retour sonnait. Ils reprirent les voitures dans une chorégraphie un brin désordonnée, mais toujours souriante, pour le grand retour au Relais du Moulin Neuf.

Franck

Mardi 14 octobre

Larressingle, 8 km, 32100 Larressingle

Ce mardi, cap sur le Gers pour la deuxième rando des Joyeux Pataugas ! Manque à l’appel notre Monique nationale… la fameuse poule au pot d’hier au soir aurait-elle eu du mal à passer ? Allez savoir !

Aujourd’hui, c’est Bénédicte, notre accompagnatrice gersoise pur cru, qui mène la danse. Et ça tombe bien : le parcours du jour se déroule autour de Larressingle, surnommée “la petite Carcassonne du Gers”.
Après quelques kilomètres en « tutures », le départ se fait quasi au pied de la cité médiévale, sous un ciel timide mais prometteur. Le soleil ne demande qu’à pointer le bout de son nez.

Sur le bitume de D 507 à la sortie de Larressingle

Les premiers pas se font sur le bitume, mais très vite, au lieu-dit Cahuzac, la troupe bifurque à gauche… Pas de panique, aucune manœuvre douteuse : ici, pas de fraude fiscale, ni de blanchiment d’argent, juste une petite sente. Un âne apparaît, ou peut-être une ânesse… mais personne ne s’attarde sur la question du genre.

La Halte de Larressingle

Et soudain, révélation : le sentier emprunté n’est autre que l’un des mythiques Chemins de Compostelle ! Vous imaginez bien que, fiers comme des papes, Les Joyeux Pataugas, sourire jusqu’aux oreilles, ne manquent pas l’occasion de poser pour immortaliser l’instant solennel !!!
Bon, ils ne font que 7 km, mais chut… pas besoin de tout dire. De vrais roublards, nos marcheurs du dimanche !

Enfin… presque !!!

Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce ne sont pas des fainéants. Voyez leur ardeur ! Ils marchent, ils causent, ils rigolent, bref… ils avancent vaillamment, enfin, vaillamment à leur rythme, le pas lent, la blague au bord des lèvres et l’oreille tendue… n’oubliez pas que Béné narre de temps à autre !!!

Et quelle solidarité : certains se font même “tirer” un peu, sur la fin du parcours. Mais  attention, sans arrière-pensée, aucune allusion grivoise, voyons !!! Les Joyeux Pataugas sont prudes… mais efficaces.

Retour à Larressingle, où Bénédicte reprend son rôle d’historienne inspirée aux abords du petit pont de la cité médiévale. Cette Béné est intarissable sur l’histoire locale. Même à l’intérieur des remparts, tout y passe : architecture, occupants, anecdotes. Et voilà Les Joyeux Pataugas qui remontent les siècles comme d’autres remontent un verre de Côte-de-Gascogne…

Larressingle, la citée médiévale surnommée  » La petite Carcassonne du Gers »

La visite se poursuit à l’église romane dédiée à Saint Sigismond. Après mille commentaires passionnés, Béné nous offre une démonstration vocale : sa voix s’élève et résonne dans la nef, à en faire trembler les anges. Et voilà que notre Philippe lui répond d’un timbre à faire pâlir un baryton.

Pour écouter notre baryton Philippe, cliquez sur l’image

Un instant suspendu. Les Joyeux Pataugas, les yeux fermés, sont en extase sonore et touchent alors le ciel. À se demander si Compostelle, c’est peut-être par le haut !!! Émus, transfigurés sont nos randonneurs et c’est là qu’ils en concluent avec la cité historique.

Et comme marcher, écouter, chanter et rire, ça creuse. . Et que Les Joyeux Pataugas, eux, savent creuser, surtout dans l’assiette, go… pour la Ferme de Flaran pour ripailler !!!!

Franck

Cliquez sur l’image pour visionner le parcours

Les Joyeux Pataugas à Condom : une après-midi bien protégée !

L’après-midi pointe son nez, chaude, lumineuse, lorsque nos Joyeux Pataugas sortent repus et souriants, de la Ferme de Flaran où le déjeuner a mis tout le monde d’accord… et légèrement à plat. C’est le ventre rebondi, le sourire gras et la casquette vissée que la troupe embarque vers Condom, capitale du Ténarèze, et, pour les anglophones, capitale mondiale du… préservatif.

Au parking Voltaire, les voitures se rangent à tour de rôle. Dès leur descente, avec toujours sainte Bénédicte comme chef de bande, Les Joyeux Pataugas, sous un soleil tapant dru et une digestion ralentissant toute velléité héroïque, affrontent d’emblée une petite ascension urbaine. Inutile de vous dire que la marche fut lente et rythmée par le doux concert de soupirs digestifs, pour atteindre le parvis de la cathédrale Saint-Pierre.

Mais qui sont là, à les attendre, fièrement dressés et étincelants de bronze ? Ni plus ni moins que d’Artagnan et les Trois Mousquetaires !!! Imaginez la fierté des Joyeux Pataugas, vu que la devise “Un pour tous, tous pour un”, n’est pas seulement celle des Mousquetaires ni même de la Suisse, c’est aussi la leur : même esprit d’équipe, même goût du panache, et la même tendance à transpirer !!! Tout ouïe sont nos Joyeux Pataugas, quand Béné, intarissable, se lance dans un exposé aussi flamboyant que la température est élevée. Sous le soleil ardent, ses mots fusent comme des estocs, et ses gestes tracent des arabesques invisibles dans l’air, devant des Joyeux Pataugas, liquéfiés mais suspendus à ses explications…
Puis viennent les photos où les poses s’enchainent et deviennent de plus en plus créatives, et transforment tout le parvis en une campagne publicitaire pour la bonne humeur.

Un pour tous, tous pour un
Cathédrale Saint-Pierre

L’entrée dans la cathédrale Saint-Pierre apparut alors comme un miracle, ou plutôt comme une bulle de fraîcheur parfaitement étanche. L’intérieur, vaste et ombragé, offre aux Joyeux Pataugas une trêve bienvenue après les ardeurs du parvis. Sous les voûtes gothiques, le silence n’était troublé que par les murmures admiratifs et le doux clapotis des mots de Bénédicte, infatigable, déroulant avec ferveur l’histoire du lieu, entre croisades et compagnonnage, pierres et prières, la foi et la culture cohabitant !!!
Les Joyeux Pataugas, désormais rafraîchis, reprennent des couleurs et écoutent fascinés, même si certains oscillent entre médidation ou repos discret.

À la sortie de la cathédrale, ragaillardie, la troupe déferle sur l’Office du Tourisme, le temple moderne du souvenir. Le personnel, rodé à ce genre d’invasions culturelles, accueille avec le sourire la troupe enthousiaste. Brochures, cartes, magnets, et objets divers changent de main à grande vitesse.
La visite se poursuivit dans le cloître et le Palais épiscopal, véritables havres de calme et de beauté architecturale. Bénédicte, toujours en verve, renseigne Les Joyeux Pataugas à travers les siècles avec la passion d’une Gasconne et la précision d’une archiviste.

Le Cloître

Un détour devant lécole Jules Ferry, installée dans le splendide Hôtel de Polignac, permet à la troupe d’admirer ce bijou architectural. Rares sont les enfants de France qui vont à l’école dans un tel décor. Et cela grâce au Loto du Patrimoine de Stéphane Bern.

Ecole Jules-Ferry

Le retour au parking Voltaire s’effectue dans une ambiance de franche satisfaction… mais à l’allure éreintée. Il est temps pour certains Joyeux Pataugas, un peu fatigués mais heureux, de regagner le Relais du Moulin Neuf. Le chemin de Compostelle, Larressingle, la croustade au Saint-Marcellin, une digestion pentue, l’enfilade dans le préservatif… Oh pardon, dans Condom, l’histoire, la chaleur et les fous rires semblent avoir laissé quelques traces.

Et c’est ainsi que se conclut cette après-midi haute en couleurs, en chaleur et en bonne humeur.

Franck

Mercredi 15 octobre

Vianne, 7,5 km, 47230 Vianne

À 8 h 45, au matin du jour 4, Les Joyeux Pataugas, chaudement vêtus, émergent tels de valeureux mousquetaires du petit déjeuner, et se retrouvent sur le parking du Relais du Moulin Neuf, prêts à conquérir Vianne. À noter toujours l’absence de Monique, qui après une tentative… a préféré encore s’abstenir. Petite inquiétude au sein du groupe : que couve Monique depuis qu’elle a dévoré cette poule au pot ? Un poussin royal ? L’esprit d’Henri IV ? Une mutation en volaille souveraine ? Verdict dans la matinée : Lyne la prend sous son aile et l’emmène illico presto consulter… un médecin, un véterinaire, un psy et un ornithologue, histoire de couvrir toutes les options.

Dix minutes de convoi plus tard, sept kilomètres avalés dans la blancheur ouatée d’un brouillard dense, Les Joyeux Pataugas se postent devant les fières fortifications de cette bastide médiévale, intactes malgré les siècles. À la tête de l’expédition : Nicolas, le pitchoun gascon, maestro du jour, œil vif malgré la brume, posture noble malgré la fraîcheur. Il ouvre immédiatement la marche, menant ses troupes à travers la rue de la Résistance puis le boulevard de la Gare, le tout dans les clous. Les Joyeux Pataugas peuvent braver collines et remparts, mais pas le courroux d’un code de la route.

Vianne, ses remparts et une de 4 tours-portes

Premier arrêt à l’intersection de la voie verte et du boulevard Jean-Jaurès. Nicolas, fort de son accent et de sa sagesse locale, lance son premier laïus instructif tandis que Les Joyeux Pataugas tapotent discrètement des pieds, pour se tiédir de la fraicheur matinale. Qu’ils se rassurent : le réchauffement va arriver très vite, notre pitchoun ayant clamé une grimpette !!! La route des vignes s’élève d’abord en asphalte docile, avant de devenir une sente terreuse et encombrée, assez pour tester mollets, souffle et vigueur.

l’asphalte de la route des vignes

Arrivés au « sommet », second récital gascon de Nicolas… Puis vient une grande ligne droite, où du chemin de la vigne, Les Joyeux Pataugas, toujours sous un brouillard épais, passent sur le chemin de Gaille avant de jalonner la Route de Cantiran et se retrouver nez à nez avec la porte fortifiée de Montgaillard-en-Albret, halte historique.

Si, lors de la guerre de Cent Ans, Montgaillard est un village stratégique des Anglais, aujourd’hui, 15 octobre 2025, il est sujet à une invasion « pataugasienne » pacifique. Et c’est en son église Saint-Étienne que Nicolas conte l’histoire du lieu avec passion, talent, et peut-être une légère fierté régionale. Puis ce fut la retraite par la rue de l’Église et le chemin de la Ronde, devant les vestiges du château du XIIIᵉ siècle… toujours sous une purée de pois. Le soleil ? Nulle trace. Pourtant, la grenouille l’avait annoncé, comme quoi, il ne faut pas se fier aux prévisions météorologiques des batraciens.

Montgaillard est délaissé via la Route des Pyrénées, mais n’ayez aucune crainte, amis lecteurs, Les Joyeux Pataugas ne comptent pas aller planter leur étendard sur le pic d’Aneto. Voilà pourquoi ils bifurquent à gauche, sur le chemin de Brian, puis à droite, dévalent une sente entre vignes et futaies. Mais c’était sans compter sur le relief gascon, fait de vallons, parce qu’aussitôt, la sente se mue en « escalade ». Et là, ils ont poussé nos Joyeux Pataugas, bien piocher même !!!

L’ascension d’un vallon gascon

Au sommet, le retour sur Vianne se fait par le chemin de Laroche, un long ruban alternant terrain découvert et tunnel doré de feuillages automnaux. Le brouillard, lui, vieux compagnon du jour, refuse de disparaître, prouvant ainsi une belle fidélité. Puis revoilà le bitume, route de Xaintrailles… et soudain, comme sortie de la brume, apparait Vianne.

Les Joyeux Pataugas ont triomphé, de l’histoire, du relief, et du brouillard surtout, ennemi sournois, mais vaincu par leur entrain, leur héroïsme randonneur…

Mais la boucle n’est pas encore bouclée. Les Joyeux Pataugas sont des conquérants, et Vianne n’a été que contournée !!! Et voici donc nos Joyeux Pataugas, rassemblés comme une petite armée devant la tour-porte dite de la gare, rempart de pierre dressé comme un garde sévère depuis le XIIIᵉ siècle. L’heure n’est plus aux collines gasconnes, l’heure est à l’invasion. Il est temps pour eux d’envahir… mais sans avoir écouter une énième palabre de leur stratège Nicolas.

La tour-porte dite de la gare

La lourde porte médiévale est franchie et la troupe avance, yeux grands ouverts, oreilles tendues vers la voix meneuse du pitchoun gascon.

À la Place des Marronniers, cœur battant de Vianne, Les Joyeux Pataugas se posent. Les bancs, les murets, le moindre rebord praticable deviennent sièges royaux pour cette troupe victorieuse du relief gascon. En formation disparate mais digne, ils s’alignent comme une assemblée de chevaliers en Gore-Tex, prêts à recevoir la parole sacrée… de Nicolas.

La place des Marronniers

La place, explique-t-il, n’est pas qu’un joli carré où l’on pose un postérieur fatigué. C’est le cerveau stratégique de la Bastide, pensée selon des plans, alignée avec une précision mathématique. Et tous, absolument tous, écoutent, sérieux, respectueux et transfigurés. Ils absorbent l’histoire comme ils ont absorbé l’humidité du matin : entièrement et avec panache. Est-ce la magie du patrimoine légué qui opère, ou bien est-ce le coup de pompe ?

Puis, le récit terminé, Les Joyeux Pataugas se lèvent témoins d’un temps médiéval reconstitué par le souffle gascon d’un guide habité.

Et une fois grimpés dans leurs montures à 4 roues, repartent, conquis, inspirés, affamés aussi sans doute, vers le Relais du Moulin Neuf.

Franck

Cliquez sur l’image pour visionner le parcours

Les Joyeux Pataugas en Terre de Pruneaux : Bruch & Ferme Roques

Après une matinée en mode « London fog made in Gascogne » et un déjeuner bien copieux au Relais du Moulin Neuf, Les Joyeux Pataugas débarquent en début d’après-midi à Bruch sous un soleil éclatant. Lunettes de soleil vissées, bonne humeur au taquet, et surtout guidés par Bénédicte, la plus chantante des guides gersoises, capable d’expliquer le Moyen-Âge en souriant et en roulant les “r” comme personne. À noter, le retour de Monique… encore un peu vacillante, mais téméraire.

Première énigme du jour : d’où vient le nom Bruch ?
Mystère millénaire. Bruyère flamboyante ? Petit cours d’eau bien vaseux ? Ou clin d’œil germanique à Brücke, “ponts” ? Sans oublier la version digne d’un conte gascon : un sieur Bruch, fondateur oublié dans la nuit des temps, plus mystérieux qu’un héros de saga médiévale. Bref, chaque Joyeux Pataugas a le libre choix pour son aventure étymologique de l’après-midi.

Bruch, au XIIIᵉ siècle, quitte son look de modeste motte castrale trop à l’étroit pour se pavaner en fier castrum fortifié. Les Joyeux Pataugas, eux, nez en l’air, admirent les maisons à colombages, totalement hypnotisés, les yeux plus écarquillés, hochant la tête à chaque anecdote de Béné et n’osant même pas cligner des yeux de peur de rater une pépite historique. Et puis, au cœur du village : la halle, reconstruite avec des matériaux anciens, comme un puzzle médiéval remis au goût du jour.

La Halle – Bruch

C’est là que notre troupe s’installe autour de Béné : ambiance cercle de partage, style « réunion d’alcooliques anonymes ». Elle, passionnée, enfile les anecdotes sur le rôle de la halle au Moyen Âge, alors vraie cathédrale du commerce gascon. Eux, captivés… du moins jusqu’à ce que surgisse l’ultime dilemme existentiel du jour :

Les poutres de la reconstruction… chêne ou châtaignier ?

Bruchoises et Bruchois, si par un pur hasard, vous veniez qu’à tomber sur cet article, si vous savez, par pitié, sauvez-Les Joyeux Pataugas ! Taper 1 pour chêne, taper 2 pour châtaignier !!!!
Car à l’heure qu’il est, certains sont toujours front plissé, doigt sur la tempe, en pleine crise philosophico-forestière !!!

Tour Nord de Bruch

Mais Bruch n’a pas encore dit son dernier mot puisqu’ au détour d’une ruelle, voilà nos Joyeux Pataugas face à face avec la Tour Nord. Il était évident, voire impossible de quitter Bruch sans s’attaquer au grand final : la fameuse Tour Nord. Datant du XIIIᵉ siècle et ancienne entrée du bourg, elle marie robustesse défensive et coquetterie seigneuriale. Classée monument historique depuis 1906, elle a traversé les siècles plus vaillante qu’un Joyeux Pataugas dans un chemin plat au bout de 500 mètres. Et là, ultime défi : la montée du petit escalier en colimaçon !!! Mais quelle récompense en haut : une terrasse, le vent doux, et une vue à couper le souffle sur un bout de Gascogne : collines, pierres blondes, toits rouges, un horizon qui semble avoir décidé de s’étirer jusqu’à l’infini pour saluer des Joyeux Pataugas essoufflés, mais ravis.

Cliquez sur l’image pour voir le panorama de la Tour nord de Bruch

Et c’est sur ce panorama inouï que toute la petite troupe va s’engouffrer dans les voitures, direction Montesquieu et la Ferme Roques à, à peine 5 km !!! Inutile de dire que si certains Joyeux Pataugas comptaient aller dire bonjour à Morphée en vitesse, c’est partie remise !!!

Et là, Mesdames, Messieurs, à la Ferme Roques : voici Jean-Pascal, pruniculteur flamboyant, ambassadeur officiel du pruneau… pardon… de la prune d’Ente. Il ne cueille pas des fruits : il élève des destinées.

Imaginez un One man show sur la prune d’Ente. Et quand vient sa transformation en pruneau : ah là, c’est du théâtre ! Il vous explique le séchage comme si c’était un rituel sacré, moitié druide, moitié professeur hilarant, avec des gestes amples, des yeux qui brillent et un accent qui roule plus qu’une prune dans une pente gasconne.
À l’écouter, on dirait que la prune ne sèche pas : elle transcende, elle s’élève, elle médite. Il en parle avec passion. Ce n’est pas un fruit… c’est un patrimoine affectif.” C’est un prophète du jus sucré, un chevalier du noyau, le Molière du pruneau.

Extrait :

Cliquez sur l’image pour l’extrait du
One man show de pruniculteur Jean-Pascal

Vous imaginez bien… qu’après un tel spectacle et surtout une bonne rigolade d’une bonne quarantaine de minutes, Les Joyeux Pataugas se sont rués sur le « pruneau » et ses dérivés !!!

Franck

Jeudi 16 octobre

Mézin et la Ferme des Cousines, 8,2 km, 47170 Mézin

Cinq jours déjà que Les Joyeux Pataugas arpentent les collines gasconnes, avalant kilomètres et calories avec le même enthousiasme. Ici, on marche pour mériter son repas… et pour éliminer le précédent.

Ce jeudi matin, au parking du Relais du Moulin Neuf, la nature a mis le paquet côté brouillard : une purée de pois si compacte que nos Joyeux Pataugas jouent à cache-cache sur le parking !!! Mais heureusement, Miss Météo, toujours optimiste, a promis du grand soleil au cours de la journée !!!

C’est donc dans un décor cotonneux que le convoi s’ébranle, serpente dans un dédale de routes étroites et met le cap sur Mézin et la fameuse Ferme Gagnet, appelée « La Ferme des Cousines », aire officielle de ravitaillement et de bombance du jour des Joyeux Pataugas !!!

À l’arrivée, Bénédicte, guide du jour, attend le groupe, pimpante et solaire malgré la brume. Un sourire à faire fondre le brouillard (ou presque). Le temps d’enfiler les chaussures, de resserrer les lacets et de vérifier que personne n’a pris la route de Lourdes par erreur, voilà nos Joyeux Pataugas partis, fendant la brume comme des fantômes en goguette.

Quelques part dans le brouillard du coté de Mézin

Deux manquent à l’appel : Monique, encore convalescente de son oreille rebelle, et Pascaline, victime d’un cruel manque de sieste… Elles rejoindront la troupe plus tard… à l’heure bénie du banquet (comme par hasard).

La première halte se fait à un kiosque, perdu au milieu de nulle part, mais pourvu d’une table d’orientation. Sur place, un texte de la poétesse locale Dany Moreuil vante « qu’ici on en prend plein la vue, que l’œil reçoit des paysages sculptés par le ciel et les hommes, que les vignes sont bien alignées, présage d’allégresse et tintin touin et tintin touin ». Imaginez bien que nos Joyeux Pataugas, eux, ne voient qu’un rideau blanc suspendu sur le paysage. Mais qu’importe la visibilité, avec Bénédicte tout devient passionnant : un brin d’histoire, deux pincées de patrimoine, une louche d’accent du Sud-Ouest et zou, tout le monde est captivé. Même la brume se retient de pleurer pour ne pas gâcher le moment.

La table d’orientation de Mézin

Sur la route de Trignan, Béné cause, conte et raconte. Un clocher d’église apparaît vaguement, tel un mirage sorti d’un rêve humide. Les Joyeux Pataugas s’agglutinent et tentent de le voir, quand soudain, ô miracle : la brume s’effiloche ! Un rayon perce, la lumière dore les visages, et voilà Les Joyeux Pataugas, transfigurés, contemplant enfin ce clocher. Dany Moreuil peut dormir tranquille : la prophétie s’est accomplie.

Attention, ça va chauffer !!!

Mais en Gascogne, la quiétude, c’est comme le brouillard du matin : ça ne dure jamais longtemps ! Figurez-vous que du côté du lieu-dit Calais, nos Joyeux Pataugas décident, sous le patronage officieux de sainte Bénédicte, de franchir l’interdiction suprême. Enfin… soi-disant interdiction ! Ah, ces chemins communaux qui serpentent entre champs et clôtures… toujours une source de débats passionnés !

Et bien sûr, débat il y a eu ! Voilà nos Joyeux Pataugas, embarqués dans une joute verbale homérique, opposant la propriétaire du cru, façon Peppone, mais au fort accent espagnol, roulant les « r » comme les castagnettes, à Bénédicte-Don Camillo, qui, sourire en coin et douceur diplomatique en bandoulière, finit par obtenir le droit de passage… Sans heurts, sans rancune… enfin presque !

Ouf !!! Les Joyeux Pataugas sont passés
Sans commentaire

Quelques pas plus loin, l’Auzoue, un sous affluent de la Garonne par la Gélise, est franchi. À ne pas confondre avec l’ouzo, quoique peut-être que certains Joyeux Pataugas auraient préféré. Puis vient le bois de Saint-Marc, quelque peu encore brumeux par endroit, propice à la cueillette de champignons. Quelques Joyeux Pataugas, pris d’une inspiration mycologique soudaine, s’improvisent chasseurs de cèpes, sans vraiment de succès.

Et voilà déjà Mézin qui se profile. Le soleil, enfin décidé à pointer son nez, éclaire la fin du parcours. Les Joyeux Pataugas gravissent un petit dénivelé, positif, bien sûr, pour se mettre en appétit, et retrouve enfin la « Ferme des Cousines ».

La dernière petite grimpette avant de ripailler

Là-bas, les attend un repas gascon à la hauteur de leurs exploits : foie gras, parmentier de canard et convivialité à volonté. Les absentes sont là, une, l’oreille un brin réparée, l’autre, une partie des siestes loupées, rattrapée. Et tout ce beau monde se retrouve autour des tables, en attendant le joyeux tintement de verres, remplis de Floc !!!

Cliquez sur l’image pour voir Francois-Noël et les autres Joyeux Pataugas ripailler

Franck

Cliquez sur l’image pour visonner le circuit

Les Joyeux Pataugas : Après-midi gascon

C’est donc après avoir bien mangé, bien bu, la peau du ventre bien tendue que nos Joyeux Pataugas quittent la ferme des cousines. Impossible bien sûr, pour eux, de partir les mains vides : ils ont donc rempli leurs coffres de trésors du terroir. Foie gras, magrets, rillettes, confits, pots en verre, pots en fer, pots en tous genres… Sans oublier les bouteilles de floc qui tintaient joyeusement, comme les cloches de vaches ivres.

Direction Mézin, pour une visite culturelle de la cité à laquelle seule Pascaline s’est soustraite. Car Pascaline ne peut PAS, au grand jamais, se passer de sa sieste quotidienne.
Même en vacances.
Même en randonnée.
Même au beau milieu de la Gascogne.
Donc, sans honte, sans remords, elle prit la direction du Relais du Moulin Neuf. Droit devant, elle s’en est allée dans ses draps comme un saumon remonte la rivière : par vocation.

Comme la brume du matin s’est complètement levée, laissant place à un magnifique ciel bleu, Mézin se révèle enfin aux Joyeux Pataugas. Il est vrai que ce matin, ils l’ont davantage frôlée et de plus à l’aveugle vu la purée de pois. Comme à l’accoutumée, l’érudite Bénédicte, dont les connaissances sur la région dépassent largement la quantité de floc bue à midi, guide la troupe à travers l’ancienne capitale du bouchon de liège.

l’église Saint-Baptiste à Mézin

Et sur quoi se stabilisent en premier, tant bien que mal, nos Joyeux Pataugas : sur l’église Saint-Baptiste, dont la masse imposante lui donne une allure de château fort. Puis vient la statue du « Père Fallières », Président sous la Troisième République et surtout natif de Mézin !!! Comme quoi, entre D’Artagnan et ses trois mousquetaires qui ferraillaient pour l’honneur et Armand Fallières qui présidait pour la République, la Gascogne a offert à la France un sacré tableau : du panache, de la politique et des moustaches de compétition.

La visite du petit Musée du Bouchon fut menée en mode express, mais sous l’incroyable érudition de Bénédicte sur le bouchon de liège, capable, apparemment, de reconnaître un chêne-liège à son ombre et de dater un bouchon au bruit qu’il fait en sautant.

Des Joyeux Pataugas captivés par le bouchon de liège

Puis retour aux voitures qui prennent la direction du Gers, avec quelques ralentissements suspects probablement dus aux siestes digestives.

Fourcès apparait alors comme un décor de film : la seule bastide ronde du Gers, construite en cercle autour d’un ancien château disparu, remplacé aujourd’hui par une place ombragée de platanes. Nos Joyeux Pataugas, eux, remplacèrent immédiatement l’ombre par leur présence joyeuse et sonore.

Sous la tour de l’horloge du XIIIᵉ siècle, ils entrent dans le bourg castral comme une troupe de théâtre amateur qui a oublié qu’elle n’était pas en représentation. Entre arcades et colombages, chacun trouve matière à s’émerveiller et à écouter l’avalanche de faits et d’anecdotes historiques débitées par Béné.

Sous les arcades de Fources

Puis, elle les conduit ensuite sur le vieux pont du XVᵉ siècle qui franchit l’Auzoue. Plus loin, elle abandonne l’histoire médiévale pour projeter tout le groupe en 1939-1945, évoquant la stèle commémorative, la Résistance et les réseaux du S.O.E.

Les Joyeux Pataugas devant la stèle commémorative, la Résistance et les réseaux du S.O.E. à Fources

Après, quelques incursions dans de vieilles rues joliment restaurées, vient le moment de la séparation avec Bénédicte.
— « Vous allez me manquer », dit-elle.
— « Toi aussi… et ta culture ! », répondit le groupe en chœur, sachant pertinemment qu’ils venaient de perdre leur encyclopédie de poche. Un dernier signe de la main, un « Adishatz ! », et Les Joyeux Pataugas reprirent la route vers le Relais du Moulin Neuf.

Franck

(*) Adishatz : Terme gascon de salutation, utilisé aussi bien pour dire bonjour que au revoir

Vendredi 17 octobre

Moncrabeau, 8,8 km, 47600 Moncrabeau

Pour cette der des ders gasconnes, Les Joyeux Pataugas se réveillent gonflés d’un allant dynamique. Tout l’effectif est là !!! Pas un pet de travers, pas une tire-au-flanc à l’horizon ! Un vrai miracle, ou peut-être est-ce l’influence directe des vapeurs d’Armagnac qui flottent dans l’air du Relais du Moulin Neuf. Allez savoir !!!

Comme d’hab, dès 8 h 45, le cap est mis sur Moncrabeau, capitale mondiale et incontestée de la menterie, avec comme garde-chiourme et conteur, le retour du pitchoun chapeauté, Nicolas. Moncrabeau est un village où l’on ne demande pas « Comment ça va ? » mais plutôt « Quelles histoires vas-tu me raconter aujourd’hui ? » C’est là où l’Académie des Menteurs couronne chaque premier dimanche d’août un Roi qui n’a qu’une mission : être de mauvaise foi avec talent.

Mais avant les bobards, place aux godillots !

Au parking de la place du Foirail, Nicolas annonce d’un geste assuré le début de cette dernière randonnée gasconne. Le soleil, lui, est enfin revenu après deux matinées passées à errer dans une véritable purée de pois.

Et comme toujours, qui dit départ dit grimpette. Et donc, qui se présente d’emblée face aux Joyeux Pataugas : la « petite » montée bien gasconne, c’est-à-dire suffisamment corsée pour que certains mollets envisagent une lettre de démission anticipée. Mais fidèles à leur réputation, Les Joyeux Pataugas affrontent la pente avec entrain : quelques-uns le cœur léger, presque en sifflotant, d’autres avec ce sérieux concentré, qu’on réserve aux grandes batailles… et quelques-uns avec la moue et le sourcil froncé. Heureusement que le soleil radieux se charge de rappeler à tous que la Gascogne sait récompenser les braves.

La premiere de la der des ders gasconnes

Arrivés sur le chemin du Riquet, tout tranquille et tout carrossable, voilà nos Joyeux Pataugas qui versent à droite, pour un plein paysage découvert. Les Joyeux Pataugas traversent alors le Drot, une modeste rivière mais un affluent fier de la Garonne. Puis, sous un nuancier de feuillages d’automne, or et cuivre, ils descendent, avant de remonter aussitôt (loi immuable de la randonnée gasconne).

La descente avant de remonter vers Casteron-Bas

Entre les lieux-dits Casteron Bas et Gardères, le relief se fait joueur : ça monte, ça descend, ça remonte… de vraies petites montagnes russes, mais à la différence des manèges du même nom, aucun séant des Joyeux Pataugas n’est maltraité. Et si à notre époque, on vante la diversité, elle se manifeste aussi chez nos Joyeux Pataugas, devant une grimpette, un brin ascensionnelle. Et là, certains évoquent une montée un peu plus pentue quand d’autres la voient comme une franche « tentative d’homicide cardio-respiratoire ». Bref, Les Joyeux Pataugas c’est pour tous les goûts… et tous les souffles, et à chaque fois, tout le monde arrive au bout, sain et sauf !!!

Le coup de chaud après une grimpette
L’amour est dans le pré

C’est Route de Saint-Cirice que survient un bref épisode de « L’amour est dans le pré ». Dom, charmeur invétéré, repère une maraîchère à l’œil pétillant. Comme toujours, il aborde, lance deux-trois galanteries, mais lorsqu’instantanément, la belle lui propose sérieusement sa fourche pour l’aider au jardin, notre Don Juan rissois prend une poudre d’escampette digne d’un champion olympique. Mais comme nos Joyeux Pataugas vagabondent dans la campagne moncrabelaise, qui sait si votre narrateur ne glisse pas, lui aussi, une petite menterie locale ? Après, il y a bien les photos pour trancher… ou pour embrouiller encore plus !

Après avoir passé le lieu-dit Sivouase, voilà qu’une descente vertigineuse happe nos Joyeux Pataugas avec comme but de rejoindre la fameuse route des Menteurs. Cette voie légendaire qui mène tout droit au village où tout est vrai… sauf ce qui est faux… et inversement.

La route des Menteurs et …des Menteuses

Au bout, Moncrabeau, fier, ensoleillé, attend nos Joyeux Pataugas pour une après-midi haute en couleurs d’affadulations.

Retour sur Moncrabeau

Franck

Cliquez sur l’image pour visionner le circuit

Les Joyeux Pataugas à Moncrabeau, là où mentir est un art

L’après-midi commence sous un soleil si certain qu’il semble presque vrai, ce qui, à Moncrabeau, capitale de la menterie, tient déjà de l’exploit. Dans cette bourgade de huit cents âmes où la frontière entre Gers et Lot-et-Garonne n’est qu’un prétexte géographique à d’autres frontières, bien plus poreuses, entre le vrai, le presque vrai, le franchement faux et le carrément abracadabrant, tout semble conçu pour stimuler la bonne humeur. Et comme Les Joyeux Pataugas, revigorés par un déjeuner au Phare de Jeanne, seul phare de France situé à des centaines de kilomètres de toute côte raisonnable, sont friands d’entrain contagieux, pensez-bien qu’ils ne se font pas prier pour parcourir, sous le pilotage de Nicolas, le fameux circuit des menteurs.

Dès leurs premiers pas sur le circuit, les voilà qui s’arrêtent net devant un panneau triangulaire annonçant une traversée d’éléphants roses. Un frisson d’incrédulité mêlé d’euphorie les parcourt, vite balayé par un éclat de rire collectif lorsqu’ils découvrent, dessinés sur le bitume, une ribambelle de petits pachydermes roses trottinant vers le trottoir d’en face. Entre stupéfaction amusée et ravissement enfantin, ils se laissent aussitôt gagner par cette fantaisie locale. Puis vient la rue Cocu Saute, avec son monument au Cocu inconnu, et s’ensuit, au travers de vieilles façades complices et de recoins malicieux, une ribambelle d’inscriptions facétieuses et de mises en scène. Tout respirait la joie de mystifier le passant. De là, le cortège joyeux bifurqua vers la maison natale de Fuiyo Lapuce, infaillible informaticien du roi Louis XVI, dont chacun savait qu’il avait inventé la première mise à jour obligatoire, une révolution qui avait, disait-on, précédé de peu l’autre.

Arrive alors le moment solennel du Fauteuil des Menteurs. Trônant au milieu d’une placette, il appelle Les Joyeux Pataugas au défi. Et ils ne sont pas défilés nos fanfarons, quelques téméraires s’y risquent, conscients que nul n’en sort indemne : certains en ressortent plus malins, d’autres plus bavards, tous avec une couleuvre de plus ou de moins à faire avaler en beauté. L’assemblée s’amuse et observe ces intrépides qui tentent de rivaliser d’audace dans une joute imaginaire, en laissant leurs proses parler pour eux. Un ballet silencieux de gloriole et de fanfaronnade.

Cliquez sur l’image pour voir et entendre quelques téméraires sur la Pierre de Vérité

La « porte de la Mentherie » se dresse ensuite devant eux. Juste à côté, trône en vitrine le crâne d’Henri IV enfant, celui de Ravaillac, et bien naturellement l’arme à gnac, conservés avec un sérieux déroutant. À ce stade, certains Joyeux Pataugas ne savent plus très bien ce qui, dans leur propre mémoire, tient de la réalité ou de la blague municipale. Ce qui, à Moncrabeau, signifie qu’ils sont parfaitement dans l’ambiance.

La fin d’après-midi offre une accalmie toute relative, comme une parenthèse faussement sage au cœur du royaume du faux. Les Joyeux Pataugas franchissent le seuil du musée Michel Goma, et sont aussitôt happés par un déluge de croquis élégants. Cet enfant de Moncrabeau, devenu génie international avant même ses trente ans, avait parcouru les plus grandes maisons de couture, Patou, Balenciaga, mais n’avait jamais oublié son village. Des milliers de dessins, des dizaines de vêtements, des pages de presse du monde entier sont exposés et racontent la trajectoire fulgurante d’un homme qui avait su prouver qu’on pouvait naître dans la capitale des menteurs et s’habiller de vérités somptueuses. Ce n’est que dans les dernières salles que l’ambiance fait revivre certains aspects matériels de la vie des Moncrabelais de la fin du XIXᵉ siècle et de la première moitié du XXᵉ siècle, depuis le berceau jusqu’aux vieux métiers en passant par l’enfance et les intérieurs de maisons.

Lorsque Les Joyeux Pataugas ressortent, le soleil décline sur le village, enveloppant Moncrabeau. Ils viennent de parcourir un monde où parodie, réalité et rire se mêlent comme de vieux complices.

Franck

Samedi 18 octobre

Ralitsa, gardienne d’une institution

Les Rives du Réveillon, 10,5 km, 91800 Brunoy

Ce dimanche matin, pour la randonnée « Les Rives du Réveillon », Les Joyeux Pataugas affichent un effectif qui ressemble à s’y méprendre à une peau de chagrin. En cause ? La traditionnelle soirée paëlla de Villiers-en-Bière, une autre bringue à Courcouronnes et Julien Doré à l’Accor Arena à Paris Bercy, et tout cela la veille au soir, où les démons de minuit vont clairement organiser un carnage. Ajoutez à ça une demi-douzaine de « thalassothérapiens » en partance, ce dimanche matin même, en mission “relaxation extrême” à Bénodet, et vous obtenez une peau de chagrin de Joyeux Pataugas.

Mais, une héroïne veille, et de surcroit « une paëllaienne » de la veille :  Ralitsa !!! Accompagnatrice modèle, elle aurait pu, comme tout être humain raisonnable, rester sous la couette, et maudire les démons de minuit. Mais non !!! Vu qu’une petite pincée d’irréductibles des foulées dominicales a répondu présente, elle a tenu à mener sa randonnée, toute souriante, avec comme objectif, les Rives de Réveillon. À noter aussi la présence d’une autre « paëllaienne » en la personne de Patricia.

C’est donc depuis Brunoy que la petite troupe s’est élancée, avec une énergie bondissante de Joyeux Pataugas frais comme la rosée, pour plus ou moins 10 km, sous une météo mi-figue mi-raisin.

Et malgré les paupières qui pèsent plus lourd que son sac à dos, Ralitsa guide la marche d’un pas sûr.
Elle motive.
Elle plaisante.
Elle photographie.

Bref : elle assure !!!

Surtout que les rives du Réveillon, mine de rien, c’est un vrai spot de rando zen ! Bon, d’accord, nos Joyeux Pataugas y ont croisé quelques obstacles façon parcours d’aventure. Mais ce n’est pas deux ou trois arbres qui ont décidé de s’allonger en travers du chemin qui vont arrêter une équipe motivée. Et ils ne sont partis que pour 10 km alors que le Réveillon, lui, fait son petit bonhomme de chemin sur près de 80 km : depuis la forêt d’Armainvilliers, où il jaillit, jusqu’à l’Yerres, où il va se jeter avec panache à hauteur de l’ancienne Abbaye de Yerres, dans l’Essonne. De sous-bois en vallons secrets, le circuit du jour offre à notre petite escouade un vrai souffle d’ailleurs dans une ambiance automnale, bercée par le murmure sympathique du Réveillon qui serpente à son côté. Nos Joyeux Pataugas, toujours d’humeur vagabonde, passent tour à tour par des coins 100 % nature, un coup rural, un coup forestier, tout en gardant un regard sur les quartiers pavillonnaires de Villecresnes.

En un mot, une sortie « pataugasienne », qui, même amputée de la moitié de son effectif, a comme toujours été un moment joyeux, chaleureux, drôle et parfaitement réussi.

Un « paéllaien », resté au fond de sa couette

Les Joyeux Pataugas s’en vont en guerre…

Sur les traces de Charles Le Téméraire à la bataille de Montlhéry, 11 km, 91240 Saint-Michel-sur-Orge

Ce dimanche 2 novembre, Les Joyeux Pataugas ont décidé de randonner sur les traces d’un champ de bataille vieux de 560 ans. Direction Montlhéry, là même où s’étripèrent jadis Louis XI le Prudent et la Ligue du Bien Public, menée par Charles, comte de Charolais, futur Charles le Téméraire. Mais qu’on se rassure : aujourd’hui, les seuls projectiles à craindre sont les averses capricieuses et les feuilles mortes.

À la tête de cette expédition, Ralitsa, le pas décidé, entraîne la troupe à travers champs, là où autrefois 500 archers anglais décochaient leurs flèches.

Sous un ciel hésitant entre pluie et éclaircie, Les Joyeux Pataugas rejouent à leur manière la bataille du 16 juillet 1465 : où prudents (ceux qui ont pris la cape de pluie) et téméraires, tignasse au vent posent.

Ralitsa, inflexible comme un capitaine de bataille, rallie vite le royaume de France et mène son escouade sur les traces de Pierre de Brézé, ce sénéchal héroïque tombé ici même, l’épée à la main. Mais ce dimanche, point de cadavres cette fois, mais quelques randonneurs haletants. On dit que Louis XI assista à neuf messes avant la bataille : Les Joyeux Pataugas, eux, se contentent de neuf pauses photo.

Au final, point de victoire décisive : comme jadis, tout le monde rentre au camp, un peu trempé, un peu fourbu, mais le sourire aux lèvres.

Et comme toute bataille qui se respecte, doit se conclure par une ripaille digne des plus nobles chevaliers, Les Joyeux Pataugas plantent enfin leur bannière… sur une table de pique-nique. Et ô miracle météorologique : une trouée dans les nuages, comme si Louis XI et Charles le Téméraire même avaient négocié une trêve avec le ciel !

Surgissent alors victuailles et breuvages. Chacun brandit son sandwich ou sa fourchette comme une épée, et les godets s’entrechoquent telle une artillerie légère. Les Joyeux Pataugas trinquent à la paix, à la marche, et surtout à la chance d’avoir encore des chaussettes sèches.

Puis, repus, ragaillardis et nullement pressés de reprendre les armes (ni les bâtons), Les Joyeux Pataugas plient bannière et écuelles, le cœur léger, la panse comblée, et la promesse solennelle de revenir ferrailler contre les sentiers de France et de Navarre.

A dimanche…

Franck

Chronique d’une équipée clairsemée mais guillerette

« Des Patûres au Blutin », 9 km, 91220 Brétigny sur Orge

En ce radieux dimanche 26 octobre, sous un soleil d’automne aussi généreux qu’un bon feu de cheminée, Les Joyeux Pataugas s’élancent pour leur randonnée dominicale baptisée “Des pâtures au Blutin”, à Brétigny-sur-Orge.

Enfin… “s’élancent” est un bien grand mot : les vacances de la Toussaint ayant fauché les rangs comme un vent malin, ne laissant sur place qu’une escouade réduite mais vaillante, chevronnée, sac sur le dos et le sourire en bandoulière, emmenée d’un pas sûr par leur cheffe d’escouade, Audrey. À noter, la présence d’un p’tit bleu, Laurent !!!

Le départ se fait rue des Pâtures. Mais qu’on se rassure : nos Joyeux Pataugas du jour ne sont pas pour autant jetés en pâture ! Enfin, normalement car ni ornières boueuses, ni sentiers farceurs, ne sont prévus au programme. Encore que, sous la houlette d’Audrey, tout peut arriver !!!

Très vite, la joyeuse bande s’engage sur le chemin de la Marinière, où les feuilles mortes forment un tapis d’or et de roux. Le soleil joue à cache-cache à travers les branches, offrant à la petite troupe un spectacle automnal de toute beauté.

Sur le GRP des Vallées de l’Essonne, les conversations vont bon train, ponctuées de souffles légers et de rires sincères. L’Orge est franchie d’un pas conquérant, suivie de la Grande Boële, ruisseau secondaire mais plein d’allure, dont le murmure accompagne la progression.

La bande atteint Leuville-sur-Orge, village pittoresque et tranquille, où trône l’église Saint-Jean-Baptiste, parée d’échafaudages comme une mariée en pleine séance d’essayage.

Le retour mène Les Joyeux Pataugas le long du bassin du Petit Paris, où le reflet du ciel se mêle aux éclats de rire. Après avoir franchi la Salmouille, au nom toujours aussi savoureux, le groupe longe le lac du Carouge, havre de paix, un brin importuné par nos bipèdes enthousiastes.

Enfin, le Blutin apparaît, paisible et discret, annonçant la fin de cette aventure dominicale. La petite escouade peut être satisfaite et fière, certes peu nombreuse, mais Les Joyeux Pataugas viennent encore de signer une nouvelle épopée réussie, grâce à la bonne humeur contagieuse et au flair impeccable de leur cheffe Audrey.

Les absents, une fois de plus, ont manqué le coche !!!

Franck

L’Automnale…

L’Automnale, 13 km, 91750 Moret-Loing et Orvanne

Quand l’automne revient aux abords de septembre,
Avec le CCMSL tapie dans l’antichambre,
Les Joyeux Pataugas savent qu’ils vont chausser leurs souliers
Pour venir chatouiller les feuilles colorées.

La rando « Automnale », c’est leur rituel sacré,
On y marche, on y rit, parfois, on y est perturbé.
Un caillou dans la pompe, un lacet défait,
Mais toujours la bonne humeur pour narguer les arrêts.

Le CCMSL les accueille chaque année,
Avec un grand sourire et des parcours soignés.
Les Joyeux Pataugas répondent présents, le cœur léger,
Car manquer l’Automnale ? Ah ça, jamais, jamais !

Au fil des sentiers longs, des bosses, des descentes,
Leur cohorte joyeuse, bavarde et chambrante.
Où un pas après l’autre, le parcours s’étiole,
La fatigue recule quand le rire caracole.

Et quand vient la fin, à l’instant du café,
Chacun lève son gobelet et se plaît à penser :
« L’an prochain, c’est certain, on revient aussi tortillard,
Car l’Automnale, c’est notre étendard ! »

Franck

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Bienvenue chez moi…

De La Verville à Villeroy, 9 km, 91540 Mennecy

Bienvenue chez moi…


Départ des Meules à neuf heures trente,
Les Joyeux Pataugas sont dans la danse,
Chez François Noël, guide bienveillant,
À Mennecy, on part en marchant.

Bienvenue chez moi, pour une belle boucle,
Pose ton sac, resserre bien tes boucles,
Ici, la nature fait battre nos pas,
Bienvenue en rando, bienvenue chez moi !

Levitt a bâti tout un village,
Des pavillons sortis de son ouvrage,
La Verville aligne ses maisons,
Souvenirs d’enfance, matière à fiction (*)

Bienvenue chez moi, en Essonne profonde,
On randonne léger, on refait le monde,
Suis les allées, écoute les émois,
Bienvenue en balade, bienvenue chez moi !

Et puis soudain, le parc de Villeroy,
Écrin de verdure, splendide convoi,
Des platanes, des hêtres pourpres,
Et des séquoias qui grimpent aux nues,
Arbres remarquables, force inconnue…

Bienvenue chez moi, Joyeux Pataugas,
Que la marche unisse nos pas,
Sous les géants qui veillent au-delà,
Bienvenue en balade, bienvenue chez moi !

Puis vient le temps de la récompense,
La table s’installe dans l’allégresse,
Entre les mets, les rires s’élancent,
Troisième mi-temps, douce ivresse.

Puis la farandole des tartes arrive,
Chaque randonneur crie alors famine,
Aux Joyeux Pataugas, c’est la loi :
On marche, on rit… et on prends du poids

Bienvenue chez moi, Joyeux Pataugas,
Que la marche unisse nos pas,
Et que les gâteaux ne cesse de briller comme des rois,
Bienvenue en rando, bienvenue chez moi !

Franck

(*)Éric Reinhardt, né à Nancy le 2 avril 1965, est un romancier. A Mennecy où il a vécu, précisément dans le lotissement des maisons Levitt que l’on retrouve dans 2 de ses romans : Le Moral des ménages (2002) et Cendrillon (2007)

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La cloche sonne… pour Les Joyeux Pataugas !

Sur les pas de Couperin, 12 km, 77390 Verneuil-l’Etang

Ce dimanche 7 septembre, c’était la grande rentrée des classes… mais en version Joyeux Pataugas ! Et pour marquer la première randonnée de la saison 2024/2025, le thème choisi est « Sur les pas de Couperin ». Mais n’allez pas croire que seuls les pas de François sont concernés, c’est sur les traces de toute la dynastie Couperin(*) que Les Joyeux Pataugas vont marcher. Autant dire que les clavecins pouvaient trembler et que les partitions avaient intérêt à bien se tenir.

Et bien sûr, pour mener cette escapade « musicale », l’accompagnatrice du jour ne pouvait être que Ralitsa notre pianiste favorite (et unique, il faut le reconnaître… mais quand on est unique, on n’a pas besoin de concurrents !). Avec son accent chantant et son sourire toujours prêt, la troupe sera menée ainsi une autorité musicale.

Et quelle surprise à l’appel ! Michèle, Sylvie R., Dominique, Jany et François-Noël ont enfin réapparu, comme des écoliers qui auraient prolongé les grandes vacances jusqu’à la dernière seconde. Le tableau de rentrée était presque au complet ! Manque encore, quelques énergumènes… qui attendent surement de se faire prier !!!

Mais le clou du spectacle fut sans doute l’arrivée de notre réunionnaise, pas celle du Cotentin, mais l’autre, celle des terres et mer d’Iroise…, en bref une des belles-sœurs à Bernard !!! Et qui, selon la rumeur, aurait affrété un avion spécialement pour rejoindre Verneuil-l’Étang. À ce rythme-là, à défaut de la Caf, Les Joyeux Pataugas vont bientôt demander une subvention à Air France pour les randos dominicales !

Quant au ciel… on n’aurait pas pu rêver mieux : un soleil radieux, une lumière dorée, une température idéale pour marcher « dans les pas de Couperin ». On se serait presque attendus à croiser le maître lui-même, assis sur un banc, nous jouant une petite fugue pour nous encourager à tenir la cadence.

Bref, une matinée joyeuse, enlevée, et parfaitement accordée : une rentrée en fanfare pour Les Joyeux Pataugas ! 

A dimanche

Franck

(*) Cette dynastie française d’organistes, clavecinistes et compositeurs a pour berceau la commune de Chaumes en Brie et ses alentours. On en trouve la première trace en 1569, date de naissance de Mathurin. Elle se terminera en 1860 par le décès de l’arrière-petite-fille de celui que l’on nommera François le Grand et qui aura les plus grands honneurs de la cour de Louis XIV.

Les barricades mystérieuses (François Couperin – 1717 pour clavecin) par Ralitsa

Les Estivales 2025…

Les mois de juillet et août sont propices aux envolées… ici et là, comme ailleurs !!! Malgré tout, Les Joyeux Pataugas restent sur le pont, avec leur mythique randonnée dominicale… si bien sûr, le temps le permet et participants suffisants, il y a !!!

Et si par malheur, par simple oubli où quelle que soit la raison qui vous a empêché d’y participer, lisez et/ou visionnez ce que vous avez loupé !!!

6 juillet 2025

Sur les pas de Couperin, 12 km, 77390 Verneuil-l’Étang

20 juillet 2025

Promenade de Saint-Sauveur, 11 km, 77930 Saint-Sauveur-sur-École

27 juillet 2025

L’Estivale Bellifontaine – épisode 1, 10 km, 77123 Noisy-sur-École (accompagnateur : Franck)

Comme de bons randonneurs

La rando, la rando, c’est qui, c’est quoi ?
Dis, mais qu’est-ce qu’on cherche là ?
Comme par magie, magie, on part
Sans trop savoir où on va !

Deux pieds, un sac, un tracé,
Des chemins qui montent, qui font suer,
Des mollets qui grincent, mais qui se lèvent,
Des vues qui coupent le souffle et les rêves.

La rando, la rando, y’a pas mieux
Quand c’est joyeux et lumineux.
Quand on suit à la queue leu leu
On chasse le vent comme par jeu

À mon avis, faut pas trop
Bigler le tracé, et quêter les dénivelés
C’est moins magique quand on sait,
Moins sauvage quand tout se sait

Certains ne savent rien, et n’ont pas peur.
Ils regardent les pentes, déjà en sueur
À la première poussée, changent de couleur
Mais grimpent comme tous bons randonneurs.

Comme tous bons randonneurs,
Comme tous bons randonneurs,
Comme tous bons randonneurs.

La rando, la rando, c’est dur parfois,
Quand sans raison, sans alerte, sans voix,
Le sentier s’efface, on reste là,
À se demander où l’on va ?

Et d’où vient, ces coups du sort ?
Ces averses, ces corps sans ressort ?
Faut juste marcher, encore, encore,
Et cela quel que soit le décor

La rando, la rando, c’est bon,
Une histoire d’âme, de sac, de bâtons.
Écrite par un être meneur
Qui trace des lignes avec candeur

À mon avis, faut pas hésiter,
Quand c’est Les Joyeux Pataugas qui mènent l’été.
Et peu importe la difficulté
Il y aura toujours quelqu’un pour vous aider

Comme tous bons randonneurs,
Comme tous bons randonneurs,
Comme tous bons randonneurs.

N’ayez pas peur des kilomètres à venir,
Regardez-les comme un désir
Où vous rimez vos pas sur des sentiers,
Et où de belles images envahissent vos pensées.

Alors à dimanche prochain, pour les estivales de l’été

Franck (tiré de la chanson « Comme un voleur » de Madame Monsieur (2020)

3 août 2025

La Promenade de Saint-Sauveur, 11 km, 77930 Saint-Sauveur-sur-École (accompagnatrice : Audrey)

Quand je marche

Ouh là
Faut que j’envoie ces lettres
Faut que je rappelle mon père d’abord
Faut que je prévoie cette fête
Que j’ai promis de faire pour le disque d’or

Faut que je pense à l’été
Trouver des colos pour les gamins
Demander quand est-ce que je les ai
Et puis pour qu’ils voient leurs cousins

Faut que je sache ce que mes sœurs ont prévu
Avant de dire qu’elles me l’ont déjà dit
Je vais répondre oui mais que j’sais plus
Puis faudra que je pense à samedi
J’aimerais les emmener à la mer loin de ces humeurs grisâtres
Et dimanche on ira voir mon père
On regardera le match tous les quatre

Pour ça faut que je l’appelle d’abord lui
Et puis cette fille à qui j’avais promis
Déjà y a cinq jours que demain je la contacterai c’est certain

Et que je lui donnerai mon avis sur ce truc-là qu’elle a sorti
Un podcast sur les interdits, que j’ai trouvé d’ailleurs très bien

Et puis faut que je poste un beau contenu
J’sais pas, un truc nouveau
Et vu le temps que je passe dessus
Beaucoup trop peu pour que ce soit beau
Ça va être nul et le pire
C’est que je vais réussir à trouver un autre que moi
À qui en vouloir pour ça

Stop ça y est
J’arrête de penser
J’vais courir, j’vais marcher
Stop, allez
J’arrête de me presser
J’vais courir, j’vais marcher, j’vais sourire

Stop ça y est
J’arrête de penser
J’vais courir, j’vais marcher
Stop, allez
J’arrête de me presser
J’vais courir, j’vais marcher, j’vais sourire
J’vais me relever

À côté de ça, y a le silence de mes amis
À qui j’ai renoncé par amour
Et qui me rappelle qu’aujourd’hui, je n’ai plus ni elle ni le temps pour
Ne serait ce que les reconquérir
Et puis plus, on vieillit, moins on comprend les gens qui nous entourent
Plus on vieillit, moins on comprend tout court

Alors, y a l’amour des enfants, avec ça tu manques plus de rien
Moi, je les aime tellement justement
Que j’ai tout le temps peur de pas faire bien
Faut dire qu’on parle des blessures faites par le regard d’un père
La moitié des gens malheureux sur cette terre le sont de cette manière

À quoi sert vraiment l’exigence, pourquoi on souhaite être excellent
Quand on voit dans quelle déshérence, se retrouve les génies souvent
Moi je voudrais leur apprendre à être heureux avant d’être brillant
Je voudrais leur apprendre à être heureux souvent, souvent

Parce que je veux pour être ce que je veux
C’est bien moins important que ce que je suis
Les gamins c’est « faites ce que je fais », pas « faites ce que je veux »
Et encore moins « faites ce que je dis »
Dans ce cas-là, tant mieux pour la musique
Tant mieux pour l’énergie, tant mieux pour les envies
Et pour le reste, pardon, tant pis
Pardon, tant pis, pardon, tant pis, pardon, tant pis

Stop ça y est
J’arrête de penser
J’vais courir, j’vais marcher
Stop, allez
J’arrête de me presser
J’vais courir, j’vais marcher, j’vais sourire

Stop ça y est
J’arrête de penser
J’vais courir, j’vais marcher
Stop, allez
J’arrête de penser
J’vais courir, j’vais marcher, j’vais sourire
J’vais me relever

Avancer, se rassembler, sans flancher, enjamber
Le chantier des pensées qui semblaient emmêlées
Je m’y colle et sans délais, mes soucis, prenez-les
Et l’angoisse, tenez-la bien, j’vais shooter dedans comme elle vient

Faut que je marche parce que je comprends quand je marche
Faut que je marche parce que j’apprends quand je marche
Faut que je marche parce que je pense quand je marche
Parce que j’avance quand je marche
Parce que je rêve quand je marche

Chanson de Ben Mazué  » Quand je marche «  – Auteurs-compositeurs : Benjamin Mazuet, Guillaume Poncelet.

Je vous invite à cliquer sur le lien vert ci-dessus pour écouter la chanson (Franck)

24 août 2025

L’Estivale Bellifontaine – épisode 2, 11 km, 77300 Fontainebleau (accompagnateur : Franck)

La Forêt de Fontainebleau : fille des cimes et des merveilles

🎶 Fille des cimes et des merveilles
Au fond des bois tu nous éveilles
L’envie d’y balader nos pas
Quand tu nous offres tes paysages
De roche, de mousse et de feuillages
On se sent libre, rois des alpages

Marcher dans des clairières
Crier bonjour à tout ce vert
Graver nos cœurs sur un vieux hêtre
Laisser nos traces sur le dos des pierres

Fille des cimes et des merveilles
Tu guides nos mirettes en éveil
Quand on chemine dans ton massif

Suivre tes sentes et ton bornage
Rire au sommet, tout en nage
C’est ça, Les Joyeux Pataugas

Vivre le fil de chaque trace
Aimer les monts, même quand c’est coriace
Porter la joie dans chaque pas
Et partager tout ça avec toi

Fille des cimes et des merveilles
Sur chaque tracé, tu nous ensorcelles
Et nous ramènes toujours à toi

Franck (tiré de la chanson Fille Du Vent par Pierre Groscolas)

31 août 2025

Le Point de Vue des Hautes Plaines, 10 km, 77300 Fontainebleau

Roulement de tambour… et clap de fin pour la saison 2024/25 des Joyeux Pataugas

Ah là là… quelle belle rando ce dimanche, mes aïeux, avec cette der des Estivales 2025 qui vient aussi clôturer la saison 2024/25 ! Ces estivales avaient pourtant démarré comme un sketch météo : deux randonnées annulées d’entrée de jeu, en plein mois de juillet, pour cause d’intempéries… Non mais franchement, pleuvoir en juillet ?! Même les grenouilles ont demandé un congé !!!

Mais il en faut plus pour décourager nos Joyeux Pataugas ! Portés par la bonne humeur et les semelles Vibram®, les Estivales ont pu se dérouler, et la der filer à toute allure, joyeusement menée par notre infatigable Audrey ! Une sortie comme on les aime : rythmée, ensoleillée (si si… enfin très timidement), et remplie de fous rires… avec bien sûr un pique-nique royal.

 Et dès dimanche prochain, le 7 septembre, c’est reparti pour un tour : la rentrée 2025/2026 débarque, sans allocation (ni pour les chaussures, ni pour les courbatures, dommage hein 😬)… Mais qui sait ? Peut-être que certains vont en profiter pour faire peau neuve : nouvelles pompes rutilantes, sac à dos dernier cri, et pourquoi pas une montre GPS qui donne aussi la météo du moral… et bien évidement le chemin à suivre !!!

Ce qui est certain, c’est que cette saison 2024/25 fut encore une belle aventure, riche en kilomètres, tolérante en dénivelée et abondante en bonne humeur :
👉 Un peu moins d’une quarantaine de randonnées dominicales (les mollets s’en souviennent),
👉 Deux séjours, certes toujours en Bretagne (on commence à connaître le chemin par cœur… et les crêperies aussi 😋),
👉 Et un week-end prolongé en Bourgogne, parce qu’il faut bien équilibrer le kouign-amann avec un peu de Chablis.

Une saison menée tambour battant par un noyau solide comme un caillou de sentier, fidèle au poste, mais aussi des allers-retours, des visages nouveaux, des retours surprises… Bref, une belle alchimie, comme seule les Joyeux Pataugas savent en créer !

Alors, on ferme le carnet 2024/25, et on se prépare pour une nouvelle saison pleine de découvertes, de dénivelés… et de délires !

À vos lacets… prêts ? RANDO !

Et pour celles et ceux qui veulent rejoindre Les Joyeux Pataugas, la porte est grande ouverte avec comme seules monnaies d’échange : la bienveillance, la convivialité et la bonne humeur !!! Ajoutez un sourire et là, c’est une adoption imminente !!! Et cela bien sûr cela, si et seulement si, vous savez mettre un pied devant l’autre !!!

Franck

Rando à Tigery…

Une ville à la campagne : Tigery, 12 km, 91250 Tigery

Dimanche matin, quelle noble idée :
« Allons marcher ! » dit Ralitsa surexcitée.
Sac à dos, casquettes, lunettes bien vissées…
Dix Joyeux Pataugas s’en sont allés.


Le soleil cogne comme un patron fâché,
Chacun de leur pas ressemble à un rôti bien doré.
Leurs chaussettes collent, leurs dos font piscine,
Et leurs tee-shirts… deviennent serpillière divine.


Tigery défile, joli, mais sans pitié,
Le tracé, un four, sans rien pour l’apaiser.
Allée Royale c’est la langue jusqu’au sol,
Que tous implorent un parasol »


En forêt de Sénart, ils sont en nage
Heureusement un peu d’ombrage
Aux Hauldres, le long de son ru
La rando est interrompue.


Pause sous un arbre, miracle feuillu,
Leur eau est comme un trésor absolu.
Et glou, et glou et c’est l’apothéose,
Ils suent, ils râlent, ils fondent… mais ils restent grandioses.


Et le pire dans tout ça ?
C’est qu’ils diront ce soir, affalés dans leurs sofas
« C’était génial, dimanche, il faut qu’on refasse ça ! »

Franck

L’été s’ra chaud…

Autour de Rosa Bonheur, 10 km, 77300 Fontainebleau

L’été s’ra chaud, l’été s’ra chaud !
Où vont ils aller nos Joyeux Pataugas
Quels sentiers vont-ils sillonner, hé, hé, hé ?
Ce premier dimanche d’été ???
Vont-ils crapahuter, hé, hé, hé ?
Et rencontrer leur premier dénivelé de l’été ?
Pourront-ils lutter, hé, hé, hé ?
Sous cette première grosse chaleur en matinée

La rando s’ra chaude, la rando s’ra chaude
Dans les tee-shirts, dans les maillots
La rando s’ra chaude, la rando s’ra chaude
D’la Route du Fourneau à la Croix de Guise
Et si beaucoup ont abdiqué
Peur de trop en baver
Sylvie est là parmi six rescapés
Allez go, hé hé, hé

La rando s’ra chaude
L’été s’ra chaud, l’été s’ra chaud
Dans les tee-shirts, dans les maillots
La rando s’ra chaude, la rando s’ra chaude
Des coups de pinceaux d’Rosa au Port de l’Effondré
La rando s’ra chaude
L’été s’ra chaud
Et ils y sont tous arrivés
À avaler ces 10 bornes nos 6 réchappés
Certes avec une belle suée…
Et des tee-shirts mouillés, hé, hé, hé
Mais quelle belle témérité
Sur ces sentiers, ils ont montré !!!

L’été s’ra chaud, l’été s’ra chaud
Dans les tee-shirts, dans les maillots
Les randos s’ront chaudes, les randos s’ront chaudes
De ce premier dimanche d’été au tout dernier
L’été s’ra chaud, l’été s’ra chaud
Des tracés aux sentiers !!!

Franck (tiré de la chanson d’Eric Charden « L’été s’ra chaud »)

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La rando aux deux visages…

« La randonnée de Pascaline, version 2 », 9 km, 77940 Voulx

Ah, Voulx ! Petite commune de Seine-et-Marne, nichée entre nature bucolique et secrets bien gardés. C’est là que Pascaline, notre ambassadrice locale, a convié Les Joyeux Pataugas ce dimanche 15 juin, avec dans les yeux une étincelle qu’on ne lui connait que lorsqu’elle parle… de Voulx, justement.

L’an dernier, certains Joyeux Pataugas avaient manqué ce rendez-vous mythique. Un drame national (ou presque). Pascaline, elle, n’a pas oublié. Elle a ruminé sa frustration tout l’hiver et mijoté sa revanche dès les premiers bourgeons : “Je vais leur montrer Voulx comme ils ne l’ont jamais vu !” avait-elle juré, une main sur le cœur.

Et elle a tenu parole. Dès le départ, l’accueil est chaleureux, le tracé bien suivi, les blagues fusent, les mollets chauffent, et le p’tit village de Voulx et ses paysages déroulent leurs charmes.

Et si jadis, Moïse étendit sa main sur la Mer Rouge et les eaux se fendirent… Pascaline n’en fit pas moins, avec un champ de blé, en le pointant du doigt et ouvrant ainsi la voie à des Joyeux Pataugas médusés !!! Fortiche la Pascaline !!! Surtout, qu’une fois ce champ de blé ouvert, qui passe devant nous comme par enchantement en bondissant : un chevreuil !!! Les Joyeux Pataugas disposeraient-ils d’une prophétesse ??? Si oui, il va falloir qu’elle se mette sérieusement au diapason avec la technologie du XXIe siècle !!! Car pour suivre une p’tite flèche bleue dans l’application mobile Visorando, ce n’est pas gagné, mais alors pas du tout !!! Heureusement Saint-Pascal est là… et si la trace fût perdue, la direction est retrouvée !!! Donc là-haut, si quelques bonnes volontés veulent perfectionner notre sybille voulxoise au suivi de la p’tite flèche bleue, surtout qu’ils se fassent connaitre !!! La communauté des Joyeux Pataugas, à l’unanimité, est preneuse !!!

Et revoilà nos Joyeux Pataugas à Voulx pour la pause banane… à 11 h 30 !!! Mieux vaut tard que jamais !!! Ensuite, direction le sentier des Îles de l’Orvanne, où là, les attend le clou du spectacle de cette matinée : un recoin de paradis dont Pascaline parle avec des trémolos dans la voix. Mais avant, il va falloir livrer bataille aux urticacées, un autre genre de Guerre des Boutons, que celle de Longeverne et Velrans.

Et oui, si l’ortie est une plante aux multiples vertus thérapeutiques, elle pique… et bonjour la grattouille !!! Donc en visionnant l’album photo du jour, ne vous méprenez pas, si vous apercevez Les Joyeux Pataugas les mains en l’air, ou ayant une attitude pieuse !!! En aucun, ils se font braquer par un rôdeur malsain où on rejoint une secte aux dérives mystérieuses et sectaires. Ils essaient simplement d’échapper à une éruption cutanée !!!

C’est donc après un périple aux travers des orties, qu’enfin nos Joyeux Pataugas, atteigne le joyau de la matinée !!! Mais saviez-vous que dame nature, peut être farceuse ??? Le fameux lieu féerique, censé déclencher des “waouh” en cascade, est méconnaissable !!! Deux gros arbres, sont venus s’abattre, emportant dans leurs chutes, d’autres arbres, provocant un amas de troncs et de feuillages enchevêtrés en plein centre de la carte postale !!! Pauvres Joyeux Pataugas, 8 bornes, pour un coin de paradis devenu un terrain de désolation !!! Donc si là-haut, en plus de la formation à la p’tite flèche bleue de Visorando, vous pouviez enrichir les compétences de Pascaline, votre prophétesse… pour remédier à ce genre de dévastation, là encore Les Joyeux Pataugas vous en sauront gré.

Après, peu importe la qualité du clou du spectacle, cette randonnée fût belle comme toujours… Comme fût bonne la troisième mi-temps où Pascaline, fût plus que royale !!! Merci à elle, pour sa passion contagieuse, pour son amour de Voulx, pour ce dimanche où l’émotion a pris racine entre deux fous rires.

« Hé la-haut, si pour les dimanches, au niveau de la météo, vous pouviez faire en sorte que le soleil brille… merci d’avance »

Franck

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Entre Terre et Mer d’Iroise…

Il était une fois
Un convoi de bonne foi
Parti tels des rois
Fouler le pays brestois
Aujourd’hui, à la cloche de bois
Avec émoi et effroi
Revenons avec joie
Sur leurs traces en pays brestois

La Pointe de Pern

Tout commence par une ville, Le Conquet, et un bateau. Pas un paquebot luxueux, ni une coquille de noix, mais le Fromveur II(*), un bateau marin de La Compagnie Maritime BreizhGo Penn Ar Bed. Et ce rafiot, nos Joyeux Pataugas ont dû, de bon matin, sérieusement gambader pour aller rejoindre son embarcadère !!! Dieu sait que le parking était loin !!! Et dire qu’une navette, gratuite de plus est, y était stationnée !!! Ah si on savait tout !!! Mais rassurez-vous, au retour, le tir a vite été rectifié !!

C’est donc battu par les flots, brinquebalé par les caprices de l’Atlantique que nos Joyeux Pataugas mettent le cap sur Ouessant. Une île du bout du monde qui semble flotter entre ciel et mer, un bloc de granit posé là, comme par mégarde, par un dieu distrait.

Dès l’arrivée au Port du Stiff sur l’Île d’Ouessant, même si le temps est couvert, l’air sent bon le sel, la bruyère et une pincée d’éternité. Ici, les voitures paraissent rares, les klaxons sont muets, et on raconte que les moutons d’Ouessant règnent en maîtres. Petits, noirs, frisés, l’œil malin et l’allure nonchalante, leur philosophie de vie est simple : brouter, contempler, digérer. Et si nos Joyeux Pataugas, ont été un brin couillon au Conquet, avec cette navette gratuite, là, ils ont veillé à ménager leurs mollets, gambettes et consorts, en réservant un bus pour les emmener au bourg de Lampaul. Certes payant, mais 4 km de moins au compteur, lorsque quinze sont annoncés au programme, de surcroit en terre inconnue et désertique, valent bien quelques pépettes.

Arrivée au bourg de Lampaul…

Victuailles achetées, chaussures lacées, sac à dos en place, c’est parti mon kiki. Et voilà Les Joyeux Pataugas qui quittent la Grande Rue de Lampaul et qui s’élancent sur le sentier côtier, direction La Pointe de Pern. Et qui, dans leur foulée, se joint tout de suite à eux ??? le vent bien sûr !!! Dans ce coin de terre, à vingt kilomètres du continent, il souffle quasi continuellement. Il imprègne la vie quotidienne autant que les âmes. Et là, il pousse, il tire, il décoiffe, il inspire nos Joyeux Pataugas qui marchent, marchent… fidèles à leur légende, pianissimo, pianissimo, avec, comme en musique, des temps de repos. Du style Longa, où le nez dans la flore et la croupe flottant au vent, à donner naissance à leur image d’Epinal !!!

C’est au mouillage de Bouguézen, un port abri à l’allure d’oubli où gisent, rongées et rouillées par les embruns salés, de vielles structures métalliques que nos Joyeux Pataugas se posent pour leur premier pique-nique du séjour. Et ce number one n’a rien à voir avec celui des randonnées dominicales, c’est du vite fait bien fait !!! Car en séjour randonnée, après le pique-nique, il faut en remettre une couche, avec en sus, l’estomac dans les talons !!! Surtout que là, comme le tiers du circuit a juste été atteint, il va falloir mettre les bouchées doubles.

Le mouillage de Bouguézen

Mais c’était sans compter le Fort de Locqueltas, construit en 1861, sous Napoléon III, pour protéger l’île de toutes menaces extérieures, où personne ne se fait prier pour poser son popotin pour une photo de groupe !!! Même si Patou, notre « guide » du séjour participe, on note déjà une inquiétude naissante pour l’embarquement à 18 h au Port du Stiff !!! Quant aux autres, ma foi… c’est Stars et Cie.

Le Fort de Locqueltas

Le sentier, lui, déroule et amène nos Joyeux Pataugas à la Pointe de Pern, le point le plus occidental de l’Île d’Ouessant, mais aussi de France. L’impression d’être parvenu au bout du monde est là. Le paysage désolé, mais magnifique y contribue certainement, car c’est la partie la plus accidentée de l’île. De la Pointe, Les Joyeux Pataugas ont une vue sur le Phare de Nividic. Ce phare a été mis en service en 1936, après plus de 23 ans de construction, et est aujourd’hui classé aux Monuments historiques depuis 2017. Il est situé en pleine mer et très difficile d’accès… En parallèle à sa construction, il a fallu construire un téléphérique et tirer un câble à haute tension. Deux anciens piliers bétonnés sont là pour en témoigner !!!

La Pointe de Pern

Si les falaises tombent à pic dans une mer d’un bleu capricieux, oscillant entre l’encre et l’écume, eux, nos Joyeux Pataugas continuent leur bonhomme de chemin. Et leur route est encore longue. Prochaine étape, la Pointe du Creac’h (« promontoire » en breton) et son phare. Et pour les rejoindre et gagner un peu de temps, Patricia, coupe légèrement pour un paysage digne du Connemara. Et le voila le premier phare zébré, ancré à terre du séjour des Joyeux Pataugas. Dire qu’à son premier allumage, le 19 décembre 1863, aucun Joyeux Pataugas ici présent était né… Mais en regardant bien, et vu les vertus de la marche pieds, il se pourrait que ??? Non, non, ce n’est pas possible !!!

Ah, cela mérite bien un p’tit sitting à 14 h 12 à zyeuter, je ne sais quoi !!! Le Phare peut-être !!!

Puis le chemin reprend, sinueux, sauvage, inspirant !!! Le spectacle de la côte dentelée et fouettée par la mer est impressionnant. Quand soudain, dans une crique, voilà que les phoques gris pointent leur museau !!! Certes, il ne fallait pas avoir une myopie avancée et avoir oublié ses bésicles… Imaginez bien, qu’avant que tout le monde ait pu apercevoir, l’once d’un museau gris, dans une mer plutôt grise, le surplace comme le temps ont défilé !!! Ah s’ils avaient été roses, les phoques gris de l’Île d’Ouessant !!!

le phoque gris d’Ouessant ( rond rouge) et le phare du Creac’h

C’est à la Pointe Penn ar Ru Meur, que Patou, inquiètée par le rythme de marche, décide de délaisser le sentier longeant la Baie de Béninou, pour couper et retrouver l’asphalte plus propice à élever le tempo.

Un retour mené tambour battant pour nos Joyeux Pataugas, le visage fouetté par le sel, les jambes fatiguées, mais l’âme légère. Et bien sûr, point de nuit à la belle étoile, le Port du Stiff est atteint en temps et heure, même avant l’heure… vu qu’il n’y a pas le moindre gros bateau de passagers à l’embarcadère. Par contre, un bar il y a, comme ils sont sur une ile nos Joyeux Pataugas, ils ne résistent pas à la tentation !!!

Quant au retour au Port du Conquet avec la Compagnie Maritime BreizhGo Penn Ar Bed, sous un soleil radieux, si la mer était d’un calme plat, Les Joyeux Pataugas ont su parfaitement définir les verbes s’assoupir et consorts.

Rrrrr, Zzzz, Groarghhrrr !, Zzzzziiip !

(*) En référence au Passage du Fromveur qui n’est pas officiellement nommé un « raz », mais en possède les caractéristiques. Il est situé entre l’île de Molène et celle d’Ouessant. Le courant peut atteindre 9 nœuds localement, et presque 7 nœuds à mi-marée de vives eaux dans tout le passage.

Franck

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L’Anse de Bertheaume

C’est par un matin de grisaille, comme la Bretagne sait le proposer sur plus ou moins de jours, de mois, voire d’années (Oups, là, je ne vais pas me faire que des amis) que Les Joyeux Pataugas s’attaquent au chapitre 2 de leur séjour avec une boucle sur l’Anse de Bertheaume. À 9 h 30… tout le monde est sur le parvis de l’accueil de la résidence Néméa, prêt à en découdre avec les 18 km prévus au programme. Apparemment la découverte de la partie nord de l‘île d’Ouessant d’hier n’a pas trop laissé de trace, puisqu’aucune désertion n’est à déplorer !

Et c’est de la plage de Porsmilin, au bas de leur hébergement, toujours sous la conduite de Patricia que Les Joyeux Pataugas commencent leur périple du jour. Et qui les accueille, grands bras ouverts,  » Bon dieu, mais c’est bien sûr  » l’illustre GR® 34 qui borde l’ensemble des côtes bretonnes sur plus de 2000 kilomètres. Depuis l’îlot rocheux et la baie du Mont-Saint-Michel, dans la Manche, le GR® 34 atteint son but à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Le Joyeux Pataugas étant modeste, il ne se contentera, en ce 27 mai, que d’une légère partie du GRP d’Iroise, un de ses tronçons.

Plage de Porsmilin

Et si Edgar Grospiron a été champion olympique en 1992 à Albertville, dans l’épreuve du ski de bosses, il faut avouer que sur ce démarrage, Les Joyeux Pataugas n’ont rien à lui envier. Ils montent, ils descendent, ils rebondissent comme jamais !!! Heureusement… qu’un trou de souris, enfin ce qu’il en reste, les arrête, car peut-être encore aujourd’hui, ils rebondiraient sur cette partie du GRP d’Iroise !!! Et là, amis lecteurs, vous vous interrogez ??? Vous vous dites comment un p’tit trou de souris, qui de plus est en mauvais état, peut stopper une ribambelle de Joyeux Pataugas rebondissants ??? Mais c’est bien sûr l’ancienne batterie côtière de Toul-Al Logot (trou de souris) qui freine l’élan de nos Joyeux Pataugas !!! Comment ne pas s’attarder sur une des nombreuses cicatrices de guerre qu’offre ce GR® 34. Ici, dans l’Anse de Bertheaume, en 1817, valait mieux être autorisé au mouillage, sinon toutes les 5 à 10 minutes, arrivaient sur vous des boulets de 9 kg tirés de cette batterie de Toul-Al Lagot !!!

La Batterie de Toul-Al Lagot !!!

Bon, ce n’est pas tout, il est temps pour Les Joyeux Pataugas d’atteindre le bourg rural de Plongonvelin, pour, dans un premier temps, remplir leur panier de pique-nique. Dieu, que la queue fût longue chez ce boulanger !!! Ah, si la mère Michelle a perdu son chat,  je ne sais où, à noter que la nôtre… a manqué de laisser son bâton de marche devant cette boulangerie !!! Eh oui, incroyable, mais vrai !!! Alors, Joyeux Pataugas, dorénavant dans la famille « Delaveau qui a perdu son bâton » ne jouez plus la carte Roméo, pensez aussi à sa Juliette.

Alors, il est où ce Fort de Bertheaume, comme deuxième temps, Patou ? Au bout d’une grimpette, bien sûr !!! Et comme nos Joyeux Pataugas sont attendus pour sa visite, il vaut mieux ne pas trainer sur le pentu !!! Surtout que c’est en guest-star qu’ils vont visiter ce fort !!! Et oui, m’sieurs dames, le Joyeux Pataugas se paie le luxe d’une visite privé de ce fort !!! Un grand portail de fer qu’on n’ouvre rien que pour eux, une conférencière rien que pour eux !!! Que c’est chouette, la notoriété !!!

Le Fort de Bertheaume

C’est donc à Hélène, la conférencière, que revient le privilège de les recevoir… Après quelques explications historiques, de sa construction au 17ème siècle par Vauban et ordonné par Louis   XIV à son utilisation militaire pour surveiller le Goulet de Brest, direction le fort… Et pour l’atteindre, se succèdent devant nos Joyeux Pataugas, un dénivelé négatif de marches de bois, suivi d’un pont de pierre au-dessus d’une faille, et après une vingtaine de marches plus bas, une passerelle métallique exposée à un vent à décorner les, …les, …les boeufs, bien sûr !!! Et enfin, les voici au pied du fort. Commence une ascension de marches. Un premier palier donnant vue sur l’Anse de Bertheaume est atteint. Puis, ils gagnent un deuxième palier par un bel escalier de pierre, construit en 1744. Au centre, une grille ajourée sécurise un puits ; contre les murailles, une belle échauguette (guérite de guet), presque intacte, rappelle les fonctions anciennes de la place. Encore quelques marches et les voici au troisième palier, et là, au rythme des mots d’Hélène, tous se prennent à rêver, à revivre tous les combats qui se sont déroulés dans ces lieux, sur terre comme sur mer.

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Mais saviez-vous que sur le site du Fort de Bertheaume, dans deux anciennes casemates de stockage de poudre et de munitions, à deux pas de l‘île Longue, berceau de la force de dissuasion sous-marine française, se cache l’univers des bateaux noirs.

« À vos postes de plongée, purgez les ballasts »

…et voilà nos Joyeux Pataugas qui plongent 100 mètres sous terre via un escalier en colimaçon et mettent le cap sur les salles du patrimoine sous-marin de l’Amicale Minerve !!! Et là, les diverses expositions et les explications d’Hélène leur permettent de parcourir l’histoire des sous-marins de 1800 à nos jours et d’explorer la vie quotidienne à bord d’un Sous-marin Nucléaire Lanceur d’Engins (SNLE) et d’un Sous-Marin Diesel électrique (SMD).

Et cerise sur le gâteau, à la fin de la visite, à même le site du fort, Hélène met à disposition des Joyeux Pataugas, un local pour déjeuner en leur priant de bien refermer le portail en sortant !!! C’est trop bon le côté Guest-Star !!!

Mais bon, c’est pas tout, … le fort, les bateaux noirs et la p’tite sauterie gourmande, c’est bien beaux… mais, il va falloir chers Joyeux Pataugas reprendre le taureau par les cornes, et être au taquet pour aller voir ce qu’il se passe derrière la Pointe de Créac’h Meur, là où sera entamé le retour !!! Bien sûr, c’est sans limousine et chauffeur privé, mais sacs sur le dos et à pied !!! Allez en route les starlettes !!!

Et elle est bien loin cette Pointe de Créac’h Meur, surtout que fleurs et autres végétaux abondent sur le bas-côté des divers chemins. Et si à la mode de chez nous, on plante les choux comme ça, chez Les Joyeux Pataugas, la mode, certes, c’est de marcher mais avec le nez au ras du gazon et la croupe en l’air !!! Surtout à ne pas essayer, déjà c’est la chute assurée ! Par contre, pour l’application mobile Pl@ntNet c’est  le Pérou ! Par contre au niveau du rythme et du temps, quel coup derrière la cravate !!! D’ailleurs, ils sont si pianne-pianne nos Joyeux Pataugas, que par faute de temps, il n’est pas certain qu’ils aient totalement suivi à la lettre le tracé initial !!!  Les cormorans racontent que ce jour-là, une bande de Joyeux drilles a quitté le sentier de Keruynan, pour rejoindre le GR® 34. En un mot, ils ont resquillé !!!

Mais attention, ils se situaient bien à la Pointe de Créac’h Meur ! Certes, pas derrière comme le stipulait le tracé, mais ni avant… ils étaient bien dessus, simplement à l’écart ! Et sincèrement, cela vaut le coup ! Surtout qu’à ce moment-là, le soleil est apparu… comme quoi les miracles existent ! Et là, quel spectacle !!! Le bémol, c’est que le soleil magnifie les fleurs… donc (à vous de deviner) !!! Ajoutez à cela le côté montagne russe du sentier, sans oublier le paysage, et soyons honnêtes : les kilomètres parcourus depuis le matin… C’est donc plus que pianissimo que le Fort de Bertheaume est regagné !!! Et oui, que le fort, loin est encore la résidence Néméa !!! Heureusement, il n’est pas prévu de repasser par la boulangerie…, un bâton de Roméo & Juliette sauvé par anticipation !!!

Retour sur le Fort de Bertheaume

Donc là, en plage du Perzel, une réunion au sommet ou un conciliabule, voire un conclave, peu importe le nom, est proclamé !!!

Sentence : quatre guest-stars plus que fatigués décident de rester là, deux filent devant chercher une limousine pour revenir les chercher, et le reste de la troupe continue son p’tit bonhomme de chemin jusqu’à la résidence, le nez bien devant et la croupe à sa juste place !!!

Starlette déchue sur la plage de Perzel

Elle n’est pas belle la vie chez Les Joyeux Pataugas !!!

Franck

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GR® 34 – GRP d’Iroise entre le Phare de Saint-Mathieu et le Phare du Kermoran

Hésitant le ciel breton, en ce jour 3, il est entre un gris contemplatif et un bleu timide, laissant un brin dubitatif nos Joyeux Pataugas, tous déjà sur le pont ou du moins devant le mythique Phare de Saint-Mathieu à Plougonvelin, une vigie altière posée sur la côte, telle une bougie plantée dans un kouign-amann. C’est là que Patou a fixé le point de départ d’une boucle avoisinant les 17 km !!! Difficile à croire, hein ???

Mais avant qu’ils s’élancent sur le sentier, ils vont entamer leur périple par une visite du phare lui-même et ses 163 marches, en colimaçon !!! Eh oui !!! Comme quoi, l’air breton leur donne des ailes !!!  Pourvu que certains, en haut du phare, ne se prennent pas pour des cormorans !!! Allez savoir avec cette bande de joyeux drilles. Pour épater le monde, ils sont capables de tout !!! Quoi qu’il en soit, ils ont été récompensés nos surprenants Joyeux Pataugas !!! Quelle vue à couper le souffle tout là-haut : d’un côté l’Atlantique, infini et fougueux ; de l’autre, les ruines de l’abbaye, éternelles et silencieuses.

En haut du Phare de Saint-Mathieu (Plougonvelin)

Une fois redescendus sur terre (au sens propre), sacs sanglés et bâtons en main, le groupe s’élance avec entrain sur le GR® 34, ce sentier des douaniers au charme inépuisable. Il déroule son tapis côtier comme un hôte généreux, offrant à chaque virage une carte postale vivante : falaises découpées au scalpel, vagues qui caressent les rochers avec une tendresse de boxeur, mouettes hilares, landes sauvages… Même les ajoncs semblent les encourager à grands coups de jaune.

GR® 34 – GRP d’Iroise entre le Phare de Saint-Mathieu et le Phare du Kermoran

L’objectif du jour : une boucle jusqu’au Phare du Kermorvan, noble sentinelle postée au nord-ouest du Port du Conquet. Mais comme les estomacs de nos Joyeux Pataugas crient déjà famine, quoi de mieux que d’assouvir leurs plaintes en la Promenade Jean Hobé au Conquet  !!! Ce petit belvédère aménagé, perché sur un replat d’une falaise et orné de plusieurs massifs floraux, est un vrai p’tit jardin d’éden, où en contrebas, l’Anse de Portez étale sa plage jusqu’à la Pointe de Sainte-Barbe.  Imaginez leurs têtes, quand Patou, en bon chef d’orchestre, a tapé sur son pupitre pour reprendre sa ballade. Beaucoup se voyaient là, les orteils en éventails… à jouer une sieste en ré mineur, jusqu’à je ne sais quand !!!  Surtout que, que, que… !!! Allez un peu courage… il est temps de le dire… le soleil brille !!!  Comme quoi !!! 

L’ Anse de Portez vu de la Promenade Jean Hobé (Le Conquet)

Malgré tout, la traversée du charmant bourg du Conquet s’est faite dans une ambiance joyeuse, les pavés du centre-ville testant sans vergogne les articulations de nos Joyeux Pataugas.  C’est là, aux abords de la Passerelle du Croae, que deux randonneuses, disons… « lucides », ont annoncé avec solennité leur décision stratégique :
— « Nous, on déclare forfait pour Kermorvan. On reste ici. On défend la patrie depuis Le Conquet » s’exclament Monique et Sylvie !!
Un choix assumé, fait avec courage et sans terrasse en ligne de mire. Et où Franck, en bon resquilleur de quelques kilomètres, se proclame chien de garde !!!  Et lorsque le reste de la troupe s’est engagé sur cette Passerelle de Croae, avec leurs têtes baissées et leurs bras ballants, un moment, mais juste l’instant d’un moment, très infime d’ailleurs, on aurait pu croire, à une émotion collective les submergeant, comme s’ils abandonnaient des soldats à l’arrière…  Que c’est beau de rêver !!!

La Passerelle de Croae (Le Conquet)

Et donc, pour les valeureux Joyeux Pataugas, le sentier s’est poursuivi, offrant ses panoramas marins et ses montées surprises, celles qui font discuter les cuisses avec les mollets.  Et enfin ce Phare du Kermorvan  avant un retour héroïque par le même sentier, le pas plus lent, mais la fierté droite comme un menhir.

Et qui sont là, pour les accueillir… nos trois fatigués du mollet !!! Enfin presque…, car Sylvie botte en touche définitivement pour la journée et demande la limousine d’hier !!! Par contre, Monique se sent d’attaque, sa petite pause à ramasser les coquillages semble lui avoir été bénéfique !!! Elle pète la forme, la Momo !!! C’est donc Lyne qui la remplace au chevet de Sylvie.  Et Franck, en bon chauffeur de limousine au mollet reposé, file devant… et récupèrera les belles, à une terrasse au Conquet… tranquillou les donzelles !!!

Et puis, tout ce beau monde se retrouve sur un petit muret du parking du phare de Saint-Mathieu, assis à la queue leu leu, sous un soleil breton inimaginable !! Et là… le Graal : gâteaux et cidre offerts par Stéphane !!!
C’est son anniversaire et Les Joyeux Pataugas le fêtent dignement avec bouchons qui pètent et rires qui volent au vent.

Parking du Phare de Saint-Mathieu à Plougonvelin – Joyeux anniversaire Stéphane et merci !!!

Franck

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Porspoder

Ce jour 4, Les Joyeux Pataugas ont rendez-vous à Porspoder, un p’tit coin de paradis breton où le granit résiste au vent et où la glav (1) se pointe pile quand on a enlevé le K-Way.  À noter la défection d’une Joyeuse Pataugas, qui a préféré l’appel de la couette à celui de la cité bretonne. Le choix, ça ne se discute pas !!!

Comme d’hab, c’est Patricia, la boussole du séjour, qui mène le peloton. Pour tout vous dire, elle connaît chaque caillou des environs de Porspoder. Et pour cause : elle a passé tous ses étés dans ce bourg breton, au sein du mythique camping municipal avec toute une tribu familiale : Papa, Maman, sa sœur Sylvie, son frère Frédéric, mais aussi Papy, Mamie, les oncles, les tantes, les cousins, les cousines, le parasol, la glacière et les sacs plastiques en guise de coupe-vent. Et cerise sur le gâteau, elle y a été baptisée, pas au camping municipal bien sûr, mais en l’église Saint-Budoc, le 16 août 1981. Autant dire qu’elle connait la région au saint… près et que Les Joyeux Pataugas marchent en terre sacrée.

Patou, la boussole de Prospoder… il y a quelques années… lumières !!!

Pas moins de 14 kilomètres sont prévus au programme, soit un bon prétexte pour admirer les paysages… et bien sûr, zieuter les p’tites fleurs !!!

Sur l’asphalte de Porspoder

C’est après une mise en jambes sur l’asphalte de Porspoder que le premier sentier est atteint… Mais nos Joyeux Pataugas, bouderaient-ils le GR® 34 pour s’en aller à travers champs !!!  À moins que, soudainement, Patou se rappelle enfin où elle a enterré son premier journal intime ??? Mais non, voyons !!!  N’oublions pas que nous sommes en pleine terre finistérienne et que trouve t’ont plantée dans le sol de manière verticale aux quatre coins de Bretagne, des grosses pierres !!! Oyez Oyez gentes dames et damoiseaux, voilà le menhir de Kerhouézel (anciennement menhir de Kerenneur) un bloc de granite de l’Aber-Ildut(2), classé au titre des monuments historiques par arrêté du 22 février 1921. Et si Georges Guénin raconte dans son livre « Légende des pierres de Bretagne » (1936) que d’après un pêcheur de Lanildut, M. Masson, le grand menhir de Kerenneur, de plus de 6 m de haut, se retournait sur lui-même et allait nager à la mer.  Et qu’il ne pouvait savoir ni les heures ni les jours où la pierre accomplissait ses actes. Après, en Bretagne, il y a le chouchen, la lambig et consorts, allez savoir si M. Masson avait pas tendance, après chaque poisson pêché de crier « Yec’hed Mat » (3) ! Ceci expliquerait cela !!!

En attendant, eux nos Joyeux Pataugas ont déjà filé et mis le cap sur l’Anse de Penfoul, là où Patou à prévu de jeter l’ancre pour pique-niquer… Et la progression est difficile au travers d’une flore dense et un brin marécageuse pour y parvenir !!! Ils en regretteraient presque les hauts et les bas du GR® 34 !!!

Quelque part, près de Landunvez

Mais comme vous le savez, ils sont téméraires nos Joyeux Pataugas… et la Plage de Penfoul est gagnée et le légendaire sentier des douaniers retrouvé ! Et c’est sur ses hauteurs, à l’entrée d’Arc’hantell (Argenton), commune de Landunvez, que le théâtre du pique-nique des Joyeux Pataugas se dresse et se déguste !!!

Pique-nique sur l’Anse de Penfoul

La représentation terminée, nos Joyeux Pataugas requinqués, reprennent la marche en direction des pointes de Beg an Tour et Beg ar Caro, véritables balcons suspendus entre ciel et mer. Là, où le sentier côtier déroule son tapis de fougères et de vent iodé. À gauche, la mer d’Iroise, et à droite, les landes et les murets de pierres que même le temps respecte.

La Pointe de Beg ar Caro

D’ailleurs, c’est sur un muret, rue de la Cale à Argenton, que nos Joyeux Pataugas posent de nouveau leurs fesses !!!  Non, pas parce qu’ils soient déjà éreintés, …mais pour une photo de famille !!! Et qui se colle derrière l’objectif… une simple passante. Et à son « clic », elle met tous Les Joyeux Pataugas du jour serrés comme des sardines en boite !!!

Rue de la Cale à Argenton

Puis aux abords de Porspoder, arrive la magnifique Presqu’île Saint-Laurent, écrin de landes, de rochers et de souvenirs pour Patricia !!! C’est là, à marée basse, que toute brunette, ignorante encore de la signification du sigle PSG, elle ramassait avec sa sœur et son frère des brennig (4), qu’elle adorait détester manger… et des gravettes pour la pêche !!!
C’est là qu’elle a surement compris qu’elle pouvait aimer un lieu comme on peut aimer le PSG… du moment qu’on ne la force pas à manger des brennig.

Patou lorsqu’elle adorait détester manger des brennig !!!

Au fond, cette randonnée, c’était plus qu’une balade : c’était une remontée dans le temps, sur le sentier des souvenirs. Avec une guide qui connaît les virages du GR® 34 aussi bien que ceux du Parc des Princes !!!

Franck

(1) Glav : le mot breton pour la pluie (2) L’Aber-Ildut  est un des trois abers (estuaires de rivière en Bretagne) du Léon, dans le Finistère, en Bretagne. Formé de l’Ildut, un petit fleuve côtier et de sa basse vallée inondée par la mer, cet aber, le plus petit du Léon, est connu pour ses anciennes productions de granite et de cassitérite. (3) Yec’hed Mat : traduction bretonne pour dire « santé ! », « à la vôtre ! » (4) Brennig : le nom breton de la bernique, ce célèbre mollusque à coquille accroché à un rocher

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Rue de Pontaniou

C’est du Parking des Chaines que Les Joyeux Pataugas entament leur randonnée urbaine du séjour. Et comme les miracles météorologiques existent réellement en Bretagne, Brest,  la grise est, tenez-vous bien, sous un ciel… presque d’azur !!! À faire pâlir Laurence, une Joyeuse Pataugas actuellement sur la rade d’Hyères !!!

Et ils attaquent fort nos Joyeux Pataugas avec le « mont » Salaün-Penquer. Par contre, ne cherchez pas ce mont dans la cité du Ponant, ce n’est qu’une simple « avenue ». Mais comme déjà cuisses et mollets grincent et chauffent avec cette petite grimpette bitumée et directe, il vaut mieux parler de mont. Appeler un chat, un chat n’est pas toujours motivant !!! À noter une absence, mais pas celle d’hier, une autre. La désertion va et vient chez Les Joyeux Pataugas, mais ne s’additionne que rarement. C’est donc un autre minois qui est resté au port d’attache.

le « mont » Salaün-Penquer

Alors que le mécanisme des rotules approche son régime de croisière, voilà déjà qu’il doit stopper son élan devant l’imposant Naval Monument, plus couramment appelé la Tour Rose ou le Mémorial Américain « Haut de 44 m, fait de granit de la vallée des Traouïéros (Côtes-d’Armor) et érigé dans les années 30, ce n’est pas un monument aux morts, mais un mémorial dédié aux accomplissements de la marine américaine lors de la Première Guerre mondialeBrest était alors la base de leurs opérations », narre notre Patou qui y va de son p’tit speech de conférencière.

Devant le Naval Monument

À peine redémarré, que sur la droite, le jardin Beautemps-Beaupré et le mémorial de la Déportation invitent quelques Joyeux Pataugas à traverser pour leur rappeler qu’ils marchent aussi sur les traces de l’histoire, et non pas que sur du bitume.

Le jardin Beautemps-Beaupré et le mémorial de la Déportation

Puis voilà, la gare de Brest, passage obligé pour nos Joyeux Pataugas, non pas pour s’extasier devant son côté art déco… mais pour récupérer Ralitsa, notre bulgare favorite, élément international du groupe, indispensable pour relever le niveau linguistique.  Elle est venue rejoindre le groupe pour la fin du séjour.

C’est donc, greffé d’un nouvel élément, que nos Joyeux Pataugas arrivent sur le grand classique de la cité du Ponant : le Cours Dajot, une longue promenade, soutenue par une muraille, avec vue sur mer. Long de près de cinq cents mètres et bordé de platanes et d’ormes, il surplombe de trente mètres le port de commerce ouvert sur la rade de Brest.  C’est là, d’ailleurs, qu’officiellement est érigé le Naval Monument. Sa partie basse, vue lors de l’ascension de l’avenue Salaün-Penquer repose sur le flanc de la muraille.  Nouveau regard donc sur la Tour Rose, pour ensuite découvrir Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur de Rochambeau, parti de bon matin, le 2 mai 1780 de Brest pour les colonies anglaises d’Amérique du Nord au sein d’une escadre, pour soutenir la cause des insurgés américains contre la domination coloniale britannique.

Le Cours Dajot

On assiste même à un remake du film « Remorques », lorsque Pascal, en bon samaritain, dévale le grand escalier qui descend au port du commerce, la valise de Ralitsa à la main. Comme Jean Gabin le fit, dans la scène finale du film, a contrario que lui venait de perdre sa femme (Madeleine Renaud) et sa maitresse (Michèle Morgan) et que Pascal, lui, ne perdit pas la valise !!! 

Tonnerre de Brest !!! V’là-t-i’ pas que sur les derniers mètres de ce Cours Dajot, sieur Jean Cras, musicien et officier de la marine française, officiellement mort à Brest le 24 septembre 1932, refait surface et pose devant sa propre stèle ??? Estomaqués sont Les Joyeux Pataugas !!! Bougres de Zouaves d’anthropopithèques sont-ils !!! Il s’agit, ni plus ni moins, d’une énième facétie de notre incontournable Dominique, le zouave de service de la clique des Joyeux Pataugas !!!

Jean Cras, resucité devant sa stèle mortuaire !!!

Le temps qu’ils retrouvent leurs esprits, et Dieu sait que quelquefois, cela peut être longuet, voilà Les Joyeux Pataugas qui filent en direction du Pont de Recouvrance, avec au passage, sur la gauche, un p’tit regard pour la Tour Azenor, la Tour de la Duchesse Anne, plus coquette, l’ancienne Tour Gallo-Romaine, plus historique et la Tour du Donjon. Plus qu’une tour dans son sac, ce château de Brest, n’est-ce pas ?

La traversée du pont s’effectue sans trop de vent, ce qui à Brest relève du miracle. Comme vous le savez tous, même si un soir de mai 2023, du côté du pays bigouden, certaines et certains ne semblaient pas l’avoir acquis (Trivial Pursuit, Balcons du Lac d’Annecy), il s’agit d’un pont levant qui enjambe La Penfeld et domine le port militaire. Pendant longtemps, le Pont de Recouvrance a été le plus grand pont levant d’Europe, avec ses pylônes hauts de 70 mètres.  Mais savez-vous pourquoi se lève-t-il ??? Pour laisser passer les hautes mâtures ! C’est-à-dire les bateaux avec un grand tirant d’air, qui se retrouveraient coincés dans la base navale si le pont ne pouvait pas s’élever. Ces navires ont besoin d’entrer dans le port militaire pour des arrêts techniques.  « Rassurez-moi, Joyeux Pataugas présents à cette virée, la Patou, elle a bien dit tout cela, ce jour-là ??? »

Le Pont de Recouvrance

Et si tout à l’heure, Jean Cras, sur le Cours Dajot a été ramené à la vie l’instant d’un moment, sous les traits de l’incontournable pitre de la bande des Joyeux Pataugas, voilà qu’en contre bas de la Place Henri Ansker, sur un belvédère, quelques spécimens de la gent féminine des Joyeux Pataugas se sont jetées sur l’emblématique Fanny de Laninon, pour empêcher Jean Quemeneur, une autre figure symbolique du quartier de Recouvrance, de basculer dans le vide. Heureusement, la robe de Fanny était en bronze et nos Joyeuses Pataugas, ont pu l’aider à tenir Jean en suspens !!! Ouf !!! Mais bon, pour la petite histoire, la vraie… Cette statue en bronze de 4 m de haut du sculpteur brestois Jérôme Durand, met en scène deux personnages emblématiques de la ville, qui sont en fait les deux héros de deux chansons de marins, connues par les brestois depuis de longues années (Petit aparté : qui a souvenir avoir entendu Patou chantonner ces deux chansons ??? Par contre, il est certain que le lendemain, celle du PSG, haut et fort, elle la clamait la Patou !! ) L’une des chansons parle de Jean Quémeneur, un jeune homme du quartier de Recouvrance, qui finit noyé dans le port, malheureusement parce qu’il a épousé la mauvaise femme. La deuxième chanson raconte l’histoire d’un homme amoureux de Fanny de Laninon, une serveuse qui finit par mourir dans son bar pendant la guerre. Le sculpteur, lui, a décidé de mettre en scène ces deux personnages brestois sur une seule et même statue, illustrant Fanny de Laninon et Jean Quémeneur d’une façon plutôt symbolique : Fanny retient Jean et l’empêche de tomber dans le port, où, d’après la chanson, il s’est noyé.

Fanny de Laninon aidée par des Joyeuses Pataugas tentant de sauver Jean Quemeneur

Un doute envahit le conteur que je suis !!! La statue, certes, est en bronze, mais elle est aussi hyperréaliste. Allez savoir si nos Joyeuses Pataugas, téméraires de surcroit, aveuglées par le soleil, n’auraient pas confondu réalité et fiction ?  Et comme on ne sait jamais si c’est de l’eau qu’elles tètent de leur sac à dos, peut-être que… ??? Mille milliards de mille sabords, c’est donc ça !!!

Est-ce pour cette raison que les portes de la Tour Tanguy, ne se sont pas ouvertes aux Joyeux Pataugas en temps et en heures ??? Allez savoir si quelques badauds, spectateurs de la scène avec Fanny et Jean, n’ont pas été cafetés à la municipalité. Et qu’un conseil municipal express, dressé dans l’urgence, n’a pas décidé de faire du Square Pierre Péron une cellule de dégrisement, d’y laisser, pour plus de sûreté, la totalité de la bande cuver sur les bancs ??? Ceci afin de protéger La Tour Tanguy, lieu incontournable du 14ᵉ siècle du patrimoine brestois !!! Allez savoir ???

Le Square Pierre Peron, cellule de dégrisement

Quoi qu’il en soit, ces portes de l’espérée Tour Tanguy se sont enfin ouvertes, une bonne demi-heure plus tard !!! Et là, sincèrement, quelle belle surprise cette exposition pour nos Joyeux Pataugas !!! Elle retrace la vie des Brestois et des Brestoises sur 600 ans. Un parcours immersif qui les a plongés au cœur de l’histoire de la cité du Ponant : entre bataille navale, arrivée de l’empereur Napoléon 3 et promenade dans les rues du vieux Brest.  Cette visite de la tour a été une découverte unique de l’histoire de la ville avant 1939.

L’Exposition dans la Tour Tanguy

À leur sortie, Les Joyeux Pataugas sont ravis, même si la faim se fait sentir. S’ensuit alors une véritable course aux sandwichs dans le quartier de Recouvrance. Et une fois la bectance acquise, il est là, le second « mont » de la visite urbaine, avec une rue de l’Église, pentue comme jamais !!!  Et là, certains jurent, d’autres négocient avec leur foie. Mais tous transpirent et crient famine !!!

Le pentu de la rue de l’Eglise

Heureusement, le Jardin des Explorateurs dans lequel Patricia convie Les Joyeux Pataugas pour un pique-nique panoramique, est salvateur : la vue imprenable, le vent maîtrisé et l’ombre présente !!! À votre tour, salades et sandwichs de randonner, de cheminer de la bouche à l’estomac et de rassasier nos Joyeux Pataugas mais attention aux fausses routes !!!

Pique-nique au Jardin des Explorateurs

Et 40 minutes plus tard, c’est ragaillardi que nos Joyeux Pataugas retournent sur le bitume brestois.  Et c’est celui de la rue Rochefort, face à l’Église Saint-Sauveur, qui les accueille.  Mais au bout, qui est à leurs pieds, la rude rue de l’Église. Heureusement, cette fois, c’est en piqué qu’ils l’empruntent, car à Brest, tout ce qui monte finit par redescendre… sauf les loyers !!!

Un nouveau clin d’œil à la Tour Tanguy et suivez le guide… Et voilà nos Joyeux Pataugas plongés en plein cœur du quartier de Recouvrance, de la rue Jean Bart à la rue de Pontaniou avant de découvrir la fameuse rue pavée de Saint-Malo, l’un des rares vestiges du vieux Brest. En 1988, une certaine Mireille Cann, présidente de l’association Vivre La Rue, la sauve, alors qu’elle est vouée à la destruction. Avec ses maisons en pierre datant des années 1690, la rue de Saint-Malo est l’unique trace du vieux Brest populaire. Elle a survécu aux guerres et pour l’instant à la modernisation… Chapeau bas, Mireille !!!

Vielle taverne de la rue de Saint-Malo

Sympa et long cet escalier de la Madeleine, par lequel Les Joyeux Pataugas quittent cette rue de Saint-Malo, font un test cardio et gagnent les Ateliers des Capucins. Là, la modernisation ou plutôt la réhabilitation ont joué à plein pot !!! Dire qu’au 17ᵉ siècle, subsistait ici un couvent fondé par des Capucins. De religieux, il n’en reste que le nom. Car dès le 19ᵉ siècle, dans ces 3 nefs de 150 m², naissent des ateliers de l’Arsenal de Brest. C’est là, sur ce Belvédère Césaria Evoria, que foulent aujourd’hui nos Joyeux Pataugas, qu’autrefois, plus de 1800 ouvriers y fabriquaient les fleurons de la Marine Française. Et c’est aussi de là, qu’aujourd’hui à 16 h 32 précisément, vont s’élancer Les Joyeux Pataugas pour espérer atterrir directement rue de Siam, et non amerrir sur La Penfeld. 1, 2, 3 GO !!! Et les voilà qui bondissent pour un tracé rectiligne, d’une durée de 3 minutes à 72 mètres au-dessus du fleuve La Penfeld telle une nuée de James Bond… sans smoking !!! Incroyable, mais vrai !!! Vous avez un doute ??? Demandez au machiniste de la ligne C du téléphérique de Brest.

Belvédère Césaria Evoria, Ateliers des Capucins

C’est donc la rue de Siam, artère emblématique et poumon commerçant de la ville, que sillonnent maintenant nos Joyeux Pataugas. Par contre, ils ont beau donner de la tête un peu partout, point de Barbara qui sourit et point d’homme aux yeux de marin anglais !!! Il ne faut pas croire tout ce qu’on dit, qu’on s’appelle Jacques Prévert, Édith Piaf ou Tintatouin !!! Par contre, en bifurquant à droite, rue Émile Dollet, ils sont sûrs de la rencontrer, l’Église Saint Louis !!! Il faut dire qu’après sa destruction totale lors de la bataille de Brest en juillet-août 1944, sa nouvelle première pierre a été posée en 1953 et que l’église fut consacrée cinq ans plus tard. Et comme elle doit sa couleur ocre à la pierre de Logonna et que celle-ci est robuste, vous imaginez bien, bien qu’il vente beaucoup sur la cité brestoise, qu’elle n’a pas bougé d’un poil !!! Allez Joyeux Pataugas, entrez et inscrivez Saint-Louis de Brest au palmarès des visites d’Églises !!!

À la sortie, tout le monde est unanime : il fait soif !!! Retour sur la rue de Siam pour une invasion « pataugasienne » du Blind Piper pub !!! Et Ô surprise, que trône, à l’étage, en plein milieu de la salle proposée aux Joyeux Pataugas pour épancher leur pépie, un billard !!! Et là, rapidement, on assiste à un match France-Bulgarie… Les tricolores alignent leur meilleur élément, Dominique, tandis que la Bulgarie se repose sur Ralitsa, l’unique représentante du pays d’Europe de l’Est, situé dans les Balkans. Après recherche du triangle, le duel commence : boules alignées, stratégies et regards tendus… Le gaulois s’échappe au score, mais en milieu de partie, la bulgare renait de ses cendres… La tension est palpable !!! Mais au final, la France l’emporte… L’affront du 17 novembre 1993 est enfin lavé !!!

Un France-Bulgarie mémorable au Blind Piper pub, rue de Siam

Et c’est ainsi que l’équipée fantastique des Joyeux Pataugas revient au cul des voitures, fatiguée, mais ravie et prête à recommencer… et comme justement demain arrive, cela tombe bien !!!

Franck

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Au matin clair, les sacs bien bouclés,
À Némea, Les Joyeux Pataugas se sont rassemblés.
Cap sur le GR® 34, la mer à leurs pieds,
À Locmaria-Plouzané, la rando va commencer !

🎵 Ohé Joyeux Pataugas,
Les godasses dans les embruns,
De la grève à la falaise,
Ils marchent, ils jactent, ils scrutent au loin !
De l’Iroise, ils se sont épris,
La Bretagne est leur abri🎵

Les plages dorées de Portez s’offrent à eux,
Tregana les salue de son sable oncteux.
Le vent les pousse vers la grève de Deolen,
Et celle de Dalbosc fredonne un air d’océan

🎵 Ohé Joyeux Pataugas,
Les godasses dans les embruns,
De la grève à la falaise,
Ils marchent, ils jactent, ils scrutent au loin !
De l’Iroise, ils se sont épris,
La Bretagne est leur abri 🎵

Le granit veille au fort de Toulbroc’h,
Souvenirs d’anciens combats si loin et si proches
Les goélands rient, les mouettes crient,
Mais leurs cœurs piaffent à l’infini !

🎵 Ohé Joyeux Pataugas,
Les godasses dans les embruns,
De la grève à la falaise,
Ils marchent, ils jactent, ils scrutent au loin !
De l’Iroise, ils se sont épris,
La Bretagne est leur abri🎵

Par la corniche, le sentier s’élance,
Et le Petit Minou leur fait révérence.
Phare dressé fier dans le grand matin,
Ils s’installent là pour casser le pain.

🎵 Ohé Joyeux Pataugas,
Les godasses dans les embruns,
De la grève à la falaise,
Ils marchent, ils jactent, ils scrutent au loin !
De l’Iroise, ils se sont épris,
La Bretagne est notre abri🎵

Le retour leur offre un vieux moulin ruiné,
Dans la lande, le silence à contempler.
Mais dans leurs voix, des airs de fest-noz,
Car chaque pas les unit et leur cause !

🎵 Hé ho Joyeux Pataugas !
Bretagne au cœur, au bout des doigts,
Ils randonnent en liberté,
Entre les landes et la mer salée !
Du pays, ils chantent l’âme,
De l’Iroise, ils sentent la flamme,
Sur le GR® 34,
C’est la joie, leur histoire ! 🎵

À Brest le soir, les sacs sont posés,
Sur le quai Tabarly, au Bureau, ils vont trinquer.
Les cris, les chants se télescopent
Paris Saint-Germain est Champion d’Europe !!!

Franck

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Mais où sont donc Les Joyeux Pataugas, ce 159e jour de l’année ???

Des Platières des Béorlots à La Plaine de La Haute, 10,5 km, 77300 Fontainebleau

…Comme il est déjà 9 h 40, et que le branle-bas de combat, a déjà sonné sur le Parking du Grand Feuillard à Fontainebleau, normalement, ils sont tous à la queue leu leu à fouler la Route Clémentine !!! Enfin ça, c’est la théorie, ce que mentionne le tracé… mais c’est sans compter sur un accompagnateur, quelque peu distrait… ou déjà égaré !!! Allez savoir ??? Je suis d’accord avec vous, ce n’est pas bon signe !!! Après… il y a des matins où rien ne va, où le pied gauche prime !!! Et puis, ne nous leurrons pas, arrivé à un certain âge, la désorientation comme la confusion commencent à pointer !!! Mais heureusement, pour nos Joyeux Pataugas du 159ᵉ jour de l’année, partis je ne sais où, la lumière n’est pas restée longtemps éteinte chez l’accompagnateur, et assez vite, ils ont rebroussé chemin.

Et les voilà enfin, sur cette Route Clémentine, partis pour plus ou moins 10 km !!! Cool est annoncée cette randonnée… Comme quelques participants reviennent d’un séjour intensif en Terres et Mer d’Iroise et que d’autres, ont quelque peu chômé, Il vaut mieux une reprise douce !!! Et ce n’est pas la Route de Recloses puis la Route du Chemin d’Achères à Fontainebleau qui va engranger des suées !!! Comme sentiers aplanis, on ne fait pas mieux !!! Et cerise sur le gâteau, même pas une fleur à reluquer !!! Donc aucun nez au ras de la luzerne et aucune croupe en l’air !!!

Route du Grelot, le linéaire se dissipe, et les hanches de nos Joyeux Pataugas commencent à onduler !!! Rassurez-vous on est bien loin d’une salsa !!! C’est Route de La Gorge aux Archers, qu’on assiste à un début de brin de déhanchement, aux premiers levers de jambes, à quelques minimes efforts… mais là encore, il n’y a pas mort d’homme !!! Pour les puristes, mais qu’ils s’abstiennent de rire s’il vous plait, le dénivelé cumulé annoncé de cette randonnée, doit tourner autour de 16 m !!! Donc, on est davantage sur un slow que sur une zumba !!!

Après difficulté ou pas, fatigue ou pas, elle, la pause banane est un passage obligé !!! De ce fait, pause banane, il y a, quelque part, en pleine parcelle 645 !!! Permettez que je profite de cet instant de recharge des accus, pour vous signaler que nos Joyeux Pataugas n’ont pas rebroussé chemin depuis cette fameuse Route Clémentine… comme quoi ce mauvais départ ce matin, le pied gauche y était bien pour quelque chose.

La Route des Platières est atteinte, ou seul le fameux sable de Fontainebleau peut s’avérer un brin enquiquinant !!! Puis nos Joyeux Pataugas bifurquent à droite et empruntent la Route du Panneau, où pour la première fois, sur quelques mètres et selon l’élan prit, on peut entrevoir une poussée des mollets !!! Mais c’est bien et toujours nonchalant que le bitume de la Route Forestière de la Plaine de la Haute Borne est rejoint. Juste le temps aux godillots des uns et des autres de se débarrasser du sable, car déjà l’escouade « pataugasienne » file à gauche Route de la Hase, et entame le retour. Et là M’sieurs Dames… c’est comme à Barcelonne, il suffit de ne pas se tromper d’artères pour regagner le parking !!!

Allez !!! Même si ce n’est pas coutume chez le Joyeux Pataugas de moucharder, l’accompagnateur aura, comme au départ, quelques errements !!! Après, avec des multitudes de carrefours à étoiles à 6 et 8 branches qui se succèdent, la lumière a tendance quelques fois à pêcher !!!

Une chose est certaine, au 160e jour, tous nos Joyeux Pataugas étaient chez eux !!!

À dimanche,

Franck

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À la Forêt de Fontainebleau…

Les Gorges de Franchard, 8 km, 77300 Fontainebleau

Ô forêt adorée encor, Fontainebleau !
Dis-moi, le gardes-tu sur le tronc d’un bouleau,
Ce nom que j’appelais mon espoir et mes forces,
Et que j’avais gravé partout dans tes écorces ?


Elle, enfant comme moi, nous allions, le matin,
Respirer les odeurs de verdure et de thym,
Et voir tes rochers gris s’éveiller dans la flamme.
Puis, quand se reposait celle qui fut mon âme,
Lorsque tes horizons brûlent, que, vers midi,
Le serpent taché d’or se relève engourdi,
Je contemplais, effroi d’une âme sérieuse,
Cette heure du soleil, blanche et mystérieuse !


N’est-ce pas, n’est-ce pas que vous étiez vivant,
Noir feuillage, immobile et triste sous le vent,
Comme une mer qu’un dieu rend docile à ses chaînes ?
Et vous, colosses fiers, arbres noueux, grands chênes,
Rien n’agitait vos fronts, par le temps centuplés !
Pourtant, vos bras tordus et vos muscles gonflés,
Ces poses de lutteurs affamés de carnage
Que vous conserviez, même à cette heure où tout nage
Dans la vive lumière et l’atmosphère en feu,
Laissaient voir qu’autrefois, sous ce ciel vaste et bleu,
Vous aviez dû combattre, ô géants centenaires !
Au milieu des Titans vaincus par les tonnerres.


Et vous, rochers sans fin, suspendus et croulants,
Sur qui l’oiseau sautille, et qui, depuis mille ans,
Gardez, sans être las, vos effroyables poses,
La mousse et le lichen et les bruyères roses
Ont beau vivre sur vous comme un jardin en fleur,
Ne devine-t-on pas dans quelle âpre douleur
Un volcan souterrain, contre le jour qu’il brave,
Jadis, vous a vomis avec un flot de lave !


Les sauvages buissons de mûres diaprés,
Aux rayons du soleil montraient leurs fruits pourprés.
À peine si parfois, parmi les branches hautes,
Un léger mouvement me révélait des hôtes ;
Et pourtant, si ma main, écartant leur fouillis,
Eût fait entrer le jour dans ces vivants taillis,
J’aurais vu s’y tapir dans les ombres fumeuses
L’épouvantable essaim des bêtes venimeuses !


Or, je disais devant ce spectacle divin :
Poète, voile-toi pour le vulgaire vain !
Qu’il ne puisse à ta Muse enlever sa ceinture,
Et souris-leur, pareil à la grande Nature !
Sous ta sérénité cache aussi ton secret !
Réponds, ai-je tenu ma parole, ô forêt ?
Et n’ai-je pas rendu mon âme et mon visage
Silencieux et doux comme un beau paysage ?

Théodore de Banville (1823 – 1891)

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Un pont du 8 mai en pays icaunais…

La randonnée de l’escargot, 9,5 km, 89400 Bassou

Comme l’année dernière, ils sont là Les Joyeux Pataugas… prêts à en découdre avec la mythique randonnée de l’escargot de la Cagouille Vagabonde, club de randonnée de la commune de Bassou... Certains sont là depuis la veille, d’autres se sont levés aux aurores pour rejoindre le village icaunais. Et puis cerise sur le gâteau, la météo annoncée est plus que clémente… Pour le tracé, sensiblement le même que l’année dernière… Alors, imaginez bien que le pentu de La Côte du Logis, de l’autre côté de la D606, n’impressionne plus, du moins les récidivistes. Même Noëlle et Gilou, qu’on avait perdu corps et âmes, l’année précédente, dès le début l’année, sont toujours là… Il faut vous avouer qu’ils étaient au premier printemps de leur relation, et à cette époque, conter fleurette compte !!! Mais là… allez savoir pourquoi, cette année, en pleine saison du butinage, ils sont là… avec le reste de la troupe !!!

N’allez pas pour autant croire que les vallons bourguignons entachent le rendement des Joyeux Pataugas, n’oubliez pas que certaines et certains se sont levés tôt… et puis, vous les connaissez, ça discute plus que cela trotte au sein de la bande. Et puis, quelle passion ils ont pour la flore… En un mot, vous les voyez plus le nez dans la luzerne et la croupe tendue que pousser sur leurs bâtons !!! Allez encore un petit effort pour vaincre La Petite Montagne et ils seront sur Les Grandes Raies… Là, ils devraient gagner en accélération, enfin s’ils perdent le pendu de leurs langues et si leurs séants restent plus bas que leurs nez !!! Sacrés Joyeux Pataugas !!!

Oh voilà une bien jolie descente… sur la ferme de Chichery !!! De quoi booster le pas et la moyenne. Nom d’une pipe… voilà qu’une petite fleur violette, perdue au milieu de la luzerne, qui n’a rien demandé à personne, stoppe l’élan collégial !!! Et bien sûr, on assiste à une réunion au sommet, débattant sur l’espèce végétale de la p’tite fleur ! On ne les changera jamais nos Joyeux Pataugas !!! Qu’on se le dise !!! C’est aussi pour cela aussi qu’on les aime !!! Inutile de vous dire qu’ils sont les bons derniers… Ah non, mauvaise langue que je suis, deux autres dames ferment la marche !!! Ouf l’honneur du groupe est sauf !!!

Encore un dernier effort pour regrimper vers le Fond de Grivaux, et oui, allez savoir pourquoi, ils grimpent pour atteindre un fond, ça c’est totalement « pataugasien » !!! Et comme ils se sont hissés péniblement, obligatoirement, ils vont entamer une descente… Oh, mais n’est-ce pas l’usine de la Fournée Dorée à la Fausse Chantrot qu’on aperçoit là ???

Bon sang, mais c’est bien sûr que c’est elle !!!

Nom de Dieu, cela sent bon l’apéro et la douzaine d’escargots…

Allez hop, à table Les Joyeux Pataugas !!!

Franck

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Joigny de bas en haut et… de haut en bas, 8,4 km, 89400 Joigny

15:00 sonne à l’église Saint-Jean… Mais n’est-ce pas Les Joyeux Pataugas qui affrontent le beau pentu de la rue des Sureaux à Joigny, après avoir crapahuté plus de 9 km ce matin pour une douzaine d’escargots et une part de tarte ??? Surprenant, non ? Mais savent-ils ce qui les attend ??? Vu que la vielle ville médiévale de Joigny est située en plein promontoire de la cote du plateau d’Othe… et que Franck, l’accompagnateur, à l’intention d’aller les promener dans les vignes, et que celles-ci sont au-dessus de la ville…, dur, dur va être l’après-midi !!!

Laissons venir, qu’ils profitent de cette Place de la République et de son Église Saint-André, cœur de l’ancien quartier vigneron de la cité. Les bas en haut et les haut en bas peuvent attendre quelques minutes !!!

Place de la République et l Église Saint-André

Mais quand on parle du loup, on en voit vite la queue… et voila un premier bas !!! Et oui m’sieurs-dames, ils redescendent Les Joyeux Pataugas !!! Le p’tit Francky, n’a pas voulu les dégoûter d’emblée, et continuer la rue Christian Fourrée vers l’abrupt de la rue de la Croix d’Arnault !!! Il a préféré qu’ils prennent leur élan, avec le dénivelé négatif de la rue du Luxembourg… pour donner plein pot chemin des Ferreux… et suer sur la grimpée du chemin du Calvaire !!!

Chemin du Calvaire

Une chose est certaine, la stratégie était la bonne, certes la soupe à la grimace a été servie. Quoi qu’il en soit, ils sont tous là nos Joyeux Pataugas, en plein Bois de Looze !!! Rien de mieux qu’un poumon vert pour les requinquer !!! Et à les voir, ils pètent la forme… du moins, ils en donnent l’apparence !!! Juste pour info, ils sont partis de 74 m et là, ils culminent à 213 m !!! Comme quoi, les escargots de chez Billot, c’est mieux que la taurine de Red Bull.

Par contre, ils n’ont pas encore vu l’once d’un cep de vigne ? Surtout qu’à La Charbonnière, ils filent de nouveau par le bas… et la descente est impressionnante !!! Un schuss de presque de 60 mètres !!! À quoi donc joue Francky ? Aux Montagnes Russes ???

À voir où la p’tite sente, prise à droite, les amène, il se peut que oui !!! Nom de Dieu, c’est quoi ça !!! Si vous aviez vu le regard assassin de certaines et certains, juste après qu’ils ont bifurqué à droite !!! Une rumeur à même envahit à l’instant T dans toute la Bourgogne, que le p’tit Francky allait coucher sur le canapé ce soir !!! Eh bien, vous n’allez pas le croire, déjà le p’tit Francky n’a pas couché sur le canapé, et deuzio, ils l’ont grimpé le Mont Chauvot, nos Joyeux Pataugas !!! Là sincèrement Chapeau Bas, la pente fut courte, mais très très abrupte !!! Et vous savez qui étaient là, les fameux ceps de vignes !!! Et vu le côté poussif de la grimpette, ils ont eu le temps de les admirer ces ceps de vignes !!!

La grimpette du Mont Chauvot

Et puis quel spectacle ensuite !!! Vous imaginez bien que Pascaline a voulu immortaliser l’instant…

Sur le Mont Chauvot

Et, quelle chance il a ce Francky, voilà-t-il qu’après ce supplice, le tracé amène Les Joyeux Pataugas, à croiser dans leur enclos, un gros cochon et une bande de chèvres !!! Inutile de vous dire que les animaux réduisent le cortisol, l’hormone du stress, et favorisent la sécrétion d’ocytocine, l’hormone du bien-être. Surtout qu’après s’ensuit la rencontre avec trois gaillards bourguignons apiculteurs, Et si ce matin, la p’tite fleur violette a engendré une réunion au sommet…, encore là, idem !!! Et là, plus de notion de temps, exit le « c’est quand qu’on arrive ? », ça palabre, ça jacasse !!! Sacrés Joyeux Pataugas !!!

Il leur a fallu quand même bien un bon quart d’heure, avant que certaines et certains quittent les 3 mâles bourguignons et rejoignent le reste de la troupe sur le chemin de la Croix d’Arnault. Malgré tout, pas de retour précipité, et la rampe descendante est abandonnée, pour une petite sente vers la droite… Et là, deuxième effet Kiss Cool, avec un panorama splendide sur Joigny, au milieu des vignes !!! Comme quoi, si tous les chemins mènent à Rome, ils n’offrent pas tous le même horizon !!!

Panorama sur la ville de Joigny

Et si Joigny voulait bien accueillir Les Joyeux Pataugas et leur faire découvrir quelques-uns de ses joyaux !!! N’oublions pas que la cité est référencée  « Villes et pays d’art et d’histoire » et « Plus Beaux Détours de France » grâce à la richesse de son patrimoine. La cité possède 19 monuments classés. Pour le moment, seule l’église Saint-André est dans la musette des Joyeux Pataugas. Maintenant, vu le côté ardu de la randonnée, la rencontre avec les bébêtes et la conférence « mielleuse » avec des locaux, le temps est compté… donc… m’sieurs-dames, pour les 19 monuments, c’est râpé !!!

En attendant, Les Joyeux Pataugas attaquent la descente de la Collinière et tombent nez à nez avec La Porte du Bois (XIIIe s.), une partie de l’enceinte médiévale dont il reste aussi quelques vestiges le long du chemin de la Guimbarde. Un monument de plus dans la besace !!! Puis, au travers des ruelles, descendantes précisons-le, les voilà à l’angle de la rue Gabriel Cortel, qui présente une remarquable façade, aux montants de bois. Ils reproduisent la généalogie du Christ comme évoqué dans l’Évangile de Saint-Matthieu : Jessé, endormi, rêve d’un arbre jaillissant de son corps et sur les branches apparaît la parenté du Christ et au sommet la Vierge et l’enfant Jésus. Ce thème religieux est très rarement exploité sur un édifice civil, cette maison fait partie des trois seules en France avec un arbre de Jessé. Et de deux !!! Puis vient la Maison du Pilori, une maison à pans de bois au décor le plus riche de la ville. Elle possède une façade ornée de céramiques et de piliers sculptés. Saint-François d’Assise, Saint-Martin et Saint-Jean-Baptiste y sont représentés. Quelques mètres plus bas, surgit l’église Saint-Thibaut, dominée par une tour carrée couronnée d’un campanile.

Cela fait dont 5 monuments sur 19… même pas la moitié, ils ont dans leur musette, nos Joyeux Pataugas. Mais pas loin de 19 km dans les pattes, et bouche-cousue sur le dénivelé, et certaines et certains se sont levés aux aurores !!! Il ne faudrait pas pousser mémé dans les orties !!! Surtout que la journée n’est pas finie, il faut courir à la douche, arriver à rentrer dedans pour celles et ceux qui séjournent à l’hôtel Cerise, se mettre sur son 31, revenir à Joigny, au Bistrot du Chapeau, s’enfiler les œufs meurettes et consorts, et monter (en voiture) au Belvédère de Joigny !!! Et là, seulement là, sonnera enfin… l’armistice !!!

Franck

Au belvédère de Joigny

Sur les traces de Cadet Roussel, 10,2 km, 89000 Auxerre

Les Joyeux Pataugas ont trois bâtons,
Deux pour marcher, l’autre pour les glaçons,
Ils grimpent les côtes, chantent des chansons,
Et leur foulée fait sensation,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois godillots,
Un pour la boue, l’autre pour les ruisseaux,
Le dernier troué fait rire les tritons,
Mais jamais ils n’ont mal aux petons,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois gourdes,
Une pour l’eau, l’autre pour l’apéro,
La troisième pleine de gnole
Et quand ils trinquent, ça fait des bonds,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois sacs pleins,
Un pour le pain, un pour le vin,
Et l’autre rempli de saucisson,
Qu’ils becquetent à midi en chahutant,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois tentes,
Une qui fuit, l’autre qui penche,
La troisième s’envole quand y’a du vent,
Mais ils dorment mieux qu’au couvent,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois cartes,
Une pour le tracé, l’autre pour se retrouver,
La troisième ils cherchent encore à quoi elle sert
Mais peu importe ils ne se perdent jamais
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois boussoles,
Une pour le nord, l’autre pour le sud,
La troisième fait l’est
Et ils trouvent toujours l’ouest avec leurs bretons
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois bonnets,
Un trop grand, l’autre troué,
Et le dernier est égaré,
Quelque part dans l’Auxerrois,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois cannes,
Une en bois, l’autre en alu,
La dernière est une branche nue,
Mais ils marchent fiers et contents,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

Les Joyeux Pataugas ont trois copains,
Un qui râle, l’autre qui traîne,
Et le dernier crie quand il a faim,
Mais tous les trois vont bon train,
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Les Joyeux Pataugas sont amusants !

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Le sentier des Grands Crus, 6,5 km, 89800 Chablis

Si Blanche Neige trouve refuge dans la maison des 7 nains, qui l’accueillent chaleureusement dans le conte des frères Grimm en 1812, les 7 grands crus chablisiens sont tout aussi ravis de recevoir nos Joyeux Pataugas en ce beau matin du samedi 10 mai 2025.

Et si Prof n’est pas là pour les accueillir, Grenouilles, le premier cru, se charge de héler Les Joyeux Pataugas, dès leur sortie du Parc de la Liberté qui longe la rivière le Serein, pour les inviter à le rejoindre…

Le Parc de La Liberté

Immédiatement, le ton est donné… avec une petite grimpette pour rejoindre l’intersection de trois autres grands crus… Imaginez-bien, qu’après les coteaux de Joigny il y a à peine deux jours, le Joyeux Pataugas se montre aussitôt Grincheux… Il monte le petit raidillon, l’air sévère et le gros sourcil fâché…

Heureusement, il bifurque légèrement à gauche, délaissant l’abrupt du cru de Vaudésir, pour un sentier, à gauche, un brin plus Simplet.

Et voilà nos Joyeux Pataugas en compagnie du cru de Bougros, un des derniers à rejoindre l’appellation de Grand Cru en 1938… Comme celui de Preuses, que foulent maintenant nos 14 Joyeux Pataugas… Comment cela 14 ? Il y aurait-il un pourcentage de perte dans leurs séjours !!! Rassurez-vous, amis lecteurs et peut-être futurs Joyeux Pataugas, aussi bien, jeudi, au Mont Chauvot à Joigny ou hier, dans la crypte de l’Abbaye de Saint-Germain, la troupe n’a subi aucune perte !!! Si deux unités manquent à l’appel, c’est qu’une a préféré rester à se prélasser au Parc de La Liberté et qu’une autre, notre pianiste bulgare, a été rappelée pour des accords majeurs !!!

En attendant, ils grimpent toujours Les Joyeux Pataugas présents. Les voilà avec une fesse pointant sur le cru de Preuses et l’autre sur celui de Vaudésir… plus ou moins accentuée selon le déhanchement des unes et des uns !!! Mais avouons-le, le dénivelé est bien plus Timide que celui de Joigny

La preuve, est l’air Joyeux qu’ils affichent à l’orée du bois qui longe le grand cru de Vaudésir !!! Et puis quel spectacle, que cette vue sur la ville de Chablis. Ils en bégayeraient presque !!!

Après qu’ils ne prennent pas racine non plus, il ne manquerait plus qu’un s’installe et pique un roupillon. Point de Dormeur chez Les Joyeux Pataugas, surtout que pour atteindre le Grand Cru de Valmur, quelques bas en haut et quelques haut en bas sont au programme. Rassurez-vous, encore une fois, rien de comparable à l’après-midi jovinienne… Pianissimo, ils y vont, fidèles au label Joyeux Pataugas !!! Un p’tit bémol, malgré tout, vu le terrain de jeu aride d’aujourd’hui, ils ont moins la croupe en l’air et le nez au ras du sol, même si quelques fois les cep de vignes les intriguent !!!

D’ailleurs, c’est comme une lettre à la poste, qu’ils passent la bas en haut de Valmur et atteignent le Grand Cru Les Clos. Ils s’offrent même les hauteurs de la table d’orientation du panorama des Clos… Comme quoi, Il vaut mieux commencer fort le premier jour d’un séjour, même court… pour « glisser » allègrement sur les sentes à venir…

Le panorama du clos

Et pour « glisser », ils vont « glisser » nos Joyeux Pataugas avec la descente vertigineuse de la Voie Meurtrière qui les propulse directement sur le village de Chablis. Et là, comme pour la montée entre les Grands Crus de Preuses et Vaudésir, une fesse va pointer sur le Grand Cru Les Clos et l’autre sur le Grand Cru Blanchot… mais là, attention l’ondulation est sur un dénivelé contraire !!!

Sur la Voie Meurtrière

Rassurez-vous, pour éviter que la machine s’emballe, ils bifurquent à droite… Mieux vaut prévenir, que guérir, et c’est donc au travers du cru Les Clos, qu’ils réduisent l’oscillation des globes, le stabilise et rejoignent le centre de Chablis.

« Atchoum !!! » Mince une des fesses à attraper froid !!! Un Grand Cru trop frais sûrement !!!

Franck

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Chablis, Amandine et le Domaine Céline & Frédéric Gueguen, 2,5 km, 5 dégustations, 89800 Chablis

14:27… 15 Joyeux Pataugas, affalés, sirotent dans un bar chablisien.

14:28… Toute pimpante, arrive devant l’Office du Tourisme, Blanche-Neige !!! Oh pardon, je veux dire Amandine… Que voulez-vous, suite à la p’tite balade de ce matin, le narrateur que je suis, avec son âme d’enfant, est encore totalement plongé dans la version Walt Disney de 1937 du conte de fée de Blanche-Neige et les sept nains. Même si à l’origine, l’histoire racontée par les Frères Grimm contenait des éléments à faire frissonner !!! Mais bon, c’est une autre histoire… Exit Blanche-Neige et bonjour Amandine, une guide-conférencière chargée en cet après-midi de cultiver le Joyeux Pataugas !!!

Et dès le début, ils sont tous ouïe Les Joyeux Pataugas… Sages comme des images… Est-ce la paire de lunettes de soleil miroir d’Amandine qui les impressionne et les fige ? À moins qu’ils soient totalement absorbés par l’histoire du vignoble chablisien qui, sous l’impulsion des moines de Saint-Martin de Tours, puis de ces Cisterciens de Pontivy, prospère entre le 9ᵉ et le 12ᵉ siècle !!! Allez savoir ??? Quoi qu’ils en soient, ils écoutent Les Joyeux Pataugas, même Pascaline qui tourne autour du groupe comme un chien enragé, tend l’oreille… Comme quoi !!!

Une fois l’histoire du vignoble contée, Amandine plonge Les Joyeux Pataugas dans le passé de la vieille ville et dans ses ruelles pavées. Au cœur du village, ils découvrent l’Obédiencerie, un ancien monastère dont les fondations datent du Xᵉ siècle. Là encore, la conférencière raconte, raconte, raconte… et Les Joyeux Pataugas écoutent, écoutent, écoutent… Quand soudainement, l’irréfutable arrive… La charge en poids de tant d’informations, de données historiques et d’anecdotes d’antan sont devenues si pesantes que le séant des Joyeux Pataugas implore la grâce… et on assiste alors en pleine ruelle Louis Bro à un sitting étonnement burlesque !!!

La collégiale Saint-Martin est malgré tout atteinte debout… mais là, aucun séant ne se fait prier pour se poser… car là encore, Amandine, narre, narre, narre… et la musette historique des Joyeux Pataugas, pèse, pèse, pèse, alors que Saint-Vincent, le saint patron des vignerons regarde, regarde, regarde !!!

Devant l’ancienne synagogue (maison du XVIe siècle), les popotins résistent malgré tout à s’affaisser… idem à la Porte Noël !!! Un regain de forme ??? Il est vrai que cette visite guidée va prendre fin… et qu’une nouvelle épreuve les attend !!!  Il vaut mieux donc qu’ils se ressaisissent !!! Après, ce n’est qu’une dégustation de cinq chablis qui les attend. Rien d’effrayant, surtout que dans ce genre d’épreuve, ils ont de la bouteille Les Joyeux Pataugas. Ne raconte-t-on pas dans les chaumières essonniennes et seine-et-marnaises qu’aux alentours de 12 :30 où randonnent Les Joyeux Pataugas le dimanche, le son du tire-bouchon résonne à tue-tête !!!

Franck

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L’Yonne de Bassou à Bonnard, 8 km, 89400 Bassou

Si le 11 mai 1945, Saint-Nazaire est la dernière ville française à être libérée de l’emprise allemande, le village de Bassou, lui, est de nouveau envahi par Les Joyeux Pataugas.

Et à 9 :30 tapante, la rue des Petits Ballets est bondée !!! Par contre, point de Joyeux Pataugas en p’tits tutus qui s’ébrouent ou qui travaillent leurs pointes en ballerine… C’est le short multi-poches, le pantacourt, les grosses chaussettes et les godillots qui règnent !!! La glissade et le pas de chat ne sont pas au programme du final de ce week-end icaunais !!! Et vu les virées sur Joigny et Chablis des derniers jours, il vaut mieux qu’ils soient équipés nos Joyeux Pataugas !!! Même si le programme annonce en ce dimanche 11 mai comme randonnée : « Les bords de l’Yonne ! » D’ailleurs, savez-vous qu’en fait, sous le pont Mirabeau, à Paris, cher à Apollinaire, coule l’Yonne ? Cela vous en bouche un coin, hein ??? Comme c’est une longue histoire, je vous invite à lire cet article de l’Yonne Républicaine !!!

En attendant, si Les Joyeux Pataugas mettaient enfin le cap sur le pont de Bonnard, là où coule en dessous, vraiment l’Yonne !!! Et vu ses bords, ils vont se la couler douce ce matin, Les Joyeux Pataugas !!!

Ah si toutes les randonnées pouvaient être ainsi… cool, bucoliques, aérées !!! Et cette bande d’asphalte qui longe l’Yonne, un vrai tapis… placé mi-ombre, mi-soleil, et surtout linéaire, sans le moindre dénivelé !!! Et puis ce beau paysage, ces bateaux qui passent et repassent… glissant sur l’eau !!! Ils sont bien nos Joyeux Pataugas, point d’effort, point de suée… Ils n’ont ni trop chaud, ni trop froid… c’est la ballade des gens heureux !!!

Regardez-les sur le pont de l’écluse de Raveuse, là où l’Yonne donne naissance à la dérivation de Gurgy !!! Certes, ils ne sont pas tous en rond, mais en ligne, et où toujours, les messieurs puis les dames font comme ça… le temps d’une photo. Qu’ils sont beaux, nos Joyeux Pataugas !!!

Allez, il est temps pour eux d’entamer le retour… Il y a un barbecue à préparer et des âges certains à fêter… et tout cela s’organise et se souffle !!! Donc, il est temps Joyeux Pataugas de quitter ce pont, et de prendre la petite sente à droite !!! Ne vous inquiétez pas, aucunement elle ne vous amène à des grimpettes !!! Elle va traverser une multitude d’étangs plus ou moins aménagés, plus ou moins privatifs, appartenant tous à des mordus du bouchon-flotteur… Puis, elle longe le terrain militaire de l’ancienne caserne de Landel, désertée depuis 2003. Ensuite, retour à la bande de bitume pour allègrement rejoindre, le pont de Bonnard puis les Petits Ballets… et toujours sans tutus !!!

Et là, avec comme chefs d’orchestre au barbecue, Noëlle et Franck, pince et fourchette à la main, et Ralitsa au service ; mesdames et messieurs Les Joyeux Pataugas, présents ou absents, de France et de Navarre, ainsi que vous, amis lecteurs, chantez la chanson de José, un des comédiens de la série télévisée « Scènes de ménages »

J’ai voulu cuire quelques merguez,
Y’avait un vent qu’était balaise.
J’ai voulu cuire quelques andouilles
Mais j’ai pas pu, c’est partie en…

Lalala lalala

Tout était froid, il faisait beau,
Ça chipotait sur mes chipos,
J’ai allumé le barbecue
Mais j’ai pas pu, je l’ai eu dans le…

Lalala lalala
Lalala lalala

C’est la saucisse qu’on assassine
Quand on la met dans une tartine
Avec du beurre, d’la margarine et pourquoi pas… une mandarine ?

Lalala lalala
Lalala lalala

Et bien sûr, sans oublier…

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A l’année prochaine…

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Franck

Conversation du troisième type…

De Crosne au Mont Griffon en passant chez Gustave, 9 km, 91230 Montgeron

En 2015, Pierre Dupuis (Rotpier), fasciné par le tableau de Gustave Caillebotte, « Les raboteurs du parquet » en fit un poème… ( à lire peut être avant… mais sans obligation)

« Les raboteurs du parquet » de Gustave Caillebotte (1875)

Coïncidence, nos Joyeux Pataugas foulent le parc du peintre impressionniste ce 4 mai 2025… S’ensuit alors une conversation venue d’ailleurs, totalement chimérique… où nos Joyeux Pataugas se fondent corps et âmes à ces raboteurs du parquet…

« Alors Gustave, ce dimanche, en ton parc, les as-tu vus nos Joyeux Pataugas ?

Comment cela, Oui tu les as vu mais ce sont que des randonneurs ?

Mais mon Gustave à quoi t’attendais-tu ?

Que dis-tu, à des Raboteurs de Parquets ?

Mais n’est-ce pas là le titre ton œuvre de 1875 ???

Celle conservée au Musée d’Orsay ?

Certes, ce n’est pas un parquet qu’ils ont raboté, mais plus de 9 km de sentiers, de bitumes et de marches, ce n’est pas rien ?

Comment cela, ils n’étaient pas à genoux couverts de sueur ???

Pourtant depuis ce dimanche, on raconte que dans le quartier du sentier des Sources, à Crosne, que beaucoup les ont vus gravir les marches, les genoux bien fléchis et les langues bien pendantes !!!

Ah tu confirmes Gustave !!! Comment cela, ils n’étaient pas torses nus sur corps athlétiques ?

Gustave, voyons… que fais-tu de la pudeur ???  Et puis imagines, le tohu-bohu que cela aurait provoqué ? A croire que les Chippendales et les Femen étaient en ville !!!

Comment cela ils n’avaient pas de longs bras aux muscles élastiques !!!

Alors là, mon Gustave, vient voir les Joyeux Pataugas levés le verre sur le coup de midi, question élasticité pour tendre et retendre, c’est simple c’est tentaculaire !!!

Comment cela, ils n’ont pas d’outils tranchants et ne font pas geindre le parquet ?

Mais Gustave, pourquoi veux-tu leurs mettre un outil tranchant dans les mains ??? Déjà ils risqueraient de se blesser et ils ont bien déjà assez à s’occuper de leurs bâtons !!! Et de toi à moi, Gustave, crois-moi, il geint le sol, avec toutes ses piques de pointes de carbures qu’il reçoit de leurs parts !!! Et s’il s’avérait qu’il ne geint pas, il n’y pas d’inquiétude à avoir, car à un moment donné ou à un autre, à coup sûr, tu vas avoir un Joyeux Pataugas qui lui va geindre !!! Donc l’un dans l’autre…

Quoi tu dis Gustave ? Tu veux savoir si après leur passage, le sol devient de plus en plus lisse et plan comme billard ???

Sincèrement mon Gustave, j’ai jamais regardé… Mais tu m’interpelles, je vais vérifier la prochaine fois…

Si une odeur hybride et acre trainent derrière eux ???

Tu permets Gustave, là je botte en touche !!!

S’ils sont taiseux, si les conversations sont rares et s’ils gardent leur souffle pour eux ?

Alors là que nenni !!! De vrais pipelettes !!! Cela jacasse sans arrêt !!! Un vrai brouhaha ambulant !!!

Que me demandes-tu là, Gustave ???  Si le vin est à portée de leur main et si c’est du gros rouge à fort tanin ?

A portée de main, jamais… sinon de l’eau !!! Après au cul des voitures, j’admets, la boutanche est là !!! Par contre jamais de gros rouge… le Joyeux Pataugas est un fin gourmet et ne s’avine qu’avec du nectar de bonne treille… et bien sur toujours avec modération !!!

Est-ce qu’il en abuse ???

Oh Mon Dieu !!! Au grand jamais… non !!! Le Joyeux Pataugas ne trempe que le bout des lèvres et avec beaucoup de délicatesse !!! Certes c’est souvent !!!

Que me veux-tu savoir, Gustave ? Si le lendemain, ils sont là, prêts à recommencer, sans relâche, comme des forçats ???

Piane-Piane mon Gustave !!! Mais en toute franchise, cela arrive que le lendemain ils soient là… si lendemain il y a… et lendemain il y a eut !!! Comme quoi…

S’ils marchent la tête en bas ???

Non pas spécialement, Gustave… peut-être un ou deux, ou une ou deux…, trois, quatre… 

S’ils se prennent pour des magiciens quand la tâche est menée à bien?

Oh Gustave, maintenant que tu me le dis… peut être que… avec certains comportements…

Alors Gustave, tu les immortalises nos Joyeux Pataugas comme tes raboteurs du parquet ?

Allez, files chercher tes pinceaux !!!

Franck (inspiré du poème de Rotpier)

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Coup d’oeil sur un tracé…

Les Cents Marches, 9km, 91490 Milly La Forêt

Dans la majestueuse forêt de Fontainebleau, au cœur du mystérieux secteur du Coquibus, plus précisément au parking de la Boulignère, on note en ce dimanche matin 27 avril, une certaine activité. Mais n’est-ce pas nos intrépides marcheurs dominicaux, Les Joyeux Pataugas qui sont là ??? Approchons-nous un plus près pour reluquer un peu les minois présents !!!  Pas de doute se sont bien nos Joyeux Pataugas !!! Il faut avouer qu’il y a un bon mois que l’on ne les avaient pas vu en forêt bellifontaine !!!  « Oh même Estelle, la parigote est là !!! Et cette petite brune, tout feu, tout flamme, une nouvelle ? »  Avouons que ces bougres de Joyeux Pataugas ont bien choisit leur jour, vu le bleu limpide du ciel tout droit échappé d’une carte postale. Même la flore forestière semble apprécier leur retour vu son effervescence de verts et de parfums. Voyez les jeunes pousses qui se dressent fièrement vers le soleil, et si vous tendez l’oreille, écoutez les oiseaux qui s’essayent à des vocalises dignes d’un opéra. Quel accueil, ils ont !!!

Mais à quoi vont-ils s’attaquer comme tracé dans ce secteur ? Sauf erreur de ma part, il y a point de sentiers aux couleurs des schtroumpfs(*) par ici, reste les 2  platières du Coquibus…, voir le Nid d’Aigle ? Allez savoir ? Mais attendez, ces Joyeux Pataugas disposent d’un site web si j’ai bonne mémoire ??? Et normalement, y est annoncée la randonnée dominicale. Allez, je vais cliquer et chercher le flyer du jour !!! Ah le voilà !!! Waouh !!! Les Cents Marches !!! Aïe aïe aïe, ils vont déguster nos Joyeux Pataugas ! Qui est l’accompagnateur ??? Ouille ouille, c’est Franck !!! Et si c’est Francky, c’est rare que c’est bon, bon, bon !!! Et connaissant le lascar, je le vois bien attaqué le chemin des Cents Marches de front via la petit sente de l’Aqueduc de la Vanne qui elle regorge d’une pléthore de marches plus ou moins disjointes et disloquées !!! Et là… c’est la cata assurée !!! Nom de Dieu, il va nous les « buter » nos Joyeux Pataugas !!! Vite le numéro d’urgence de randonneurs en péril avant que nos Joyeux Pataugas ne démarrent ?  Ah !!! Y’a pas ??? Bon, il n’y plus qu’à espérer que son tracé…. Mais attendez… le tracé, il est diffusé !!!  Vite, vite j’appelle un ami !!! 

Ouf !!! Que tous nos lecteurs soient rassurés  !!!…  Toutes ces marches, ils ne vont que les descendre !!! Après pour descendre, il faut monter !!!

Voyons donc d’un peu plus près son tracé ?

Donc le Chemin de la Boulignère, puis la piste cavalière… ah le coquin, il l’abandonne ensuite pour virer à droite pour une autre petite sente, plus pentue à travers les blocs de grès !!! Il est certain que s’il souhaite que Les Joyeux Pataugas dévalent des marches, il faut grimper !!! Donc cette p’tite grimpette à travers Le Nid d’Aigle est indispensable. Puis voilà la Ferme du Coquibus, pour surement y jeter un p’tit coup d’œil et saluer nos Amis de la Nature. Par contre pas de Grotte de la Souris, vu que son tracé bifurque à droite, sur un autre tronçon du GR 11 vers le lieu-dit Les Arcades. Et apparemment, si je me fie à son tracé, ce GR 11, n’est pas à son gôut !!! Donc pas de Chemin de La Roche-qui-tourne, il préfère longé l’Aqueduc de la Vanne et s’enfiler dans un p’tit sentier à gauche… Par contre, en optant par là, et vu les courbes de niveau, ils vont redescendre nos Joyeux Pataugas… Ah le malin, il prépare déjà chevilles et rotules à la descente des marches !!!  Par contre… par où va-t-il les faire regrimper ??? Après les bas en haut, et les hauts en bas c’est la signature des randonnées de Franck !!! Donc Les Joyeux Pataugas savent à quoi ils s’exposent quand c’est lui qui mène !!! Donc tu veux pas grimper, tu viens pas, c’est simple comme bonjour, non ???? Ca y est, je vois son intention de parcours…  Il va contourner Le Montrouget, et rejoindre le Chemin des Côtes de Courances  puis celui du Coquibus !!! Cela va grimper certes… mais sans le moindre bloc de grès à escalader, pas l’once d’une racine assassine… presque un tapis rouge !!! Certes un brin plus ardu que celui de Cannes… mais bon… les escarpins ne sont pas de sortie à ce que je sache !!!  Oui, je sais déjà par avance ce que vont me dire les connaisseurs de ce tracé !!! Que pour trouver les Cents Marches, il va falloir malgré tout jouer du popotin dans les blocs de grès et chercher l’accès aux Cents Marches !!! Mais de vous à moi, sans les grès que serait Fontainebleau ??? Non non sincèrement pour l’instant, j’approuve ce tracé !!! 

Pardon ??? Vous me demandez si je jette des fleurs à Franck ???  Non, non aucunement je lui cire les bottes !!! Quel avantage j’en tirerai ??? D’ailleurs et de vous à moi, attendons cette descente des marches…, déjà des Cents Marches qui sont pour la petite histoire au nombre de 113 et de toutes les autres qui suivent et qui sont plus périlleuses !!! Et là si il y a pas de casse…, si il ramène tout son monde sain et sauf, peut-être que… ??? Mais allez savoir… avec de tels énergumènes que sont ces Joyeux Pataugas… tant qu’ils ne sont pas au cul de leurs voitures, à ripailler, à biberonner… et j’en passe, tout est possible donc je ne flatte personne pour l’instant !!!

A dimanche…

Franck

(*) Baptisés les « sentiers bleus » en raison de leur couleur de balisage, les sentiers Denecourt-Colinet en forêt de Fontainebleau sont le fruit d’un travail de titan : désensablage des grottes, aménagement de sentiers en grès, ouverture de tunnels… Denecourt est même allé jusqu’à « réarranger » certains sites pour créer de toute pièce des endroits pittoresques comme la caverne des Brigands.

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Les Joyeux Pataugas en balade : entre rus, monuments historiques et colza

Eglises médiévales de la Brie – La Collégiale Saint-Martin de Champeaux, 15 km, 77115 Blandy-Les-Tours

Dimanche 13 avril, Les Joyeux Pataugas se sont donnés rendez-vous au parking du Pont Paillard, au bord du Ru d’Ancoeur à Blandy-les-Tours.  À 9h30 pétantes (ou presque), la joviale troupe démarre avec aux commandes, Jacky, chef de file du jour, boussole humaine et distributeur officiel de pas.

L’ambiance est légère, ponctuée de plaisanteries et de rires. Très vite, le petit groupe s’engage sur un sentier et déjà, au loin, se dessine la silhouette impressionnante du Château médiéval de Blandy-les-Tours. Premier arrêt devant ses tours majestueuses, fièrement campées au milieu du village.  Les Joyeux Pataugas longent les murailles, émerveillés par la beauté de ce vestige d’un autre temps, avant de reprendre le tracé en direction de la Collégiale Saint-Martin de Champeaux

De nouveau le Ru d’Ancoeur est franchi, pour un sentier boisé. Puis c’est au tour du Château d’Aunoy de faire sa star, derrière ses haies. Ce petit bijou du XVIIIe siècle, en très bon état, recèle un véritable trésor : un parc à l’anglaise de 18 hectares.

Arrivée triomphale à la Collégiale Saint-Martin, où l’église classée aux Monuments Historiques en 1940, ouvre grand ses portes pour accueillir ce troupeau joyeux. Certains admirent l’architecture intérieure en silence, d’autres cherchent le plus beau cliché de la nef, alors que très vite une rumeur court qu’un Joyeux Pataugas aurait tenté de se confesser !!! Qui et pour quel pêché, là le ragot s’est tu !!!

Après cette pause culturelle et contemplative, vient celle de la banane, moment très prisé chez nos Joyeux Pataugas. C’est là qu’ils rechargent les accus… et que les calories s’amassent ! Un conseil, rejoignez Les Joyeux Pataugas, que si vous contrôlez votre gourmandise, sinon votre tour de taille risque gros !!!

Donc vaut mieux pas trop s’attarder, surtout qu’il est temps de reprendre la route pour une prochaine étape nommée Saint-Méry.

C’est donc rassasiés et gais comme des pinsons qu’ils reprennent le pas et viennent à traverser une prairie peuplée de chevaux ! Mais l’étrange caravane de bipèdes colorés qu’ils forment,  ne semble en rien déranger le côté impassible des équidés !!! Arrive enfin la commune de Saint-Méry, et son église Saint-Médéric, inscrite elle aussi aux Monuments Historiques. Esperons que nos Joyeux Pataugas n’ont pas les yeux plus gros que le ventre, et qu’ils ne comptent pas en ce dimanche s’attaquer aux 613(*) monuments historiques classés ou inscrits de Seine-et-Marne… Mais avec eux, mieux vaut se méfier !!! En attendant les voilà  qui serpentent à travers les champs de colza, aussi jaunes qu’un gilet de sécurité un jour de brouillard. Regardez-les,  admirer, renifler(attention aux allergies lundi matin) et s’émerveiller devant tant de couleur. Inutile de vous préciser qui des Joyeux Pataugas s’amusent à faire le pitre au milieu du jaune !!! Il n’y en a qu’un pour cela et toujours le même !!! Mais motus et bouche cousue, chez Les Joyeux Pataugas, on me montre pas du doigt !!!

Retour en douceur vers le Pont Paillard, où le Ru d’Ancoeur est toujours là, stoïque, comme s’il n’avait pas bougé d’un poil. Un petit clin d’œil à la Chapelle de Notre-Dame de Roblay, témoin d’un ancien Prieuré.

Mission accomplie, Jacky conclut la boucle avec panache en ramenant tout son petit monde au point de départ. La troupe l’ovationne (ou presque), et si certaines et certains rentrent chez eux les mollets un peu raides, d’autres s’attèlent déjà à la mythique troisième mi-temps des Joyeux Pataugas.

A dimanche en quinze…

Franck

(*) Recensement 2024

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Sur les sentiers de la plus belle église du royaume…

Sur les sentiers de la plus belle église de France, 12 km, 91650 Breuillet

Ce dimanche 6 avril, Les Joyeux Pataugas étaient de sortie, godillots bien lacées et sac sur le dos avec comme direction : Saint-Sulpice-de-Favières, un charmant village de l’essonne doté d’une église si belle qu’ils ont failli enlever leurs chaussures en entrant. Mais bon, randonneurs oui, pèlerins pieds nus non !!!

Audrey, leur accompagnatrice du jour, souriante, a mené le groupe d’une main de maître. Et reconnaissons-le, mis à part un léger passage, sa boucle n’a pas été, pour une fois un chemin de croix dans la boue !!!

Le sentier était bucolique à souhait : des champs, des fleurs, des oiseaux… et quelques Joyeux Pataugas, comme toujours, joyeux comme jamais. Et puis soudain, au loin, le voilà, le fleuron de la rando de nos Joyeux Pataugas : l’église Saint-Sulpice-de-Favières !!! Construite à partir du XIIIe siècle, cette église gothique frappe d’emblée le visiteur avec ses dimensions exceptionnelles par rapport à la taille du village. Elle a des allures de cathédrale, car ayant pour vocation d’être une église de pèlerinage, elle peut accueillir jusqu’à 4 000 fidèles. Ses vitraux du XVIIIe siècle lui offrent une luminosité incomparable et sa hauteur de plafond à l’intérieur en impose. En bref, il s’agit de « la plus belle église de village de France » décrète en 1683 l’abbé Chastelain, grand voyageur, dans « Le Journal de ma vie ». Elle fut l’un des premiers édifices à être classés comme monument historique après la loi de 1840.

Imaginez combien nos Joyeux Pataugas ont eu du mal à quitter les lieux, frappés par une telle beauté dans un si modeste village… Mais bon prendre racine, n’étant pas le but d’une randonnée, il leur a bien fallu tourné le dos à cette splendeur… Lorsqu’au détour d’un chemin les voilà plongés en plein Rallye Aïcha des Gazelles. Qui l’eût cru en pleine Vallée de la Renarde ??? Lectrices et lecteurs de notre site, en visionnant notre album photo, vous aurez le privilège de découvrir l’armada de Céline Kuypers et Julie Chailloleau-Fernandez. Ces deux jeunes amies s’apprêtent à relever un défi de taille : participer au célèbre Rallye Aïcha des Gazelles, un rallye solidaire 100 % féminin qui se déroulera au Maroc. Le coup d’envoi est prévu le 11 avril 2025 au cœur du désert du Sahara. Pendant huit jours, l’équipage n°125 devra rallier différentes balises à l’aide d’une simple carte et d’un compas, sans recours à aucun appareil connecté. L’objectif : parcourir la distance la plus courte possible sur des itinéraires semés d’embûches. !!! En un mot rien de bien plus aventureux qu’une randonnée chez Les Joyeux Pataugas !!!

Pique-nique, partages de gâteaux (mention spéciale au quatre-quarts un peu écrasé mais délicieux), discussions philosophiques sur tout et rien… Tout y était !!! Et en prime : pas une goutte de pluie. Si sieur soleil veut intégrer Les Joyeux Pataugas, pour leur randonnée dominicale, surtout qu’il n’hésite pas, la porte lui est grand ouverte !!!

Bref, une rando comme les aiment les Joyeux Pataugas : joyeuse, vivante, pleine de rencontres improbables et de bonne humeur contagieuse. Merci Audrey, merci Saint-Louis, merci les Gazelles, et surtout : merci Les Joyeux Pataugas présents !

A dimanche

Franck

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Alors ils marchent…

De Cultes en Parcs, 11 km, 91090 Lisses

Alors ils marchent
Alors ils marchent
Alors ils marchent

Qui dit dimanche leur dit rando
Qui dit tracé leur dit une boucle
Qui dit circuit dit toujours des bornes
Et qui dit kilomètres dit encore des pas

Qui dit foulées leur dit allure
Et eux disent bonjour la suée
Qui dit effort dit les bosses
Qui dit relief leur dit dénivelé

Qui dit positif leur dit on va morfler
Dit négatif, dit bonjour les genoux
Et qui dit fatigue dit répit
Qui dit arrêt dit banane

Alors ils se posent
Alors ils se posent
Alors ils se posent
Alors ils se posent
Alors ils se posent

Et là, ils se disent que c’est fini
Quand une voix dit, go
Et hop sac sur le dos
Les vl’a repartis

Alors ils marchent
Alors ils marchent
Alors Ils marchent

Mais qui dit 30 mars dit Lisses
Et qui dit Monique dit Rougail Saucisses
Alors ils courent !!!
Alors ils courent !!!
Alors ils courent !!!

Franck ( tiré de la chanson de Stromae « Alors ils dansent »)

La Printanière : aventure bucolique et …bien boueuse !!!

La Printanière, 13 km, 77140 Nonville.

Ah, La Printanière ! Cette randonnée organisée par le CCMSL et où à chaque printemps, Les Joyeux Pataugas participent !!!

Comme à chaque fois, tout commence avec une motivation à toute épreuve : « Ce sera une super journée en plein air, ça va être facile, c’est juste une petite rando de printemps ! ». Et comme tous les dimanches, printemps ou pas, on enfile les chaussures, et sac sur le dos, on se lance fièrement sur le sentier, plein d’optimisme !!!

Les premiers kilomètres sont un véritable tableau printanier. Les jonquilles bordent le chemin, offrant de petites touches dorées au paysage, tandis que les forsythias explosent en cascades jaunes, comme s’ils tentaient de capter toute la lumière d’un soleil chétif. De part et d’autre du sentier, des champs de colza s’étendent à perte de vue, et commence à jaunir sous un ciel d’un gris presque réel !!! On respire à pleins poumons cet air printanier, et on se dit qu’on a bien fait de venir.

Puis vient la première montée, et l’ambiance change. On passe de « Regarde comme la nature est belle ! » à « Pourquoi je suis là ? ». Le souffle devient court, les jambes tremblent, et ce que l’on prenait pour un simple sentier s’avère être un chemin de croix.

Et c’est là que l’on rencontre l’épreuve de la boue. Parce que qui dit randonnée printanière, dit forcément boue perfide. D’abord, elle semble inoffensive, un peu d’humidité sur le sentier, rien de bien méchant. Puis elle se densifie, s’étale et finit par avaler nos chaussures comme un monstre affamé. Chacun développe alors sa propre technique de survie :

  • Le funambule qui tente d’éviter la gadoue en marchant sur les bords… et finit les fesses les premières dans la marre.
  • L’intrépide qui fonce tête baissée, persuadé que « ça passe »… mais qui perd une chaussure dans la bataille.
  • Le stratège qui cherche des cailloux pour s’en sortir… mais qui finit à quatre pattes, agrippé à une branche, implorant l’aide du groupe.

Et bien sûr, il y a le randonneur expérimenté, celui qui traverse la boue avec une aisance déconcertante pendant qu’on lutte pour notre dignité et notre équilibre.

Après cet épisode humide et glissant, le chemin s’adoucit et nous mène vers une clairière bordée d’un enclos. Et là, les stars du jour font leur apparition : des chevaux. Majestueux, paisibles, ils s’approchent de la clôture, curieux de ces humains à moitié couverts de boue qui leur tendent maladroitement une main avec l’espoir de toucher leurs crins Un instant suspendu, où l’on caresse leur museau velouté, où l’on admire leur prestance…

La suite du tracé semble être un soulagement… jusqu’à ce qu’on réalise qu’elle sollicite des muscles dont on ignorait l’existence. Ajoutez à cela les passages encore boueux, où chacun refait involontairement une figure artistique. À chaque pas, on se demande si nos genoux survivront jusqu’a la fin, et la dignité devient secondaire : on s’accroche à tout ce qui passe, y compris aux randonneurs qui passent devant nous.

Et puis, miracle ! On aperçoit le bout. Un dernier effort, un dernier passage glissant, et on atteint l’objectif ultime : le pique-nique.

Et à la Printanière, nul besoin de batailler avec les tabourets et tables pliantes, on s’assoit et on savoure notre déjeuner bien mérité.

Puis vient le temps de repartir. La voiture nous attend, et à chaque mouvement pour la rejoindre, nous rappelle la dure réalité à venir : des courbatures pendant deux ou trois jours.

Mais en repartant, maculés de boue et fatigués, on se promet une chose… on reviendra l’année prochaine. Parce que La Printanière, c’est un passage obligé !!!

Franck

Mais où sont passées les villas du bord de l’Yerres ???

Les Villas du bord de l’Yerres, 10 km, 94520 Mandres-les-Roses

Tout avait bien commencé. Un ciel bleu, enfin, disons gris clair, des chaussures de rando flambant propres, un groupe de 17 Joyeux Pataugas motivés et drivés par une accompagnatrice d’1m60 à tout cassé d’énergie pure, avec un accent à couper au couteau, et allez savoir pourquoi, une passion démesurée pour les villas du bord de l’Yerres.

« Bonjour, moi, c’est Ralitsa. Aujourd’hui, moyenne randonnée facile à Mandres-les-Roses, 10 kilomètres seulement, mais par rapport à mon pays natal, la Bulgarie, c’est bien sûr sans les ours ! »

Une manière comme une autre de rassurer la troupe.

Et Ralitsa commence fort !!! Une fois le Chemin de Yerres à Brie et le Chemin Vert avalés, voilà que sur le Sentier de La Cabane, c’est toute une autre histoire !!! Car, sur cette portion du tracé, soyons sans équivoque, Les Joyeux Pataugas jouent dans la boue, le terrain de jeu réservé normalement à Audrey, une autre accompagnatrice !!! A se demander même, si un moment ou un autre, elle n’est pas été contagieuse ??? Si oui, alors le temps d’incubation est long chez la bulgare, car il y a belle lurette qu’Audrey n’a pas montré son bout de son nez !!! Est-ce-que Les Joyeux Pataugas, n’auraient peut-être pas préférer danser avec l’ours de Belitsa ou, à la rigueur, voir le loup ??? Certes, il est vrai que pour celui-ci, il y a longtemps que sa gente féminine l’a croisé !!! Une chose est certaine : vers 10h10, ce dimanche 16 mars 2025 à Mandres-les-Roses, Les Joyeux Pataugas pataugent !!! Des belles villas du bord de l’Yerres promises, les voilà plutôt plongés dans un remake de Survivor !!! Faites confiance au goût bulgare, maintenant !!!

Mais rassurez-vous, tous ressortent indemnes de ce sentier boueux !!! Notons simplement quelques stigmates au niveau des bas de pantalons et des chaussures !!! Dommage pour celles et ceux qui avaient briqué leurs chaussures pour leur première ou leur retour !!!

Heureusement, comme toute peine mérite salaire, voilà enfin les bords de l’Yerres !!! Reste maintenant à trouver les villas du bord de l’Yerres, thème de la randonnée du jour ??? Car sincèrement, si vous feuilletez l’album photo, mis à part un cliché où l’on voit Stéphane, ou plutôt un bout de Stéphane, arpenter devant une belle façade blanche, on ne voit pas la queue d’une villa !!! Au point que le narrateur, absent de cette virée bulgare, a été si angoissé, qu’il s’est jeté, affolé comme jamais, sur les sites d’infos pour voir si un tsunami n’avait pas, dans la nuit, dévasté les bords de l’Yerres ??? Que nenni !!! Pas le moindre tsunami, de coup de vent ou de bombardement russe à la une !!!

Amis lecteurs, ne vous fiez jamais à l’intitulé des randonnées des Joyeux Pataugas, sinon vous risquez de tourner en bourrique !!!

Villas ou pas, eux, nos Joyeux Pataugas tournent et avancent… Les voilà rendus au Moulin de Rochopt !!! Et là, l’album confirme bien sa présence. Regardez-les, beaux comme un camion, s’afficher sur le pont du moulin !!! Mais là, nouvelle crise d’angoisse pour le narrateur !!! Alors que 18 Joyeux Pataugas sont annoncés, seuls 15 sont présents sur le pont !!! Déduction faite du preneur d’image, il en manque 2 !!! Donc, rebelote, le voilà de nouveau scrutant les infos, dévorant la presse locale pour voir si dans les rubriques des faits divers, des disparitions et des avis nécrologiques, pour voir si, par hasard, une petite ligne ne concerne pas un Joyeux Pataugas !!! Surtout que personne n’a encore précisé à Ralitsa que le pourcentage de perte par randonnée est de zéro !!! Reste aussi l’hypothèse de deux p’tits derrière les grands, de deux minois traqués par le fisc ou de deux sans-papiers !!! Allez savoir avec les temps qui courent !!!

Route des Flandres, les caméras de surveillance rassurent le narrateur… ils sont bien 18 à marcher à la queue leu leu !!! Ouf, pas de déclaration d’objet perdu à faire !!! Ce n’est pas que… mais vous connaissez tous les lenteurs de l’administration !!!

C’est donc sur des roulettes que se passe le retour, et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, ruelle des Ânes, même si certaines et certains cherchent toujours à voir, en essayant de regarder au-dessus des murs, si par hasard les villas du bord de l’Yerres sont là !!! En vain, bien sûr !!!

Aux abords de la rue du 8 mai 1945, cela sent le retour à la case départ, sans pour autant avoir l’espoir de toucher les 20 000 francs… Par contre, les 6″ piges de Pascal, eux, sont bien là… et ils les fêtent, ces bougres de Joyeux Pataugas, comme quoi on ne peut pas tout avoir !!!

A dimanche…

PS : si quelqu’un a des informations sur les villas du bord de l’Yerres, surtout qu’il contacte la rédaction du site ou… Chefs-d’œuvre en péril !!!

Franck

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Ainsi sont, sont… aussi Les Joyeux Pataugas !!!

Des 26 couleurs à Auxonnettes, 11 km, 77310 Saint-Fargeau-Ponthierry

Vous les verrez parfois partir de bon matin,
Avec leur sac à dos, dans un très grand tapage !
Ils prennent le sentier en joyeux équipage,
Peut-être pour ce bois qui mène au Cotentin ?

Ils ont tracé la veille un bel itinéraire
Et quel que soit le temps, à travers les forets,
Les plaines et les bois, ils marchent guillerets
Tout en forçant le pas pour respecter l’horaire…

Quelques-uns uns vont par deux sur le chemin pierreux,
Ils se tiennent la main, cueillent la pâquerette…
Le cœur à l’unisson et l’âme guillerette,
S’embrassent tendrement comme des amoureux !

Ils auront parcouru de l’Est à l’Aquitaine,
Des plaines de l’Alsace aux neiges de Giron
Ce beau pays de France, et du fier Lubéron
Gardent le souvenir d’une belle fontaine…

Rien ne peut les stopper, pas même les ruisseaux.
A l’heure du repas, ils s’offrent en partage
La bouteille de vin qu’on sort du paquetage,
Et déjeunent bien gais sous l’ombre d’arbrisseaux !

Ce sont de grands enfants qui la lèvre gourmande
Goûtent un bon fromage à l’abri du couvert.
Sur l’herbe ils écoutent la chanson du pivert,
Quelque part dans un coin de la Suisse normande…

Et lorsque le soir vient, un coup de Beaujolais
Suivi d’un dîner chaud près de la cheminée,
Font oublier la marche et la dure journée
Quand ils devaient grimper sur les monts du Valais !

C’est un instant de grâce et de chaleur humaine,
Un besoin d’être ensemble et de fraternité…
Mais il faut regagner ce monde tourmenté,
Car c’est bientôt la fin de la belle semaine !

Et chacun va sa vie, espérant que demain
Nous nous retrouverons, laissant nos habitudes,
Pour partir à nouveau, loin de nos solitudes
Les chaussures aux pieds, vers un autre chemin

V.J.P. Un autre chemin (Les Cheminots randonneurs)

Sur le 16 à 24…

Le Laris qui Parle, 8 km, 77123 Noisy sur Ecole

Ce dimanche 2 mars, pas moins de 23 Joyeux Pataugas sont dans les starting-blocks, sur le parking du site de La Canche aux Merciers. Nouveaux comme anciens, attendent impatiemment Jeanne, quand soudainement à 9H38 précise, déboule en trombe sur les chapeaux de roues, une petite voiture !!! Le dernier maillon manquant arrive !!!

9h40, le cap est mis sur Le Laris qui Parle, l’une des plus belles platières du massif forestier de Fontainebleau, située plus précisément en forêt des Trois Pignons. Une vraie lande écossaise, couvertes de callunes et de plaques de grès, que nos Joyeux Pataugas vont découvrir via le sentier bleu n° 16. Et vous vous doutez bien que sous la houlette de Franck, l’accompagnateur du jour, ils vont devoir la mériter cette platière !!! Voilà pourquoi déjà, très vite, se dresse devant eux, la petite grimpette du mont rocheux du Télégraphe de Noisy où naguère trônait une tour de réseau de télégraphe optique Chappe  !!!  Et comme à l’accoutumé sur le pentu, la colonne des Joyeux Pataugas a vite jouer à l’élastique !!! Mais c’est  bien « kolé-séré » que tous admirent sur les hauteurs, le point de vue du Pédonculé, puis celui de la Vallée d’Arbonne.

Point de vue du Pédonculé (Sentier bleu Denecourt n°16)

Malheureusement, le chaos gréseux du sentier bleu sur cette crête du Télégraphe, aura raison de la cheville, déjà convalescente, de notre doyenne, Jany.  Comme il vaut mieux prévenir que guérir, deux Joyeuses Pataugas se dévouent pour la ramener au point de départ. Voilà la troupe réduite à 21 ou plutôt à 19, vu que Stéphanie et Frédéric, les deux nouvelles têtes de ce dimanche, en profitent pour rebrousser chemin… vu qu’ils sont attendus pour la fête des mamies au restaurant pour midi. Et comme, ou surtout comme toujours, les performances kilométriques sont loin du graal des Joyeux Pataugas, il est normal qu’ils s’inquiètent. Quoi qu’il en soit, Stéphanie et Frédéric… n’hésitez pas à revenir mais prévoyez large !!!

C’est donc amputés de 5 éléments, et après avoir jeter un coup d’œil au point de vue des Arcades, que Les Joyeux Pataugas pénètrent sur la fameuse lande Le Laris qui Parle. Le narrateur que je suis, à bien cru un instant qu’ils allaient tous se figer, se taire et …attendre que la lande leur parle ? Ouf !!! J’ai vite été rassuré en les voyant continuer leur bonhomme de chemin toujours aussi pipelettes, bavards, commères et concierges !!!

Point de vue des Arcades (Sentier bleu Denecourt n°16)

Une chose est certaine c’est que cette platière est magnifique… c’est un un biotope d’exception, paradis des mousses, lichens, callunes et bruyères, herbacés, bouleaux, pins, et mares éphémères propices au maintien de nombreuses espèces. Du coup, c’est aussi une zone fragile. Donc comme Les Joyeux Pataugas, futurs visiteurs, ne sortez pas des sentes !!!  Et venez la voir en fin d’été, lorsque les callunes sont en fleurs … c’est WAOUH !!!

Le Laris qui parle

En attendant le waouh de l’instant, c’est la pause banane !!!

Ce sentier bleu n°16, appelé aussi le sentier des Belvédères fait dans son intégralité 8 ou 9 km, avec un dénivelé cumulé de 250 m, il est assez physique… voilà pourquoi, pour préserver la machine, Les Joyeux Pataugas, une fois l’estomac calé,  bifurquent à gauche pour descendre dans la Gorge aux Chats…  Mais j’entends déjà les mauvaises langues baver sur le fait qu’ils vont alors réduire la voilure kilométrique !!! Attention le Joyeux Pataugas est grincheux certes, mais aussi très téméraire !!! Et justement pour ne pas entamer cette fougue, avouons-le, légendaire, rien de mieux qu’une bonne sente linéaire, sans embuche comme celle de la Gorge aux Chats !!! Elle va redonner confiance, légèreté et assurance à leurs petons !!! Et comme du côté du Bois de La Charme, ils vont retrouver ce sentier n°16 et devoir redonner un p’tit coup de rein pour une nouvelle grimpette, il était préférable d’opter pour ce tracé !!!

La Gorge aux Chats

D’ailleurs c’est guillerette, que la troupe atteint la Carrière du Funiculaire (*), admire le paysage du point de vue de la Justice… là où il y a quelques siècles, se balancaient des corps suppliciés sur des potences, de façon a ce que la justice des rois ou des seigneurs soit vu de tous et de loin. Mais en ce dimanche du 21ème siècle, à 11h50, seuls sont visibles, 19 Joyeux Pataugas « kolé-séré » sous le feu de la rampe !!!

Point de vue de La Justice (Sentier bleu Denecourt n°16)

Quant aux deux « bellotes » du groupe, Lyne et Laurence, entre paranthèse toujours en recherche d’un micro-onde à leur hauteur, chapeau bas… pour leur roulé-boulé sur le célèbre sable-siliceux de Fontainebleau en fin de dénivelé négatif !!!

Deux bellotes en roulé-boulé

Chemin de La Charme, du côté de La Maison Poteau, alors que le retour est plus qu’avancé, quelques mètres du tracé initial sont chapardés !!! La roublardise bulgare… aurait-elle frappée ? Allez savoir ??? Mais Franck veille… et, plus loin, rappelle des oies, un brin pressées, surement trop séduites par ce Chemin de La Charme, et son tracé linéaire et vaste comme une autoroute menant directement au cul des voitures que propose Visorando !!! Et non… c’est la sente à droite, la n°16 sur laquelle il faut bifurquer, certes beaucoup moins aisée, beaucoup plus escarpée mais surtout beaucoup moins monotone, et plus enchanteresse que ce Chemin de la Charme !!!

La p’tite sente du sentier bleu n°16 parralèle au Chemin de La Charme

« Bachi-Bozouk de Tonnerre de Brest, qui c’est qui s’est décarcassé à reconnaitre cette rando » !!!

Encore une tentative de hold up bulgare ??? Allez savoir ???

A quelle heure, Les Joyeux Pataugas, ont-ils ralliés leur point de départ… et ont retrouvé Jany, Patricia et Syvie ??? Peu importe !!! Par contre, la troisième mi-temps, elle, va s’ouvrir !!! Et là, la terrine de « la maman de bambi » de Laurence et les affinés au Chablis de Sylvie et Franck font un tabac !!! Et que dire du gâteau au chocolat de notre retardataire, Jeanne, de celui aux pommes de Pascaline… et du tiramisu et du champagne de Jany servis en apothéose pour fêter ses quelques printemps !!! Et on ne vous parle pas des olives de Michèle, des canapés de Ralitsa et des bouchons des uns et des autres qui sautent l’un après l’autre… Même les périmés de Monique ont eu leur succès !!!

La terrine de la maman de Bambi

Et savez-vous comment sont repartis nos Joyeux Pataugas ??? Tous avec une Martenitza, offert par Ralitsa…qu’ils porteront jusqu’aux premiers signes du printemps comme le veut la tradition bulgare !!!

A dimanche…

Franck

(*) Dans la Carrière du Funiculaire, un funiculaire de deux petits wagonnets et de 110 m de long servait à évacuer la production de grès par le « tramway de Milly à Melun ».

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Des gambettes à La Rochette

Le Bois de Rochette et les parcs de l’Abbaye du Lys et de Soubiran, 10 km, 77000 La Rochette

Encore bien des gambettes
Ce dimanche à la Rochette,
Pour quelques kilomètres
Avec Ralitsa, comme contremaître.

Qu’elles soient nerveuses
Ou bien garnies de mollets ronds,
Toutes ces gambettes sont de vraies vadrouilleuses
Prêtes à tous les horizons.

Regardez les, impasse du clocher
A la queue leu leu, se faufiler
Et gagner le Bois des Pincevents,
Sur le tempo d’un french-cancan.

Avenue de La Rochette,
Les revoilà sur le goudron
A jouer les majorettes,
Sans pour autant lancer le bâton.

Quelles soient nerveuses
Ou grassouillettes à foison,
Toutes ces gambettes sont des vraies rageuses,
Prêtes à l’action.

Route des Charbonniers,
Les voilà dans le Bois d’Etrangle-Veau
Pour Route d’Olibon, dévier,
Et s’enfiler dans une agglo.

Et voilà nos gambettes à Dammarie-Les-Lys,
Où à travers asphalte et béton,
Elles jouent des cuisses
En pleine agglomération.

Puis de nouveau arrive le gazon,
Avec le parc de l’Abbaye du Lys,
Où là, Blanche de Castille et ses maçons
Bâtirent à une époque, un bel édifice.

Mais la Révolution en fit un enclos à boeufs ;
Un suisse, une ruine romantique ;
La France, un monument historique ;
Sans pour autant jamais le remettre à neuf

Qu’elles soient nerveuses
Ou qu’elles paraissent de coton,
Toutes ces gambettes s’avèrent curieuses
De l’histoire des régions.

Rue du Lieutenant Moizant,
Les voilà encore sur le bitume,
Mais ce n’est pas pour autant
Qu’elles font preuve d’amertume.

Surtout que pointe le Parc de Farcy
Et son coté champêtre,
De quoi les faire renaitre,
Même si sa traversée ne sera que mini.

Car urbaines les voilà de nouveau,
Le temps d’une zone pavillonnaire,
Que Céline dise bonjour à son frère
Et que Soubiran nous invite en son château.

Dans la ferme pédagogique
Parsemée d’un jeune public,
Enfin elles se posent,
Le temps d’une pause.

Qu’elles soient nerveuses
Ou qu’elles soient émoussées
Toutes ces gambettes sont de sacrées mangeuses,                
Mieux vaut avoir de quoi les rassasier.

Et c’est en désespoir de cause,
Qu’une fois après avoir pris la pose,
Que Henri Barbusse et Sadi Carnot
Les rappellent au milieu des autos.

Heureusement revoilà le Bois de La Rochette
Où là, au milieu des hêtres,
Sans compter fleurette mais toutes guillerettes,
Elles mettent enfin fin à ces 10 kilomètres !!!

Sacrées gambettes ce dimanche à La Rochette !!!

Franck (inspirée par la chanson de Denise Benoit « Quand les gambettes »)

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Tchou…, Tchou…, Tchou… !!!

Billet Aller-Retour pour le Rocher de La Dame Jouanne, 11 km, 77760 Villiers-sous-Grez

Dimanche 16 février, 9 h 28, sur le parvis du stade municipal de Villiers-sous-Grez, un village clairière du massif forestier de Fontainebleau, plus précisément de la forêt de La Commanderie, Franck, le chef d’escuade du jour annonce :

« Mesdames et messieurs, bienvenue à bord de la compagnie des Joyeux Pataugas en partance pour le Rocher de La Dame Jouanne. Le départ est imminent, alors je vous prie de bien vouloir vous assurer que vos sacs sont bien sur votre dos en toute sécurité et que vous êtes confortablement installés dans vos chaussures.

Pendant cet aller-retour, nous traverserons de magnifiques paysages, alors n’hésitez pas à lever les yeux et profiter du panorama.

Nous vous souhaitons un excellent voyage, et merci de voyager avec la compagnie des Joyeux Pataugas. »

9 h 30 précises, la colonne s’ébroue sur le GR 13 dans un souffle collectif, provoquant sous l’effet du froid mordant du matin, un nuage épais de brume, digne des jets de vapeur blanche d’une locomotive qui monte en puissance.

Tchou, Tchou…, Tchou… !!!

Mais très vite, dès l’ascension du Rocher Saint-Étienne, le peloton s’étiole. Lancer la machine à pas sur un sentier pentu dès le début est souvent périlleux. Tous les conducteurs le savent ! Pistons et rotules peinent, malgré un graissage constant et un entretien périodique ! Surtout lorsque le convoi est ancien, même si certaines nouvelles pièces viennent le rajeunir au fil du temps ! N’ignorons pas non plus le bavardage qui nuit pleinement au rendement ! Heureusement, une fois les 125 mètres du Rocher Saint-Étienne atteints, la vue plongeante sur Villiers-sous-Grez permet un raccrochage ! C’est donc un convoi en bonne et due forme qui stoppe pour un premier arrêt à La Grotte du Curé, un ancien abri de carriers.

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

Puis la rame repart, crissant sous les aiguilles de pin ! Une fois la Fontaine Saint-Étienne passée, voilà qu’elle dévale le rocher au milieu des blocs de grès, tout en admirant l’ambiance forestière aérée, trouée par les rayons du soleil. Propulsée par un dénivelé négatif, elle semble même rugir et donner enfin sa pleine mesure ! Mais heureusement, quelques ronces et une végétation plus dense viennent freiner sa descente et éviter ainsi à l’escouade de s’affaler sur le parcage de La Route de Larchant.

Tchou…, Tchou…, Tchou… !!!

Chemin de la Messe, le convoi retrouve une propulsion conforme et se laisse même aller à quelques essais de sifflets vocaux sous le tunnel qui passe sous l’autoroute A6. À sa sortie, il est de nouveau sur les rails du GR 13, abandonné sur le Rocher de Saint-Étienne. C’est sur une cadence régulière que la petite troupe gagne et fait son entrée dans le hameau de Busseau.

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

Cette portion du GR 13 sinueuse, sans réelles difficultés, mis à part quelques arbres couchés, est traversée à plein régime. L’escouade semble rugir et percer l’air avec une force inouïe… Le pas est puissant et régulier, il résonne dans l’air et fait vibrer le sol. Mais peu à peu, le terrain change et laisse place à des sentes plus escarpées… La décélération de l’escouade est inévitable. D’ailleurs, c’est avec un régime au plus bas qu’elle arrive au bas du Rocher Le Maunoury… Heureusement, la grimpette est aménagée, et bien qu’elle ait dû rétrograder, la colonne arrive à se hisser en haut. Mais il est temps de stopper la machine pour un ravitaillement ! C’est donc au point de vue du Maunoury que la troupe se pose, recharge les accus et profite du spectacle… la bouche pleine !!!

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

« Allez, m’sieurs-dames, en voiture Simone ! Prochain arrêt : le Rocher de la Dame-Jouanne », clame Franck ! Le temps que tout le monde lève son séant, et Dieu sait que parfois ce n’est pas facile, voilà le convoi qui se meut doucement… À vrai dire, sur cette section du GR 13, qui ici se joint au sentier bleu Denecourt n°20, mieux vaut plébisciter le tortillard qu’un express, vu le chaos rocailleux érodé ! C’est donc lentement et précautionneusement que la colonne serpente dans un cadre rocheux à couper le souffle, où émergent de manière impressionnante d’énormes blocs de grès.

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

Exit le tortillard, une fois retrouvé un GR 13 plus aéré… Et le temps que l’aînée et la grande gigue de la colonne nous démontrent avec quelle aisance et souplesse elles passent sous l’Arche (Rocher H), voilà la rame arrivée à l’arrêt du point de vue du Rocher de La Dame- Jouanne. Et là, les pupilles dehors, la colonne savoure le spectacle visuel ! Même la Basilique Saint-Mathurin de Larchant montre le bout de son nez… enfin, pour celles et ceux qui mettent leurs lorgnons !

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

C’est par l’escalier en bois, un ouvrage anti-érosion construit par l’O.N.F. en 2002, que l’escouade descend et retrouve le Chalet Joubert… où, un dimanche de mai 2023, La Compagnie des Joyeux Pataugas a festoyé comme jamais, pendant que votre conteur agonisait, la goutte au nez !

Atchoum… Atchoum !!!

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

Il est temps pour la colonne de poinçonner leur billet de retour, d’y faire des p’tits trous, de délaisser le GR 13 et se fier aux p’tits traits bleus du sentier n°19 de Denecourt… et surtout de relancer la machine à pas, et là… sur le retour, c’est pas toujours gagné ! Les pistons sont usés, les engrenages fatigués et la chambre à combustion est épuisée. Reste l’adrénaline du cul des voitures ou l’appel de l’apéro, libre à chacun de trouver sa motivation où il le veut !!! La bonne nouvelle, c’est que c’est tout droit… enfin presque !!!

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

Revoilà le hameau de Busseau, où, sur son pas de porte, la colonne se recolle, permettant aux plus anciens rouages de se faire remorquer… Malheureusement, une fois le village passé, la rame se désintègre de nouveau, encore un défaut de graissage du mécanisme des essieux avant qui s’emballent ! Mais les vieux moyeux arrières ont de la bouteille, et comme le GPS est branché auprès d’eux, ils ne se laissent pas griser à chapeaux de roue par l’asphalte de la Route de Larchant ! Doucettement, ils ont braqué à droite, sur le chemin du Rocher de Saint-Étienne ! Et qui arrivent les premiers sur le parvis du stade municipal de Villiers-sous-Grez ? Les vieux ou plus anciens moyeux !!!

Tchou… Tchou…, Tchou… !!!

Franck

Point de moue… dans la boue !!!

Le Bois de Réaux, 11,2 km, 91750 Champcueil

Dimanche matin, 9 février 2025. Sur le parking du Rocher du Duc à Champcueil, la météo semblait avoir décidé de jouer un tour à la cohue « pataugasienne » présente. Alors que le ciel était annoncé plus ou moins bleu, c’est plutôt tristounet qu’il accueillit Les Joyeux Pataugas du jour, avec pas moins de cinq nouvelles têtes… Et comme souvent, elles sont féminines ! Le mâle serait-il pantouflard le dimanche matin ? Il est certain, que vu l’état boueux du parking, il fallait en vouloir pour troquer le confort d’une bonne paire de charentaises contre celui de godillots pataugeant dans la boue ! Et vu les regards scrutant le sol, aucun des Joyeux Pataugas ne s’était préparé à une telle boue. Mais leur enthousiasme légendaire et leur esprit d’aventure balayèrent bien vite cette ombre au tableau.

Dès les premiers mètres, pourtant, une surprise attendait le groupe : Sylvie, leur accompagnatrice, pourtant expérimentée, se retrouva un peu perdue. Oui, vous avez bien lu, elle s’est un peu emmêlée les pédales ! Alors que tout le monde s’attendait à une navigation fluide sur des sentiers reconnus, Sylvie a malencontreusement pris un mauvais tournant… voire deux… ou trois !!! La cause ? Le nombre impressionnant de participants : 28 Joyeux Pataugas à gérer, cela finit par troubler même les plus expérimentés.

Bien entendu, cet instant d’hésitation a été accueilli par des rires et des taquineries, car chez Les Joyeux Pataugas, se moquer, c’est monnaie courante ! « Eh bien, on va toutes et tous se perdre, alors ! » a plaisanté Bernard, notre cadurcien en transit, tandis que Sylvie, un brin gênée mais hilare, réajustait son tracé. « Promis, c’était juste pour vous faire vivre un petit défi d’orientation ! » a-t-elle lancé, déclenchant encore plus de rires. La mauvaise foi dans toute sa beauté, et c’est précisément ce qui fait le charme de ces moments partagés.

Sur le bon chemin, Les Joyeux Pataugas sont rapidement confrontés au défi du jour : les sentiers boueux. Et croyez-moi, ce n’est pas un simple détail, c’est une épreuve digne des plus grands obstacles naturels. La boue, visqueuse et sournoise, a décidé de faire de chaque pas un petit exploit.

Mais n’est-ce pas cela, les fameux sentiers de la bonne humeur ? Ceux où le randonneur n’est plus qu’un équilibriste vacillant… Là où les pieds, empêtrés dans un piège de boue, il se retrouve soumis à des batailles farouches. Où, d’un coup de bâton ou d’une ondulation fessière à rougir ces suiveurs, il tente de rester debout ! N’est-ce pas l’odeur de la victoire que l’on ressent lorsque, face à la boue, le groupe éclate de rire, chacun se battant pour garder son équilibre, tout en avançant précautionneusement sur un sol aussi stable qu’un trampoline ?

Les rires fusent à chaque glissade. Monique, qui a bien l’intention de rester sur ses pieds, regarde ses chaussures se couvrir de boue à une vitesse qui défie la gravité. « C’est pas moi, c’est la boue qui me veut ! » s’exclame-t-elle, les bras en l’air, le bonnet sur le nez, alors qu’elle se retrouve avec un pied planté dans un marécage invisible. Chaque pas devient un challenge, un mélange de saut, d’équilibre et de stratégie.

Et puis, il y a ceux qui prennent les choses très au sérieux… qui s’improvisent détectives pour repérer les endroits où la boue semble moins épaisse. Alors, ils invitent les autres à les suivre et à poser leurs pieds… et avouons-le, parfois ce n’est pas toujours gagné !

Au bout de quelques kilomètres, nombreux commencent à se dire qu’ils ne marchent plus vraiment, ils font plus des figures acrobatiques sur un sol qui, au fond, ne les porte pas vraiment. Mais c’est justement ce qui rend cette aventure encore plus amusante. Après tout, qui a dit que la randonnée devait être sérieuse ?

À mesure que nos Joyeux Pataugas parcourent ce bois des Réaux, l’ambiance change radicalement. Le ciel, lourd et gris, semble se refermer sur eux, et les sentiers boueux les accueillent comme une épreuve. Chaque pas fait crisser la boue sous leurs pieds, comme si la forêt elle-même avait décidé de les tester. Les arbres, dénudés de leurs feuilles, forment des silhouettes sombres qui se penchent sur eux, comme des géants fatigués. Ils ont l’air épuisés par l’hiver, leurs branches nues tendues vers le ciel dans une danse morbide.

Au détour des chemins, des troncs abattus jonchent le sol, parfois recouverts d’une mousse grise qui leur donne des airs de tombes oubliées. L’hiver est bien là, et tout autour de nous, la forêt semble endormie, figée dans une désolation humide. Heureusement, nos Joyeux Pataugas, bien loin de cette mélancolie, ont d’autres préoccupations : batailler avec cette boue qui menace d’aspirer leurs pieds à chaque pas.

Mais peu importe. Entre éclats de rire et quelques tentatives de chants de marche, Les Joyeux Pataugas avancent, riant de la boue, comme si de rien n’était, prouvant une fois de plus que l’aventure réside dans ces petits instants d’imprévu. Même le seul dénivelé, certes un brin ardu, n’a pas eu raison de leur gaieté !

Les Joyeux Pataugas, c’est avant tout une bande de joyeux drilles un peu fous, un peu décalés, mais toujours prêts à rigoler et à partager un bon moment ensemble. Ils ne sont pas là pour la performance sportive ou pour conquérir des sommets. Non, leur credo, c’est la bonne humeur, la convivialité et, surtout, la rigolade… Et quelquefois, même le soupçon de culture est de la partie. Que ce soit au détour d’un sentier boueux ou sur le sommet d’une colline, l’objectif reste le même : passer un bon moment, sans prise de tête.

Leurs sorties sont souvent ponctuées de taquineries amicales et de petites blagues sur les uns et les autres. Pas de place pour l’ennui dans ce groupe. Si l’un d’eux vient à faire une petite erreur de parcours, il sera accueilli par une pluie de rires et de bonnes blagues. La bonne humeur est leur GPS, et tant que la rigolade est au rendez-vous, c’est tout ce qui compte !

Derrière leur surnom un peu farfelu et leurs plaisanteries incessantes, se cache une vraie solidarité. Quand un membre du groupe a besoin d’aide, il n’est jamais seul : chacun se porte volontaire pour donner un coup de main, même si c’est parfois juste pour un bon fou rire collectif. Chez Les Joyeux Pataugas, on n’a pas besoin d’être un expert en randonnée, ni de connaître tous les sentiers par cœur. Ce qu’on recherche avant tout, c’est de la bonne humeur, des échanges chaleureux et des fous rires à chaque tournant. Peu importe la météo (enfin, c’est à voir) ou l’état des sentiers, ce qui compte, c’est l’aventure partagée…

Alors, vous, lecteurs d’ici et d’ailleurs, si vous avez envie de vous joindre à cette bande, de découvrir des coins de nature à travers des yeux pleins de curiosité (et qui sait, peut-être de boue), n’hésitez pas à venir nous retrouver lors de notre prochaine sortie. Et ne vous inquiétez pas, même si vous n’êtes pas un as de la randonnée ou que vous avez deux pieds gauches, chez nous, tout le monde est le bienvenu. Tant que vous savez rire de vous-même et que vous aimez partager des moments conviviaux, vous trouverez votre place parmi Les Joyeux Pataugas !

À bientôt sur les sentiers… et peut-être dans la boue !

Franck

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Allez savoir en ZNIEFF(*)

La Forêt de Bréviande et Les Etangs de Cesson-La-Forêt, 10 km, 77240 Cesson-La-Forêt

Eh ben… que de Joyeux Pataugas ce matin, Route de Saint-Leu à Cesson-La-Forêt !!! Avec Nissa, leur mascotte canine, on recense la présence de 24 âmes !!! Pourquoi un tel engouement un 2 février avec un celsius plus que bas ? Est-ce l’annonce d’une météo très ensoleillée, l’attrait du lieu où le charme slave de l’accompagnatrice du jour ? Allez savoir ???

Quoi qu’il en soit, si les loups sont entrés dans Paris, eux Les Joyeux Pataugas vont conquérir la Forêt de Bréviande. Mais pour le moment, le long du Clos Verneau, ils se familiarisent au tempo bulgare,  puis Chemin de Boissise,  tâtent du bitume,  avant de passer sous l’Avenue de Corbeil !!!  Et là, au niveau de la Maison de l’Environnement de Grand Paris Sud, ils pénètrent enfin dans le poumon vert de la Brie agricole qu’est cette Forêt Régionale de Bréviande.

Et quelle somptueuse entrée, ils font nos Joyeux Pataugas !!! Même les mares glacées qui siègent dans les sentiers, en ont frissonnées !!! D’ailleurs si les moines de l’Abbaye de Saint-Denis ainsi que le Duc d’Orléans, anciens propriétaires de ce domaine boisé, étaient encore de ce monde, tous à l’unanimité bomberaient le torse !!! Que voulez-vous, là où marchent nos Joyeux Pataugas, le lieu se glorifie !!! Voyez la majestuosité de leurs pas, Allée des Faisans, regardez avec quelle dextérité, ils bifurquent à droite pour gagner l’Allée des Grès !!! Observez leur aisance, avec cette sente pour revenir au centre, et intelligiment osciller à gauche, évitant ainsi le besoin d’un 49.3 et de toute censure pour longer les vestiges du mur d’enceinte de l’ancien domaine. 

C’est comme cela qu’ils sont nos Joyeux Pataugas, confiant sur le tracé du leader du jour, défiant les difficultés du terrain en se serrant les coudes !!!

A la ferme du Gros Chêne, ils retrouvent le Chemin de Boissise, et le temps d’enjamber les rails du transilien via la passerelle, ils renouent avec la Forêt de Brocéliande via le sentier de Petite Randonnée (PR). Mais aller savoir pourquoi, nos Joyeux Pataugas pourtant si curieux d’habitude, n’ont pas emprunté une petite sente à droite menant au Menhir du Grand Berger ??? Un oubli de l’accompagnatrice, trop absorbée à mener à bien sa troupe ???  Après peut être que ce menhir, constitué d’une dalle en meulière de 2,20 m de hauteur n’était pas au goût bulgare ???  A moins que l’accompagnatrice, ait eu peur d’un asticotage bien en règle avec  la comparaison des 6,50 m de hauteur du géant de Manio, un des menhirs de Carnac. Il faut savoir  que dans les rangs des Joyeux Pataugas, nombreux sont les Bretons, et comme chauvins, ils se posent là !!!  Allez savoir ???

En attendant,  nos Joyeux Pataugas en terminent avec le cadre purement forestier en entrant dans le parc urbain Albert Bendelé, du nom d’un ancien maire de la commune de Cesson-La-Forêt. Mais ne croyez pas pour autant qu’ils aient quitté la forêt régionale. Que nenni !!! Ils sont dans le secteur dit des Bois Brulés, appartenant à la Forêt de Bréviande, où le parc est aménagé sur 10 hectares. Et où 4 bassins ont été creusé pour récupérer les eaux pluviales de l’ensemble d’un quartier d’habitation créé dans les années 70. C’est avec le lac (bassin) du Grand Feuillu, que nos Joyeux Pataugas abordent ce dernier tronçon plus urbain mais ô combien attrayant et bien sur plus aquatique. Suivront les lacs des Ecureuils, des Ormes pour finir avec celui des Châtaigniers. Et c’est avec l’avenue la Zibeline, et via ses passerelles que nos Joyeux Pataugas retrouvent la Route de Saint-Leu et… le bien aimé cul des voitures !!!

Encore 10 km rondement menés…, d’une main de fer dans un gant de velours, digne d’une grande prétresse !!!

A dimanche…

Merci à Bernard, un carducien « habité » de passage, à Montry et à Christian, peut-être de futurs Joyeux Pataugas, sans oublier Laura, la p’tite fille de Monique pour leur venue !!!

Quant à la quiche de Stéphane, au far breton de Lyne et aux crêpes de Pascaline… à la revoyure !!!

Et encore bon anniversaire à Lyne !!!

Franck

(*)La Forêt Régionale de Bréviande entoure plusieurs bois communaux et couvre avec la Forêt de Rougeau trois Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF)

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Marcher…

Le bassin, la plaine et la forêt de Saulx, 11 km, 91160 Saulx-Les-Chartreux

Les Joyeux Pataugas ne savent faire qu’une seule chose
C’est marcher !
Ils ont bien essayé autre chose
Mais ils ne savent que marcher!

Où vont-ils ?
Personne ne le sait!
Mais ils y vont !

Pour eux, marcher
C’est juste marcher,
Parfois même plus que marcher.

Ils posent leurs pieds à distance,
Rassemblent leurs idées
Tandis que la marche avance.

Ils ne vont nulle part !
Ils n’ont nulle part où aller !
Partir ailleurs, c’est aller nulle part !
Et c’est juste avancer.

Il leur faut avancer,
Marcher,
Mettre de l’ordre dans leurs idées.

Ils marchent partout sur la terre
Douce et rousse de l’automne,
Sur les flocons de neige glacés de hiver,
Bercé par le rêve, en amazone.

Ils marchent sur l’étang fleuri du printemps,
Sèchent leurs chaussures mouillées
Grâce au soleil brûlant de l’été,
Tout en prenant leurs temps.

Marcher,
C’est respirer les couleurs de la vie.
Marcher,
C’est donner du sens à leur vie.

Toute la vie,
Ils ne font que marcher…

Franck inspiré du poême « Marcher » de Jean Bozzo https://www.bonjourpoesie.fr

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La ballade des randonneurs heureux

Les Ventes Bourbon, 8,5 km, 77300 Fontainebleau

Notre forêt bellifontaine est une étoile
Où Les Joyeux Pataugas brille de mille feux
Ils viennent vous chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux
Ils viennent vous chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux

Qu’ils soient jeunes ou vieux
Même par temps frileux
Ils viennent vous chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux
Ils viennent vous chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux

Comme Denecourt et Coline
t
Ils tracent tout ce qu’ils veulent
Et s’offrent des boucles formidables
La ballade des randonneurs heureux
Et s’offrent des boucles formidables
La ballade des randonneurs heureux

Aujourd’hui c’est Sandrine et Laurence
Qui viennent se joindre à eux
Ils veulent aussi chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux
Ils veulent aussi chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux

Et si Route des Pins
Ils leurs faut pousser un peu
Ils continuent à chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux
Ils continuent à chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux

Et si sous leurs pieds
Le terrain est plus que tortueux
Ils persistent à chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux
Ils persistent à chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux

Rois de la culture et de la rigolade
Rouleurs flambeurs ou gentils petits vieux
Ils viennent vous chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux
Ils viennent vous chanter la ballade
La ballade des randonneurs heureux

Et si les apercevez au cul de voitures
L’air tout aussi radieux
Ils fêtent joyeusement la ballade
La ballade des randonneurs heureux
Ils fêtent joyeusement la ballade
La ballade des randonneurs heureux

franck TIRé de la chanson « lA bALLADE DES GENS HEUREUX » de Gérard Lenormand
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Le commencement de l’année…

Les Trois Rivières, 10 km, 91160 Longjumeau

Écoutez Joyeux Pataugas : l’heure d’une nouvelle randonnée a sonné ;
La dernière est déjà bien loin.
Le dernier adieu d’une année à marcher
Qui nous à envoyer dans biens des coins !!!
Encore une année à se balader,
Encore des pages à rédiger,
Du livre immuable de notre site !!!
Encore des pas rapportés
Encore des mots de nos visites
Du bandeau de nos tracés !!!

Et toi qui viens à nous ce 12 janvier,
Avec comme première de l’année,
Dix kilomètres aux Trois Rivières !!!
Que nous réserves-tu comme calvaire,
Sous la houlette de notre fidèle Audrey
Et par ce temps plus que frisquet ?

Sauras-tu contourner,
Au souffle du vent glacial,
Les mares rieuses et glacées
De notre randonnée matinale ?
Dois-tu comme l’année dernière
Comme souvent avec Audrey
Appelées toutes les ornières
A tremper nos mollets ?
Et ainsi perpétrer en cette nouvelle année
Les aléas d’un tracé !!!

Mais qu’importe, ce que tu nous prévois !!!
De pluie ou de soleil, dans les champs ou dans les bois,
Avec des hauts comme avec des bas,
Adviendra ce que pourra !!!
Commençons enfin cette année
Et laissons-la nous entrainer !!!

Treize à la douzaine aujourd’hui,
Et par n’importe qui !!!
Ils sont là de Bernard à Michèle
Sans oublier les autres jusqu’à Noëlle,
Sans oublier Patrick
Qui tombe toujours bien à pic !
Et au regard des photos,
Il y avait encore au moins un gâteau !!!

Et si certains sont absents
C’est que ce n’étaient pas leurs moments.
Cela va et vient chez les Joyeux Pataugas,
On ne met personne en disgrâce.
Libre à chacun de choisir son chemin
et d’aller où il veut remuer son popotin !!!
C’est ainsi tous les dimanches matin
Que les Joyeux Pataugas entonnent le même refrain.

Franck inspiré par un poème de Félix Arvers « Le commencencent de l’année »  Mes heures perdues, 1833

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Une der à bout de souffle…

De Maintenon à La Biche Blanche, 10 km, 77300 Fontainebleau

Sacré Madame de Maintenon, toujours là, bon pied, bon œil !!! Il y a un peu moins de deux ans, elle accueillait déjà Les Joyeux Pataugas à sa grille au Château de Fontainebleau, pour une visite du parc de la Maison des Rois de France. Cette fois, c’est en son avenue qu’elle les réceptionne, au bas du Mont Chauvet, là où, après 1870, furent installées les batteries de canons de l’Ecole d’Application d’Artillerie.  A présent ce petit mont calcaire est classé en Réserve Biologique Dirigée (RBD) car il accueille de nombreuses plantes rares et protégées comme un petit arbre endémique : l’Alisier de Fontainebleau.

Avenue de Maintenon

Mais c’est plutôt le Rocher d’Avon,  qui est ciblé  ce dimanche 15 décembre, pour la der de l’année !!! Certes, pour certaines et certains Joyeux Pataugas c’est du déjà vu,  encore que là, c’est sur le final et par le sud que le sentier bleu n°10 Denecourt(*) aura plaisir de retrouver l’enthousiasme, ô combien légendaire, de la semelle des Joyeux Pataugas !!! Où du moins c’est ce que croyait, Franck, l’accompagnateur du jour, en concoctant cette randonnée !!! Malheureusement, nos Joyeux Pataugas semblaient en avoir ras la casquette, alors qu’ils venaient à peine d’entamer  les p’tits traits bleus de ce Rocher d’Avon  !!! Pourtant,  Franck avait bien pris la peine de leur soustraire 2 km, du tracé initial, vu que le rythme n’était pas très folichon et que l’heure galopait !!! Et que connaissant les énergumènes,  finir par un sentier escarpé et chaotique avec des hauts et des bas, et encore des hauts et des bas ne serait pas une sinécure !!! Pourtant le 8 premiers kilomètres, mise à part une petite sente grimpante sur le Rocher de Bouligny et peut être le coté un brin pentu de la Route de La Palette sur le Mont Merle, le reste fût assez aisé !!! Est-ce la fatigue de la fin d’année,  le stress des fêtes qui approchent, la nomination de Francois Bayrou comme Premier Ministre, ou simplement l’estomac dans les talons, allez savoir ??? Ce qui est certain c’est que ce Rocher d’Avon fût laborieux, surtout sur la fin !!! Alors que de La Sybille d’Avon jusqu’au Lapito, les roches du Rocher d’Avon se faisaient une joie de revoir Les Joyeux Pataugas !!!  Depuis Mercredi, jour où Franck leur a annoncé la nouvelle, ils piaffaient d’impatience !!! Tour à tour ils voulaient clamer leurs noms, crier le pourquoi !!! Seul le Rocher Oberman, à cause de sa gravure de 1931 adossée et quelques autres sont arrivés à se faire connaitre !!! Même La Biche Blanche dans sa grotte, qui se pâmait dans le flyer de la randonnée, se tût. Elle qui dans les contes et légendes d’antan égaraient les chasseurs !!! Peut-être ne voulait-elle pas désorienter Les Joyeux Pataugas, de peur qu’ils ne parviennent à jamais à rejoindre leurs voitures !!! Allez savoir ??? 

Le sourire du ras de la casquette !!!

Heureusement Madame de Maintenon montra le bout de son nez, avec les pavés de son avenue, et là… mêmes si les derniers mêtres furent légèrement pentus, les visages se sont illuminés, les mollets se sont regaillardis et ce fût une bien autre histoire autour de la table !!!

Joyeuses Fêtes et à l’année prochaine !!!

Franck

(*) : Pour plus amples renseignements sur les rochers cités dans l’article, cliquer sur le lien

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A vos grilles de loto…

En route pour Saint-Sauveur-sur-Ecole, 12 km, 77310 Pringy

Déjà en 7, que 6 !!!
Et voilà que ce 8, plus que 4 !!!
Alors que 2 ressurgissent
Mais que 3 filent à l’anglaise,
faute à la pluie !!!
Pourtant, ils ne font qu’1
face au crachin !!!
Et dévorent les 12 en un rien !!!
Exit les 14 de l’affiche,
Ce n’était qu’étourderie !!!
Et c’est aux environs de 13
Plus précisément au 21
Que se remplissent les verres !!!
Reste à venir le 15
Pour fêter 24
et se dire à 25 !!!

FRANCK
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Sénart en rimes…

Bonjour Sénart, 13km, 91230 Montgeron

La Forêt de Sénart :

3 000 hectares longueur 10 km  largeur 6 km.
 2 départements Essonne et Seine et Marne.
14 communes et 850 mares.  
Louis XIV  y a fait aménager les routes forestières rectilignes et les carrefours en étoiles ainsi que les travaux de drainage pour y chasser.
Louis XV y a rencontré la future Madame de Pompadour au cours d’une chasse royale.
Les résineux du bord de l’Etang de la Forêt ont été plantés après l’incendie de 2006 qui a ravagé 90 hectares de la forêt.

 Ce Dimanche on va marcher
La preuve bien sûr, en est
Puisque six randonneurs
Qui sont les meilleurs
Se retrouvent en forêt de Sénart
Pour 14 km prévus au départ
Avec notre chouette animatrice
Nous pensons que cela ne sera que malice
Avertis, nous voilà les pieds dans la boue
Mais téméraires et même sur les genoux
Nous arrivons à tenir le coup
Et nous ne pouvons pas dire, j’en ai marre
Car ce n’est que profusion de mares,
De chênes, de charmes, de pins et de bouleaux
Cette forêt, nous l’avons dans la peau.
Et que dire de nos 2 randonneuses
Toutes émoustillées et bien heureuses
A poursuivre un coureur aux jolis petits mollets
Et s’il y a une suite à donner, nous resterons discrets.
Enfin, autour de l’Etang de la Forêt
Nous nous sommes, quelque peu attardés
Certains à photographier, d’autres à rêver
De revenir, sous un ciel plus bleuté.
Arrivés sains et saufs, mais moins boueux que prévu
La bouteille et les gâteaux sont les bienvenus
En forêt, sur une table et ses bancs
Enfin, un repas pour des bons vivants.

Monique

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En terre féodale…

La Boucle Moignacoise, 12 km, 91490 Moigny-sur-Ecole

Si au moyen âge trois seigneuries féodales siégeaient à Moigny-sur-Ecole, au XXIe siècle par un dimanche automnale, plus précisément un 24 novembre 2024, 15 Joyeux Pataugas, décident d’aller sillonner sur leurs traces. Et quoi de mieux que la Rue du Souvenir pour démarrer et rejoindre la première étape d’antan : la Seigneurie de Launay. Si les premiers kilomètres pour l’atteindre sont assez aisés, malgré quelques coups de mousquets inquiétants venant des bois, que dire des derniers, en plein bois de la Chapelle Ste-Anne !!! Est-ce que l’accompagnatrice du jour, Sylvie, a voulu consciemment mettre nos Joyeux Pataugas en situation moyenâgeuse, là où les sentes et pistes n’existaient pas ??? Allez savoir ??? Beaucoup le soupçonneront mais tous se tairont, préférant batailler comme de preux chevaliers, contre ronces et autres embûches végétales !!! Même Viviane, Gégé et Kévin, nos trois nouveaux Joyeux Pataugas du jour ne « mouftent » pas, du moins extérieurement !!! Quoiqu’il en soit, c’est tous sains et saufs que la Route de Launay est gagnée !!! On note malgré tout quelques égratignures chez Céline, mais allez savoir pourquoi, elle a voulu flirter plus charnellement avec les ronces ??? Après cela a permis de sortir enfin la trousse à pharmacie et de constater que le spray désinfectant n’avait pas dépassé la date de péremption !!! Ce qui n’est pas toujours le cas chez les biscuits gracieusement offert par une petite blonde avec des bâtons. J’dis cela, j’dis rien… enfin si un jour, vous qui nous lisez, vous rejoignez notre joyeuse troupe, et que vous êtes un brin fragile du côté de l’estomac ou des intestins, sachez le !!! On ne cache rien chez Les Joyeux Pataugas, tout est mis sur la table… Pas de jalousie non plus chez eux, voyez Nissa, la p’tite grosse à quatre pattes, elle aussi,  comme Céline, elle a quelque peu couinée à cause des ronces !!! Un p’tit coup spray comme à Céline et hop, elle dandinait comme jamais… comme Céline d’ailleurs !!! En un mot, la jalousie chez Les Joyeux Pataugas, c’est à coup d’atomiseur qu’on l’inhibe !!!

Le bois de la Chapelle Ste-Anne

2éme étape : la Seigneurie du Cochet, aujourd’hui devenue un quartier de Moigny-sur-Ecole. C’est donc au sud que se dirigent Les Joyeux Pataugas… et avouons-le, sur cette Plaine de Launay, cela a décoiffé !!! Un vent à décorner les bœufs ou … les cocus, on n’a pas d’apriori chez Les Joyeux Pataugas !!! Après la gente féminine « pataugasienne » n’a pas pour habitude en ce Jour du Seigneur de… de… de…  venir avec une mise en plis, cela se saurait, ou du moins se verrait, enfin normalement !!!  C’est jour de rando… n’oublions pas !!!

Route et Plaine de Launay

Plaine d’Armont, Les Joyeux Pataugas bifurquent à gauche, vers la Vallée Chaude, en-dessous des Platières de Bellevue, et s’octroient une petite pause. D’ailleurs peut-être ont-ils déjà un pied dans la Seigneurie du Cochet ? A cette époque, les fiefs s’emboîtaient les uns dans les autres selon les liens de dépendance suzerain/vassal. Une chose est certaine géographiquement, et selon la carte IGN, la bible de tous les randonneurs, Les Joyeux Pataugas sont un brin au-dessous du quartier du Cochet.  Alors selon la pointure de chacun, Seigneurie du Cochet ou pas, allez savoir ??? D’ailleurs les voilà maintenant au lieu-dit Les Roches du Seigneur, dont aucune carte ne précise de quel seigneur il s’agit ??? Déjà à cette époque on évitait les susceptibilités !!!  Une guerre de cent ans, ça suffit !!!

Pause à l’entrée de la Vallée Chaude

Aux abords du Bois de Milly, changement de cap !!! Il faut vous dire que le tracé de Sylvie frôle l’emplacement du Cyclop, et comme Stéphane via à une supplication « whatsappienne »  a  demandé à le voir … nos Joyeux Pataugas y courent !!!

Le Cyclop (Milly La Forêt)

Finis les serfs et les chevaliers, les ducs et les seigneurs…, c’est un vrai retour vers le futur du passé que vont faire nos Joyeux Pataugas. Celui des pattes d’eph, des imprimés, des revendications pacifistes…, époque de la construction du Cyclop, une utopie artistique unique  de Jean Tinguely, de sa femme Niki de Saint-Phalle  et consorts !!! Une œuvre sculpturale en béton, métal et recouverte en partie de miroirs, haute comme un immeuble de sept étages, nichée en plein Bois de Milly. Monumentale et cachée, elle scrute l’environnement de son œil unique et doré. Lorsque le monstre mythologique se réveille, se met en marche et gronde, le visiteur est invité à une expérience d’art total. C’est un monument unique dans l’histoire de l’art contemporain.

Content, il a été Stéphane ??? …Espérons !!!

Et la troisième et dernière seigneurie féodale de cette boucle mognacoise… celle de Fort-Château ???  Celle qui édifia sur l’Ecole, une motte castrale éponyme(*) dont on observe encore les vestiges, ils y courent aussi nos Joyeux Pataugas ??? Ils n’y courent pas, ils sont déjà sur son sentier des Courtils !!! Sacrés Joyeux Pataugas !!!

Regardez-les maintenant à ripailler et à fatrouiller autour du beaujolais nouveau !!! Vous aussi, vous les trouvez beaux nos Joyeux Pataugas, n’est-ce pas ?

La troisième mi-temps des Joyeux Pataugas : ripailler et fatrouiller !!!

Franck

Randonnée !!!

Du Chêne Rouge à Mazarin, 10 km, 77300 Fontainebleau

Joyeux comme jamais
En pleine forêt bellifontaine
Au Carrefour des Gorges de Franchard
Sur la Route du Chêne Rouge
Ils écrivent ton nom
Dans les Gorges aux Merisiers
En pleine Réserve Biologique longée
En plein territoire militaire miné
Ils écrivent ton nom
Sur un sentier sans nom
A flan du terrain des guerriers
A l’école de la maréchaussée
Ils écrivent ton nom
Sur la Route de la Fenille
Sur les terres du Puits Cormier
Dans les nuances et les couleurs ocrées
Ils écrivent ton nom
Sur les sentes aux tapis dorés
Sur les arbres rougeoyants
Sur cette palette d’automne colorée
Ils écrivent ton nom
Sur La Route de Vinci
Aux portes du Grand Parquet
Bananes avalées
Ils écrivent ton nom
Sur la Route de l’Autour
Sur les haies d’un parcours
Sous le couvert d’un champion olympique
Ils écrivent ton nom
Au carrefour du Mont Fessas
Sur un banc abandonné
Monique et Lyne écroulées
Ils écrivent ton nom
Sur la Route du Mont
Sur leur première montée
Sur leur vraie poussée
Ils écrivent ton nom
Sur les feuillus ambrés
Sur les arbres en couleurs
Sur ce Mont Fessas
Ils écrivent ton nom
Sur ce Denecourt ondulé
Sous une bruine bien trop mouillée
La tête encapuchonnée
Ils écrivent ton nom
Sur la pente qui se dessine
Sous le pas qui se presse
Sur les pieds réunis
Ils écrivent ton nom
Sur la Route de l’Ermitage
Sur le bleu abandonné
Sur la Route Mazarin
Ils écrivent ton nom
Sur le parking retrouvé
Sur la fin du tracé
Sur l’heure de pique-niquer

Ils écrivent ton nom
Sous les coffres hissés
Sur la table dressée
Sur les gourmandises déposées
Ils écrivent ton nom
Sur le Bourgogne aligoté
Sur le « Tonton »(*) chahuté
Sur chaque verre qui se tend
Ils écrivent ton nom
Sur les gâteaux dévorés
Sur les kiwis croqués
Sur le canard épongé
Ils écrivent ton nom
Ainsi par le pouvoir d’un mot
Sur ce dimanche appelé
Ils te nomment


Randonnée !!!

(*)Le Tonton est un nectar d’une subtile et extrême finesse, où myrtille et châtaigne viennent joyeusement danser dans vos papilles.
Cette liqueur créé par Henri MONIER avec le savoir faire de Jean Pierre LAUZET (oenologue diplomé Les 3 Caves) , peut se consommer ou être utilisée de multiples façons :
– Nature en Apèritif
– Avec un Blanc sec ou un pétillant ou en additif d’une Bière .

Franck (tiré de la chanson « Liberté » Les Enfoirés (2016),elle même tirée du poème du même nom de Paul Eluard (1942))

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La Ralitsa…

Du Mémorial Manouchian à Etiolles, 13 km, 91000 Evry

Ils sont venus,
Ils sont tous là,
Dès qu’ils ont vu le message,
Elle va guider, La Ralitsa.
Ils sont venus,
Ils sont tous là,
Même ceux du pays icaunais,
Y a même Jacky, le dernier baptisé,
Mais aussi Evelyne et Stéphane,
Tous deux des inéprouvés.
Dix-huit à piaffer d’impatience,
Mais avec l’espoir d’aucune errance,
Peur sans doute du goût bulgare,
Cher à La Ralitsa.

Ils l’accueillent tambour battant,
Lui font une haie de bâtons,
Elle va les promener nos Joyeux Pataugas, La Ralitsa.
Visorando pleine de grâces,
Dont le trace est en place,
Il est temps de prendre ce chemin de halage.
Adviendra ce qu’il adviendra !!!
Y a tant de chemins et de sentes,
Autour de La Ralitsa,
Y a tant de certitude et d’aptitude,
A travers toi, La Ralitsa.

Mais tous ont confiance en toi,
Sur ces sentiers étiollais.
Elle va les promener, nos Joyeux Pataugas, La Ralitsa
Et surtout ne pas nous les perdre
en ce dimanche de baptême.

Dans les rangs, piallards et roquets,
C’est drôle tous se taisent.
La magie bulgare opère,
Même le Parc du Grand Veneur
Qui ce jour, joue d’interdiction
S’entrebâille avec Gilles et laisse place à La Ralitsa

Et les kilomètres s’enchainent,
De Sénart aux Bois du Cerf,
Elle les promene, nos Joyeux Pataugas, La Ralitsa.
Tout doucement, le pas assuré,
Ils sont déjà au Carrefour du Coudray,
Tous dans les passages cloutés,
Prêts à enjamber la Seine.

Advenu ce qu’il est advenu,
Le but était d’y parvenir
Et tu as réussi toi, La Ralitsa.
Y a eu tant de chemins et de routes,
Tant de certitudes et d’aptitudes,
A travers ton tracé La Ralitsa,
Qu’encore, encore, encore
Tu nous guideras.


Franck (tiré de la chanson « La Mamma » de Charles Aznavour- 1963)

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Je suis un Pataugas…

Des Sablons à l’Isatis, 12 km, 77300 Fontainebleau

Je suis un Pataugas, gai luron
Je suis fille ou garçon
Sur les sentiers en toute saison
Moi, je tourne en rond, je tourne en rond

J’suis pas seul mais une légion
J’suis un Pataugas au cœur de lion
En rando en toute occasion
Moi, je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un Pataugas plein de motivation
Gros godillots et beaux bâtons
Quelle que soit le canton
Moi, je tourne en rond, je tourne en rond

J’ai fait les Pays Bretons
Sans pour autant faire le tour de la question
J’n’ai pas encore vu Lannion
Oui, je tourne en rond, je tourne en rond

Voyez, j’suis pas un flâneur
J’suis le roi des piétons
Certes comme grimpeur
Je suis le roi, le roi des bougons

Je randonne à ma façon
Mais toujours avec motivation
Même en sueur et mal aux petons
Moi, je tourne en rond, je tourne en rond

Devant une ascension
Je suis un Pataugas ronchon
Pur produit de la contestation
Et une fois en haut que c’est bon, que c’est bon

Tu vois, j’suis pas un flâneur
J’suis le roi des piétons
Certes comme grimpeur
Je suis le roi, le roi des bougons

C’est moi le Pataugas joyeux
Le randonneur du dimanche heureux
Le randonneur des sentiers
Je marche, j’observe, je me cultive
Je bougonne, je ris, je marche
Voilà ce que les randonneurs chérissent

Je suis un Pataugas joyeux
Heureux dans la nature
et peu importe mes jurons
Moi, je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un Pataugas et je mesure
Tout le bonheur de la nature
Pour ma peine, mes durillons
Moi, je tourne en rond, je tourne en rond

Alors comprenez, à tort ou à raison
Pour éviter l’élongation
A l’arrivée ce moment de confession
Autour du p’tit gorgeon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Sans pourtant être rond

Franck (tiré de la chanson de Zazie « Je suis un homme » 2007)

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Naissance, fusion, impressionisme et bonbons…

Du Grand Jardin à la Porte de Bourgogne, 10km, 77250 Moret-Loinget-Orvanne

Ce dimanche 27 octobre, sur le parking du centre aquatique du Grand Jardin de Moret-sur-Loing, on assiste à un heureux évènement au sein de la communauté des Joyeux Pataugas !!! Est né, à terme et sans forceps, un nouvel accompagnateur : Jacky !!! Et pour son premier cri pas moins de 15 Joyeux Pataugas sont venus !!! Par contre, le ciel, lui est maussade pour cette éclosion, même si à mi-parcours, l’émotion le gagne en arrosant, nos Joyeux Pataugas, de petites larmes de reconnaissance !!!

Pour sa venue comme accompagnateur chez Les Joyeux Pataugas, Jacky a choisi comme aire de jeu, la commune de Moret-sur-Loing, ou plutôt depuis 2017, Moret-Loing-et-Orvanne !!! Et pour sa première, il opte pour pas ou très peu de denivelé, chercherait-il déjà à gagner le coeur des Joyeux Pataugas ? Surtout qu’en plus, la cité seine-et-marnaise dispose d’un patrimoine artistique et culturel bien riche.

Mais même si, le départ se fait à Moret-sur-Loing-et-Orvanne, c’est à Saint-Mammès, sur le Quai du Loing, là où l’Orvanne se jette dans le Loing, que débute la queue leu leu des Joyeux Pataugas. Un chemin de halage, cher à l’artiste peintre britannique, Alfred Sisley, qui immortalisa le lieu en 1892, avec sa toile  » Le Tournant du Loing « , une peinture à huile exposée au Musée National d’Art de Catalogne à Barcelone. Comme quoi… Les Joyeux Pataugas ne marchent pas n’importe où !!!

 » Le Tournant du Loing  » Alfred Sisley (1892)

Un p’tit clin d’oeil au Viaduc de Saint-Mammès, un pont ferroviaire datant de 1846-1848, et voila nos Joyeux Pataugas arrivés à la passerelle, là ou quelques mêtres plus loin, le Loing se jette dans la Seine.

Viaduc de Saint-Mammès

Et où sont Les Joyeux Pataugas, une fois arrivés sur l’autre rive ??? A Moret-sur-Loing ? Que nenni !!! Sont-ils à Veneux-Les-Sablons… où plutôt à Moret-Loing-et-Orvanne ??? Reconnaissez que depuis le 1er janvier 2015, année de la fusion de Moret-sur-Loing et Ecuelles, on s’y perd !!! Nait à cette date, la commune nouvelle d’Orvanne. Mais un an plus tard, jour pour jour, s’y greffent 3 autres communes, Episy, Montarlot et Orvanne !!! Exit donc, la nouvelle commune d’Orvanne et bonjour la nouvelle commune de Moret Loing et Orvanne. Et ce n’est qu’un an plus tard, au 1er Janvier 2017 que Veneux-Les-Sablons est absorbé et que germe la commune de Moret-Loing-et-Orvanne !!! Exit les communes de Moret Loing et Orvanne et de Veneux-les-Sablons. Et dans ce charivari de communes, s’ajoute le CCMSL ( Communauté de Communes de Moret Seine et Loing ), une autre histoire de 18 communes !!!

En résumé, Les Joyeux Pataugas sont à Moret-Loing-et-Orvanne, sur l’ancienne commune de Veneux-Les-Sablons et dans l’instant, ils cheminent dans un dédale de sentes, entrecoupé de bitume !!! Puis les voilà dans le Bois-de-Montrichard de… de… de Moret-Loing-et-Orvanne, bien sûr et toujours mené par le nouveau-né du jour… Jacky !!!

Rue Eugène Moussoir, la vieille ville pointe son nez !!! Nos Joyeux Pataugas découvrent en premier lieu, le dernier vestige du chateau médiéval édifié en 1150, avec le Donjon, une tour carrée du style roman… A deux pas, au 19 rue de Montmartre, Sisley aurait pu les accueillir, voir les inviter à visiter son atelier situé dans une verrière, malheureusement… ils arrivent un brin trop tard, ce cher Alfred ayant décidé de passer de l’autre coté il y a 125 ans, içi même !!! Place Royale, Notre-Dame de La Nativité, se dresse devant eux. Entre 1893 et 1894, Sisley peint douze fois cette église, sensiblement sous le même angle, montrant le portail occidental et le mur sud de la nef mais sous différentes saisons et sous différentes conditions climatiques, rappelant le travail de Monet sur la cathédrale de Rouen à la même époque. Jaloux notre Alfred ??? A droite de la façade de l’église, une magnifique maison à colombages du XVIe siècle attire les regards des Joyeux Pataugas : c’est l’ancien hospice de Moret-sur-Loing, dans lequel on fabriquait les fameux sucres d’orge dont raffolaient Napoléon, Jean Jaurès ou encore Sarah Bernhardt ! Malheureusement pour nos Joyeux Pataugas, la boutique est fermée le dimanche d’octobre à mars. Rue du Pavé Neuf, outre les toilettes publiques, chères aux pisseuses des Joyeux Pataugas, une devanture à la décoration exubérante interroge… Il s’agit de la Galerie de la Maison Chabouillé, édifiée en 1527. Et comme nos Joyeux Pataugas, cette façade est promeneuse, car figurez-vous qu’elle fut déplacée à Paris au XIXe siècle. Ce n’est qu’en 1956 qu’elle revint dans sa ville d’origine ! Voleurs les parisiens ???

Galerie de la Maison Chabouillé

Vous imaginez bien, que depuis leur entrée dans le vieux Moret, Les Joyeux Pataugas pietinnent plus qu’ils randonnent… Et notre néo-accompagnateur Jacky cherche ses ouailles plus qu’il ne les guident. Et ce n’est pas fini… les voilà devant la Porte de Samois, entrée de la ville fortifiée depuis Paris, et donc de la cité médiévale de Moret-sur-Loing. Rue Grande, captivés par les façades moyenâgeuses, nos Joyeux Pataugas lèvent plus le museau qu’ils ne marchent… mais parviennent malgré tout à atteindre la Porte de Bourgogne, où ils débouchent sur le Vieux Pont du Loing… Et vous vous doutez fort bien que ce n’est pas là, où la vue sur des vieux moulins est magnifique qu’ils vont accentuer le pas !!!

Mais ils y parviennent, là où tous les dimanches, ils reviennent… au cul de leurs voitures. Et tous se posent la même question, cette boite à gâteaux que Ralitsa tient depuis sa sortie d’une patisserie de la Rue Grande, est-ce pour eux ??? Allez savoir…

Merci à Jacky pour sa première…

Franck

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Un Dimanche Spedy Gonzales

Des Faisans au Réveil Matin, 8 km, 77176 Nandy

Est-ce le fait de démarrer cette boucle au Carrefour des Faisans en pleine période d’ouverture de chasse, peur d’être traqués comme des galliformes à la crête doré, que nos Joyeux Pataugas ont mené cette randonnée tambour battant ??? A moins que ce ne soit l’angoisse de ne pas entendre le Réveil Matin à la Maison Forestière… ??? D’ailleurs l’ont-ils entendu, tellement leur passage fût un coup de vent !!! Une chose est certaine, du coté du Domaine de la Grange-la-Prévôté, ils ont fait les beaux dans leur plumage !!! Sûrement pour marquer leur territoire !!! Quoi qu’il en soit à 11h30, la randonnée était pliée !!! Tous s’étaient déjà envolés… sans troisieme mi-temps !!!

En un mot, une randonnée digne de cette narration… EXPRESS !!!

A dimanche…

Franck

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Dimanche d’Automne…

De l’Arboretum de Segrez à l’Orge, 11 km, 91650 Breuillet

RANDONNÉE  AUTOMNALE

En automne, nos pas sillonnent sur la toile
D’un peintre impressionniste aux subtiles couleurs
Qui séduit le regard  ébloui des marcheurs,
Tandis que le soleil, de nuages, se voile !

Le rouge vif du lierre orne murs et taillis.
Le pinceau du hasard à posé sa tendresse,
Comme pour apaiser le feuillage en détresse,
De touches pourpre et jaune aux brillants coloris

Avec nos sacs à dos, taches de coccinelle,
Nous allons silencieux explorant les splendeurs
Tous nos sens en éveil savourent les odeurs.
La sylve est en beauté, nos cœurs en aquarelle

La cime des forêts s’habille en jaune d’or
Sur ce tapis ambré, la sente nous accueille.
Virevoltant de l’arbre au vent tombe une feuille
S’enfoncent nos souliers dans ce joli décor.

Oh mon jardin orange où l’ombre et la lumière
Esquissent le dessin d’un tableau de Manet.
Promeneurs nous entrons, dans ce cadre secret
Gardant au fond de nous la douceur forestière

Nos yeux ne savent plus,  cueillir de la saison
L’éphémère arc-en-ciel qui frise et illumine
Au plus haut des feuillus la gamme purpurine
Dont les reflets chatoient pour montrer l’horizon

La clarté nous conduit avant que le jour sombre
N’éteigne la forêt et que le vent mauvais
Ne met à nu les bois dans un silence épais.
La fresque nous quittons, nos âmes en pénombre.

 

V.J.P (les cheminots randonneurs)

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Les Joyeux Pataugas zo distro da Sant Luner

Si lors du pot de bienvenue du chapitre 1 de l’année dernière, dés le début, il a fallu à 2 Joyeux Pataugas évincer le Breizh Cola, celui du chapitre 2, est jour de couronnement. Et tout cela, bien sûr, la bouche pleine de gourmandises préparées par nos hôtes Lyne et Pasacal, ainsi que par leurs petites mains Monique et Nicole. Monte en premier sur le trône, Gilles, notre motard à la moto volée mais à l’amour retrouvé, élevé au rang de Papy. Encore un, qui un jour au l’autre, comprendra pleinement le terme chicoufs(*) !!! En attendant, que les bouchons de son Patis-Paille sautent !!! Pour le second sacre, …patience !!! Il se joue à 16, sur un quiz à choix multipes sur la Bretagne !!! Vous vous doutez bien que le Léon, le Bigouden et autres pays bretons sont dans les starting-blocks !!! Et qui est sacrée, Reine de Bretagne, la benjamine du groupe, Patricia, Patou pour les intimes, représentante du pays de Léon avec 19 réponses sur 20 !!! Chapeau rond, Patou !!!

(*) : Nicole Lambert, la créatrice des Triplés du Figaro Magazine, a inventé cette expression pour désigner les petits-enfants : « Chic, ils arrivent ! Ouf, ils repartent ! » D’où la contraction « chicouf »

Tous les randonneurs connaissent le GR®34, au moins de nom !!! Appelé aussi le Sentier des Douaniers, le GR®34, est le fameux sentier de randonnée qui serpente tout le long de la Côte Bretonne. Plus de 2000 kilomètres de chemins qui permettent de partir du Mont-Saint-Michel et d’arriver à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Une magnifique mais une très très longue randonnée ! Vous imaginez bien que nos Joyeux Pataugas, aussi valeureux qu’ils soient, n’ont pas l’intention de se lancer dans un tel périple. Ce jour 2, ils vont simplement fouler une portion de la section du GR®34, dite le « Tour du Pays Malouin ».

C’est au parking du lieu-dit La Marette à Saint-Coulomb, qu’ils stationnent, à quelques pas de la magnifique Anse de la Tresse, là où domine un peu plus loin, la Villa Roz-Ven qui a appartenu à Colette, un bel endroit qui lui a inspiré Le Blé en Herbe dont l’histoire se passe à Saint-Coulomb. Maintenant n’allez pas croire, que nos Joyeux Pataugas vont sur ce tracé, comme Vinca et Philippe, les deux jeunes héros du roman de Colette, s’adonner à la découverte de l’amour physique !!! Il y a belle lurette que tous ont déjà vu le loup !!! Encore que… allez savoir !!! Et puis, pour l’instant mieux vaut qu’ils se déchainent sur ce sentier escarpé, aux petites grimpettes courtes, qui les mène sur la Pointe du Meinga, le deuxième promontoire rocheux le plus avancé dans la mer au large de l’Ille-et-Vilaine, après la Pointe du Grouin !!!

La Pointe du Meinga

Vous imaginez bien, qu’avec ce bol d’air marin et l’effort fourni, l’estomac réclame !!! Et quoi mieux que la plage du Chevret comme table à manger pour Les Joyeux Pataugas. Surtout que le pique-nique est gourmand, vu que Lyne et Pascal sont venus avec une douzaine d’huitres et nos icaunais du séjour régalent avec de l’andouillette au Chablis, de l’Affiné au Chablis et du Soumaintrain, et bien sur le tout arrosé de Chablis !!! Comme quoi la gastronomie n’a pas de frontière !!!

Plage du Chevret

Et surtout, ne vous attendez pas à voir ensuite 18 Joyeux Pataugas, cuvant !!! Que nenni !!! Déjà certains ne lèvent pas le coude ou pas toujours, et si Le Joyeux Pataugas, certes à un bon dénivelé négatif sur la rinçonnette, en aucun cas, il s’adonne à la beuverie !!! A ne pas confondre !!! D’ailleurs il suffit de voir, combien ils sont d’attaque, pour faire le tour de l’Ile Besnard pour rejoindre La Grève des Mites.

De l’ile Besnard à La Grève des Mites

C’est au lieu-dit La Guimorais, que nos Joyeux Pataugas désertent le « Tour du Pays Malouin » du GR®34, pour rejoindre La Marette et surtout le cul des voitures, et savourer un Kouign Amann, pays breton oblige !!! Gourmand est aussi le Joyeux Pataugas !!!

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Dîner au PAPARAZZI à Saint-Lunaire
Saint-Suliac

Et si en ce jour 3, on parlait météo ??? Reconnaissez que depuis que Les Joyeux Pataugas sont sur la Côte d’Emeraude, c’est motus bouche-cousue sur le temps ??? Si lors du chapitre 1 l’année dernière à la même époque, l’humour sur le sigle BZH ( Bretagne Zone Humide ) a été très mis à mal, reconnaissons-le, pour ce début de chapitre 2, avouons que la météo est couci-couça. Après tout pourquoi s’inquièter, vu qu »un dicton précise qu’en Bretagne, il ne pleut que sur les cons… et comme le Joyeux Pataugas est tout sauf un con !!!

Le Mont Garrot

En attendant ce jour 3, après une bonne grimpée bitumée, pour atteindre le Mont Garrot, il fait de la pluie comme disent les bretons, une bonnne « glav bihan » (*) !!! Est-ce pour autant que Les Joyeux Pataugas sont des cons… allez savoir ??? Une chose est certaine, en cet instant, ils dominent nos Joyeux Pataugas puisqu’ils sont sur le point culminant de la région, qui avoisine les 73 mètres !!! Et ce promontoire leur offre un panorama à 360° sur l’estuaire maritime de la Rance. Comme ils peuvent apercevoir, dans l’Anse de Vigneux les vestiges de l’ancien camp Viking de l’Huitrière du Xième siècle.

C’est pas le tout mais comme nos Joyeux Pataugas sont attendus, le cap est mis sur Saint-Suliac, village labellisé « Plus beaux villages de France » où ils ont rendez-vous avec l’adjoint au maire, pour une petite visite privée du village. Si La Rance est longée par la gauche, la droite est surprenante avec une découverte glougloutesque !!! Voilà nos 18 Joyeux Pataugas, rincés par une « glav » au beau milieu d’un vignoble ! Des vignes au bord de La Rance ? Qui l’eut cru ? Renseignez-vous sur le cépage Rondo de Saint-Suliac, qui d’ailleurs vient juste d’être vendangé le 24 septembre dernier !!! Dixit France Bleu Armorique !!!

Le vignoble de Saint-Suliac

Ah ces Bretons, ils sont surprenants !!! Et encore vous n’avez pas fait la connaissance d’Antoine !!! Mais bon… en attendant, puisque Les Joyeux Pataugas ont gagné Saint-Suliac, qu’ils sont en avance et que Moustache, en bon samaritain, leur a laissé tables et chaises, un bon pique-nique s’impose !!! Il est temps qu’ils en finissent avec la soupe champenoise de Lyne et Pascal de samedi soir !!!

Pique-nique chez Moustache

« Et glou, et glou…, miam, miam, et puis bien sûr… glav, glav » !!! Et voilà 18 Joyeux Pataugas qui, illico presto, se réfugient dans les toilettes publiques de la Plage des Trous de Foc !!! Là où quelques instants plus tard le « coin, coin » du p’tit canard de François-Noël retentit !!! Comme quoi… il s’en passe de drôles dans les toilettes publiques ??? Une chose est certaine, vu l’intensité de la pluie, Les Joyeux Pataugas ne sont plus sous le crachin d’une « glav bihan »(*), mais plutôt sous « une glav bras »(*). Heureusement, elle ne dure pas !!! Cela tombe bien, il est temps pour eux de se rendre Place du Carouge, devant le Bureau d’Information Touristisque, lieu de leur rendez-vous avec Monsieur l’adjoint au Maire !!! Et c’est là qu’Antoine entre en scéne !!! Attention, ne vous méprenez pas, Antoine n’est absolument pas l’adjoint au Maire, mais un cocasse suliaçais, non prévu au programme, qui à la fenêtre de l’étage du Bureau d’Information Touristique entame avec notre joyeux drille Dominique, un duo désopilant !!! Imaginez la scéne !!! Cet autochtone mérite assurèment sa place dans la brochure touristique du village !!! D’ailleurs c’est lui, qui avise Les Joyeux Pataugas de l’arrivée de l’adjoint au Maire !!! Lui par contre, c’est un homme à classer dans les passionnés, qui a de grands et beaux projets pour Saint-Suliac !!! De l’église Saint-Laurent aux « ruettes » du village, il transporte Les Joyeux Pataugas içi et là, à diverses époques, quand la cité était un village de terre-neuvas sur lesquels veillait la Vierge de Grainfollet. D’ailleurs comme Monsieur l’adjoint au Maire vient de finir sa prestation, il est temps pour nos Joyeux Pataugas de mettre le cap sur l’oratoire de cette vierge !!! Aussitôt dit, aussitôt fait, enfin juste après avoir encaissé une grimpette !!! Magnifique est cet oratoire de la Vierge de Grainfollet qui domine La Rance et Saint-Suliac… même sous un temps bien trop gris.

Oratoire de la Vierge de Grainfollet

Allez reste la Pointe du Puits à se mettre sous la dent, enfin sous le pied… au plutôt devant les yeux, et la découverte de Saint-Suliac par les Joyeux Pataugas arrivera à son terme. Pascal, vu le temps menacant et l’heure tardive, Antoine et Monsieur l’adjoint au Maire ont été plus que bavards, leur propose de se rendre en voiture à la Pointe du Puits !!! Imaginez le tollé… oh pardon, le grand sourire qui s’affichent chez Les Joyeux Pataugas !!!

La Pointe du Puits

(*)La pluie, en Bretagne, on connaît… ce n’est pas la peine de le nier… Et on la connait à tel point qu’on aime bien détailler de quelle pluie il s’agit. Il y a la glav bihan, tout d’abord… la petite pluie… le crachin, quoi ! Puis la glav bras… ça commence à être plus sérieux. Plus fort encore… la glav pill… cette fois, c’est la pluie battante. Et toujours plus fort la glav pill polos.

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Dîner Le Théatre à Saint-Lunaire
L’Anse des Rivières

Parait-il qu’aujourd’hui nos Joyeux Pataugas vont se laisser aller sur La Rance …mais seulement à partir de 11h45, heure d’embarquement sur le Chateaubriand !!! Et cerise sur le gateau, il fait un temps splendide. Mais pour l’instant, ils marchent comme d’hab !!! Ils sont sur la commune La Richardais, une petite ville située sur la rive gauche de La Rance, ancien village de pêcheurs et repaire de contrebandiers. Sa vie a basculé quand, le 26 novembre 1966, l’usine marémotrice sur l’estuaire maritime a été inaugurée en grande pompe par le Général de Gaulle. Ce fut le début du développement économique de cette commune de 314 hectares. Une fois passée la gare maritime à la Pointe de la Brebis, nos Joyeux Pataugas pénètrent, dans un monde plus sauvage, avec l‘Anse des Rivières, bordé de mille reflets !!! Un rivage qu’ils retrouvent après une incursion urbaine , puis plus boisée. En un mot une petite mise en jambe pour ensuite.. se laisser aller !!!

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…Et pour se laisser aller, ils se laissent aller nos Joyeux Pataugas !!! Exit le sacs à dos, les godillots de randos, les polaires en surplus, et bonjour les sandales et les jolis p’tits mocassins… selon certaines sources, anonymes évidemment, on a même frisé le mono kini !!! Vous imaginez, une Joyeuse Pataugas, en proue du navire, allongée sur une natte de paille… sirotant un pamplemousse mimosa !!! Stop !!! Cessez de fantasmer !!! La Richardais, ce n’est pas Les Caraïbes, mais La Bretagne, un 1er octobre au pays du chouchen et de la bigoudène !!!

Le Chateaubriand

Ils piétinent d’impatience, Les Joyeux Pataugas, devant le ponton d’embarquement !!! Il faut préciser, qu’il ne s’agit pas simplement d’une simple balade en bateau sur La Rance, mais d’un déjeuner-croisière !!! Comme voilà deux jours qu’ils pique-niquent le midi, une fesse à demi posée sur un rocher, un grain de sable entre les dents et la tête enserrée dans une capuche, avec une glav plus que coquine, pensez-bien que mettre les pieds sous la table, déguster et savourer confortablement assis, ils ont hâtent !!! Mais n’ayez crainte, ils ne bousculent personne !!!

Tout le monde est à bord, on peut larguer les amarres… Go pour 3h00 de ripaille, sur une véritable mer intérieure, la Vallée de la Rance, nichée au cœur de la Côte d’Émeraude, au patrimoine culturel chargé d’histoires et de légendes.

PS : A défaut d’une belle naiade en proue du navire, s’est signalée chez Les Joyeux de Pataugas, une Captain hors pair !!!

Capt’ain Monique
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Cliquez sur l’image pour visionnier La Richardais et La Croisière

Il est 15h00 quand Les Joyeux Pataugas débarquent du Chateaubriand !!! Comme ce n’est ni l’heure du goûter, ni celui du souper et encore moins celui de se glisser entre les draps, encore que, une bonne sieste crapuleuse n’a point d’horaire, que vont faire nos Joyeux Pataugas de tout ce temps… Une chose est certaine, à l’instar de Gilbert Bécaud, ils ne comptent pas glisser vers le néant, d’ailleurs très vite une scission « moit moit » nait dés l’arrivée à la Résidence Kermael à Saint-Briac. Une partie décide de rechausser les crampons et d’aller crapahuter vers La Pointe de La Garde Guerin, vue l’année dernière, tandis qu’une autre préferant profiter de La Plage de Longchamp… et pour certaines… jouer les nymphes de la Manche !!! Chapeau rond, Mesdames !!!

Les Nymphes de La Plage de Longchamp
Les Nymphes et les préposés aux serviettes de Longchamp
Cliquez sur l’image pour vous voir Les Mordus de La Pointe de la Garde Guérin

Dîner marinière au Pic à Bulot à St Enogat Dinard
Le chemin des Douaniers – Dinard (De la plage Saint-Enogat à La Pointe de La Vicomté)

Destination réputée, prisée par les Anglo-Saxons et les Américains, Dinard et son festival du film britannique et irlandais, accueille Les Joyeux Pataugas bien décidés à remporter le Hitchcok d’or 2024 avec leur dernier long métrage, « Dinard » !!!

incognitos, ils débarquent en milieu de matinée, sur la plage de Saint-Enogat, et via le Chemin des Douaniers, un chemin de ronde qui longe le front de mer, on plonge dans le décor de leur film avec ce sentier panoramique qui suit le faîte de la falaise et contourne le parc du Château de la Goule aux Fées. Là où les frères Lumière firent leur premiers essais de développement de photographies en couleurs à la fin du XIXème siècle (1884).

Nerveux, à la Pointe de La Malouine, ils sont happés, à l’Esplanade du Haut Vernay, par Vincent, un dandy à gapette, chargé de leur conter la cité. De la Promenade des Alliées, ils gagnent la Pointe du Moulinet, plus sereinement… Vincent comblant leurs lacunes.

Arrive l’heure du déjeuner. Afin éviter tout mouvement de foule les concernant, ils préfèrent éviter les restaurants huppés et retournent à la Plage de l’Ecluse, ou modestetement ils pique-niquent… Malheureusement, ils ne peuvent éviter l’engouement d’une mouette groupie, qui en rase-motte s’octroie un souvenir du réalisateur Pascal : son casse-croûte !!! Encore une fan fétichiste !!!

Requinqués, Les Joyeux Pataugas regagnent le chemin de ronde et empruntent la partie appelée La Promenade au Clair de Lune, l’un des atouts charme de la ville. Protégée des vents dominants, son originalité réside dans sa végétation de type méditerranéen… encore un arrière-plan de leur film, comme l’est leur…

Dernier lieu de prise de vue avec La Pointe de La Vicomté, plus ombragée mais d’où laquelle on peut apercevoir une vue sur La Rance, Le Rocher de Bizeux, Saint-Servan et sa Tour Solidor. Reste maintenant à eux de regagner le Palais des Arts et du Festival, monter les marches du tapis rouge et recevoir le Hitchcok d’or 2024… et que Gilles accède à son fantasme, embrasser la Présidente du jury, Arielle Dombsale !!!

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Dîner au Bistrot de La Houle à Saint-Briac

Qui mieux que Marcelle Gurand, poête et chanteuse d’antan, pour vous conter Dinan…

Dinan
Entends-tu chanter la pierre
Tous les jours sur ton chemin ?
Dinan riche en la matière
Elle en a fait son écrin
Les remparts font bonne garde
Sans lance ni bouclier
Ils n’ont plus de hallebarde
Où est notre chevalier ?
Du Guesclin de sa rapière
A couru des alentours
Avec son âme guerrière
Venue nous porter secours
Si Anne de son domaine
Voyait du haut de sa tour
Serait fière la souveraine
D’en voir fleurir les contours
Si dans ta ville lumière
On y vient de tous côtés
Chacun cherche la manière
Pour en fixer la beauté
Joyau de la Bretagne
Tu nous ouvres ton cœur
Beau pays de cocagne
Tu vis parmi les fleurs

Marcelle Gurand

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Dîner au Pot de Beurre Saint-Lunaire

Reconnaissez qu’il aurait été navrant, pour nos Joyeux Pataugas, eux qui privilégient la tête et les jambes lors de leurs escapades, de séjourner dans la Vallée de La Rance, sans visiter son usine marémotrice, l’une des deux seules usines au monde à produire de l’éléctricité à partir de la force des marées. C’est donc en cette matinée du jour 7, dernière page de leur second chapitre à Saint-Lunaire, en compagnie de Camille, un jeune conférencier de l’EDF, qu’ils vont turbiner de la caboche et percer ainsi le fonctionnement des 24 bulbes Kaplan… de La Rance qui permet d’alimenter en éléctricité l’équivalent d’une ville comme Rennes !!! Et cela, sans impact sur le climat !!!

L’usine marémotrice de La Rance

Vous comprendrez qu’ensuite, ils ont eu un fort besoin de s’aérer les méninges… et c’est à Le Minihic-sur- Rance, avec le circuit de La Landriais, qu’ils vont, une dernière fois fouler les bords de La Rance. Par contre, minihicoises et minihicois, si après le 4 octobre 2024, vous avez constaté une razzia de chataignes aux alentours du lieu-dit La Gandraie ne cherchez plus, Les Joyeux Pataugas sont passés par là !!!

C’est à l’Anse de La Gautier, que le dernier pique-nique est dressé !!! Puis par Les Hures, ils longent La Rance avant de rejoindre l’Anse de La LandriaisNotre Dame de La Miette les accueille, perchée sur son oratoire. Et voila nos Joyeux Pataugas dans la cale de La Landriais, là où au XIXe, l’anse était totalement occupée par des chantiers navals. Une cale sèche en bois y fût construite en 1905 et mise en activité en 1907 pour optimiser les réparations des bateaux de pêche et de commerce. À marée haute, les hommes faisaient entrer le navire qui, à marée basse, venait reposer sur les cales. La porte se fermait et ils pouvaient travailler à sec sur le bateau. Cette innovation conduite par François Lemarchand cessera son activité à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui après sa restauration, l’ouvrage est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

La Cale de La Landriais

Puis par le sentier du littoral, Les Joyeux Pataugas atteignent La Pointe du Ton, puis celle du Crapaud, pour enfin s’octroyer une petite pause sur le muret de la plage de Garel avec comme panorama Saint-Suliac où Dominique helle en vain son ami Antoine !!!

La plage de Garel

Et c’est au bout de la Grève des Marais, nez à nez avec les vestiges du Moulin à marée de Fosses-Mort, que Les Joyeux Pataugas jettent leurs derniers regards sur La Rance !!!

Le Moulin à marée de Fosses-Mort

Et pour fêter cela, rien de mieux qu’une mousse à l’Art au bar !!!

Art au Bar Le Minihic 35870
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Dîner à l’Abri des Flots à Dinard

Post-scriptum : Si certains termes de ce récit, vous sont inconnus, c’est que vous n’avez pas été élévé au chouchen !!! Cliquez sur le couple de breton ci-dessus, ils éclaireront votre lanterne !!!

Et surtout, qu’on se le dise…, ou du moins qu’on se le redise

La vraie, l’authentique marinière se reconnaît à ses 21 rayures bleu indigo d’une largeur de 10 mn sur le torse et sur le dos, espacées par 21 rayures blanches, espacées de rayures blanches de 20mm. Et que selon la légende, on raconte que les 21 rayures réglementaires rappelaient les 21 victoires napoléoniennes.

22, v’là l’Automnale !!!

L ‘Automnale, 10,5 km, Champagne-sur-Seine, 77430

22, v’la l’Automnale…

…11 sont Les Joyeux Pataugas présents, alors que deux sont restés terrés à Ris-Orangis, terrassés par une pissette matinale, qu’une s’amuse à la princesse patrimoniale grâce à Jack Lang, qu’un leur tourne le dos pour 3,7 km de plus et que deux autres jouent au Thermomix sous prétexte de ne pas être inscrits !!! Quant aux autres… tous sous l’avalanche de bonnes ou moins bonnes raisons !!! Et on ne compte plus les perdus corps et âmes !!!

En attendant…  qui  grimpent rue Pierre de Coubertin à Champagne-sur-Seine à la poursuite des flèches jaunes  ???

Nos 11 Joyeux Pataugas présents, mêlés aux autres participants de cette Automnale 2024, organisée par le CCMSL (Communauté de Communes Moret Seine & Loing) !!!

Au Chemin de Graville, ils rejoignent le circuit des éléments fondateurs de Champagne-sur-Seine : « L’eau, Le Fer et La Pierre » !!! L’eau pour  les eaux de la Seine et de l’étang des Basses Godernes, le fer pour ses constructions électromécaniques et la pierre pour sa meulière blanche, d’extraction locale, omniprésente dans les bâtiments champenois.

C’est Chemin des Herses, avec un passage en corniche et une superbe vue sur Saint-Mammès, que nos Joyeux Pataugas découvrent avec la Seine, le premier élément, l’eau !!! Pour l’étang des Basses Godernes, il leur faut patienter.  Déjà attendre que le trio Pascaline, Monique et Noëlle en finissent  avec une « grapille »  de poires, que tous saluent l’église Notre-Dame-de-Toutes-les-Protections, un ancien édifice religieux orthodoxe russe, devenu un musée municipal. Et c’est seulement, après avoir bien traversé dans les clous au feu vert,  filer rue des Vallées pour atteindre celle de Paul Bert,  emprunter le Chemin de l’Ile, pour à leur droite, qu’ils ont pu enfin s’extasier devant l’Etang des Basses Godernes.  Et c’est rue de l’Aqueduc, celui de Voulzie, pas celui de la Vanne, ni celui du Loing, sur ordre du fléchage jaune, que nos Joyeux Pataugas bifurquent et arborent, dans un décor beaucoup moins bucolique,  le second élément, le fer !!! C’est ici qu’en 1902, la compagnie Schneider décide d’implanter des ateliers de construction mécanique pour alimenter la construction du métropolitain. Le site de Champagne-sur-Seine est choisi, mais la population locale, essentiellement agricole, ne peut suffire pour la main-d’œuvre de l’usine. 280 nouveaux ménages, 300 ouvriers, auxquels s’ajoute une importante population immigrée, s’installent alors dans le village, qui ne comptait jusqu’alors que 600 habitants. Une véritable cité ouvrière et ses équipements vont alors naitre sous le crayon de l’architecte Delaire !!!

L’eau, le fer cela vaut bien une p’tite pause, non ? Ça tombe bien, rue Henri Schneider, face à la seine, trône le point de ravitaillement !!! Inutile de vous détailler la razzia des Joyeux Pataugas, vu leur réputation de goinfres avérés !!! D’ailleurs c’est la bouche pleine, qu’une palabre sur le nombre de kilomètres parcourus s’invite à cette halte gourmande !!! Inutile de vous dire, que selon les montres, les applications des uns et des autres, il n’en ressort jamais le même chiffre et que le vrai du vrai, le best of the best est celui de MA montre ou de MON application !!! Mais rassurez-vous à ce jour, on n’a dénombré aucun lynchage !!! Et puis sincèrement…on s’en fou !!! Et une chose est certaine, il nous faut regagner le point de départ quoi qu’il en coute !!!

Et c’est par le Quai de Seine que Les Joyeux Pataugas ont ordre de passer !!! Et c’est là que commence la débandade !!!  Avec en premier lieu, la « coupe » assumée d’Audrey, qui envie pressante l’oblige à nous quitter en catimini !!!  Pour la seconde fuite, soyons clair, elle n’a pas été voulue ou préméditée. Elle est la résultante d’un trio largué, tellement monopolisé par une conversation sur tout et rien, que dans le dédale de rues bordées de maisons construites avec le troisième élémént (cette précision c’est pour celles et ceux qui suivent), ils ont perdu le fléchage jaune, évaporé comme par magie !!! Allez savoir pourquoi ??? Pensez-bien dans quel desarroi total ils se sont retrouvés, totalement apeurés de se retrouver seuls au monde !!! Voilà pourquoi, ils ont dû, par obligation, actionner le gps et ainsi regagner au plus vite, le point de départ !!!  Tout cela aussi, par souci d’économie nationale, déclencher un plan Orsec, ça coûte bonbon !!!

Vous comprendrez donc pourquoi, lecteurs assidus de nos récits, que dans quelques mots, cette narration va prendre fin, vu que votre conteur était parmi ce trio et qu’obligatoirement, il ne peut vous dérouler les quelques centaines de mêtres, peut-être 1, voir 2 kilometres à tout casser, de cette fin de l’Automnale des autres Joyeux Pataugas !!! Mais on vous rassure,  ils ont tous bien rejoints le point d’arrivée, sains et saufs !!!

A bientôt en territoire breton !!!

Franck

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Histoire de fesses…

Du Moine au Rocher de La Reine, 10 km, 77123 Noisy-sur-Ecole

Déjà 9h30… et que 14 Joyeux Pataugas sur le parking du Bois Rond à Noisy-sur-Ecole !!! Manque leur incontournable Monique !!! Heureusement, elle a été aperçue quelque part du coté de Milly-La-Forêt !!! Reste à savoir pourquoi, au lieu d’obliquer comme la voiture de Philippe qui la devançait, elle a opté de suivre un groupe de cyclistes !!!  Est-ce dans l’espoir de voir leurs petites paires de fesses bien moulées dans des cuissards s’agiter en danseuse dès la première côte ??? Allez savoir ??? Maintenant, libre à chacun d’aller chercher sa motivation matinale là où il le désire !!! Espérons simplement que Monique, se ressaisisse et revienne vite à l’essentiel car, au point de rendez-vous, c’est 14 fessiers qui se les pèlent ce dimanche 15 septembre !!!

Ouf…, 9h50, voilà la 406 avec une Monique toute guillerette au volant !!!

Joyeux Pataugas l’heure de bouger enfin vos popotins est arrivée !!! Et que du Moine au Rocher de La Reine, ils montrent à Monique, combien eux aussi savent gigoter !!!

Et elle le montre, la partie charnue de nos Joyeux Pataugas !!! La Route Descamps est vite sillonnée…, et que dire du dénivelé positif puis négatif qui mène à La Gorge aux Archers, il est avalé comme jamais !!! Ce n’ait pas pour autant que nos Joyeux Pataugas ne pensent qu’à booster leurs croupions, sans prendre le temps de profiter du spectacle végétal de l’instant !!! Bien au contraire, devant ces raies de soleil qui fusent au travers de la forêt bellifontaine, où feuillages, fougères, bruyères, rochers et bois morts se mettent en scène, ils n’ont qu’un seul mot : magnifique !!!

Inutile non plus de penser, que Franck, leur accompagnateur, facilite le déchainement de leurs croupes,  en empruntant de biens larges et linéaires chemins forestiers !!! Que nenni, ce sont des petites sentes escarpées qui sont le plus souvent arpentées, et qui les poussent davantage à ondoyer. C’est donc par une sente, puis une autre…que tous ces arrière-trains dansants gagnent la Route de de La Gibelotte, avant d’onduler sur une autre trace, d’arriver au Carrefour de La Touche aux Mulets et de frétiller sur la Route de la Goulotte.

Et c’est sur ce chemin, qu’enfin l’accompagnateur leur offre un répit… avec la pause banane !!!  Enfin, pas pour tous, vu que celui de Jacques se tortille dans tous les sens, pour se frayer un chemin dans des cavités rocheuses, et immortaliser de vielles écritures de l’art rupestre !!!

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il est grand temps que ces séants se lèvent, se remuent car un brin plus loin, et surtout un peu plus haut, Notre-Dame-de-Grâce les attend. Mais avant qu’ils se hissent vers cette Tour de la Vierge, les voilà se dandinant à la Plaine de Chanfroy, sur l’Allée des Fusillés !!! Là où sont érigés deux stèles, en mémoire à ce massacre de la dernière heure à l’été 44 !!!  A ces 36 hommes, issus des maquis de la région, qui furent fusillés par la Gestapo, le 21  juillet et le 17 août 1944, alors que 2 jours plus tard, le 19 août, l’armée américaine pénétrait dans Achères-La-Forêt et que le 23 août, Fontainebleau était libéré !!!

Vous imaginez dans quel état bouversé, les popotins des Joyeux Pataugas se hissent sur le Rocher du Corne Biche pour aller saluer Notre-Dame-de-Grâce. Est-ce cette émotion qui fait vaciller celui de Michèle, au point de se retrouver à terre, avec plus de peur que de mal et que l’accompagnateur remettra en selle !!! Allez savoir ???

Que d’efforts consentis pour un oratoire érigé en 1862, par la famille Poyez de Melun, lorsque Madame Poyez, femme pieuse, à force d’invoquer la Sainte Vierge se remet entièrement de sa maladie !!! Mais comme tout effort mérite récompense, quoi de plus bellissime que cette vue panoramique surplombant la forêt bellifontaine !!! Ici les « joufflus » de nos Joyeux Pataugas sont à 127 mètres au-dessus de la mer, et si Paris est à 60 km, à vol d’oiseau, si ils se positionnent bien, par beau temps (et en l’absence de pollution !), ils peuvent apercevoir les plus hauts édifices parisiens comme la Tour Montparnasse, les tours de La Défense… et la Tour Eiffel ! Mais allez savoir pourquoi, aujourd’hui, rien à la ronde !!! Myopes seraient leurs fesses ???

Bigleuses ou pas, Franck leur conseille d’être vigilantes, de se remuer à bon escient car le cheminement sur la crête de ce Rocher du Corne Biche n’est pas aisé, comme d’ailleurs, la descente pour le retour sur la Plaine de Chanfroy.

Imaginez, combien il est réconfortant de voir nos 15 croupes arrivées au bas, saines et sauves et de les voir poursuivre leur route sereinement sur le Chemin de La Lande. Mais soupçonnaient-elles qu’elles allaient devoir encore se les bouger, entre le Massif du Drei Zinnen et le Rocher de La Reine !!! Celle de Fatima, sûrement pas !!! Mais comme les autres, elle y est parvenue…, certes en ouspillant mais malgré tout, vaillante !!! Par contre, une aurait méritée une bonne fessée, en défiant le tracé et en coupant à l’aveuglette, à quelques encablures de l’arrivée !!! Un conseil, méfiez-vous de celles venant de l’Est, plus spécialement de Bulgarie.

Par contre chapeau bas à leurs cousins germains motorisés… qui une fois, leur coffre ouvert… ont offert pas moins de quatre gâteaux !!!

Mais est-ce bien raisonnable pour leur volume ?

A dimanche…

Franck

La Marseillaise…

Le Mont Andart, 9 km, 77300 Fontainebleau

Depuis le 26 juillet, notre hymne national a tant retentit, que Les Joyeux Pataugas se devaient d’avoir leur « Marseillaise » pour entamer cette nouvelle saison…

Allons Joyeux Pataugas,

Le jour du dimanche est arrivé  

Contre nous de la sédentarité,

L’étendard badin est levé.

Entendez-vous sur les sentiers,

Mugir les féroces dénivelés ?

Ils viennent jusqu’à vos pieds,

Narguer vos capacités, vos facultés !!!

Avec ou sans bâtons,  Joyeux Pataugas,

Formez une constellation,

Marchons, marchons !

Qu’un pas jovial

Abreuve nos chemins !

Que veut ce 8 septembre,

Cette Forêt de Fontainebleau, cette Butte Montceau, ce Mont Andart ?

Pour qui ces ignobles ronces, ces sentes encombrées ?

Pour nous, Joyeux Pataugas !

Quel outrage, nous qui avons tant sillonné de sentiers

C’est nous qu’on ose défier !!!

Avec ou sans bâtons,  Joyeux Pataugas,

Formez une constellation,

Marchons, marchons !

Qu’un pas jovial

Abreuve nos chemins !

Quoi ! Des cohortes végétales

Feraient la loi sur nos chemins !

Quoi ! Ces mercenaires terrasseraient nos randonnées !

Grand Dieu ! Par nos pieds empêtrés, 

Nos marches sous le joug se ploieraient,

De viles graminées deviendraient

Les maîtresses de nos dimanches !

Avec ou sans bâtons,  Joyeux Pataugas,

Formez une constellation,

Marchons, marchons !

Qu’un pas jovial

Abreuve nos chemins !

Tremblez, opposants, et vous perfide météo,

L’opprobre de toutes nos randonnées, tremblez !

Vos projets parricides

Vont enfin recevoir leurs prix !

Le Joyeux Pataugas est là  pour vous combattre,

S’il tombe,  il se relève !!!

Contre vous, il est prêt à tout !

Avec ou sans bâtons,  Joyeux Pataugas,

Formez une constellation,

Marchons, marchons !

Qu’un pas jovial

Abreuve nos chemins !

Joyeux Pataugas, en randonneurs magnanimes,

Marchez et retenez vos fougues !

Épargnez cette biodiversité s’armant contre nous.

Même si ces ronces sont sanguinaires,

Même si ces dénivelés sont sans pitié,

S’ils nous arrivent d’être imbibés,

Ces tyrans ne nous priveront pas des sentiers.

Avec ou sans bâtons,  Joyeux Pataugas,

Formez une constellation,

Marchons, marchons !

Qu’un pas jovial

Abreuve nos chemins !

Amour sacré de la Randonnée,

Conduis, soutiens nos pieds volontaires.

Liberté, Liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs  

Sous notre bannière

Que les marcheurs accourent

Que tes ennemis voient ton éclat et notre euphorie !

Avec ou sans bâtons,  Joyeux Pataugas,

Formez une constellation,

Marchons, marchons !

Qu’un pas jovial

Abreuve nos chemins !

Ce dimanche 9 septembre,

Nous entrons dans une nouvelle saison

Quand Marie n’y sera plus,

Nous y trouverons son image

Et la trace de sa vertu

Ainsi nous aurons le sublime plaisir

De toujours marcher avec elle !!!

Avec ou sans bâtons,  Joyeux Pataugas,

Formez une constellation,

Marchons, marchons !

Qu’un pas jovial

Abreuve nos chemins !

Franck

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Les Estivales 2025…

Les mois de juillet et août sont propices aux envolées… ici et là, comme ailleurs !!! Malgré tout, Les Joyeux Pataugas restent sur le pont, avec leur mythique randonnée dominicale… si bien sûr, participants suffisants, il y a !!!

Voyez nos randonnées prévues et leurs conditions :

Cliquez sur l’image ci-dessous pour visionner le programme et les conditions

Et si par malheur, par simple oubli où quelque soit la raison qui vous a empêché d’y participer, lisez et/ou visionnez ce que vous avez loupé !!!

6 juillet 2025

Sur les pas de Couperin, 12 km, 77390 Verneuil-l’Étang

Cliquez sur l’image pour revoir la randonnée du 7 juillet 2024 (accompagnatrice Ralitsa)

20 juillet 2025

Promenade de Saint-Sauveur-sur-Ecole, 11 km, 77930 Saint-Sauveur-sur-École

Cliquez sur l’image pour revoir la randonnée du 21 juillet 2024 (accompagnatrice Audrey)

27 juillet 2025

L’Estivale Bellifontaine, 10 km, 77123 Noisy-sur-École

Cliquez sur l’image pour revoir la randonnée du 28 juillet 2024 (accompagnatrice Audrey)

10 km sur un piano…

Des Fées à Béatrix, 10 km, 77780 Bourron-Marlotte

Dimanche 7 juillet 2024, parking de La Grande Vallée à Bourron-Marlotte, Ralitsa, notre professeur de piano, entame ses nouvelles gammes !!! Pour l’accompagner dans cette partition de 12 km en mode majeur, pas moins de 11 autres Joyeux Pataugas !!!

9h30, les yeux rivés sur son livre de partition « Visorando », notre pianiste lance la mesure, avec comme métronome, Sieur Denecourt et son sentier bleu numéro 11. Immédiatement, malgré son inexpérience dans ce type de concerto, Ralitsa montre un certain doigté, impose un cadre et autres  exercices de tenue afin que les accords soient vite trouvés !!! C’est donc en demi-ton que La Mare aux Fées est gagnée où là, pour solfier son histoire, la nouvelle cheffe d’orchestre accorde un temps faible à Maitre Jacques !!!

Puis la ronde se poursuit, mais cette fois sans métronome, les p’tites notes bleues sont délaissées au profit d’une portée au travers des fougères de La Route de la Grande Mare. Puis vient l’intervalle du Rocher Boulin, suivi de l’octave du Point de vue de l’Inspecteur Général, où là, la petite troupe symphonique croit à une pause.  Mais c’est sans compter sur l’oreille musicale de Ralitsa, qui octroie simplement un nouveau temps faible pour manque de vélocité !!!

Les Routes du Panage, du Parquet de Montigny et Biron sont donc jouées crescendo, malgré quelques bémols sommés par la troupe pour obtenir une pause. C’est au Carrefour de La Malmontagne, que notre mélomane l’accorde sous une flopée de bécarres (*) !!!

La reprise se fait avec le retour des notes bleues du sentier 17, chères à Sieur Denecourt mais cette fois au rythme d’un diapason. Sur La Route du Haut Mont, la troupe s’offre son premier coulé mais également son premier vrai pointé, vu que Ralitsa innove,  avec une partition raccourcie mais au timbre beaucoup plus grimpant !!! Mais peut être qu’en bon Cheffe d’orchestre, elle a vu sur son pupitre, que la mélodie des dénivelés du Massif du Restant du Long Rocher approchait, et a simplement contraint la troupe à un exercice de tenue. Allez savoir avec avec le goût bulgare ???

Quoi qu’il en soit raccourci il y a eu, prise de hauteur aussi et apparemment vu les courbes de la partition, pointés et piqués, il y aura !!!  Mais alors, quel concert Les Joyeux Pataugas ont offert à la belle florentine Béatrix, amante de Dante sur la Route de l’Enfer menant à sa grotte. Surtout que leur interpétation était de nouveau cadencé par le métronome du sentier 11. Certes, il y a eu encore quelques bémols, mais il en faut dans une symphonie et Ralitsa l’a fort bien compris !!! Et puis quelle consécration quand des Falaises de Sivel (rocher C) à La Roche d’Ugolin (rocher R ), jusqu’à la Grotte Béatrix, on fredonne encore et toujours leur ritournelle !!! Certes le rythme fût quelque peu « diminuendo », voilà pourquoi d’ailleurs, un peu las, ils ont préferé un nouveau piqué, pour un nouveau raccourci de l’œuvre originale de 12 km et atteindre enfin la barre de fin avec 10 km !!!

Une chose est certaine, ce dimanche 7 juillet, est née chez Les Joyeux Pataugas, une nouvelle Cheffe d’Orchestre !!! Longue vie à Ralitsa !!!

Franck

Nota : si quelque termes semblent incompréhensibles pour un lecteur lambda, merci de vous adresser à la nouvelle Cheffe d’Orchestre ou de revoir vos cours de musique d’antan !!!

(*) Bécarre : en musique, altération qui annule l’effet du dièse et du bémol.

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En marge d’un prochain scrutin…

La randonnée de Pascaline, 10,5 km, 77940 Voulx

On peut vous l’avouer maintenant, faute d’avoir pu réunir sur leur liste les 81 candidats requis pour se présenter, le parti Les Joyeux Pataugas a été à deux doigts d’être la 39e liste des élections de ce dimanche !!! Malgré tout, contre toute attente, ce 9 juin, une formation de 12 candidats, emmenée par sa nouvelle tête de liste, Pascaline, s’est réunie en la circonscription de Voulx en Seine-et-Marne, pour présenter leur profession de foi !!!

A Henri Durocher, On se réunit !!!

Du Chemin de Beauregard, On bifurque à gauche

Des feuillages des Brosses, On s’extirpe du centre

Au Frais Cul, On poursuit notre avancée

Entre les blés, On se faufile à travers les masses

Aux Folles Pensées, On drague à droite

A La Roulée, On traverse avec démocratie

Au Lavoir de Diant, On crie au populisme

En son aire de jeux, On se pose en meeting

De Diant, On ressort gavé d’opinion

Aux Iles d’Orvanne, On brave l’écologie

Au travers de ses orties, On frôle les extrêmes

Devant les carcasses rouillées, On aborde le conservatisme

A Voulx, On revient boucler notre assemblée

De son cimetière, On contourne l’abstention

Le long de sa belle Orvanne, On prend parti

En son stade, On élit Pascaline comme accompagnatrice

Et les 30 juin et 7 juillet, Rejoignez et votez  « Les Joyeux Pataugas » !!! 

Franck

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Virée Choisyenne…

Le Parc de Choisy et le Lac de Créteil, 13,5 km, 94600 Choisy-Le-Roi

Ce dimanche 2 novembre 2024, douze Joyeux Pataugas piétinent sur un parking de Choisy-Le-Roi pour se réchauffer, certains ont mis le bonnet, d’autres regrettent l’oubli de leurs gants. Non, nous ne sommes pas le 2 mars, mais le 2 juin 2024, il fait 12 degrés, le ciel est bas, le vent du nord-est souffle et Les Joyeux Pataugas, vaillants comme jamais, vont entamer leur randonnée dominicale !!! Et cette fois-ci, leur crèmerie, n’est ni l’Essonne, ni la Seine-et-Marne mais le Val-de-Marne !!! Et plus précisément au croisement des villes de Choisy-Le-Roi et de Créteil, où existe un parc de 150 hectares créé en 1970 suite à la construction de villes nouvelles autour de Paris. Si Les Joyeux Pataugas sont dans une zone  très urbanisée, ils  marchent néanmoins en pleine nature, sans la boue chère à Audrey et sans les dénivelés, chers à Franck, enfin du plat pays, merci Sylvie !!!

A la base nautique du Parc Interdépartemental de Choisy-le-Roi Paris Val-de-Marne quelques lève-tôt s’exercent à l’aviron,  et vous vous doutez bien, connaissant la gouaille de nos Joyeux Pataugas, que depuis la berge, cris et encouragements fusent pour exalter leur cadence, attirant canetons et cigneaux venus se faire admirer. Un peu plus loin, voilà Les Joyeux Pataugas happés par une démonstration acrobatique et spectaculaire de wakeboard, du surf tiré par un câble !!!  « Ah si quelque fois, je pouvais aussi être tractée dans la sorte dans certains raidillons !!! » se mit à songer aussitôt Monique. A peine à t’elle le temps de se voir bondissante sur les grès de Fontainebleau, qu’un brouhaha l’éjecte de son rêve. Rassurez-vous son illusion n’a pas viré au cauchemar, point de câble rompu net, envoyant virevolter Monique avant d’aller avec fracas se ramasser dans les fourrés !!! Mais simplement le tumulte musical d’une fête des sports !!! On y voit même les coupes de différentes disciplines !!!  Il faut dire que les terrains multisports ne manquent pas ici, selon les informations que nos Joyeux Pataugas ont pu glaner, on peut pratiquer 15 disciplines comme le cricket… par exemple !!!

Puis arrive le carrefour Pompadour, célèbre point noir de la circulation et de la sécurité routière, l’un des plus accidentogènes de France !!! Vous imaginez qu’à pied, nos Joyeux Pataugas redoublent de vigilance et c’est sains et saufs qu’ils parviennent au Lac de Créteil.        

Voilà donc nos Joyeux Pataugas partis pour le tour de ce lac artificiel de 40 hectares, au milieu d’une urbanisation dense en hauteur mais malgré tout aérée !!!  Pas moins de 14 kms de voies ouvertes à la promenade ou la faune et  la flore résident !!!  Attention, amis lecteurs, ne vous méprenez pas, les 14 km c’est le nombre de kilomètres qu’offrent les voies ouvertes… en aucun cas, Les Joyeux Pataugas comptaient se taper encore 14 kilomètres au stade de la randonnée !!! Vaillants et fortiches nos Joyeux Pataugas mais faut pas pousser le bouchon trop loin !!!  D’ailleurs les voilà déjà devant le bâtiment de la préfecture qu’ils prennent le temps d’admirer…  un vaisseau de verre, de granit et d’acier reflétant dans l’eau !!!

Et apparemment le printemps est bien là,  un des Joyeux Pataugas présents est informé de son premier petit fils  !!!  Mais qui ???

Cela vaut bien, un p’tit reste de punch de la Fête des voisins !!! Rien ne se perd chez Les Joyeux Pataugas !!!

A dimanche

Monique

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Rendons à César ce qui appartient à César…

Des Demoiselles au Mauvais Passage, 8,5 km, 77300 Fontainebleau

Au XIXe siècle, vivait à Fontainebleau, Eloy Bournet, marchand de fer de son état mais aussi serrurier et quincailler !!!  Et si en 1840, la Société d’encouragement à l’industrie nationale lui décerne une médaille d’argent pour sa serrure à bec-de-cane de type Bournet, qui permet d’ouvrir une porte en tournant la poignée de droite comme de  gauche, Eloy est aussi féru de marche à pied en Forêt de Fontainebleau !!! Et comme il voit qu’un certain Denecourt y trace des sentiers à coup de peinture bleue, voilà qu’en 1849, notre serrurier primé, à son tour l’imite et crée le Sentier des Demoiselles, l’actuel sentier bleu n°9 ouest !!! Et oui Mesdames et Messieurs qui foulez les mythiques sentiers bleus de la forêt bellifontaine, Denecourt et son disciple Colinet, ne sont pas les uniques sylvains de la forêt !!!

Rendons à César ce qui appartient à César !!!

D’ailleurs Denecourt reconnaitra immodestement la création de Bournet dans la sixième édition de son « Guide du Voyageur et de l’Artiste à Fontainebleau »,  publié en 1850 :

« Cette promenade doit aujourd’hui sa vogue à notre digne émule, Mr Bournet, qui, à l’aide de nos indications, à l’aide de nos conseils comme de notre appui auprès de l’Administration forestière, est parvenu à ouvrir un sentier des plus curieusement accidenté. Mais une chose regrettable dans cette œuvre qui a coûté à Mr Bournet, huit mois de rudes et laborieux travaux, c’est d’y rencontrer trop visiblement, trop désagréablement, des traces de l’exploitation des grès, et aussi trop fréquemment des inscriptions dont le choix, plus ou moins heureux, n’ajoute pas toujours au charme de la promenade !!! « 

Comme Il reconnaitra par la suite la participation de Bournet lors de la création du Sentier du Rocher d’Avon et celui du Fort Moulins.

Et pour les puristes,  si autrefois le Sentier des Demoiselles (sentier bleu n°9) ne faisait qu’un,  il est aujourd’hui divisé en 2 parties, car il est impossible de traversée le D607 (Ex RN 7), la partie 9-Ouest, le Rocher des Demoiselles et la partie 9-Est, le Rocher de Bouligny.

Et c’est bien sûr, sur la partie la plus sulfureuse, qu’en ce jour de la Fête des Mères 2024, Les Joyeux Pataugas décident d’entamer leur randonnée !!! Est cité là, le Rocher des Demoiselles, comme on le nomme aujourd’hui, mais qui en 1708, sur la carte générale de la Forêt de Fontainebleau, dressée par les arpenteurs du roi, Bourgault et Mathis, portait le nom de Rocher aux Putains !!!  Encore une fois Rendons à César, ce qui appartient à César !!! Même si Colinet, le disciple de Denecourt, qui restaura le sentier en 1879 tenta d’expliquer que la véritable origine de la dénomination de putain est due au nom, issu du patois local, donné au cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) !!! Vous vous doutez bien, qu’immédiatement j’ai opté pour l’appel d’un ami voir plusieurs !!! Résultat, seuls les  noms de bois puant,  de bois punais,  de cornouiller femelle, d’olivier de Normandie, de puègne blanche… sont assimilés au Cornouiller Sanguin !!! Maintenant allez savoir si les amis sont toujours fiables ??? Une chose est certaine, Louis XV, lorsqu’il décida d’interdire l’entrée du Château et du parc aux filles de joies, elles se refugièrent bien au rocher qui porte leur nom !!! Et c’est seulement à la Monarchie de Juillet (1830 à 1848) que l’endroit fut renommé Le Rocher des Demoiselles  !!!

Ah le politiquement correct !!! Aujourd’hui dans « Le guide des sentiers  des Amis de La Forêt de Fontainebleau », dans un petit encart bleu, sur l’historique du Rocher des Demoiselles est écrit :

Le Rocher des Demoiselles, connu jusqu’au règne de Louis-Phillipe, sous le nom de rocher aux Filles était hanté par les sirènes de bas étages qui habitaient Fontainebleau !!!

Quésaco ???

Quoiqu’il en soit, et quel que soit le nom d’antan… ou futur, Les Joyeux Pataugas s’en donnent à cœur joie sur ce sentier historique, et Du Passage de Silène au Rocher de Marie-Virginie Meunier,  les rochers estampillés de G à U non plus aucun secret pour eux !!! Enfin cela… c’est nettement moins sûr !!! Que voulez-vous la classe est souvent bien dissipée… !!! D’ailleurs si un dimanche matin, vous entendez du tintamarre au milieu de fougères de Fontainebleau, ce sont Les Joyeux Pataugas qui passent ;  des râles, des gémissements, ce sont Les Joyeux Pataugas qui grimpent,  et si vous voyez un orateur qui tente désespérément d’intéresser des ouailles tous hilares, ce sont Les Joyeux Pataugas qui se cultivent !!!

Au Rocher de Diane (M)

Petit aparté pour les Guides professionnels, ou AMM (Accompagnateurs Moyennes Montagnes) qui sont susceptibles de nous lire et qui sont appelés à guider prochainement Les Joyeux Pataugas içi ou là, rassurez-vous Les Joyeux Pataugas seront tout autre avec vous, ils écoutent, obéissent et grimpent souvent sans rechigner !!! Par contre si vous êtes un joyeux luron… attention à vous !!!

En attendant, le sentier bleu 9 ouest est délaissé, pour d’autres sentes moins connues… Le cap est mis sur La Mare à la Salamandre, où là, dénomination du lieu oblige,  surgit au galop notre « historien » François-Noël, et pointe d’une voix glorieuse   le « Nutrisco et Extinguo » (je nourris et j’éteins) cher à François 1er et à son emblème, la Salamandre !!! Et cela a tellement remué Les Joyeux Pataugas… qu’une petite pause s’est imposée !!!

Puis après un p’tit retour dans le Rocher aux Putains, oh pardon pour le politiquement incorrect, des Demoiselles donc, Les Joyeux Pataugas cheminent Route de La Colombe, où là, ils bifurquent Route des Ypréaux, pour atteindre La Plaine des Grands Genièvres. Pour encore quelques efforts sur quelques  endroits plus ou moins pentus, mais tout en en gardant sous le pied, au cas où, Route du Satyre et lors du franchissement  du Rocher du Mauvais Passage, ils aient besoin de  prendre leurs jambes à leurs cous !!!  Sait-on jamais avec des noms pareils !!! Heureusement aucun incident fût à déplorer !!!

Et c’est donc encore sains et saufs, Rendant à Cesar ce qui appartient César, que Les Joyeux Pataugas s’en sont retournés à leur point de départ !!!

A dimanche prochain, mais avant…

Réponse à une question de notre béret rouge du jour, un Ypréau est un peuplier blanc voir un orme. Et comme nous avons cheminé en pleine période historique, voilà la définition de l’Ypréau dans le dictionnaire universel de Furetière (1690) : Espèce d’orme à larges feuilles, qui a été apporté en France par des Flamands de la ville d’Ypres.

Et… pour rendre à César ce qui appartient à César :

A Jacques, aux Amis de la Forêt de Fontainebleau (AAFF), à Monsieur Olivier Blaise (site internet Fontainebleau-Photo), et tous les historiens amoureux de la Forêt de Fontainebleau, le Rocher P sur ce sentier n°9 – Ouest , situé entre l’Agneau des Demoiselles (O) et La Roche qui tremble (Q), c’est la Roche d’Anacreon (selon les AAFF) ou le Rocher Levassor (Olivier Blaise -Fontainebleau-Photo) ???

Rendons à César ce qui appartient à César !!!

Franck avec le concours, pour la partie historique, du site Fontainebleau-Photo

Cliquez sur l’image pour voir le parcours en vidéo

Auprès de mon arbre…

Les arbres remarquables, 7 km, 77300 Fontainebleau

Ce dimanche 19 mai, le Groupe des Arbres remarquables des Amis de la Forêt de Fontainebleau a convié, à l’occasion des Naturiales de Fontainebleau à une balade commentée sur le thème des arbres remarquables mais aussi sur l’exploitation du pétrole, l’histoire de la Table du roi…, etc

Sous l’initiative de notre AFF, Jacques, quelques Joyeux Pataugas se sont joints à cette balade enrichissante et culturelle pendant qu’à 652 kilomètres au sud, à 2320 mètres d’altitude, d’autres Joyeux Pataugas (*), après une rude mais époustouflante ascension, s’extasiaient devant le lac d’Allos, dans un féérique décor hivernal !!!

Dimanche 19 mai, Fontainebleau (Seine-et-Marne)
Dimanche 19 mai 2024 Lac d’Allos (Alpes- de-Haute-Provence)

Comme quoi, il y a toujours des Joyeux Pataugas içi et là… auprès des arbres…

J’ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud,
Mon copain le chêne,
Mon alter ego,
On était du même bois
Un peu rustique, un peu brut,
Dont on fait n’importe quoi
Sauf, naturell’ment, les flûtes…
J’ai maint’nant des frênes,
Des arbres de Judée,
Tous de bonne graine,
De haute futaie…
Mais, toi, tu manque’ à l’appel,
Ma vieill’ branche de campagne,
Mon seul arbre de Noël,
Mon mât de cocagne !

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre…
Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J’aurais jamais dû le quitter des yeux…

Je suis un pauv’ type,
J’aurai plus de joie :
J’ai jeté ma pipe,
Ma vieill’ pipe en bois,
Qui’ avait fumé sans s’ fâcher,
Sans jamais m’ brûler la lippe,
L’ tabac d’ la vache enragée
Dans sa bonn’ vieill’ têt’ de pipe…
J’ai des pip’s d’écume
Orné’s de fleurons,

De ces pip’s qu’on fume
En levant le front,
Mais j’ retrouv’rai plus, ma foi,
Dans mon cœur ni sur ma lippe,
Le goût d’ ma vieill’ pip’ en bois,
Sacré nom d’un’ pipe !

Le surnom d’infâme
Me va comme un gant :
D’avecque ma femme
J’ai foutu le camp,
Parc’ que, depuis tant d’anné’s,
C’était pas un’ sinécure
De lui voir tout l’ temps le nez
Au milieu de la figure…
Je bats la campagne
Pour dénicher la
Nouvelle compagne

Valant celle-là,
Qui, bien sûr, laissait beaucoup
Trop de pierr’s dans les lentilles,
Mais se pendait à mon cou
Quand j’ perdais mes billes !

J’avais un’ mansarde
Pour tout logement,
Avec des lézardes
Sur le firmament,
Je l’ savais par cœur depuis
Et, pour un baiser la course,
J’emmenais mes bell’s de nuit
Faire un tour sur la grande Ourse…
J’habit’ plus d’ mansarde,
Il peut désormais
Tomber des hall’bardes,
Je m’en bats l’œil mais,

Mais si quelqu’un monte aux cieux
Moins que moi, j’y pai’ des prunes :
Y’ a cent sept ans, qui dit mieux,
Qu’ j’ai pas vu la lune !

(*) Prochainement un récit sur le séjour des Joyeux Pataugas dans le Haut-Verdon du 15 au 21 mai 2024

Merci à Jacques, à Dom et bien sûr …à Georges !!!

Le Haut Verdon : une cote de 5 contre 1

Le Haut Verdon est une région naturelle de France située en Provence, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Elle correspond à la vallée supérieure du Verdon. Ce pays comprend les communes situées entre Allos (où le Verdon prend sa source) au nord, et Thorame-Haute au sud. Et c’est entre ces deux cités, plus précisément à Beauvezer, que 6 vaillants Joyeux Pataugas, ont posé leurs valises pour quelques balades aussi belles en couleurs, que vertigineuses !!! L’endroit idéal pour relever des défis !!!

Beauvezer ( Alpes-de-Haute-Provence)

Mercredi 15 mai 2024

04370 Beauvezer (altitude 1175 mètres)

Ils sont donc venus, ils sont tous là, dés qu’ils ont entendu ce cri « Elle est la montagne » !!! Certes pas tous, mais les filles de Lisses, Lyne et Monique sont là !!! Il y a même Nathalie, la bondoufloise qui inaugure son premier séjour avec Les Joyeux Pataugas !!! Et comme souvent, est présente, Patricia, la supportrice de l’inédit et surprenant troisiéme de la Ligue 1, le Stade Brestois. Et pour clore, Sylvie et Franck, les 2 icaunais, organisateurs du séjour !!! Une demi-douzaine bien arrivée en fin d’après-midi à Beauvezer, sans faire d’omelette sur la route… malgré des conditions météorologiques, assez pluvieuses. Le temps, parlons-en, et vu les prévisions…, espérons que l’hôtel Bellevue, où vont résider Les Joyeux Pataugas, possède un scrabble, voir même un puzzle de 10 000 pièces avec un ciel azur infini !!! Mais pour le moment, que Les Joyeux Pataugas oublient les mots qui comptent triple, et que surtout, Monique arrive à vaincre son premier dénivelé avec le tabouret du bar pour qu’enfin coulent leurs premières bières Blanche Mont Blanc !!! Et glou, et glou, et glou, Les Joyeux Pataugas sont des vôtres, belveziennes et belveziens !!!

En attendant, Abi, la patronne de l’hôtel Bellevue, elle vient d’Arpajon en Essonne !!! Comme quoi les âmes de La Foire aux Haricots s’exportent !!! Et oui le monde est petit, Essonne terre de naissance des Joyeux Pataugas !!! Certes depuis l’eau a bien coulé, mais rendons à César ce qui est à César !!! Quant à Julien, le patron, le boss, le cuistot…, il est d’içi, ou d’à côté, peu importe… Quoi qu’il en soit, cet hôtel est mené par un duo fort sympathique, haut en couleur, ajouté Nina, la jolie serveuse… et Guapa la chienne Husky… et vous savez tout sur celles et ceux que vont cotoyer Les Joyeux Pataugas pendant ce séjour. N’oublions pas les autochtones du coin, …ou plutôt du bar !!! Car Beauvezer compte malgré tout 389 âmes !!! Certes, ils ne viennent pas tous s’en jeter un au bar, mais une chose est certaine nous ne les avons pas tous vus… mais peut être que si Giorgio, le fils maudit du sud de l’Italie était venu… ??? Allez savoir !!!

Cliquez sur l’image pour voir le site internet de l’hôtel Bellevue

Le Sentier du Patrimoine, 7,5 km, 170 mètres de dénivelé, altitude 1235 mètres

Aïe aïe aïe !!! ont crié à l’unisson nos Joyeux Pataugas, à l ‘ouverture des volets au p’tit matin, en voyant la pluie tomber à flots !!! Madame Météo aurait-elle vu juste sur le temps pour leur séjour ??? Pour l’instant oui, reconnaissons-le, même si au moment du petit déjeuner, la pluie est beaucoup moins véloce !!! C’est donc parés contre les gouttes, qu’ils sont au départ de ce sentier du Patrimoine de Beauvezer. Et si Franck a alourdi de 3 km le tracé historique, il a permit à ses dames de s’alléger… point de sac à dos !!! Déjà des concessions !!! Peut être n’a t’il pas tort, car ces dames sont en supériorité numérique !!! On a là du 5 contre 1 !!! Avec une telle cote, mieux vaut rengainer son égo de mâle !!! Donc, mesdames si vous voulez bien suivre le tracé jaune, et vous enrichir sur Beauvezer, ses fabriques de draperie d’antan, de ses clochers, de son pastoralisme… il est temps de se mettre en route !!!

Après coup, osons le dire, sympa a été cette petite mise en jambe matinale, surtout qu’il s’est pointé le bougre !!! Et avec lui la donne change… tout s’illumine, tout est magnifique !!! Non Nicoletta, il n’est pas mort le Soleil !!! Certes on ne va dormir sur le sable chaud, mais que la montagne est belle avec lui !!! N’est ce pas Jean ? Et puis, amis Joyeux Pataugas absents, sont nées, lors de cette randonnée, une bonne et mauvaise nouvelle !!! Commençons par la bonne : nous avons trouvé notre « botaniste florale » en la personne de Nathalie, assez calée en la matière… et pour ce qui est de la mauvaise nouvelle… avec toutes ces fleurs des champs, on n’est pas près d’arriver à l’heure de l’apéro !!!

Cliquez sur l’image pour voir le circuit du Sentier du Patrimoine

De Beauvezer à Villars-Heyssier, sur les flancs du Couguyon (alt. 2147 mètres ), 11 km, 370 mètres de dénivelé, altitude 1470 mètres

Après un pique-nique sur la terrasse de notre hôtel, et vu la clémence du temps, il est temps d’attaquer la deuxième partie de la journée. Lyne préfère déclarer forfait et va se refugier sous la couette !!! La cote tombe à 4 contre 1 !!! Et elles en profitent les « nanas » enfin pas toutes, Patricia l’ayant sur le dos !!! Pour les autres, c’es jurisprudence !!! Pas de sac à dos ce matin, donc pas de sac cet après-midi !!! Voyons mesdames, vous êtes en montagne, là ou le temps change très vite !!! Et puis l’escapade là, elle ne tourne pas autour de Beauvezer, avoisine les 11 km avec plus ou moins 370 m de dénivelé cumulé, en grimpant à plus de 1450 m d’altitude !!! Un p’tit sac à dos, pour palier les intempéries, la fringale, la soif et les p’tits bobo, cela peut être utile, non ??? Et oui, la Joyeuse Pataugas peut s’avérer incohérente, se charger comme un bourricot pour affronter la Pelouse de Montgeron, les bords de Seine ou autres allées de la Forêt de Sénart, et là, en montagne… être presque en monokinis !!! Maintenant pour leur défense, peut être que l’accompagnateur, n’a pas annoncé clairement les caractéristiques de cette randonnée, maintenant, personne n’a cherché aussi à savoir quoi que ce soit !!! Et puis le programme sur le séjour, tout le monde en a eu connaissance !!! La preuve, Lyne, à votre avis pourquoi elle a répondu a l’appel de la couette ???

Lieu-dit « Le Plan »

Surtout, que grimpette, il va y avoir !!! Si le lieu-dit Le Plan à 1175 m d’altitude est atteint assez aisément, les 120 m, beaucoup plus abrupts et escarpés pour toucher le village de Villars-Heyssier, c’est tout une autre histoire… et cela malgré la vue superbe sur la Montagne de Chamatte !!! Même allégées, Sylvie, comme Monique commence à souffrir mais parviennent à atteindre Villars-Heyssier !!! Là, elles optent pour regagner l’hôtel en redescendant par la route, ce qui n’est pas toujours le court chemin !!! Et avec les 8 km de ce matin, et les 6 de l’après-midi, leur compteur affiche 14 km, et en montagne, s’il vous plait !!! Et pour tout vous dire, une fois arrivée à l’hôtel, elles se mettront en terrasse, bien sûr devant un verre ( ou plusieurs) et n’y bougeront pas jusqu’au retour des autres Joyeux Pataugas !!! Le dénivelé des escaliers pour regagner la chambre était de trop !!!

vue sur la Montagne de Chamatte

Et si nous allions prendre des nouvelles de notre trio restant, où la cote est redescendue à 2 contre 1 !!! Ils vont bien apparemment… Notre botaniste flirte toujours avec les fleurs, Patricia grimpe toujours aussi vite et Franck suit son tracé !!! Ils sont en pleine Forêt de la Pinatelle sur le flanc du Mont Couguyon et pour grimper, ça grimpe !!! Moins pierreux et escarpés qu’au lâcher de Monique et Sylvie, mais tout aussi abrupt sinon plus !!! Les 1470 m d’altitude sont atteints. Si on ne les avaient pas retenus, ils n’aurait fait qu’une bouchée des 2147 m d’altitude du Couguyon !!! Enfin ça c’est qui est écrit !!! En attendant, ils cheminent du Clos de Lombard à La Rochasse Chardai, pour arriver en Forêt Domaniale du Haut Verdon, au bas de la Barre de Monnier. Et si ils ont dejà amorcé une légère descente, le retour sur Beauvezer se fait des Sagnes, avec une pente descendante plus prononcée mais aussi bien humide, le Ravin de la Pinatelle débordant de son lit !!! Arrive le Verdon, qu’ils franchissent via le pont, avant un dernier effort pour gagner leur hôtel… et rejoindre Monique et Sylvie attablées à siroter !!! Et surprise, Lyne est là, sortie des bras de Morphée, une blanche à la main !!! Il est vrai qu’il est déjà 18h00 passé…

Vue sur La Crête de la Gardette

En conclusion, une bonne journée de mise en condition… pour les jours suivants, aller plus haut !!!

Cliquez sur l’image pour visionner le parcours Beauvezer-Villars Heyssier

Vendredi 17 mai 2024

04370 Colmars-les-Alpes

Colmars-Les-Alpes

Colmars-les-Alpes et son Fort de Savoie en visite guidée, altitude 1230 à 1260mètres

Youpi Youpi Ya ce matin en ouvrant les volets, le ciel est d’azur !!! Comme quoi les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!! Au programme des Joyeux Pataugas aujourd’hui, le village de Colmars-Les-Alpes, situé a peine à 6 kilometres de Beauvezer !!! Dans un premier temps, ils y sont attendus à 9h30 par Pierre, médiateur culturel, pour une visite commentée de la cité et de son Fort de Savoie !!!

Allez en voiture Simone, pour la sentinelle des Alpes (appellation donnée à Colmars-Les-Alpes). Et oui… Les Joyeux Pataugas prennent la tuture aujourd’hui, mais il est vrai, qu’en bons randonneurs reconnus qu’ils sont, ils auraient pu y aller à pieds ??? Le dilemme c’est qu’aujourd’hui la cote est de nouveau à 5 contre 1 !!!

Saviez vous que Colmars est une ancienne cité fondée par les romains ??? Et qu’au moyen-âge elle devient stratégique, lorsque la frontière entre le Comté de Provence et le Duché de Savoie se localise à quelques km du village. Ses premières fortifications sont édifiées en 1388, lorsque les villes toutes proches d’Allos et de Barcelonnette se rattachent à la Savoie. Au cours des siècles précédents, le village subit deux incendies. Un premier en 1390, puis un deuxième en 1672. Mais en 1692, lorsque la Savoie rejoint la ligue d’Augsbourg (union de nombreux pays contre la France). Louis XIV charge alors Vauban de revoir tout le système défensif de la ville. Vauban, qui ne peut pas venir sur place, envoie Antoine Niquet et Guy Creuzet de Richerand sur place pour réaliser les fortifications. Niquet restaure l’enceinte médiévale et lui ajoute 5 tours, Richerand construit 2 forts (appelés aujourd’hui Fort de Savoie et Fort de France). Ces deux forts sont construits en 3 ans, entre 1693 et 1696. Aujourd’hui, Colmars est une place forte qui a gardé son système défensif intact. Conservés presque dans leur état d’origine, les remparts et les forts ne subiront que peu de modifications et seront classés au titre des Monuments Historiques en 1923… Etc, etc, etc …

Et oui, amis lecteurs, comme le poids des mots risque d’être fort long, vous êtes maintenant invitez au choc des photos pour poursuivre la visite de Colmars-Les-Alpes et de son Fort de Savoie par Les Joyeux Pataugas !!!

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sur Colmars-des-Alpes

En attendant Les Joyeux Pataugas vont pique-niquer au bord de La Lance… mais ne croyez-pas que leur journée se termine là, le compteur kilométrique de la matinée affiche seulement que 4 km… et en piétinant !!!

Le Sentier du Canal de l’Adroit, 4,5 km, 200 mètres de dénivelé, altitude 1420 mètres

Waouh !!!  » Petite montée de 15 mn «  était mentionnée sur le descriptif !!! Est-ce l’abus de la caillette au pique-nique qui a presque triplé le temps de grimpette de nos Joyeux Pataugas ? Allez savoir ??? Quoiqu’il en soit, estomac dans les talons ou pas, ils l’ont vaincu ce raidillon rocheux et pentu de l’Adroit de la Gardette !!! Comme ce sentier se veut instructif, savez vous pourquoi on dit l’adroit ??? L’origine du mot « adroit » vient du vieux français  » adrech », devenu « adret » ou « adroit » qui signifie « versant bien ensoleillé » !!!

Si vous cherchez Patricia, déjà rassurez-vous, elle n’a pas déversé !!! Elle part en éclaireuse… un moyen comme un autre de ramener la cote à 4 contre 1 !!!

Mais le canal, lui il est où ??? Minute… s’il vous plait !!! Laissez Les Joyeux Pataugas reprendre leur souffle !!! On voit que c’est pas vous qui crapahutez !!! Déjà sachez une chose, aujourd’hui ce Canal de l’Adroit est en grande partie remblayé !!! Pour des questions d’entretien fastidieux, son exploitation a été abandonné dans les années 1920. Mais il y a moins de 60 ans, il irriguait sur Colmars une centaine d’hectare de terre, afin d’augmenter les productions de cultures de céréales devenues insuffisantes pour nourrir les habitants. Les Joyeux Pataugas vont simplement suivre l’ancien tracé et les vestiges de ce Canal de l’Adroit. Avec eux, outre de découvrir que ce sentier est un véritable balcon sur la vallée qui offre des points de vue unique sur Colmars, vous allez traverser des clapiers, croiser des ruisseaux, franchir les ravins et défier les pentes !!!

Psitt !, Psitt ! Malgré la cote de 5 contre 1, elles les ont remis les sacs à dos !!!
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La Cascade de la Lance, 3 km, 100 mètres de dénivelé, altitude 1348 mètres

Et oui, Joyeux Pataugas, c’est la Cascade de Lance que vous êtes allés voir… et non Les Vasques de La Lance ( altitude 1746m) comme annoncées sur le programme. Une malversation totalement involontaire, qui vous a épargné bien des kilomètres en sus !!! Et puis ce dernier épisode de cette journée colmarsienne n’était pas si mal !!! Rappelez vous, juste après ce Sentier de l’Adroit, où vous vous êtes cognés 200 m de dénivelé assez rude, reconnaissez-le !!! Il y a eu, un p’tit goûter … au cul des voitures, et ensuite, sans vous brusquer, l’accompagnateur a sonner le retour aux affaires pédestres !!! Et sac sur le dos ou pas, d’un pas nonchalant, vous avez mis le cap non pas sur Les Vasques de La Lance mais sur La Cascade de La Lance. Rappelez-vous, c’était écrit noir sur jaune !!!

Et bien sûr, petite grimpette il y a eu, mais petite, voir insignifiante !!! Après vu la région, difficile d’éviter les cotés pentus !!! Reconnaissez que cheminer le long de La Lance à été des plus agréable…, entendez-vous encore sa musique mélodieuse ??? Et il vous a suffit, soyons francs de quelques minutes , pour atteindre ce lieu magique qu’est cette Cascade de La Lance !!! Et avouez-le, ce fût un WAOUH collégiale !!! Et vous, vous êtes laisser séduire, voir envouter par ce décor naturel grandiose. Et puis, pianissimo vous vous en êtes retournés, encore émerveillés par cet oasis… En un mot, vous avez été enchantés de cette dernière partie de journée !!! Alors n’ayez aucun regret pour Les Vasques de La Lance !!! Et mieux vaut en garder sous le pied !!!

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Samedi 18 mai 2024

04370 Villars-Heyssier

Les Gorges de Saint-Pierre, 9 km, 400 mètres de dénivelé, altitude 1575 mètres

il est là le jour de la rando phare de ce séjour des Joyeux Pataugas... et cerise sur le gâteau, il fait beau !!! Les Gorges de Saint-Pierre, c’est un superbe canyon vertigineux, aux falaises à couper le souffle, un sentier en balcon, érodé par les eaux, ouvert seulement du 15 mai au 31 octobre, et selon les conditions météorologiques et son état !!! Et justement, petit bémol, le tracé via les Cabanes de Congerman est parait-il fermé… pour cause d’affaissement d’un pont… Reste la boucle par le Couguyon (2147 m) mais la distance est de 16 km, et surtout le dénivelé est tout autre, pas moins de 1400 m !!! Et comme la cote est de toujours de 5 contre 1, vu que Sylvie, pourtant sujette au vertige, n’a pas renoncé, mieux vaut pas s’engager vers un tel repli ! Et pourquoi pas juste un aller/ retour ? A voir… Surtout qu’il faut tenir compte de la météo actuelle, très versatile, si il fait beau ce matin, est prévu des averses en fin d’après-midi… et s’aventurer dans les gorges, par temps de pluie, n’est pas du tout conseillé… mais pas du tout conseillé !!! N’oublions pas que nous sommes en milieu montagnard, où les conditions évoluent constamment. On ne part pas dans les Gorges de Saint-Pierre, la fleur au fusil, déjà qu’il va falloir gérer les roubines, un terrain plus que caillouteux, voir les possibles éboulements et les éventuelles chutes de pierres avec en sus, un précipice qui vous tend les bras !!! Le but est de s’émmerveiller sur un itinéraire monumental et insolite, et de revenir avec la même cote de 5 contre 1 !!! Le départ se fait depuis le centre du village de Villars-Heyssier, où Les Joyeux Pataugas sont montés en voiture par la route, que Monique et Sylvie ont emprunté lors de leur capitulation à la seconde randonnée pour leur retour sur Beauvezer !!! Si le parking des Gorges de Saint-Pierre à été délaissé, c’est que la route est tapissée d’ornières, donc guère propice au style des véhicules des Joyeux Pataugas ! Il faut savoir que ces gorges sculptées dans la roche, étaient autrefois parcourues seulement par les chevriers. Par la suite, une piste empierrée fut creusée afin de permettre l’exploitation des forêts qui sont plus haut. Allez, les y voilà, Les Joyeux Pataugas à l’entrée des gorges, il n’y a plus qu’a… marcher attentivement, à la fois regarder devant soi, pour éviter le grand saut, tout en zieutant où l’on met ses petons !!! Sans oublier d’ouvrir grands les yeux et s’extasier de cette curiosité géologique naturelle et protégée !!! Oui cela fait beaucoup !!!

Et comme à leur habitude, c’est Patou qui ouvre la voie et Franck qui ferme la marche !!! Reste maintenant aux Joyeux Pataugas à cheminer pratiquement sur un dénivelé positif. Arrive très vite la passerelle qui enjambe le Ravin du Four, et où bien sur, Franck tire le portrait de ses dames toutes souriantes !!! Un peu plus loin, ils s’offrent une petite boucle supplémentaire, pour en contre-bas, aller voir la Chapelle Saint-Pierre, un oratoire qui protège l’entrée des gorges. Les chevriers étaient tellement effrayés à l’idée de les traverser, qu’ils en réclamèrent sa construction pour prier ! Il se murmure, que ce samedi 18 mai 2024, en matinée, de Saint-André-Des-Alpes jusqu’au portes du Mercantour, résonna une oraison de versets implorant la grâce et que cela semblait émaner des Gorges de Saint-Pierre !!! Les Joyeux Pataugas ??? Allez savoir… peut être une futur légende urbaine ??? En attendant, ce détour vaut le coup !!! Il faut simplement accepter la petite grimpette pour regagner l’endroit de la bifurcation !!! Comme quoi, la carotte !!!

Et les y voilà, Les Joyeux Pataugas dans l’antre spectaculaire des Gorges de Saint-Pierre, aussi étroites qu’encaissées à certains endroits !!! Il suffit de regarder Sylvie pour voir qu’ils entrent dans une autre dimension. La pauvre où s’est elle embarquée !!! La seule solution pour elle, pour palier au vertige, c’est de braquer son regard sur les croupes des autres dames, dixit Lyne !!! On fait comme au peut… avec les moyens du bord !!! Mais apparemment ça marche !!! Certes la vitesse de marche a rétrogradé de pianissimo à pianississimo !!! Mais qui va lentement va surement, non ??? Et puis, cela profite à notre « botaniste », Nathalie, en quête perpétuelle d’une nouvelle espèce florale !!! Maintenant nos Joyeux Pataugas entament la partie la plus aérienne et verticales du canyon !!! Puis les gorges sont de plus en plus étroites à ne plus en voir le fond. Quel spectacle !

Si Les Joyeux Pataugas avancent, les aiguilles tournent également et l’heure légale pour déjeuner est largement dépassée !!! C’est après le passage périlleux et glissant de La Source de l’Eau-Noire, qu’un peu plus loin, à une centaine de mètres de la fin des gorges, qu’ils décident de se poser pour pique-niquer !!! Surtout que Lyne à apporter des bulles !!! Alors que la dinette se met en place, Patricia et Franck filent voir ce fameux pont détérioré !!! Une chose est certaine aucune interdiction n’est affichée, quant au pont, lui, il semble un brin bancal… mais pas infranchissable !!! Après… le risque en vaut-il la chandelle ??? Sûrement pas !!! Surtout que l’heure est bien avancée, et si le soleil est encore là, des nuages bien gris montrent leur bout de nez !!! Il va être temps de penser au retour, Joyeux Pataugas !!! D’un commun accord, Patricia et Franck opte pour déjeuner, remballer et revenir par les gorges, et ainsi regarder ce que leur dos voyait !!! Et ils l’ont vidé la bouteille nos Joyeux Pataugas, mais rassurez-vous aucun ne titubait à l’amorce de la descente !!! Boire ou marcher, Les Joyeux Pataugas savent choisir, après boire un p’tit coup c’est agréable et doux !!! Quoi qu’il en soit, ils déroulent nos Joyeux Pataugas. Il est vrai qu’ils sont dans un dénivelé négatif constant…mais ne croyez-pas qu’ils filent pour autant…, les risques restent les mêmes que lors de la montée, et oublier de virer à droite ou à gauche dans les lacets du sentier, serait fatal !!! Et puis, n’oublions qu’ils font face à un nouveau panorama tout aussi bellissime… Après inconsciemment, le ciel s’assombrit… est-ce un facteur de vélocité ??? Une chose est certaine, l’option de rebrousser chemin était la bonne !!! Surtout que proche du cul des voitures, les prévisions météorologiques s’avèrent exact, il goutte !!!

Bravo Joyeux Pataugas, vous les avez fait Les Gorges de Saint-Pierre !!! Après le Sentier Blanc-Martel, il y a à peine 9 mois, s’inscrit une autre randonnée insolite, et d’une autre dimension vertigineuse à votre actif !!! Qui sait Le Pas du Roc, l’année prochaine ???

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Dimanche 19 mai 2024

04260 Allos

Le Lac d’Allos, 14 km, 650 mètres de dénivelé, altitude 2320 mètres

Dimanche, toujours pas un soupçon de grasse matinée accordé par Franck !!! Comme d’hab, p’tit déj à 8h00 ; lavé, habillé et peigné, pour un embarquement immédiat à 9h30 !!! Malgré tout, une heure trente pour se restaurer et être fraiche et disposée à suer !!! Bien sûr, comme à l’accoutumé, Les Joyeux Pataugas ne décolleront pas à l’heure dite alors qu’ils ne sont que 6 !!! Qui sait, peut être que demain, avec Nathalie, Monique et Lyne qui quittent Les Alpes-de-Hautes-Provence ??? Encore que avec les aurevoirs, les embrassades, c’est pas gagné !!! Et puis, avouons-le, le séjour n’a pas été de tout repos. Il fut intensif avec ces kilomètres pentus, la bière qui a coulé à flot, et le dîner du soir autant savoureux que copieux, clos au génépi ou au limoncello, qui fût en des instants plus que mémorables, et lieu à de belles rigolades !!! Mais pas que, et vu que Les Joyeux Pataugas ont une vocation de club de rencontre, permettez cette confidence… si en septembre vous avez quelques disponibilités, un conseil… allez du coté de Gignac dans le 34 et là, dans la pinède héraultaise, au bras d’un brave Gallois rencontré ici, il se peut que vous aperceviez notre Monique… mais attention vous risquez d’être surpris, … car Madame a été conviée à la pratique du naturisme !!! Surtout « chuut » gardez le pour vous !!! Par contre, si des bonnes âmes veulent d’ici là, la faire progresser dans la langue de Shakespeare, qu’elles n’hésitent pas, il serait dommage, que pour un quiproquo linguistique, elle se retrouve dans l’embarras et de surcroit en tenue d’Eve !!! En attendant, c’est dans le Mercantour, au Lac d’Allos que Monique et les autres Joyeux Pataugas vont, et vu les dires de Julien, notre hôte, il est bien enneigé le lac, donc aussi bien Monique que les autres Joyeux Pataugas, aujourd’hui sortez couverts !!!

Alors c’est pour aujourd’hui ou pour demain !!!

Aïe, aie !!! voilà que le Parking de La Cluite est fermé !!! Si celui de Laus, tout prêt du lac, ouvre seulement au 1er juin, celui-ci devrait être ouvert !!! Allez savoir pourquoi il est fermé !!! En attendant, Les Joyeux Pataugas se garent au Parking de La Chaup, enfin un gros brin en arrière, vu que c’est un tout petit parking et qu’il est déjà complet !!! N’oublions pas que nous sommes dimanche et… qu’il fait beau !!! Par contre, c’est le compteur kilométrique et le temps qui vont augmenter !!! Déjà que le circuit prévoit 14 km et qu’il déjà 10h15 !!! Franck, lors du prochaine séjour en montagne, debout 6h00 départ 7h30 !!! Par contre, il va falloir que la cote s’inverse, mieux vaut en avoir dans le pantalon !!!

Oh là là.. !!! se dit Franck en s’apercevant que le beau bitume de moins de 2 km, où réside encore quelques tas de neige, qui mène au Parking de la Cluite, n’est qu’une descente abrupte en colimaçon !!! Vous voyez à quoi, il pense ??? Au retour bien sûr !!! Cela va faire mal, et on peut vous le confier dés maintenant, cela va faire très mal !!! Mais surtout, chhuutt, laissons Les Joyeuses Pataugas dans l’euphorie de cette belle journée !!! Regardez-les, faire causette avec un ramasseur de morilles, et si vous les aviez vues, narguer trois jeunes mâles, qui les ont dépassées d’une foulée pleine de vélocité !!! C’est beau l’insouciance !!!

Causette avec un ramasseur de morilles

Le voilà, ce Parking de la Cluite... maintenant pourquoi vous dire que son accès est fermé, alors là ??? Par contre, nos Joyeux Pataugas, eux continuent leur descente !!! Et bien sûr au retour, il va falloir remonter tout ça !!! En attendant, lui, le Lac d’Allos les attends à 2230 m d’altitude !!! Et l’horloge tourne !!! Vous comprendrez pourquoi ils ne se sont guère attarder à la Fontaine de Valpane !!! Par contre, après avoir rejoint le GR56B – GRP Tour du Haut-Verdon, sur la passerelle du Ravin de Valpane, là, la croisière s’amuse !!!

La passerelle du Ravin de Valpane

A la sortie de la passerelle, un p’tit raidillon fait penser qu’enfin l’ascension est là. Que nenni, v’là ti pas que nos Joyeux Pataugas dévalent à nouveau un vallon. Puis arrive le Chadoulin, un torrent qui n’est autre qu’une résurgence du Lac d’Allos, qui lors de sa traversée est sujet à toutes sortes de facéties, avec Monique en meneuse de troupe !!! Et à peine ce pont franchit, que la voilà, celle qui s’est fait attendre, la montée !!! Et elle va être longue, la coquine et surtout terriblement changeante !!! Et ça, Les Joyeux Pataugas ne si attendent pas !!! En attendant, la côte et non la cote, encore que, est rude !!! Malgré tout, les cabanes de Champ Richard sont atteintes, certes avec une première suée !!! Et si boire un p’tit coup est agréable, là c’est vital !!! Bien sûr, l’eau est visée !!!

Au dessous des cabanes de Champ Richard

Un petit sentier à flanc, permet aux Joyeux Pataugas de souffler... et c’est là, que notre pisteuse Patricia aperçoit un chamois !!! Très vite la consigne de cheminer en silence est donnée et propagée !!! A 6 c’est beaucoup facile !!! Même si le chamois a vite repéré la petite escouade, il reste un bon moment à la fixer, avant de prendre ses pattes à son cou !!! Instant magnifique !!! Du sentier à flanc, Les Joyeux Pataugas attaquent maintenant un raidillon en colimaçon autant pierreux que pentu !!! Sylvie, un brin patraque depuis le matin, commence à montrer des signes de fatigue, voir d’usure !! Mais elle le grimpe… et va même poursuivre via une plus gentille montée, avant de se raccrocher à la troupe, dans l’attente !!!

Grimpette le long du Chadoulin

Arrive à main gauche, une premiere cascade, émanant d’un des ravins du Mont Pelat (3053 m), et comme à Avignon, tout le monde y danse sur le pont mais bien sur pas en rond !!! Manque bien sûr, la pisteuse, qui semble vouloir imiter sa chienne Nissa, avec des tas d’aller-retour !!! Qui sait, peut être est-elle gagnée par l’ivresse des montagnes !!! Allez savoir !!! Mais comme tout ce beau monde culminent seulement à 1884 m d’altitude, cela craint !!! A suivre…

Passerelle sur l’un des ravins du Mont Pelat

En attendant ce qui suit, c’est la Cascade du Chadoulin !!! Elle est superbe !!! Et pour mieux la contempler, il y a même au bout d’une petite sente, un promontoire !!! Et si vous êtes curieuse, comme Nathalie, sur la gauche, mais sans garde fou, il y a une autre petite sente, pour admirer une autre cascade des ravins du Mont Pelat !!! Elle est pas belle la vie !!!

La Cascade du Chadoulin

La Cascade d’un des ravins du Mont Pelat

Bon Joyeux Pataugas, il va falloir y aller, sinon vous allez prendre racine, surtout qu’il va falloir mettre un bon coup de collier car la route, si elle est encore longue, …est aussi plus que pentue !!! Et ils vont pousser, pousser nos Joyeux Pataugas, jusqu’à arriver, là où le sentier coupe une première fois la route !!! Et là, patatrac, Sylvie rend les armes… devant les flèches d’orientations, où sur l’une, est écrit le temps indiqué pour Le Lac d’Allos : 1h15 !!! Les Joyeux Pataugas tentent de la convaincre à poursuivre, mais en vain !!! Heureusement, la route est là… L’altitude avoisine les 1965 m !!! C’est donc seule, en terre bitumée mais inconnue, sur pas moins de 4 km, que Sylvie rejoindra le cul des voitures !!! Quant aux autres Joyeux Pataugas…, il est toujours là-haut le Lac d’ Allos !!! Et c’est à partir d’ici, que le sentier décrit des courbes plus serrées et attaque une grimpette plus raide que les précédentes, avec une invité, la neige !!! Et si au début c’est super voir amusant, c’est aussi une autre paire de manche et vous vous doutez bien que les 1h15 fatidiques à Sylvie, vont s’épaissir !!! Mais vaillants comme ils sont, Les Joyeux Pataugas atteignent le parking supérieur, le Parking du Laus. Dire que normalement dans moins de 15 jours, normalement le stationnement est accessible !!! Après c’est pas gagné, vu le peu de l’état de la route pour y accéder qu’on pu apercevoir Les Joyeux Pataugas !!! Mais pour l’instant, le plat pays de ce Plateau du Laus les requinque !! Même Nathalie, y retrouve sa passion florale et mitraille à tout-va les crocus bigarrés qui émergent de la neige !!! Et sur la passerelle du Ravin de Méouille, on assite même à un remake de la série Drôles de Dames avec à la photographie, Franck, alias John Bosley !!! Comme quoi à 2110 mètres d’altitude, l’ivresse des montagnes n’est pas une légende !!!

Allez Lyne, il est là le plat pays
Les Drôles de Dames sur la passerelle du Ravin de Méouille

Mais tout à une fin, et si le lac est plus proche qu’au départ, la dernière marche abrupte et totalement sous la neige va être difficile pour Monique et Lyne !!! Franck s’inquiète, les assiste et envisage même l’abandon !!! Vous imaginez bien comment il a été reçu !!! N’est ce pas Lyne ??? Et enfin… le voilà ce Lac d’Allos, le plus grand lac naturel d’altitude d’Europe (1100 mètres de long) !!! Creusé il y a 20 000 ans par un glacier et blotti sur les contreforts du Mont Pelat à 2230 mètres d’altitude. Il est cerné de cinq « tours » en grès d’Annot, la Petite Tour, la Grande Tour, le Sabot, la Tour Noire et la Tour Plate qui culminent à plus de 2 500 mètres. Il n’y a pas de déversoir, car les eaux du lac s’infiltrent et jaillissent par la source du Chadoulin, 200 mètres plus bas, puis rejoignent les eaux du Verdon.

Le lac d’Allos

Waouh !!! Cela vaut bien un p’tit sandwich à la caillettes, non ? Et oui… il est 14h00 passé, et Les Joyeux Pataugas n’ont toujours pas déjeuner !!! Mais bon se restaurer avec une telle toile de fond vaut bien deux heures de retard, surtout qu’en prime, en contre-bas, ils vont être aux premières loges pour un concerto d’allées et venues d’une joyeuse bande de marmottes !!! Certes Franck, les a déjà prévenu, il faudra faire fissa… Et oui que voulez-vous, il faut malgré tout penser au retour au bercail !!! Il est certain que le tour du lac prévu n’aura pas lieu !!! Sinon c’est à la frontale que nos Joyeux Pataugas vont rentrés !!! Et justement, puisqu’on évoque l’heure, Joyeux Pataugas, miettes ou pas miettes autour de la bouche, il est temps de lever le camp et d’entamer la descente !!! Et comment Lyne et Monique regagnent le Plateau de Laus, bien évidemment sur le cul !!! Enfin une bonne partie !!!

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Juste après le parking, l’option route bitumée pour le retour est prise !!! La fatigue est là, et revenir par le sentier serait prendre des risques !!! Et cela même si la chaussée présente un visage très apocalyptique !!! Apparemment les coulées de neige et les avalanches ont du s’en donner à cœur joie cet hiver !!! Donc, lecteurs de nos récits, si vous êtes appelés, tout prochainement à venir vous émerveiller devant le Lac d’Allos, depuis le Parking de Laus, renseignez-vous sur son ouverture !!! Sinon c’est la grimpette assurée !!!

Etat de la route qui monte au Parking du Laus !!! Et pas que…

Eux, nos Joyeux Pataugas, pour l’instant, ils descendent… mais que la bande d’asphalte qui tournicote est …longue, ..longue, … et longue !!!

En contre-bas, sur la route Monique, Lyne et Nathalie,

Au fait, Sylvie est arrivée saine et sauve à bon port, certes il y a belle lurette, mais Franck vient juste de l’apprendre !!! Que voulez-vous, « Allez plus haut » comme le chante Tina Arena, « on oublie ses souvenirs… on se rapproche de l’avenir » certes, mais pour le réseau, un conseil, allez plus bas !!! A l’aveuglette Franck lui a dit qu’ils seront là à 17h30. Et bien croyez le ou pas, à 17h30 tapante, avec Patricia, il y sont au cul de la 5008 !!! Mais alors que ce retour par la bande de bitume fût interminable, et que dire du dernier tronçon entre le Parking de La Cluite et celui de La Chaup !!! Mortel !!! La preuve, Nathalie arrive fanée, suivie d’une Lyne qui accoste épuisée !!! Quant à Monique, c’est délavée que la 5008 la récupère !!! Alors que l’on dit que l’air frais de la montagne stimule la circulation sanguine et apporte une oxygénation supplémentaire, ce qui contribue à un teint plus éclatant ??? C’est à ne plus rien comprendre !!!

Une chose est certaine, ces Joyeux Pataugas l’ont fait !!!

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Lundi 20 mai 2024

04260 Allos

Le chemin du facteur d’antan, 13 km, 550 mètres de dénivelé, altitude 1791 mètres

Avec le départ de Nathalie, Lyne et Monique, et le forfait de Sylvie, la cote est bien basse ce matin, elle est annoncé à 1 contre 1 pour ce Chemin du Facteur d’Antan !!! Il est vrai que l’épreuve n’était pas au programme, vu l’envolée de certains Joyeux Pataugas !!! Franck l’a sorti du chapeau après le p’tit dej, pour faire plaisir à notre pisteuse, Patricia, qui apparemment en a encore sous le pied !!! En toute confidence, il serait bien resté à buller, à ne rien faire, à décompresser, à glander en somme !!! Mais bon… quand il faut y aller faut y aller !!! Et comme c’est un ancien postier sous l’ère du slogan « Bouger avec La Poste », vous comprendrez que… !!! Surtout que, pour une dernière, il n’y a pas été de la main morte dans le choix de cette dernière randonnée, à croire qu’il n’avait pas les yeux en face des trous de bon matin : 12,6 km, avec pas moins de 550 m de dénivelé !!! Et comme, il ne sont que 2, cela va filer !!!

Retour donc à Allos, et bien sûr, nos deux Joyeux Pataugas démarrent de La Poste !!! Il faut savoir qu’autrefois, pour les bourgeois, qu’ils soient de la ville ou de la campagne, le facteur n’est qu’un domestique parmi les autres, et à traiter comme tel : salaire faible et utilisation intensive. C’est d’ailleurs bien ainsi que l’entend aussi l’Administration. Fin 1879 le parcours moyen que doit accomplir journellement chaque facteur rural est de 27 kilomètres. Il est admis qu’une tournée n’est trop longue, que si elle dépasse 32 kilomètres. Hé, petits joueurs seraient nos Joyeux Pataugas du jour ??? Quoi qu’il en soit, les voilà partis, sur les pas de la tournée du facteur d’antan, lorsque, avant 1950, les hameaux du Brec et la ferme des bois n’étaient accessibles que par ce sentier.

Et apparemment, cela va grimper d’entrée, vu qu’à la fin de la rue du Moulin, ils longent une vielle connaissance, Le Chadoulin, et que celui-ci vient d’en haut !!! Et pour grimper, ça grimpe !!! Sincèrement l’image d’Epinal, du facteur porté sur la boutanche, oubliez là !!! A moins que le génépi soit reconnu comme une boisson énergisante !!!

Une vielle connaissance, Le Chadoulin

Pour les puristes de la carte IGN et ceux qui suivent Les Joyeux Pataugas au travers du récit du séjour, Patricia et Franck sont sur le GR56B, GRP Tour du Haut-Verdon, celui qu’hier, à 5 contre 1, ils ont rejoint, un peu avant la Passerelle du Ravin Valpane. Et comme le facteur d’antan, ils vont bifurquer pour atteindre les Hameaux du Brec !!! Mais en attendant, laissons-les reprendre leur souffle sur la passerelle du Ravin des Chais car au risque de le répèter, ça monte dur !!! Et si Patricia vole, Franck chemine !!!

La passerelle du Ravin des Chais

On inspire, on souffle et en avant Simone !!! Et voilà nos 2 Joyeux Pataugas à plus de 1750 mètres, là où ils délaissent le GR56B !!! Par contre, les boites à lettres du Brec, elles sont encore un peu plus haut et surtout sur un autre versant !! Donc ils vont redescendre nos Joyeux Pataugas !!! Le jeu des montagnes russes en quelque sorte !!! Et c’est qui, qu’ils traversent, nos Joyeux Pataugas ??? Le Chadoulin bien sûr !!! Cela sent l’amourette !!! Mais en attendant, c’est le béguin pour la grimpette qu’ont nos Joyeux Pataugas, car les revoilà à monter !!! Ah la montagne, c’est beau, mais quesque ça grimpe !!!

Oh un peu d’asphalte !!! Ah si au lieu de faire le Chemin du Facteur d’antan, nos Joyeux Pataugas avaient opté pour le chemin du facteur d’aujourd’hui, ils seraient arrivés par cette route du Brec… et de surcroit …en kangoo jaune !!! En attendant, nos Joyeux Pataugas sont aux hameaux du Brec, enfin là, ils sont précisément à Le Brec-Bas, ce qui veut dire, qu’il y a un Le Brec-Haut, ce qui sous-entend, qu’ils vont devoir encore gravir !!! Allez, y a plus qu’à, Joyeux Pataugas !!!

Patou…, on n’a pas le temps de jouer !!! (Le Brec-Bas)

Pas piqué des vers le p’tit raidillon pour le Brec-Haut !!! Reste au duo maintenant à atteindre l’Ancienne Ferme des Bois, située dans le Bois de la Vacheresse… Et vu que le train est élevé, ils y sont déjà !!! Il va falloir, que la rédaction de ce récit, muscle son jeu, si elle veut coller aux basques de nos Joyeux Pataugas !!! Malheureusement, la tournée du facteur ne s’arrête pas là. Il est vrai que nous sommes encore loin de son parcours moyen de 27 km imposé par l’Administration d’antan !!! Maintenant peut être qu’en milieu montagnard, il était à la baisse !!! Allez savoir ??? Quoi qu’il en soit, à ce stade là, chapeau Monsieur le facteur d’antan !!! Surtout que comme Les Joyeux Pataugas, à l’instant T, il a dû affronter certaines vétustés du sentier. Voyez comme cette passerelle qui enjambe le Ravin de Sausse est fatiguée !!! Alors ça passe ou ça casse ??? Et là, ouf, ça passe !!! Et revoila le bitume… enfin, là où nos duettistes le rejoint, il est dans une triste état !!! D’ailleurs la route est barrée dans les deux sens sur 50 m !!! Comme quoi le chemin du facteur d’aujourd’hui peut aussi avéré périlleux !!! Et ce n’est pas la vieille carcasse rouillée d’une Renault 4 chevaux au fond du ravin qui le contredira !!!

La passerelle du Ravin de Sausse

Deux options, à cet instant là, pour nos Joyeux Pataugas, rejoindre directement Allos par la route du Bouchier, ou grimper par la petite sente à droite sur l’Adret de la Colette, rejoindre La Haute-Colette et redescendre par La Basse Colette pour rejoindre Allos !!! A votre avis, le bitume ou la sente ? En attendant votre verdict, ils se posent nos Joyeux Pataugas, pique-nique oblige !!!

Vous vous doutez bien que c’est par la sente, que Les Joyeux Pataugas vont rejoindre Allos. Le bitume, ils en ont assez soupéavec hier, lors du retour du Lac d’Allos !!! Et bien sûr, cette sente, elle grimpe !!! Après la vue sur les sommets de La Valcibière (2375 m), du Gros Tapi (2371 m)… ça vaut bien quelques efforts !!! Et encore, pour des questions de longueurs du récit, tous les sommets qui cernent ne seront pas cités !!! En attendant, revoilà le macadam de la Route du Bouchier et son dénivelé négatif, que Patricia et Franck tentent désepérement de couper, non pas, par faute d’absence de sentier, il existe bien… mais, comme ils discutent de choses et d’autres et qu’ils sont emportés par la déclivité du terrain, ils ratent le coche à plusieurs embouchures !!! C’est donc par un mixte de sentes à pic et de route en lacet qu’ils arrivent à la Chapelle Saint-Pierre, la plus ancienne chapelle d’Allos, autrefois église paroissiale .

Sur la sente de l’Adret de la Colette
Chapelle Saint-Pierre à Allos

Et voilà la boucle est bouclée, autant pour ce Chemin du Facteur d’antan, que pour ce séjour du Haut Verdon !!!

Cliquez sur l’image pour voir le circuit

Merci aux participants

Histoire d’eaux

Autour de l’Yvette de Villebon-sur-Yvette à Saulx-Les-Chartreux, 10 km, 91160 Saulx-Les-Chartreux

Allez en avant, Joyeux Pataugas,

Ce dimanche c’est au tour de l’Yvette,

D’entendre retentir vos pas,

Pour une autre de vos conquêtes.

Voyez comme votre foulée résonne,

Sur ce GRP de la Vallée de l’Essonne.

Où là, née de l’Yvette coule cette Boële,

Plus artificielle que naturelle.

A la Plante des Rochers, revoilà la vraie Yvette.

Quand soudain, « Pirouette Cacahuète« ,

vous voici rue de l’Edelweiss,

Et cela sans qu’aucun ne tombe sur les fesses.

Rue du Cimetière, montrez votre sagesse;

Rue des Grouettes, affichez votre allégresse;

Car il est là, bien dans son lit,

Le Ruisseau du Paradis.

Tchao Villebon-sur-Yvette,

Et rebonjour Saulx-Les-Chatreux.

Et que vos mirettes,

Se posent sur d’autres lieux.

Voyez l’Yvette, elle est de retour,

Mais dés le prochain détour,

C’est sur le cours d’eau de la Planche aux Vaches

Qu’il faut que vos regards s’attachent.

Et si sur le final, l’Yvette s’est éclipsée

Regardez La Morte couler

Mais inutile de vous inquiéter

Vous êtes tout proche de l’arrivée !!!

Franck

Les Joyeux Pataugas chez La Cagouille Vagabonde…

La randonnée de l’Escargot, 9,5 km, 89400 Bassou

Ce 8 mai 2024, point de capitulation chez Les Joyeux Pataugas, bien au contraire, 11 de leurs spécimens sont à Bassou, en pays icaunais pour en découdre avec la Randonnée de l’Escargot organisée chaque année par La Cagouille Vagabonde !!!

Et cerise sur le gâteau, il fait beau… du moins au départ !!!

C’est après une petite collation à la salle des fêtes de Bassou, que vers 9h45, le Maitre de cérémonie de la Cagouille Vagabonde coupe le ruban et libère une belle horde de participants venus d’ici et d’ailleurs !!!

Point de stratégie de marche, chez Les Joyeux Pataugas,  c’est au centre de la meute qu’ils décident de se positionner… du moins au début !!! N’oublions pas que certains se sont levés aux aurores pour rallier le 89. Est-ce la raison,  de les voir si vite rattrapés par la queue ???  A moins que ce ne soit le coté bien pentu de la Côte du Logis sur lequel le tracé les a mènés !!! Allez savoir ??? Quoi qu’il en soit au bout de 2  km les voilà presque faisant office de voiture- balai !!! Il est certain aussi, que si, ils n’ont pu donner leur pleine mesure, c’est à cause de la forte inquiétude née de la disparition de nos deux tourtereaux de l’épisode de Tournez Manège, à Saint-Lunaire, pourtant bien présents au départ !!!   Bon…on vous rassure tout de suite… à l’arrivée, ils étaient bien là, sourire aux lèvres !!! Maintenant, si prochainement dans l’Yonne Républicaine, on annonce qu’entre Bassou et Chichery, a été découverte dans des fourrés, une portée abandonnée… peut être ne faudra-t-il pas être étonné !!!

En attendant, le soleil, lui s’en est allé, corps et âme !!! Et du coté des Grandes Raies, le vent s’est levé et la p’tite laine a été vite renfilée !!! Manquait plus que la pluie pour avoir un vrai temps de cagouille !!! Heureusement… le temps restera juste menacant !!!

Si en Bourgogne, les routes des vins foisonnent, aux abords de Chichery, au bas d’une descente, c’est à La Route du Lait, au groupement agricole La Fermière que nos Joyeux Pataugas arrivent !!! Ce n’est pas pour autant, qu’ils se sont mis à la traite du cheptel de Prim’Holstein de l’exploitation… Même si déjà, ils ont donnés, ils leurs restent encore  quelques efforts à faire du côté de l’Arpent Perdu !!! C’est seulement en dévalant le Fond de Drivaux… et atteint Les Gourmandes qu’ils auront en point de mire Bassou et surtout la petite collation d’arrivée !!!

Et avouons-le pour 8,00 € de participation, l’assiette bourguignonne  prévue est alléchante !!! Outre un apéritif local et ses mignardises, une belle douzaine d’escargots, accompagnée d’un Bourgogne blanc, plus un sucré… avec une part de tarte aux pommes !!! Comme quoi le Bourguignon et la Cagouille Vagabonde savent recevoir !!! Et surtout qu’ensuite…, rebelote avec le barbecue-party des p’tits Pauron agrémenté par le panier gourmand des autres Joyeux Pataugas !!! Il est sûr que ce 8 mai, aucun Joyeux Pataugas n’a capitulé, surtout qu’en apothéose, il y avait aussi les 63 bougies de Gilles !!! Il a bien fait de venir le Gilou… et surtout d’arrêter de compter fleurette dans les fourrées de Chichery, enfin j’dis ça, j’dis rien …

Une bien belle journée icaunaise à revisiter l’année prochaine !!!

Franck

Sur le Dance-floor des Trois Pignons…

Du Fond de La Garenne au JA Martin, 11,5 km, 77123 Le Vaudoué

Ils n’ont rien de ballerines,

Encore moins de p’tits rats,

Mais ils aiment cette danse,

Et ils la jouent tous les dimanches.

Mi-vieux, mi-jeunes,

Ce 5 mai, c’est au Rocher Cailleau

Qu’ils vont se trémousser

Sur le DanceFloor des Trois Pignons.

Si de seize, les voilà dix-neuf,

Le départ se fait à dix-huit.

Mais peu importe l’audience,

Pour entonner une danse.

Du Fond de la Garenne,

Ils empruntent sa pente,

Les v’la  déjà « giguant »,

Sur la piste de l’art rupestre

C’est à la protohistoire,

Rêvant d’un nouveau plié,

Qu’ils enchainent sur un Fox-Trot,

Pour s’agiter sur un dénivelé.

A peine le temps de souffler,

Qu’aux Béorlots,

Sur les flancs de la Cathédrale et du Potola,

Ils gigotent sur un Mambo.

Après s’être posés et requinqués,

C’est en Vallée Chaude,

Que beaucoup croyant au tracé,

Se sont fait berner à gambiller.

Et le voilà, leur premier grand jeté,

Avec ce Mont Rouget,

Qu’ils leurs faut enjamber,

Pour aller jerker sur les Cavachelins.

Puis vient le Rocher Fin

Où là, sur un brin de Tango

Ils frétillent à tout va,

Alors que le rouge est déjà là.

C’est amusant, une des 25 bosses,

Sur un peu de rumba.

Ajoutez un air de Cha-Cha-Cha,

Et ils sautillent sur le JA Martin.

Et quand la danse s’arrête…

A peine se sont-ils accordés sur le nombre de temps,

Que déjà, ils redansent

Mais cette fois sur un QuickStep gourmand.

Franck, inspiré de la bande-son du film Pinocchio (2022), « I Will Always Dance », (J’entre dans la Danse) … comme quoi, au Rocher Cailleau, il y avait bien un Pinocchio !!!

Cliquez sur la photo pour un p’tit air de samba

La Capricieuse… ce n’était pas fini !!!

Pelouse de Montgeron et Bords de l’Yerres, 11 km, 91800 Brunoy


La faute à pas de chance ce dimanche 28 avril 2024, v’la-t’y pas que Les Joyeux Pataugas, ne peuvent se stationner au point de ralliement !!! La faute à qui ? Aux futurs Laure Manaudou et Frédérique Bousquet qui ont décider de bon matin de se tirer la bourre à la piscine Yves Moreau de Brunoy !!! Mais malins comme sont nos 9 Joyeux Pataugas du jour, un plan B est vite sorti du chapeau avec notre brenadienne au goût bulgare !!! Et de Moreau en Moreau, les voilà stationnés à Yerres mais cette fois chez l’Abbé.

Après avoir enjambé une première fois l’Yerres, pour gagner l’île Panchout, une zone de 8 hectares classée « Espace Naturel Sensible », Les Joyeux Pataugas se plaisent à ce jeu de saute-mouton avec l’Yerres et la franchissent une seconde fois, mais sans pour autant la quitter !!! Celle nommée « la Capricieuse », il n’y pas si longtemps, va cheminer à leurs cotés !!! Surtout qu’elle est relativement calme aujourd’hui, car comme tous les cours d’eau de France et Navarre, elle aussi, a été malmenée par les averses, les grains et consorts de cet hiver !!!

La Capricieuse

Après un regard furtif sur un château aux volets fermés, Les Joyeux Pataugas passent sous le viaduc de la voie ferrée, quant une charmante gloriette au sol en céramique, les invitent à prendre la petite sente longeant l’Yerres. Et via le Pont de Soulins, les voilà de nouveau sautant notre  » Capricieuse «  !!! Rue des Glaises, c’est une bien belle côte bien pentue qui les attends, tout en longeant une belle et ancienne propriété « La Florida » où sont maintenant construits de chics immeubles !!!
Terminé l’essoufflement, voilà Les Joyeux Pataugas sur le haut et surtout le plat de la ville d’ Yerres, au milieu d’une zone pavillonnaire embaumée par les glycines en fleurs.

Plus loin, fini le coté urbain, quand Sylvie R., notre accompagnatrice du jour nous entraine en Forêt de Sénart !!! Ouf, il était temps, non seulement pour le coté bucolique de la pause banane mais aussi celle… du pipi-room !!! Comme on dit, cela pressait !!!

Et oui quant Annick et Kiki ne sont pas là, la banane prime !!! Quant à Monique, elle cherche ses biscuits périmés !!!

Rassasiés et allégés Les Joyeux Pataugas repartent mais les conditions de marche sont bien différentes !!! Oust le sol sec, bonjour Audrey et v’la Les Joyeux Pataugas qui pataugent !!! Heureusement quelques brins de muguets, chipés, osons l’avouer, une mare aux couleurs certaines comme incertaines et des chênes au port majestueux viennent compenser le terrain détestable !!!

Et oui, Ralitsa, le spectre d’Audrey est là !!!

Et enfin, là voila La Pelouse de Montgeron !!! Celle pour qui Les Joyeux Pataugas sont venus !!! Celle qui menait au Château de Montgeron, détruit aujourd’hui malheureusement !!! Un poumon vert de 1,4 kilomètre de long, d’une largeur à celle d’une voie d’autoroute, et bordé 620 arbres, spécialement des tilleuls et des érables !!! Mais quelle est cette odeur de fumet qui vient chatouiller les narines des Joyeux Pataugas ??? N’émane t’elle pas des chapiteaux dressés au bout de la dite Pelouse ??? Vous vous doutez bien alors, qu’alléchés par cette odeur, Les Joyeux Pataugas n’ont qu’une envie : s’approcher au plus près et qui sait… s’encanailler davantage avec l’effluve gourmande !!! Mais Maitre Sylvie R. veille, et refuse tout compromis, et leur clame haut et fort :

« Joyeux Pataugas, qu’adviendra t’il de vos pique-niques au cul de vos voitures si au premier fumet, aussi beau et aussi bon qu’il soit, vous le cocufiez !!!  » Mesdames et Messieurs Les Joyeux Pataugas, ressaisissez-vous !!! « 

Et croyez-moi, Les Joyeux Pataugas n’ont guère eu le choix que de poursuivre, de saluer le vieux Montgeron, avec son église, son lavoir, ses maisons resserrées autour d’un puit commun avant de descendre la rue pittoresque des Prés Montagne de Crève-Cœur et passer sous la voie ferrée et ainsi retrouver la Capricieuse !!! Plus loin, ils cheminent via un ponton en bois, à travers les 9000 m2 d’une roselière entretenue par des moutons. Et Chemin des Poètes, de stèles en stèles, ils jouent avec les citations avant de pénétrer, chez Gustave Caillebotte, peintre impressionniste avant de batifoler une dernière fois avec la Capricieuse, en la chevauchant cette fois en le Pont du 18 juin.

Et c’est au bout d’une sente aménagée, que Les Joyeux Pataugas en terminent avec les 11 km de cette boucle dominicale, que Sylvie R., l’accompagnatrice arrose et que, tradition oblige, Patrick, qui comme à son accoutumé à rejoint la troupe, « babelise » !!!

A dimanche…

Monique



Savoir muscler son jeu…

Gorges et Platières d’Apremont, 10km, 77300 Fontainebleau

Les Gorges et les Platières d’Apremont, du massif forestier de Fontainebleau valent le détour !!! Voilà pourquoi, en ce dimanche matin du 21 avril, pour une énième fois, pas moins de 15 Joyeux Pataugas sont venus, malgré un temps plus que frisquet, en découdre avec ce haut lieu de la randonnée bellifontaine !!!

Et même si Les Joyeux Pataugas démarrent leur parcours via le départ du Sentier de l’Erosion, comme à notre dernière intrusion dans ces gorges, ne croyez pas qu’ils vont se cantonner qu’a ce sentier et à un copier-coller du tracé d’antan. Après si on jette, un regard sur les minois du jour, nombreux sont ceux qui n’étaient pas de la partie !!! Certes il y a quelques survivants, heureusement d’ailleurs, comme Philippe ou l’accompagnateur que j’étais et que suis encore aujourd’hui,  ainsi que quelques autres dont les noms m’échappent !!! Il est vrai, si ma mémoire ne me joue pas des tours (…allez savoir avec le fil des ans), que le dernier départ pour les Gorges d’Apremont via ce Sentier de l’Erosion, s’est fait en plein été, et que  si certains noms se dérobent, c’est qu’à cette époque les fougères sont très denses et surtout très hautes !!! Donc évidemment, vu la grandeur de certaines Joyeuses Pataugas, leur présence a été plus que mise à mal !!! Oh, j’en vois déjà qui vont crier à la misogynie, vu que je viens de cibler la gente féminine !!!  Mais, qui puis-je moi, si à cette époque, seul le crane de Philippe émergeait des fougères… alors qu’en bon accompagnateur que je suis, je me retournais pour voir si tout le monde suivait !!!  La preuve, là, en ce 21 avril,  période où les fougères commencent seulement à éclore je me retourne, et je vois toutes mes ouailles…  enfin mis à part celles et ceux qui ont déjà opté pour le pianissimo !!!  (Notez que les 2 genres ont été cités !!!) Mais bon, si ce tracé peine à atteindre les 10 km, il n’en n’est pas moins sportif !!! Et qui part lentement va surement, parait-il ??? Il faudra simplement à certains moments, que Les Joyeux Pataugas musclent leur jeu, comme l’a fait en 98, Robert, sur l’injonction d’Aimé !!! Ceux qui sèchent sur mon allusion, se renseigner auprès de Patricia !!!

En attendant, Les Joyeux Pataugas quittent cette Route du Chaos d’Apremont et bifurquent sur le sentier bleu n°6 !!!  Et oui que voulez-vous, je suis un fidèle admirateur de nos chers Denecourt et Colinet, mais attention, ce n’est pas pour autant que je vais les suivre à la lettre. La preuve, une fois passé le Carrefour du Désert, un peu plus loin, c’est une petite sente sans nom qui est choisie… pour éviter aux Joyeux Pataugas de muscler top vite leur jeu !!!  Certes, la désertion est de courte duréee, car déjà les revoilà parmi les p’tits traits bleus. Le cap est mis via la voix nord, balisée 6-6 sur la Mare aux Sangliers, avec au passage le rocher I, appelé « le Sarcophage de Velléda » !!! Velléda, «  celle qui voit », vierge prophétesse bien connue,  héroïne du roman « Les Martyrs » de Chateaubriand, publié en 1809  et qui trône au Louvre, immortalisé par Emile Corot en 1868 !!! Et oui muscler son jeu chez Les Joyeux Pataugas concerne aussi bien la tête que les jambes !!! Surtout que certaines et certains adorent dégainer des « pourquoi » assassins !!! Voilà pourquoi cher ami Jacques, il faut plaider auprès des Amis de la Forêt de Fontainebleau (AAFF) pour que leur prochain Guide des Sentiers de Promenade dans le Massif  Forestier de Fontainebleau s’enrichisse de ces informations sur les rochers, et ainsi envoyer tous ces « pourquoi » à la guillotine !!! Et si par la même occasion, il pouvait troquer dans le titre de ce guide, le terme promenade par celui de randonnée, personne ne crierait au scandale !!! On nomme rarement « promenade » si le temps consacrée à celle-ci est de 7h00, comme l’est celle justement de ce sentier 6 dans le guide !!! Après j’dis ça, j’dis rien !!! Mais attention, aucunement je dénigre ce guide,  je l’achète à chaque nouvelle parution, je ne cherche qu’à le rendre plus que « parfait » !!! D’ailleurs j’invite tous les amoureux de la forêt bellifontaine a se le procurer !!! Et cela, sans percevoir aucune royalties sur sa vente !!!

Cliquez sur l’image si vous souhaitez commander le guide

Superbe est cette Mare aux Sangliers. Il est vrai qu’avec toutes ces pluies de l’hiver, les mares du massif sont toutes simplement magnifiques !!! Un vrai régal visuel !!! D’ailleurs ce sentier bleu nous emmène vers une autre mare, celle aux Biches !!! Mais avant, deux stèles successives attirent l’attention des Joyeux Pataugas !!! La première dédiée à un certain E.Pépin, charretier décédé accidentellement. Puis, quelques mètres plus loin, dans une ancienne carrière, sur un front de taille, la seconde, une plaque apposée en 1936, par les Amis de la Forêt, vantant les grès avec lesquels le « Palais » de Fontainebleau fût construit !!! Mais… où est donc ce Palais de Fontainebleau ??? Seul, et est de renommé, le Château !!!  C’est donc là, amis lecteurs de ce récit, qu’il est temps aussi pour vous de muscler votre jeu avec ce retour arrière sur les origines du château de Fontainebleau :

De sa silhouette primitive subsiste encore le donjon, massive construction de forme carrée, et le tracé ovale de la plus ancienne de ses cours. Si le nom de Fontainebleau apparait pour la première fois en 1137, au détour d’une charte latine du roi Louis VII, sa construction pourrait remonter aux premières années du XIIe siècle, voire aux dernières du précédent. Davantage qu’un simple château de chasse au cœur de la giboyeuse « forêt de Bière » (appellation d’antan de la Forêt de Fontainebleau), ce premier Fontainebleau fut à l’origine, honoré du titre de « Palais ».

La tête et les Jambes, Les Joyeux Pataugas, non ??? 

La preuve, voyez en cet instant, comment ils musclent leur jeu en sollicitant cuisses et mollets pour gagner la crête, où une table et un banc sont là, à la fois pour qu’ils s’y posent, admirent le point de vue et bien sûr y muscler un autre coté de leur jeu, appelé officiellement la pause banane !!! Pour l’officieusement… il y a au moins plus de 10 bonnes raisons de choisir de la banane !!! Tout est choix dans la vie !!! La preuve, Philippe, préfère rendre les armes, une vielle douleur venant de refaire surface !!! Apte à se diriger, pas de souci pour qu’il regagne seul le départ !!! Et que tout le monde soit rassuré…, par texto, il a bien confirmé son retour !!! Prompt rétablissement à toi Philippe !!! A ce sujet, clin œil à tous celles et ceux, qui pour une raison ou une autre, nous font défaut… et là, pas par choix !!! Ils se reconnaitront !!! Bises à eux !!!

A peine reparti, que la guillotine sévit une nouvelle fois, lorsqu’au passage devant le rocher M, dit « La Roche de Lancret »,  le pourquoi reste sans réponse !!!  N’a-t-il pas été dit, que muscler le jeu des Joyeux Pataugas, cible tête et jambes ??? Et là, on nous prive de la tête !!! Que cette randonnée a été mal préparée !!! A qui la faute !!! Et oui amis lecteurs, être accompagnateur de randonnée n’est pas si simple… on est vite pointé du doigt !!! Mais entre nous, si un samedi soir quelque part, on vous invitait au dernier moment à savourer une Côte de Bœuf, arrosée d’un Haut Médoc, feriez-vous l’impasse pour préférer potasser la nomenclature des rochers du Massif Forestier de Fontainebleau ??? Les végétariens, les végétaliens, les non-carnivores et les férus de l’eau plate et gazeuse, vous n’avez pas le droit de réponse !!! Par contre, si le Guide des Sentiers de Promenade dans le Massif  Forestier de Fontainebleau était plus que parfait !!! D’ailleurs Monsieur Olivier Blaise, vous qui, via votre site internet www.fontainebleau-photo.fr, décrivez fort bien historiquement les rochers des Sentiers Denecourt et Colinet,  et qui, sauf erreur de ma part, êtes membre des Amis de la Forêt de Fontainebleau, pourquoi ne pas enrichir ce guide ??? Il est vrai que les 198 pages du guide risquerait d’en prendre un coup, et se balader avec 3 tomes sur les sentiers bleus, cela doit pas être une sinécure!!! Toujours cette histoire du pour et du contre !!! Pas facile la vie !!! En attendant, grâce à vous, la guillotine ne sévira pas une seconde fois, et Les Joyeux Pataugas, vont pouvoir se rassasier de culture : le rocher M dit « La Roche de Lancret » est un hommage au peintre Nicolas Lancret (1690-1743). Ils ne leur restent plus sur le tracé, qu’a muscler leur jeu avec le « pourquoi »  des roches d’Hector Dubuquoy (O), le Val des Mohicans (P) ou le Léviathan d’Apremont (Q), mais cette fois qu’ils se décarcassent un peu…, en cliquant ici, sinon mon récit de ce dimanche va trainer en longueur !!!

Quoiqu’il en soit, de lettres en lettres, de hauts et de bas et tout en musclant leur jeu, voilà Les Joyeux Pataugas arrivés à la Mare aux Biches !!! Et là encore, bellissima est cette mare, il manque juste le p’tit rayon de soleil !!!

Si Bécaud chantait que La Solitude n’existait pas, sa route, elle est bien présente !!! Et c’est pour elle, que Les Joyeux Pataugas désertent le sentier 6. La forêt de Fontainebleau regorge de sentiers, plus ou moins répertoriés, qu’il serait dommage de se cantonner aux seuls fléchés… souvent fréquentés !!! Après l’important est le respect des zones protégées !!!

Après cette Route de La Solitude, Les Joyeux Pataugas, empruntent la Route des Gorges d’Apremont, et cheminent ainsi sur une partie du TMF (le Tour du Massif de Fontainebleau). Qui sait, peut être un jour, quelques Joyeux Pataugas s’y risqueront !!! Mais pas facile à organiser, car sur les 65 km à 74 km selon le tracé, il n’y pas de traversée de villages et les bivouacs sont pratiquement interdits !!! Allez puisqu’aujourd’hui mon récit se réfèrent à quelques pages internet, je vous invite à visiter le blog… de rando sac au dos, remarquablement bien écrit,  pour vous donner une idée de ce TMF !!!

On parlote, on parlote… mais ne croyez pas que Les Joyeux Pataugas ne progressent pas sur ce tracé !!!  Certes, on ne bat pas des records de vitesse, mais est-ce le but d’une randonnée ???  Et puis, excusez mais le terrain n’a rien à voir avec un green !!! Surtout qu’ils viennent de bifurquer sur la Route des Ventes Alexandre, et qu’au bout… les attend, une longue montée tourbillonnante de marches… sans pour autant qu’elle atteigne la crête !!!  Il faudra encore fournir un effort en terrain rocheux, pour l’atteindre !!! En un mot, il va falloir qu’ils musclent leur jeu, Les Joyeux Pataugas !!! Mais ont-ils le choix ?

Imaginez ma bénédiction à ce moment-là !!!

Mais comme toujours, après un effort, il y a une cerise sur le gâteau,  et en haut, un peu plus loin trône le Point de vue des Gorges d’Apremont !!! Enfin c’est ce que je pensais… mais la cerise devait être gâtée…, attention cela ne veut pas dire que le point de vue s’est envolé, mais point de Whaou !!!   Il faut dire, qu’avec le retour de la végétation, ce point de vue perd de sa superbe !!! Et puis à cet instant de la randonnée, ,avouons-le, cela commence à tirer !!! En un mot, ils en ont plein les pattes Les Joyeux Pataugas !!! Reste un seul leitmotiv, le cul des voitures !!! Et pour que Les Joyeux Pataugas continuent à muscler leur jeu et parviennent à ce nirvana, il faut le faire miroiter ce cul des voitures,  mais tout en cachant certains points du terrain, et le conjuguer d’une certaine manière !!! Après, il est certain, que lors des prochaines randonnées, votre parole n’est plus celle de l’évangile… mais bon, c’est cela être accompagnateur quand vous vous risquez sur des tracés un brin tortueux !!! Et là, certes ils sont sortis des gorges, ont atteint la crête, mais ce n’est pas encore gagné !!! Surtout, qu’après cette douloureuse montée des marches, Les Joyeux Pataugas  se sont retrouvés sur le sentier n°6, et les sentiers bleus sont tous sauf de longs chemins tranquilles… comme la vie !!! Vous vous doutez bien donc, qu’ils ont dû muscler leur jeu… et cela jusqu’au bout… mais je vous rassure… pas de la nuit !!!

Allez Monique et Jacky, encore un effort, musclez votre jeu !!!

Et qui est là, pour les accueillir à 13h, Patrick… comme toujours !!!

Et qui pour les requinquer, un p’tit Pouilly et un Muscat de Saint-Jean Minervois !!!

Par contre… où étaient les gâteaux ???

Mesdames Les Joyeux Pataugas Patissières, il va falloir davantage muscler votre jeu !!!

A dimanche

Franck

Cliquez sur l’image pour visionner le circuit

Citation…

La forêt de Gif et le viaduc des Fauvettes, 11 km, 91440 Bures sur Yvette

A défaut d’un récit, place à John Muir, un des premiers naturalistes modernes, militant de la protection de la nature, pour illustrer ce dimanche 14 avril des Joyeux Pataugas !!!

« La randonnée est une danse entre l’homme et la nature, une symphonie des pas qui résonne à travers les vallées et les sommets, un poème écrit avec chaque foulée sur le livre ouvert de la Terre. »

… Et une de plus au compteur !!!

A travers Bois et Champs, 12,6 km, 91580 Souzy La Briche

Aujourd’hui sont présents 6 Joyeux Pataugas, y compris notre guide Audrey, petite escouade donc en ce dimanche 7 avril 2024 !!! Ce nombre si faible est-il dû à la déviation que nous avons emprunté suite à la course cycliste de Souzy la Briche pour retrouver notre point de rencontre ? A moins que notre Franck est oublié d’informer ses ouailles ou peut-être y aurait-il un bug informatique ???   « Bon Dieu ! Mais c’est… Bien sûr ! » comme le disait le commissaire  Bourrel dans la série TV policière « Les 5 dernières minutes », cela est lié aux vacances scolaires et nos mamies et papis sont sur une autre affaire  :  s’occuper de leurs petits-enfants.

Et bien entendu la parité n’est pas là. Pauvre Philippe, seul homme pour 5 femmes !!! Mais rassurez-vous, il a quand même gardé sa bonne humeur sans oublier de nous charrier quelque peu.

Nous avons été vite prêts pour le départ, un p’tit coup  d’œil à gauche, un p’tit coup à droite, et hop nous sommes dans la bonne ruelle et bien sûr, les hostilités sont là, çà grimpe !!! Nous débouchons sur une jolie chapelle, on en fait le tour et nous voilà déjà perdu, comme quoi tourner en rond n’est jamais bon !!!  Une fois le tracé retrouvé, nous nous faufilons entre des pâturages où quelques chevaux curieux nous souhaitent la bienvenue, intrigués par notre courte sur pattes. Afin d’éviter tout ressemblance avec une personne existante et présente, est citée là, notre mascotte canine, Nissa !!!

Nous voilà maintenant sur le GR 11 et oh surprise, Audrey nous a troqué la gadoue, son terrain de jeu favori, contre un petit ru qu’il va nous falloir franchir !!! Comme le Joyeux Pataugas n’a pas pour habitude de rebrousser chemin, sauf danger immédiat, vous vous doutez bien que nous nous sommes montrés braves, conquérants et aussi solidaires, vu que pour une fois, enfin selon ses dires, Audrey avait fait le repérage !!! Par contre dommage pour les  nouvelles chaussures flambant neuves de Patricia !!!

Nous continuons sur le village de Villeconin où le parvis de son église Saint Aubin est prétexte à la pose !!! Il est vrai qu’il est un peu tôt, mais pour une pause, Les Joyeux Pataugas sont toujours partants !!! Revigorés par la mythique banane, agrémentée de quelques biscuits,  nous repartons, contournons l’église, et oh surprise, cette fois sans nous perdre !!! Et nous voilà, un peu plus loin  devant les grilles du Château de la Grange de Villeconin, construit à la fin du 14ème siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi Charles VI du XIVème siècle.

Tchao Villeconin, et  après avoir passé La Renarde, nous voilà comme annoncé « à travers bois et champs » et vu qu’Audrey conduit, vous vous doutez bien, que la gadoue est là !!! Même si Audrey nous affirme être désolée, nous savions que nous n’échapperons à cette manifestation terrestre.  Le divorce entre eux sera difficile !!! Malgré tout, nous arrivons à rejoindre un autre château, tout rose, celui de Saudreville qui date du XVIIème siècle !!!  Sa couleur rose est-il le fait, que Madeleine Carroll, une actrice britannique (1906-1987), qui a racheté cette demeure en 1938, recevait Walt Disney ??? Allez savoir ??? Une chose est certaine, ce rose inspire les grenouilles de la mare de la ferme d’en face, vu leur concert !!!

Vous vous doutez bien qu’à cette époque de l’année, il est difficile de ne pas côtoyer  les champs de colza en fleurs . Après le rose, nous voilà donc parmi le jaune… odorant cette fois !!! Malheureusement avec le Bois de la Guignerie, nous flirtons de nouveau avec notre indécrottable gadoue !!! C’est donc tous « engadouillés » que nous en émergeons, et que nous amorçons une descente pour le moins caillouteuse !!! Encore un bon baptême pour les nouvelles chaussures de Patricia !!! Quand soudain,  longeant une propriété, nous apercevons la maréchaussée !!! Dommage qu’aucun de nos fils de gendarme soient présents,  on aurait eu droit à une petite causette avec l’uniforme. Quoi qu’il en soit, si cette propriété est sous bonne garde, c’est qu’elle fait partie des résidences secondaire de nos chers ou moins chers Présidents de la République.

Puis nous rejoignons via le Chemin de Sources, notre point de départ où nous prenons le temps d’admirer dans un lavoir, la résurgence de la source de La Renarde, affluent de l’Orge, qui arrive par de petits trous et forme des bulles d’eau dans les endroits sablonneux !!!

Comme à son habitude, Patrick a squeezé les kilomètres,  mais est bien présent pour les festivités culinaires à partager !!!

Allez à dimanche sous la houlette de Jacqueline, espérons que nous serons plus nombreux !!! Mais c’est pas gagné vu que les chicoufs(*) sont encore en vacances !!!

(*) Nicole Lambert, la créatrice des Triplés du Figaro Magazine, a inventé cette expression pour désigner les petits-enfants : « Chic, ils arrivent ! Ouf, ils repartent ! » D’où la contraction « chicouf ». Et certains grands-parents osent nommer ainsi la chair de leur chair.

Monique

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La Printanière 2024

La Printanière 2024, 15 km, 77710 Villemaréchal

Bravo à nos 8 Joyeux Pataugas présents à cette édition 2024 de « La Printanière » , organisée par le CCMSL (Communauté de Commune Moret Seine et Loing) avec pas moins de 1037 participants !!! Et apparement vu les huits cents mètres supplémentaires au kilométrage prévu… nos Joyeux Pataugas se sont montrés généreux dans l’effort !!! Certes surprenant, vu que Les Joyeux Pataugas, sont davantage formatés à la baisse qu’au surplus !!! Mais que les mauvaises langues ne se ruent pas à la rubrique « commentaires » en diffamant que cette rallonge est due pour avoir à un moment donné, raté le fléchage. Il est vrai que quelques fois, l’opacification progressive du cristallin prédomine dans le groupe, mais là… avec la jeunesse présente, l’oeil ne pouvait qu’être vif et perçant !!! Maintenant, vu le vent qu’il sévissait ce jour là, peut être que poussés par les rafales…, malencontreusement, ils aient loupé une embouchure !!! Allez savoir… !!! Quoiqu’il en soit, les chiffres ramenés sont éloquents la distance parcourue est donc de 15 km avec un dénivelé cumulé de 123m …et une vitesse moyenne de marche de… WAHOU …4,5km/h !!! Attendez, je regarde de nouveau le chiffre que l’on m’a rapporté !!! Je vais même téléphoner à un ami !!! Non…, non…, y’a pas de lézard, … le 4,5 km/h est bien confirmé !!! Le vent en effet, devait pousser très fort et être de dos !!!

Mais, et si… oh non ???

Avez-vous la même pensée chimérique que moi, amis lecteurs ??? Est-il possible que ces suprenants 800 mètres de rabiot, soit le fait, qu’avec ce vent fort dans le dos, nos 8 Joyeux Pataugas soufflés, osons le dire, n’auraient pas vu la ligne d’arrivée ???

Allez savoir… avec la bande d’énergumènes du jour surtout sous l’emprise de carambars et Chupa Chups !!!

A la prochaine

Franck

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Savoir nuancer et conjuguer pour randonner…

La Queue de Vache, de l’Ermitage à la Mare aux Pigeons, 11,5 km, 77300 Fontainebleau

Si au XIIe siècle, le site des Gorges de  Franchard attirait les pieux solitaires, 900 cents ans plus tard, ce dimanche 17 mars 2024 ce sont 15 Joyeux Pataugas qui pour une énième fois, viennent fouler l’un des endroits le plus remarquable de la Forêt de Fontainebleau. Surtout que depuis l’hiver dernier, l’ONF (Office National des Forêts) dans le cadre de la démarche, « Fontainebleau, forêt d’exception » a redonné une seconde vie aux paysages de ce chaos rocheux tant appréciés des visiteurs et sublimés par les artistes du XIXe siècle. Au fil des années, la croissance des pins sylvestres avait peu à peu modifié le décor de carte postale. Les grands espaces se sont reboisés, à tel point que certains points de vue avaient totalement disparu.  Et ce dimanche, si nos Joyeux Pataugas ont pu de nouveau admirer la forêt depuis le Point de vue Marie Stuart (parcelle 762), n’oublions pas non plus, que la coupe de  ces pins qui envahissaient depuis longtemps la lande au détriment des bruyères et des callunes, à fait bien d’autres heureux !!! Demandez à l’Engoulevent d’Europe, à sa copine la Fauvette pitchou, sans oublier leur camarade, l’Alouette lulu, voir le Lézard à deux raies… ce qu’ils en pensent de ce regain de biodiversité !!! Il se murmure même qu’un certain Mr Denecourt, en catimini, serait venu revoir son sentier bleu n° 7 de 1847. Une légende comme une autre de la Forêt Bellifontaine !!!

Les Gorges de Franchard vers 1860, photographie d’Eugène Cuvelier.

Quoi qu’il en soit, après un clin œil et sous les explications de Maître Jacques sur la Fontaine des Ermites, l’Ermitage, Œil des Nations et le Puit des Ermites, sur le parcours, nos Joyeux Pataugas s’en donnent à cœur joie !!! Enfin, ça, c’est votre narrateur qui vous l’écrit… Etant aussi l’accompagnateur de cette randonnée, qu’elle est issue de son tracé, qu’il est venu, la veille, la reconnaitre, et n’ayons pas peur des mots, pour la concocter aux petits oignons, il ne peut et ne veut que voir bonheur, engouement et satisfaction dans les yeux des participants !!! Certes, il bruine !!! La cape, le parapluie sont de sortie, mais Les Joyeux Pataugas sont loin d’avoir la goutte au nez !!! Et beaucoup ont la crinière au vent, excepté bien évidement Philippe et Jacques !!!  Bien sûr, les grès, sont glissants, mais ô combien de mains salvatrices, surviennent pour soutenir, aidées et encouragées !!! Aucune chute… n’a été déplorée… !!!  Oh excusez,  Kiki s’est un peu ramassée… bien sûr toujours en incognito, …mais sans le moindre bobo !!!

Et comme toujours il y a eu des hauts et des bas, mais le haut des Buttes de Franchard a été soustrait, pour mieux en garder sous le pied, et aussi pour ne pas affoler le compteur temps, vu qu’à la case P6 de la carte grise des Joyeux Pataugas, le cheval est moindre !!! Il est vrai également que le terrain n’était guère approprié à jouer les Bip Bip !!! Peut être qu’en présence de Coyote, cela aurait été une autre chanson !!! En attendant Vil, c’est pianissimo et sécurissimo que va le Joyeux Pataugas ce dimanche !!! Et puis, devant une telle palette de couleurs comment ne pas… ralentir et écarquiller grand les mirettes !!! On est loin de la nordique chez Les Joyeux Pataugas !!! Mais ils marchent et ils grimpent !!! Renseignez-vous auprès du Point de Vue du Rocher des Hautes Plaines, il vous confirmera… qu’aucun n’a manqué à l’appel à son ascension… et que le pentu de la Route Mendel a été avalé. Tout est dans « l’inspirez » et « le soufflez ». Voyez leur plaisir, au Point de Vue de Hurlement, où ils posent… ils sont tous hilares, alors qu’ils sont à peine à la moitié du circuit… mais cela, peu le savent !!!

Le Point de Vue de Hurlevent (parcelle 785)

D’ailleurs pourquoi leur dire le nombre de kilomètres parcourus ou qu’il en reste tant, c’est nuire à leur extase !!! Il est vrai que la question revient sans cesse, et que bien sûr, elle demande réponse… et réponse il y a, mais toujours la nuancer et la conjuguer !!! Surtout quand dans les minutes qui suivent, il faut affronter un dénivelé, comme celui, là qui se présentent à eux, avec la Route de Louvrard pour franchir le Rocher de Milly… Surtout qu’une fois redescendus sur l’autre versant, savoir les motiver, …en leur retranchant la Queue de Vache…, et en argumentant la regrimpette de ce Rocher de Milly, mais cette fois par la Route de Cervise… Tout est nuance et conjuguaison !!!

La Route Cévise (parcelle 784)

Et puis peu à peu, c’est irrémédiable, les voix se taisent, la troupe s’assagit. Elle est beaucoup moins volatile, ne s’éparpille plus !!! C’est l’effet Kiss Cool, où cela commence à piquer, les jambes, les cuisses, les mollets souffrent, la fatigue est là et que seul l’appel du cul des voitures sait les motiver !!!

Et pourtant, même désireux d’en finir,  au Carrefour Raymond, Les Joyeux Pataugas, saluent le majestueux Cèdre de L’Atlas et écoutent Maître Jacques vanté ses mensurations !!! Mais aussi beau qu’il soit, ce Cedrus Atlantica, ne suscite pas autant d’engouement, d’excitation, que dis-je, de surexcitation quand un peu plus loin, au Carrefour Tavannes, ils croisent ce simple panneau de bois en forme de flèche, qui indique « Parking de Franchard » !!! Comme quoi… !!!  Et là. Dans l’immédiat le pas s’accélère, la foulée s’amplifie… et c’est là, que l’accompagnateur conjugue de nouveau, profite du moment euphorique, délaisse le plus court chemin… et bifurque pour aller voir cette mare aux Pigeons !!!

Le Cèdre de l’Atlas ( à la croisée des parcelles 774, 775 et 777)

En un mot, un dimanche sans Queue de Vache, mais avec une Mare aux Pigeons et un Ermitage !!! Un deux sur trois !!!

Et puis un Ermitage, où Les Joyeux Pataugas fêtent allègrement les ans de Céline, et excusez du peu, au Ruinart !!! Même Pascaline et Patrick sont venus les rejoindre, l’une avec ses traditionnelles patisseries et l’autre avec les ananas pour un p’tit clin à Michèle, malheureusement absente !!! Même Kiki, y a été de son sauciflard, et que dire de la profusion de chocolats des uns comme des autres !!!

Les Calories

Conclusion : à celles et ceux qui pourraient être allèchés par l’aventure chez Les Joyeux Pataugas, sachez que nous sommes pas nordiques et plutôt caloriques mais sans aucune obligation !!!

A la prochaine…

Franck

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Fake News, Hoax et Intox …chez Les Joyeux Pataugas

La forêt domaniale de La Grange, 9km, 91330 Yerres

Depuis hier après-midi, une rumeur galope !!! Tweets, sms, mails et appels téléphoniques affluent chez Les Joyeux Pataugas !!!  La rumeur galopante de les avoir aperçus sur le trail La Griffon’Yerres, le dimanche 10 mars 2024 se propagent sur les réseaux sociaux !!! Même Marc Zuckerberg et Elon Musk  sont venus en personne se renseigner !!!

Les Joyeux Pataugas, pour l’instant, bottent en touche :

« Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence ».

Il se murmure malgré tout qu’en interne, une enquête est ouverte !!!

On soupçonne un détournement de la randonnée, l’activité favorite et dominicale des Joyeux Pataugas pour le trail !!! Dans le viseur du groupe, Audrey, l’accompagnatrice et son fanatisme irrépressible pour la boue !!!

Quoi qu’il en soit et afin d’éviter tout enlisement, Les Joyeux Pataugas invitent ses futurs et actuels membres à fouler les sentiers et cela dès dimanche prochain.

A suivre…

Communiqué de l’ AFP ( Agence Franck P.)

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Sacré Petit Gibus…

A la recherche d’arbres remarquables dans le massif du Coquibus, 9,6 km, 77630 Arbonne-la-Forêt

A votre avis, que se disaient nos Joyeux Pataugas présents ce dimanche, pour cette randonnée consacrée aux arbres remarquables du Massif du Coquibus,  quant au moment du départ, Miss Pissette s’en ai donné à cœur joie et que leurs premiers pas, sur le Chemin des Côtes de Courances,  se font dans un véritable bourbier ? Demandez à Petit Gibus, le bambin de « La Guerre des Boutons », le film d’Yves Robert,  adapté du roman de Louis Pergaud (1912), lui à la réponse :  

« Si j’avais su, je saurai pas venu !!! » 

Chemin des Côtes de Courances

Mais Petit Gibus, n’avait pas pensé que Miss Pissette allait vite rengainer et que le bourbier, n’allait pas s’éterniser, vu qu’il était le fruit des grumiers !!! Imaginez bien, qu’ensuite nos Joyeux Pataugas furent bien plus emballés par cette chasse aux ronds bleus menée par Audrey !!! Comme nous sommes en forêt de Fontainebleau, et ne voulant pas être redondant, cela peut agacer, …inutile de vous remettre une couche sur la signification de ces légendaires petits ronds bleus qui marquent certains arbres en Forêt Bellifontaine ??? Idem pour les ronds rouges, les flèches bleus, les M vert… ???  Tout cela ne devrait plus avoir de secret pour vous, si vous nous suivez de belle lurette ??? Et que vous soyez en forêt de Fontainebleau ou pas ??? Mais si vous avez encore quelques doutes, n’hésitez pas, venez vous promener dans les bois avec nous, bien sûr, quand le loup n’y est pas, surtout que depuis deux randonnées, Jacques, un AFF (Amis de la Forêt de Fontainebleau) gambadent avec nous, et qu’il foisonne de connaissances à partager !!!

Tiens en parlant d’arbre remarquable, en voilà un sur la gauche !!! Mince, aucun rond bleu sur son tronc,  comme quoi les goûts et les couleurs !!!  Mais d’ailleurs d’où vient le QQOQCCP  (Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi) de ces arbres remarquables… du moins en forêt de Fontainebleau ? En fait d’une guerre de clocher !!! Pas celle, entre les villages de Longerverne et de Velrans où notre Petit Gibus, celui du début, à chaque rentrée des classes, participait !!! D’ailleurs le Petit Gibus, il était de quel camp ? En attendant, la guéguerre évoquée est celle entre l’ONF et l’AAFF (Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau) associée à l’ANVL (Association des Naturalistes de la Vallée du Loing) !!! Allez pour vous la faire courte…, fixez votre attention, prenez votre élan et go… pour la petite histoire, le dénivelé est de 194 mots et 348 syllabes, donc n’oubliez pas d’inspirer et de souffler !!!

En 1968, suite à la coupe de plusieurs vieux chênes à basses ramures du Dormoir de Lantara à Apremont, de nombreuses protestations s’élevèrent de la part des amoureux de la forêt. L’ONF continua pourtant à faire abattre plusieurs arbres très anciens dans les futaies du Bas-Bréau, du Vieux Fouteau et de la Tillaie. L’indignation fut grande et répercutée par l’AAFF et l’ANVL. L’ONF demanda alors aux associations de lui fournir la liste des arbres « dont la conservation prolongée est souhaitée pour un motif scientifique, historique ou esthétique » C’est ainsi que l’AAFF, avec le dévouement de Jean Vivien, entreprit le repérage des arbres remarquables de la forêt de Fontainebleau, et plus tard des Trois Pignons et du Coquibus. Une vaste nomenclature fut établie et remise à l’ONF, l’ensemble représentant une quarantaine d’espèces différentes, et plus de 750 arbres reçurent ainsi le cercle protecteur de couleur bleu Denecourt. En 1988, les Amis de la Forêt publièrent un guide intitulé « Les arbres remarquables de la forêt de Fontainebleau », réédité en 1998. Ce guide est aujourd’hui un peu obsolète suite aux différentes tempêtes. La nouvelle version est librement consultable sur le site internet de l’AAFF (Olivier Blaise / www.fontainebleau-photo.fr)

Comme notre ami Jacques est venu, fortement documenté… vous imaginez bien, qu’aucun rond bleu n’échappe aux Joyeux Pataugas, et comme le secteur de La Junipéraie en plein Massif du Coquibus en regorge, ils sont servis !!!  Alors tour à tour, ils saluent des alignements de charmes communs partant du sol, à doubles lyres,  se pâment devant une cépée de 6 tiges de charmes communs,  admirent un chêne pédonculé coincé entre deux rochers, dévisagent un pin sylvestre aux  poches de résine,  sans oublier de jeter un regard admiratif à quelques beaux épicéas, et autres magnifiques pins sylvestres et maritimes !!! Et tout cela… sans la moindre  pissette  !!!

Des Joyeux Pataugas admiratifs et tout ouïes devant Maitre Jacques

La seconde partie de la randonnée est plus sportive mais toujours sans aucune pissette. L’attention des Joyeux Pataugas ne se porte plus sur les ronds bleus, qui se font plus rares… mais sur le sentier, beaucoup plus escarpé et rocheux !!! Ils sont sur un tronçon du GR11 d’Ile de France mais soyez-rassurés… ils n’ont aucun intention d’en faire l’ample boucle. Imaginez plus de 600 km autour de Paris !!! Alors bon vent au Mantois, au Vexin, à Chantilly, à Senlis, aux forêts d’Ermenonville et de Retz, aux vallées de l’Ourcq, à la Marne, au Petit et au Grand Morin, à Provins, à Moret-sur-Loing, à Milly-la-Forêt, à l’Hurepoix et à la vallée de Chevreuse, cela ne sera pas pour aujourd’hui !!! Cette petite portion leur sied à merveille !!! Et puis comment se lasser de cette Platière du Coquibus, magnifique quelle que soit la saison ou le sens, ou le sentier que l’on emprunte lorsqu’on la traverse !!! Ah Petit Gibus, si tu étais là !!!

Les Joyeux Pataugas, quelque part sur le GR11

C’est au Montrouget,  sur le Chemin de la Roche-qui-Tourne que nos Joyeux Pataugas laissent filer le GR11 et ses innombrables kilomètres,  et cela sans aucun regret, je peux vous l’assurer !!! D’ailleurs, il est midi passé, et ils savent pertinemment que le cul des voitures approche… c’est instinctif !!! Surtout lorsqu’il est annoncé un Chenas et un crémant de Loire, sans bien sur omettre, les surprises des fourneaux de nos randonneuses !!! Et puis, mise à part celle du départ,  plus une goutte de pissette !!! A croire que le ciel, pourtant bien maussade, s’est glissé dans une Pampers !!!

Petit Gibus, tu vois, il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler !!!

Allez au dimanche 10 mars… et encore bon anniversaire à Jany !!!

Franck

Toussotements…

« Dites 17 », 10 km, 77300 Fontainebleau

Si aujourd’hui, chez le docteur, on ne dit plus « 33 », mais on tousse, ce dimanche 18 février, pour la randonnée dominicale des Joyeux Pataugas  intitulée « Dites 17 », beaucoup ont toussé…  Il est vrai que ce sentier Denecourt – Collinet n°17, revu et corrigé,  et aménagé en cours de randonnée, pour précipitations, pas celles des Joyeux Pataugas, (cela se saurait…) mais celles qui mouillent, a eu, bien des hauts et bien des bas !!!  Et quand le dénivelé joue aux Montagnes Russes, cela toussote !!!

Surtout que dès le départ, déception lorsqu’on apprend que ce sentier bleu n° 17 n’est pas de la création de Claude-François Denecourt, ou de Charles Colinet, son successeur !!! Et oui que voulez-vous le Joyeux Pataugas ne sue pas et ne souffre pas n’importe où !!! En attendant tous les petits traits bleus de la forêt bellifontaine sont-ils pour certains, des impostures ??? En fait, les sentiers bleus « historiques », ceux du XIXe siècle que nos deux sylvains, Denecourt et Colinet ont réalisés, sont ceux numérotés de 1 à 11. Les autres, la forêt en compte 20, sont postérieurs à 1950 et sont l’œuvre de l’Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau (AAFF) qui d’ailleurs s’occupe également de l’entretien des historiques !!! D’ailleurs saluons Jacques…, membre actif de cette association, qui aujourd’hui, étrenne ses premiers pas avec Les Joyeux Pataugas !!! Simple coincidence !!! Mais laissons-là les présentations, vu que Les Joyeux Pataugas commencent à toussoter,  avec cette première grimpette escarpée et bien sur « schtroumpfée », avec comme cap Le Puits Fondu !!! Pour les puristes de ce sentier bleu, sachez qu’il a été commencé à l’envers !!!

Si après l’effort, le réconfort est plébiscité, Les Joyeux Pataugas profitent d’une intervention, de Jacques, notre AAFF, pour souffler… et surtout s’initier aux pins noirs greffés, et aux ronds bleus des arbres remarquables !!! Et oui, pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, la flore à sa place chez Les Joyeux Pataugas, comme d’ailleurs l’histoire, la preuve savez-vous quel est le point commun qu’il y entre la Route Milady et la Route Biron sur lesquelles,  cheminent successivement Les Joyeux Pataugas ???  Milady de Winter et Charles de Gontaut, Duc de Biron ont été tous les deux décapités !!! Et oui, une randonnée peut s’avérer gore !!! Mais amis lecteurs, rassurez-vous, aucun Joyeux Pataugas ne rentre étêté,  le seul couperet qu’ils connaissent c’est la grimpette !!! Et  justement en voilà une, légère et cerise sur le gâteau, au bout il y a un Carrosse !!!  Mais avouons-le, il y aurait bien eu besoin d’une citrouille, pour  transformer ce gros bloc de grès en Carrosse !!!  A moins d’avoir une imagination très fertile !!! Alors si jamais, un lecteur de France et de Navarre sait le « qui » et le « pourquoi » sur ce rocher, qu’il n’hésite pas à nous renseigner, personne ne criera à la délation !!!

En attendant, Route de Fontainebleau, attiré par les clins d’œil du Sentier bleu n°11, un vrai Denecourt – Collinet celui-là, Les Joyeux Pataugas, plongent dans l’infidélité !!! Et ce n’est pas le coté bien pentu, de la liaison 11-17, qui les retient !!! Il est souvent difficile de résister à l’appel des sens !!! Allez demander aux bananes, aux p’tits beurres, aux figues, aux Chupa-Chups et autres p’tits oursons à la guimauve qui à la cime de la pente, les poussent à la traitrise !!! 

Mais une fois, le sac à dos de nouveau sur le dos, le sentier bleu n° 11 est à son tour délaissé !!! Plein de remords sont Les Joyeux Pataugas ??? Quoi qu’il en soit, les voilà arpentant la Route de la Grande Vallée où là, commence la partie de cache-cache avec la pluie et  le concerto  en  si bémol majeur « un p’tit tour et puis s’en vont » des capes !!!

Et comme promis par risque de mauvais temps, on coupe !!! Mais qui dit coupez, dit moins de distance, mais ne dit  pas toujours moins de dénivelé surtout lorsque le terrain flirte avec Le Long Rocher !!! Et que font nos Joyeux Pataugas, Route du Haut-Mont, ils montent et descendent, ils montent et descendent… et bien sûr toussotent ou retoussotent  !!! Tout à un prix !!!

La Route de la Canepetière, guérit les râles, et comme les randonnées chez les Joyeux Pataugas sont pédagogiques, après la flore, l’histoire… voilà la faune !!!  Et cette fois  c’est notre Dom qui s’y colle, aussi à l’aise sur les ailes d’acier que sur celles en plumes !!! Alors qu’est-ce une Canepetière ???  Une fois, deux fois, trois fois ???  Selon Dom, qui n’est pas toujours le rigolo de service, la Canepetière, plus précisément l’Outarde Canepetière ou Tétrax tétrax est un oiseau, l’unique oiseau de l’espèce Tetrax !!!  C’est un des oiseaux le plus menacé des plaines cultivées en France !!! Erudit le Dom !!! Surtout que le damoiseau en rajoute une couche, avec la Route du Râle, alors que pour une fois, personne ne bougonne, proteste ou peste !!! Alors qu’est-ce un râle si ce n’est pas une protestation ? S’il vous plait, évitez moi le coté paillard, l’instant est culturel !!! Une, deux, trois ??? Allez Dom, épates-nous !!! Un râle est le nom vernaculaire donné à de nombreux oiseaux répartis dans plusieurs genres de la famille des Rallidés. Ce sont les cousins des marouettes, des talèves, des foulques, et des gallinules ou poules d’eau. Sacré Dom !!!

Permettez à votre narrateur, qui ce jour-là, était également l’accompagnateur de cette randonnée, de faire son méa-culpa !!! J’avoue avoir profité du total éblouissement des Joyeux Pataugas devant le savoir de Dom, pour bifurquer à gauche, en me disant, une de plus, une de moins, ça n’a pas d’importance !!! Résultat : le Rocher des Princes a été gravi et redescendu, certes en toussotant !!! Merci mon Dom !!!

Et de vous à moi, personne ne toussote arrivé à la troisième mi-temps !!!

A dimanche prochain  

Franck

La Beauté du Doute…

De Saint-Assise à Seine-Port, 9 km, 77240 Seine-Port

Quand Dame Nature sème des désaccords

Où nous pousse nos pas
Quand le dimanche matin arrive
Où se cache le chemin
Il y a tant de choses qu’on ignore
Et pourtant, notre destin
L’accompagnateur l’a entre ses mains
Mais a t-il choisi un tracé sans ratures
Ou aller et venir et suivre l’aventure
Boussole, carte et GPS jouent des certitudes
Mais faut-il encore connaître le coin
Surtout lorsqu’on sait que Dame Nature y sème des désaccords
Et qu’on revient sur nos pas !!!

Alors ne demandez pas où se trouve le bon chemin
Même si chacun à le sien, personne ne connait la route
Et c’est la beauté du doute
A la première impasse donne à ton tracé d’autres chances
Personne ne connait d’avance, l’aventure d’un dimanche
Et c’est la beauté du doute

Où mènent tous ces chemins, où fini le ciel
Qui nous écoute le long des routes quand nos voix se mêlent
On marche sur une mélodie joyeuse
On avance vers je ne sais où
Le départ nous suit, on le voit de loin
Mais bien caché, l’arrivée nous guette !!!
Alors si quelque fois
il nous faut rebrousser
C’est toujours pour le meilleur chemin
Il en faut des errances, des pas qui dansent
Pour comprendre à la fin
Qu’il existe plusieurs chemins

Alors ne demandez pas où se trouve le bon chemin
Même si chacun à le sien, personne ne connait la route
Et c’est la beauté du doute
A la première impasse donne à ton tracé d’autres chances
Personne ne connait d’avance, l’aventure d’un dimanche
Et c’est la beauté du doute

Rien ne sert de savoir
Place à l’aventure
On verra plus tard
Ce que notre dimanche sera
Personne ne connait son histoire
Le récit on l’écrit bien plus tard
Ce qu’on écrira demain
Personne n’en sait rien !!!

Alors ne demandez pas où se trouve le bon chemin
Même si chacun à le sien, personne ne connait la route
Et c’est la beauté du doute
A la première impasse donne à ton tracé d’autres chances
Personne ne connait d’avance, l’aventure d’un dimanche
Et c’est la beauté du doute

Alors ne demandez pas où se trouve le bon chemin
Même si chacun à le sien, personne ne connait la route
Et c’est la beauté du doute
A la première impasse donne à ton tracé d’autres chances
Personne ne connait d’avance, l’aventure d’un dimanche
Et c’est la beauté du dout
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Franck (inspiré de la chanson de Florent Pagny « La Beauté du Doute »)

La ruée vers l’or !!!

La Fontaine Saint Thibault, 11 km, Boussy-Saint-Antoine (91800)

Ce dimanche 11 février, pas moins de 18 Joyeux Pataugas dont 2 nouvelles, Annick et Christine, à qui bien sûr nous souhaitons la bienvenue !!! C’est donc 36 petons décidés, et 8 petites pattes, Nissa et Oggy étant des nôtres, qui vont longer la rivière l’Yerres, affluent de la Seine.

Et nous n’allons pas être déçus, ce parcours est plein de pépites !!!

Sylvie, notre accompagnatrice, après quelques rappels de sécurité, vu que le Joyeux Pataugas peut quelque fois, mais toujours par intermittence, avérer dissipé, nous explique, alors que nous sommes face à la mairie de Boussy-Saint-Antoine, qu’autrefois ici naquit le peintre et graveur d’André Dunoyer de Segonzac (1894-1974) !!! Pour celles et ceux qui ont dû mal avec l’art des pinceaux, il est le principal représentant du réalisme traditionnel !!! Quant au réalisme du portail de la mairie, il est issu du Chateau-Neuf du Bourg d’Etiolles, qui à sa démolition s’est vu racheter sa grille !!! Le Bon Coin sévissait déjà à cette époque !!!

Nous voilà maintenant dans le parc botanique et nous découvrons notre première pépite, une grotte malheureusement un tantinet très humide, où d’ailleurs personne ne veut s’y risquer !!! Mieux vaut garder le pied au sec, voilà pourquoi, toute la petite escouade emprunte un détour vers une autre pépite, le Vieux Pont !!! Depuis plus de cinq siècles et demi, le Vieux Pont permet de franchir l’Yerres,  » la Capricieuse », à pieds secs, le long de la chaussée pavée de l’ancien gué, guère guéable aujourd’hui. Quatre arches reposent sur des culées épaisses renforcées de contreforts; une cinquième et une sixième, plus petite, bien à l’écart des trois autres, donne le passage des eaux, étales en rives gauche, lorsque la rivière est en crue.

Bon et si nous passions aux choses sérieuses…mais avons nous le choix ??? Quoi qu’il en soit il va la falloir le grimper ce premier dénivelé qui longe ce centre commercial !!! Heureusement vient immédiatement après une descente qui nous mène à une autre pépite, le Moulin de Jarcy et sa roue à aubes !!! Ce moulin à céréales de 1260 faisait partie du domaine de l’Abbaye, il a été transformé en auberge lorsque le rail est arrivé !!! Aujourd’hui il est en location de salles, si jamais vous voulez organiser une réception pour l’éloge des Joyeux Pataugas, n’hésitez pas, nous serons là !!! En attendant, avec une rivière de l’Yerres des plus calme,  les canards, les oies bernaches, les foulques en font un lieu paisible et bucolique.

Puis nous passons devant l’Abbaye pour tourner sur la sente de la Cote de Jarcy qui passe à travers les prairies d’un centre équestre où quelques chevaux paissent tranquillement. Puis nous suivons le Chemin de l’Etang et nous retrouvons notre « Capricieuse » mais aussi une de ses petites cousines, La Rigaude qui nous ravit avec sa cascade !!! Certes rien à voir avec les Chutes du Niagara à moins d’avoir une imagination débordante !!! Mais nous la prenons comme une autre pépite et la fourrons dans notre sac !!!

D’ailleurs en voilà une autre pépite La Closerie Falbala, œuvre du sculpteur et plasticien Jean Dubuffet !!! Un jardin clos de murs peints en blanc avec des traits noirs dont certains font 8 mètres de hauteur,  avec une villa en son centre … et classé monument historique en 1998 !!! Si vous voulez vous confronter à l’apogée de l’Hourloupe… et à l’art brut, passez-y !!!

Les pépites commençant à peser, il est temps de reprendre des forces et quoi de mieux que la pause banane enfin celle du pain d’épices de Jocelyne, des cacahuètes de Gilles et des carambars d’Annick et Christine !!!

Quittons les bords de notre « Capricieuse » et entrons dans l’urbanisation de beaux pavillons !!! Nous sommes à la limite du département du Val de Marne… quant une cour étroite aux décorations de Noël vient nous surprendre !!! Allez vu que Noël est derrière nous, vu le boulot accompli, vu le coté burlesque, allez hop dans le sac à pépite même si un peu plus loin, nous commençons à nous interroger sur nous-même ? Voilà qu’après l’ambiance de Noël, sur un sentier à travers bois, nous croisons un bouc blanc installé dans un fauteuil devant une maison !!! Il ne lui manque que la pipe et le chapeau de paille !!! De plus il nous reluque !!! Est-ce l’effet Closerie Falbala ??? Allez savoir…

Heureusement, nous retrouvons notre sérénité en retrouvant l’Yerres que nous quitterons plus d’ailleurs !!! Et bien sûr, voilà une nouvelle pépite avec le Moulin de Rochopt !!! Pour son histoire imagée, continuez la sente…, bifurquez à droite et cliquez « ici ».

Un peu de Street Art, pour nous rappeler que nous sommes en 2024 et en zone urbaine même si notre chemin nous fait passer devant une ancienne ferme briarde composée de bâtiments autour d’une vaste cour rectangulaire que nous traversons pour arriver enfin devant la Fontaine Saint Thibault !!! Fontaine que de nom, car ce qui trône devant nous, est en fait un petit bassin circulaire fermé dont les eaux de sources recueillies et canalisées dans un conduit de pierres sèches sur 16 km alimentent le bourg en eau. Alors pépite ou pas cette fois ???

Une chose est certaine, la pépite gustative est là. Comme à l’accoutumé, d’ailleurs pourquoi changer les bonnes habitudes, le pique-nique clôture cette matinée dominicale. Même les petites nouvelles sont de la partie, et au menu vin chaud et gourmandises sucrées !!!

Tchao et à dimanche prochain !!!

Monique

Sur un air de déjà vu…

Le Château de Baville et le bois de Boulay, 9,5 km, 91530 Saint Chéron

Ce dimanche sur le parvis de la gare de Saint-Chéron, nombreux sont Les Joyeux Pataugas à se dire, même ceux qui flirtent de temps à autres avec la perte de mémoire, que cette randonnée allait se jouer sur un air de déjà vu !!!
La seule différence notoire, c’est le chef d’orchestre !!! Aujourd’hui est à la baguette Audrey alors qu’il y a à peine un an, au pupitre officiait Jacqueline !!!
Notons également que le temps était différent, rappelez-vous le 5 mars 2023 : ça caillait, çà pelait, il faisait un froid de canard, et un vent à décorner les cocus !!! Alors que ce dimanche 28 janvier 2024, il gèle !!!

Permettez- moi ce petit aparté : si un jour un autre Herbert Von Karajan nous rejoue cette partition, il serait sympathique qu’il change de saison !!! Mais bon qu’il ne se précipite pas non plus… on a le temps !!! Pour l’instant, accordons-nous avec ce -1°, ce froid sec, l’absence d’Eole et allons-y pour cette symphonie !!!

Malgré tout, nous sommes 14 Joyeux Pataugas présents, tous bien emmitouflés, sans oublié, notre mascotte NISSA toujours fidèle !!! Normal c’est une femelle, je dis ça, je dis rien ou alors c’est peut être parce que je me prénomme Monique !!! Quoi qu’il en soit, solidarité féminine ou pas, les autres canidés, bien sûr des mâles, présents lors d’autres randonnées, on n’en voit pas la queue d’un aujourd’hui !!!
Mais revenons à notre parcours, qui commence par une grimpette dans les rues de Saint- Chéron avec quelques passages via des sentes qui se présentent comme de véritables coupe-gorges !!! Et cela pour arriver à l’ancien cimetière et ensuite au nouveau, où personne ne veut y aller, du moins pas encore, sauf Jany , enfin pour y trouver peut être des toilettes !!! 

Juste un second aparté : nos chaussures sont toujours impeccables, je dis cela, je dis rien !!!

Nous voilà à l’orée d’un bois que nous traversons !!! Et à sa sortie, s’offre à nous, un spectacle féérique sur les champs où Dame nature a déposé sur le sol, un léger manteau de mousseline blanche perlée !!!
Plus loin, se dresse sur trois étages avec terrasse, une tour quelque peu désaffectée !!! C’est la Tour Gabriel, un bâtiment situé dans un des parcs du Château de Bâville. Notre passionné d’histoire François-Noël ne peut nous en dire plus !!! N’aurait-il pas révisé ou ne veut-il pas se répèter, vu qu’il était du concert de mars 2023 ??? Est-ce un ancien pavillon de chasse ou un observatoire et pourquoi ce nom, Gabriel ??? Si une bonne âme qui lit ses lignes, veut bien nous délivrer quelques notes la-dessus…, les commentaires lui sont ouverts ??? L’interactivité est une autre symphonie chez Les Joyeux Pataugas, mais sans obligation, non plus !!!

Après avoir pris la petite route vers Les Ardenelles nous ne pouvons louper le beau châtaigner en bordure de notre parcours, malheureusement en partie calciné. Eux, Les Joyeux Pataugas ne le sont pas calcinés, la preuve ces quelques raidillons et ces descentes sur le parcours, qu’ils jouent sans la moindre fausse note !!!

Arrivés sur un large chemin pavé, notre quiétude est un peu dérangée par les rois de la pédale, dans une contrefaçon d’un Paris-Roubaix !!! Malgré l’enfer des pavés, ils filent, surement pour amoindrir leur torture !!! C’est donc, le regard fixé sur des petites fesses tourmentées que nous voilà devant les grilles du château de Bâville où, notre historien s’époumone enfin !!! Qu’il est beau, notre François-Noël dans sa rhétorique sur ce chateau du XVIIème siècle, où ils nous content, que de nombreux écrivains célèbres y ont séjourné, pour nourrir leurs inspirations tels Madame De Sévigné, Boileau, Racine !!! Il se dit même, enfin c’est lui qui le dit, que notre passionné aurait usé ses fonds de culotte sur les mêmes bancs de l’école que l’actuel propriétaire !!! Dommage que ce ne soit pas ceux d’une maison de retraite, on aurait pu peut être alors le visiter !!!

Mais pour l’instant, a défaut d’un banc, profitons de ces deux troncs d’arbres couchés, pour notre mythique « pose banane » !!! Et comme gâteaux et friandises sont de sortie, revoilà nos calories à peine perdues.

C’est donc le sac allégé mais un Joyeux Pataugas un peu plus lourd que nous repartons toujours sous la houlette d’Audrey avec …. allez savoir pourquoi, des chaussures toujours aussi nickel ???

Un petit passage au lieu-dit La Tuilerie, non pas à la fabrique des tuiles mais une carrière d’extraction du grès qui servait à fabriquer les pavés des rues et les bordures de trottoir… quand à peine arrivés sur les bords de l’Orge, ce que tous redoutions, arriva !!! Vous vous doutez bien, qu’en sachant qu’Audrey menait cette randonnée, une seule image nous est venue en tête, celle de l’inévitable gadoue !!! Il est donc temps de vous jouer le concerto « plouf, plouf, plaf, plaf » en Fa Majeur de nos chaussures !!! On a même failli perdre Jany dans cette fange et on ne sait même pas comment Nissa a pu s’y échapper. Il est vrai qu’avec la pluviométrie relativement importante ces temps-ci en Essonne, on ne peut guère y échapper !!! Maintenant ajoutez Audrey, comme chef d’Orchestre, et vous n’y coupez pas !!! Allez à sa décharge, signalons sa bienveillance ce qui nous a permis d’arriver tous sains et saufs.

Dernier aparté (enfin j’espère) : pas inquiétude pour celles et ceux qui désirent rejoindre un dimanche Les Joyeux Pataugas, nous revenons toujours sains et saufs, chez nous pas de pourcentage de perte !!!

Heureusement, une belle rencontre nous fait oublier notre marasme boueux. Le long de la voie ferrée, nous croisons deux cavalières de la Garde Républicaine !!!

Malgré tout, merci à Audrey pour cette randonnée mais dommage que les impératifs familiaux t’empêchent de pique-niquer aux culs des voitures !!! Et oui cette fois, après deux dimanches de suite à déjeuner bien au chaud, nous avons bel et bien ripaillé sur le parking de la gare de Saint-Chéron avec toujours la bonne humeur de chacun et… même pas froid !!!

Allez à la prochaine…

PS : une photo est quand même intrigante, à vous de la trouver dans l’album photo et de nous dire le pourquoi de la chose, enfin si Franck la diffuse, vu qu’il était absent bien au chaud dans sa couette, et qu’il à la censure facile !!!

Monique

Chez Monique…

Chez Monique, 10 km, 91090 Lisses

Après Ciaran cet automne, puis Ischa il y a peu, voir il y a pas si loin Bellal à La Réunion, c’est une toute autre déferlante qui s’est abattue cette fois en Essonne, plus exactement sur Lisses ce dimanche 21 janvier à 9h30 !!!  Pas moins de 28 Joyeux Pataugas sont là, en plein hiver, avec 0° au thermomètre et un temps plus que morose, pour une randonnée urbaine de 9,5 km !!! Impensable, non ??? Il est vrai qu’avec la complicité de Maitresse Monique, perchée rue de la Vanne, on l’avait joué fine, en tenant en son bec, une promesse de vin chaud en fin de randonnée associée à une visite de son village miniature !!! Vous imaginez bien que nos Joyeux Pataugas, alléchés par cette annonce, ne se sont pas fait prier pour déserter la couette !!! A moins que cet élan d’envie de gambader soit les 70% d’espaces naturels des 1040 hectares sur lesquels s’étend la commune de Lisses. On peut aussi envisager que cette forte affluence est dûe à la forte présence d’autochtones parmi Les Joyeux Pataugas… même si nombreux étaient aussi les expatriés !!! 

Quoi qu’il en soit,  on ne doit pas être loin d’un record de présence chez Les Joyeux Pataugas, enfin selon les règnes !!! Mais laissons là les guerres de souveraineté et démarrons ce tracé, vu qu’il est déjà 9h30 passé et que Marie-Claude et Océane sont enfin arrivées !!!

Surtout que nos Joyeux Pataugas amorcent la boucle par un pied de nez à Lisses, cité du Grand Paris Sud, à l’essor dynamique, avec pas moins de 7 zones d’activités dont un pôle Haute technologie, en empruntant sur  leurs premiers kilomètres, un tronçon de l’aqueduc de la Vanne et du Loing datant de 1874 !!! Et oui l’histoire…est toujours en marche !!! Déjà en l’an 752…  Lisses était là !!!

L’aqueduc de la Vanne et du Loing

Quittons le passé et allons voir ce Parc Léonard de Vinci… avec, et oui, un premier dénivelé … avec comme cerise sur le gâteau, un point de vue sur le Parc d’activité !!! Comme quoi… Lisses ou Courchevel c’est kif-kif !!! Sauf qu’au Col de la Loze à Courchevel, il n’y a pas un banc de musculation !!! Donc il vous sera impossible, comme Monique et Lyne de vous préparer pour l’Arnold Classic Welness !!!  Je sais, en les voyant on ne soupconnerait pas. Attendez de les voir en bikini !!!

Préparatifs à l’Arnold Classic Welness de 2024 au Parc Léonard de Vinci

Rejoignons maintenant ce Bois des Folies, où j’avoue, accompagnateur du jour que je suis, que je ne pensais pas tomber sur de telles folies !!! Vous vous doutez bien, moi l’icaunais, qu’en répondant à l’appel du pied de Monique, surement comme beaucoup trop alléché par le fumet du vin chaud, et rassuré par la présence  de locaux, je ne suis pas allé reconnaitre le tracé !!! Et pourtant comme Maitre Renard, intérieurement j’ai tenu à peu près ce langage :

« Hé Bonjour, belle cité de Lisses, que vous êtes jolie, que vous me semblez belle !!! Sans mentir si votre ramage se rapporte à votre plumage, le Phénix doit être votre Bois des Folies » !!!

Et bien, il aurait mieux valu que je tourne sept fois ma langue dans ma bouche, car comme tous Les Joyeux Pataugas présents, y compris les locaux, ce Bois des Folies, mieux vaut l’éviter !!! Vous me direz, c’est ce que nous avons fait, puisqu’on ne peut y accéder !!! Qu’en savais-je moi l’icaunais ??? Alors à défaut, d’y pénétrer et de jouir des sentiers qu’IGN distinguent, on n’en a fait le tour !!! Et là, vous êtes bafoué, trompé, persiflé et moqué !!! Adieu la randonnée urbaine annoncée , celle espérée, aux passages cloutés… et aux trottoirs bitumés qu’on survole en baskets immaculées !!! Et bonjour au bourbier gluant, à l’immondice gadoue !!! Et je ne vous parle pas du kilomètre en sus !!!

Le contour du Bois des Folies

Mais après réflexion, à qui la faute ? Ne croyez-vous pas, comme moi, que la faute, si faute il y a, revient aux autochtones, eux qui disposaient depuis vendredi d’un tracé !!! A quoi sert que Ducros il se décarcasse !!! Une chose est certaine, en aucun je n’ai voulu faire une Audrey !!!

Et comme, le Joyeux Pataugas à plus d’un tour dans son sac, petit concours de patinage artistique en arrivant sur Courcouronnes !!!

Séance de patinage artistique !!!

C’est en son Parc du Rondeau que certaines et certains se hissent, tant bien que mal, n’ayant pas peur des mots, à 97 mètres d’altitude !!! Là Courchevel c’est autre chose !!! Que voulez-vous difficile de résister à l’appel de la colline !!! Dommage que Jack London ne soit plus des nôtres, quel best-seller il aurait pu de nouveau faire avec cette envolée des Joyeux Pataugas !!!

Au Parc du Rondeau à Courcouronnes

Mais amis lecteurs n’êtes vous pas comme nous, alléchés par l’odeur d’un vin chaud ???

Accompagnez-nous alors « Chez Monique »  et venez, en premier lieu, admirer son village miniature qui bientôt la poussera au dehors, tellement il grandit d’années en années !!! Ensuite, et enfin, osons le dire, buvons son vin chaud, dégustons ses soupes, croquons son cake au camembert, et cela sans faire la moindre injure à la pissaladière de Jocelyne, aux sandwiches-clubs improvisés de Jany !!! Et comme Les Joyeux Pataugas ne se privent rarement de desserts, dévorons les fruits déguisés et les calissons et régalons nous de la farandole des patisseries concoctées par Monique, Pascaline et Jany !!! Et même, si « 4 heures » n’a pas encore sonné, savourons la brioche de Noëlle, faite au Thermomix, n’oublions pas que nous sommes à Lisses, …pôle de haute technologie !!!

Elle est pas belle la vie ???

Franck

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Le fou n’aime pas la marche

Le Val d’Aulnay, 11 km, 92290 Chatenay-Malabry

« Le fou n’aime pas la marche.;;

Pourquoi ?

;;;Parce qu’il la rate. » (R.Devos)

Et bien, pas une seule ratée pour Les Joyeux Pataugas présents ce dimanche, en cette première 2024 !!! Et cela sur 11 kilomètres, sur les communes de Chatenay-Malabry et Le Plessis-Robinson, que notre accompagnatrice du jour Sylvie R., à bien chargé en dénivellation !!! Pas moins de 210 m… mais, sans aucune marche loupée, il n’y a donc point de fou dans notre groupe, encore que… en creusant !!!

Mais, avouons-le,  raté il y a eu… et cela au départ !!! Mais il vous faudra attendre la fin du récit… une manière comme une autre pour celles et ceux qui sautent des lignes !!!

Pour le moment,  traversons ce Parc de l’Aigle-Blanc (nom du château d’Aulnay aujourd’hui disparu), et passons devant la Maison de Chateaubriand (1768-1848), ce pionnier du romantisme qui semble avoir  inspiré notre François-Noël à qui vous pouvez demander, seulement, par voie épistolaire, la vie de l’écrivain, par téléphone il n’y a personne au bout du fil, allez connaitre la raison !!!

Puis survient  la première  grimpette avec des marches, des escaliers, puis des marches… en un mot, on monte, on grimpe, peu importe les termes, c’est nous qui trinquons  !!! Mais reconnaissons le, c’est aussi une bonne mise en jambes pour parcourir ce parc de la Vallée aux Loups  avant qu’on ne débouche sur l’urbanisation de la ville du Plessis-Robinson, lieu d’enfance de nos trois Delaveau !!!

Belle découverte que cette ville !!! Elle a connu depuis 1989,  un embellissement avec notamment, la Cité Jardin, des bâtiments construits de type néo-haussmannien avec leur jardins familiaux-centro et leurs allées sinueuses qu’enjambent une rivière artificielle bucolique via de jolis ponts en pierre et en bois agrémentés de kiosques.  Imaginez-vous que nos 3  Delaveau n’ont rien reconnu… il est vrai qu’il y a belle lurettes qu’ils ne jouent plus à la marelle ou aux billes !!! Mise à part le nom de leur rue, la rue Raye Tortue, dont l’origine serait due à la forme sinueuse de la Raie tordue, reste à savoir de quelle raie parle-t-on…, le dépaysement a été total !!!

Comme au début du récit, il a été annoncé 210 m, reprenons les marches et allons découvrir le Bois de la Solitude où se dresse les ruines d’un château, propriété de l’Education Nationale. Son histoire nous révèle  qu’il a servi de refuge aux jeunes filles mineures enceintes de1972 à 1976. On vous rassure, pour une fois François-Noël et Dominique n’y sont pour rien !!! Sachez que ces jeunes filles et leurs manifestations,  sont en partie à l’origine de la libéralisation de la femme : émancipation (21 ans à 18 ans)- réintégration dans la formation scolaire initiale.

Après la traversée du Bois de la Garenne, nous arrivons au lac Colbert. Cette retenue d’eau creusée en 1682 sur ordre de Colbert, ministre de Louis XIV, servit à alimenter les fontaines du Parc de Sceaux.

Comme toujours, vient la pause « bananes » sur laquelle, nous nous attardons peu, vu les -2° au thermomètre !!!  Rapidement nous faisons un passage dans le cœur de la ville avec sa mairie et son église Saint Jean-Batiste où les cloches à toutes volées nous signalent qu’il est déjà midi !!!

Arrivés au Parc Henri Sellier, d’une terrasse nous admirons un beau point de vue sur la Vallée de la Bièvre et sur le Parc des Sceaux, malheureusement sous trop de grisaille !!!

Retour par le Parc de la Vallée aux Loups et le Parc de l’Aigle et, malgré un creux au ventre collectif, nous décidons, d’un commun accord, de visiter l‘arboretum fermé à notre arrivée… et qui est… le raté du départ !!! Déçus ??? Si oui… allez-vous faire cuire un œuf !!!

Dans cet arboretum crée par les pépiniéristes Croux comme devanture de magasin, il existe un parcours avec glacière, pavillon mauresque et un nombre d’arbres remarquables dont le plus exceptionnel est le cèdre bleu pleureur de l’Atlas à l’origine de tous les cèdres de cette variété.  Quel beau lieu !!! A refaire aux beaux jours. 

Puis retour sur l’Essonne, où là, point de marche, plus de dénivelé  mais une course, pas à l’échalotte mais à la fève chez Lyne et Pascal !!!

Par contre motus et bouche cousue pour celle ou/et celui qui ont été sous la table, comme d’ailleurs pour les têtes couronnées !!!

A dimanche… pour une double visite de mon village !!!

Monique

La Der 2023…

Maincy, 11 km, 77950 Maincy

On a beau être icaunais depuis le 20 décembre avec moult choses à défaire, à faire, à refaire dans des lieux inconnus  que seuls ceux qui ont un jour déménagé plus de 38 ans DE vie connaissent, on ne pouvait malgré tout passer sous silence la der des ders de 2023 des Joyeux Pataugas !!! Et c’est à Maincy, premier village d’Ile-de-France à recevoir le label « Petite cité de caractère » fin 2022, qu’est joué ce dernier acte !!! Et pour cette der, deux petits nouveaux sont là, Miss Audrey et Sieur Jacky…  Ajoutez un noyau dur d’anciens, notre maintenant fidèle bulgare, Ralitsa… et vous avez là, pour cette boucle maincéenne, une belle brochette de fin d’année, conduite par Sylvie R. Et bien sûr cela démarre sur les chapeaux de roues… mais pas dans la bonne direction !!! Désolé Madame rue Horace de Choiseul, Les Joyeux Pataugas n’honoreront pas votre bitume !!!  Surtout n’en veuillez pas à la rue Bordière et ensuite à l’allée Michel Lucas qui elles, recueillent leurs pas tant convoités !!!  Sachez que chaque dimanche matin, nombreux sont les sentes, les chemins, les rues… et autres passages de France voir de Navarre qui espèrent voir Les Joyeux Pataugas venir les fouler !!! Rangez votre déception, soyez déjà fier de leur choix de votre commune et regardez les, s’éloigner au loin dans le brouillard !!! 

Et les voilà déjà, déambulant sur le sentier du Milieu la Plante Bardon, avant de traverser la rue de Melun et s’enfoncer sur le chemin des Meuniers… puis celui des Mécontents, alors qu’aucun grief ne fuse sinon ceux de leurs chaussures de randonnée qui une fois encore, auront droit, pour cause de flirt trop poussé avec la boue, à un brossage énergique à leur retour au bercail !!!

Et de chemins en sentiers, l’Almont (*) les accueille, puis le Hameau de Trois-Moulin, où là, près des vestiges du Moulin d’en Bas, surgit, comme par enchantement, Paul Cézanne ou du moins le Pont de Cézanne, peint entre avril 1879 et mars 1880 et qui maintenant trône au Musée d’Orsay !!! Mais si en novembre 2021, Les Joyeux Pataugas avaient posés dessus, là… il est interdit d’accès !!! D’ailleurs, puisque la période des vœux est toute proche, j’invite les Pouvoirs Publics et autres consortiums à mettre tout en œuvre pour  protéger, restaurer et sauvegarder ce pont qui va malheureusement de décrépitude en décrépitude au fil des années !!!

Le Pont de Cézanne

Si un p’tit coup de gueule cela fait du bien, ça creuse aussi… et comme, il est 10H30 passé, rien de mieux qu’une pause banane du côté du Champs des Grillons !!!

Comme souvent à cette époque, on ne s’y attarde guère, la fraicheur n’étant pas compatible avec le surplace !!! Comme d’ailleurs la randonnée au milieu d’oranges armées !!! Pourtant nous nous y risquons… sans peur, ou du moins avec une inquiétude maquillée… Mais notre présence semble avoir été bien distillée et ce n’est qu’au bas du chemin des Delayaux, près du déversoir du Bassin de la Poële du Château de Vaux-le-Vicomte, cher à Le Nôtre, pas le pâtissier, l’autre, que la battue résonne !!!

A défaut du Pont de Cézanne, c’est sur le Pont Delayaux qu’on immortalise cette der… mais aussi pour montrer les absents… qui bien sûr ont toujours torts et de mauvaises raisons !!! Un clin d’œil à la Maison des Carmes, victime de la jalousie de Colbert !!! Pour le petite histoire je vous invite à aller lire le récit du 7 novembre 2021, en cliquant ici, enfin pour celles et ceux qui aiment les histoires… enfin les vraies histoires !!!  

Sur le Pont Delayaux

Quoi qu’il en soit, Les Joyeux Pataugas sont de retour à Maincy… et déjà beaucoup se frottent les mains, vu que le clocher de l’église est face à nous et que l’incontournable cul des voitures est juste à coté !!! Et bien non, ce n’est pas connaitre Sylvie R., un tracé reste un tracé… et la règle, le suivre, n’est-ce pas Madame rue Horace Choiseul !!! (Cela pour celle et ceux qui suivent !!!)

Laissons à notre regretté Jacques, nous chanter cette fin de la der 2023 :

Joyeux Anniversaire Sylvie !!!

Vous avez voulu voir Maincy

Et on verra tout Maincy

Vous avez voulu voir le chemin des Carrières

Et on a vu le chemin des Carrières

Vous avez voulu voir la rue du Four

Et on a vu la rue du Four

Vous avez voulu rentré au cul des voitures

Et on a revu l’Almont

On a voulu coupé

Et on a revu la rue des Moulins

Comme toujours…

Mais on te le dit

On n’ira pas plus loin 

Mais on te prévient Sylvie

On veut ce que tu nous as promis

Fêter tes piges

S’abreuver à tes litrons

Sans choper une musette

Et regagnez nos maisons 

A bientôt, en 2024 !!!

Franck

(*) L’Almont est une rivière française qui coule dans le département de Seine-et-Marne. C’est un affluent de la Seine en rive droite.

Cliquez sur l’image pour voir le circuit

A l’image des Joyeux Pataugas…

Etampes, 9,5 km, 91150 Etampes

Vous les verrez parfois partir de bon matin,
Avec leur sac à dos, dans un très grand tapage !
Ils prennent le sentier en joyeux équipage,
Peut-être pour ce bois qui mène au Cotentin ?
 
Ils ont tracé la veille un bel itinéraire
Et quel que soit le temps, à travers les forets,
Les plaines et les bois, ils marchent guillerets
Tout en forçant le pas pour respecter l’horaire…
 
Quelques-uns uns vont par deux sur le chemin pierreux,
Ils se tiennent la main, cueillent la pâquerette…
Le cœur à l’unisson et l’âme guillerette,
S’embrassent tendrement comme des amoureux !
 
Ils auront parcouru de l’Est à l’Aquitaine,
Des plaines de l’Alsace aux neiges de Giron
Ce beau pays de France, et du fier Lubéron
Gardent le souvenir d’une belle fontaine…
 
Rien ne peut les stopper, pas même les ruisseaux.
A l’heure du repas, ils s’offrent en partage
La bouteille de vin qu’on sort du paquetage,
Et déjeunent bien gais sous l’ombre d’arbrisseaux !
 
Ce sont de grands enfants qui la lèvre gourmande
Goûtent un bon fromage à l’abri du couvert.
Sur l’herbe ils écoutent la chanson du pivert,
Quelque part dans un coin de la Suisse normande…
 
Et lorsque le soir vient, un coup de Beaujolais
Suivi d’un dîner chaud près de la cheminée,
Font oublier la marche et la dure journée
Quand ils devaient grimper sur les monts du Valais !
 
C’est un instant de grâce et de chaleur humaine,
Un besoin d’être ensemble et de fraternité…
Mais il faut regagner ce monde tourmenté,
Car c’est bientôt la fin de la belle semaine !
 
Et chacun va sa vie, espérant que demain
Nous nous retrouverons, laissant nos habitudes,
Pour partir à nouveau, loin de
nos solitudes
Les chaussures aux pieds, vers un autre chemin…

« Vers un autre chemin » poème de V.J.P http://cheminotsrandonneurs.wifeo.com/

Remuez-vous le popotin…

De La Roche Sidonie Mertens au Mont Fessas, 11 km, 77300 Fontainebleau

Savez-vous que, outre les 11 Joyeux Pataugas, présents ce dimanche 3 décembre sur le parking de l’Ermitage aux Gorges de Franchard à Fontainebleau, sont venus aussi… les premiers flocons de neige !!! Ajoutés au temps plus que frisquet qui règne  sur la région depuis quelques jours, vous comprendrez pourquoi certaines et certains… ont botté en touche, soit dès hier au soir ou tôt ce dimanche matin !!!  Il est vrai que la couette à des arguments !!! Surtout dés qu’on est deux !!! Maintenant être 11,14, ou 15… ce n’est pas le nombre qui fait la qualité !!! Mais bon, il y a certains minois qu’on aimerait bien revoir !!! Donc Joyeux Pataugas, un peu de motivation en cette période hivernal !!! Le mot d’ordre cet hiver sera : « Remuez-vous le popotin » !!!

L’Oeil des Nations (1969) aux Gorges de Franchard

Surtout que sincèrement, les flocons ont été très timides et plus que ponctuels !!! Quant au froid, on l’oublie vite… en marchant !!! Peut-être un peu moins, sur l’Œil des Nations, lieu de notre vrai départ où trônent également, Le Prieuré Notre Dame de Franchard, l’ancienne tour de surveillance des feux de forêt, aujourd’hui reconvertie comme antenne de télécommunication, et toujours l’entrée de l’ancien Restaurant de Franchard, sur lequel le Centre Ecotourisme a été érigé !!! Pour les  nostalgiques, ou pour celles et ceux qui ignoraient la présence d’un restaurant, voilà son histoire !!!

Cliquez sur l’image pour lire l’histoire du Restaurant de Franchard

Alors, ce popotin, on se le remue ??? Et quoi de mieux pour cela que cette Route du Fourneau David qui nous tend les bras !!!  En route pour 11 km, de Franchard aux Rochers et Platières des Gorges du Houx, en passant par Les Ventes des Charmes, La Fosse à Râteau, La Tête d’Âne, La Faisanderie et Le Mont Fessas !!! Un sacré programme, non ??? Trop tard pour celles et ceux qui comptent sortir seulement maintenant de sous la couette, il fallait vous le remuer avant le popotin !!!

Surtout que, qui est allé saluer, le Chêne Jupiter ??? Les 11 popotins qui ont voulu se le remuer bien sûr !!! Certes, il ne respire plus la santé, le chêne pas les popotins, mais bon, il est quand même là depuis un lustre !!! Et sincèrement, avoir trépassé en 1994  après 680 ans de vie, et être encore autant majestueux et droit comme un i, chapeau bas  !!!  Et pour une telle conservation, il ne fait aucun doute, que le popotin, le Chêne Jupiter devait se le remuer !!! La preuve !!!

Voilà pourquoi, nos Joyeux Pataugas vont  encore se le remuer et surtout l’élever le popotin, du côté de La Fosse à Râteau, parcelle 284, là où Sidonie Mertens, un 8 mai 1867 a été assassinée !!!  Mais soyons honnête, seul 6 popotins vont se remuer, car l’accès au bloc de grès commémoratif dédié à Sidonie Mertens, est digne d’un parcours du combattant du GIGN !!! Mais les 6 y parviennent et important, en ressortent également !!! Et pas toujours les plus véloces !!! Comme quoi, il ne faut pas se fier à un popotin, quel qu’il soit !!!

D’ailleurs, il est temps qu’ils se posent les popotins, c’est l’heure de la pause banane… et quoi que mieux qu’un beau tronc …couché bien sûr !!! L’héroïsme c’était pour Sidonie Mertens !!!

Tiens, saluons Sieur Denecourt, à la sortie de la pause, voilà nos Joyeux Pataugas sur un sentier bleu, celui de la jonction 6/7,  des Gorges d’Apremont (sentier n°6) aux Gorges de Franchard (sentier n°7). Inutile de vous préciser, enfin pour ceux qui suivent les aventures des Joyeux Pataugas, que les sentiers bleus sont des sentes totalement proscrites à celles et ceux qui refusent de se remuer le popotin !!! Encore que là, Les Joyeux Pataugas vont sur La Faisanderie, et qu’aucun chaos rocheux est présent !!! Il est vrai qu’après, ils auraient pu aller chercher le sentier bleu n°7 du côté de la Maison Forestière de Fleury, et ainsi s’attaquer aux hauteurs du Mont Fessas !!! Mais apparemment l’accompagnateur veille et ménage les popotins, car certes, il faut les pousser à se remuer, mais aussi savoir les sauvegarder… et reconnaissez qu’ils ont déjà donné les popotins depuis Franchard !!! Pas tous il est vrai !!! Et comme vous le savez tous, il faut toujours en garder sous le coude… surtout que le final des 11 popotins pré sents et valeureux du jour, osons le dire, se passe dans les Gorges du Houx !!!

Voilà pourquoi leur sauvegarde à lieu sur la Route du Coq, juste après une petite sente pendu, pour travailler le renfort . Ce n’est qu’au niveau de  la Baignoire du Chasseur Noir (rocher Y), que Les Joyeux Pataugas rejoignent le sentier 7 et vont enfin  se remuer à tout-va les popotins !!! Et  là, tous sont de la fête… le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur, le moi, le p’tit joufflu, le grand ridé, le mont pelé…, oh pardon et mille excuses Monsieur Pierre Perret, je me suis fourvoyé sur l’anatomie !!! Quoi qu’il en soit, du Mausolée d’Harpale (rocher V), en passant par le Passage de l’antre Ferragus et la Grotte de Parjure (rocher Q), jusqu’au Requin Marteau (rocher O), ils ont joué du popotin nos Joyeux Pataugas !!!

La Grotte de Parjure

Allez un dernier effort, pour grimper au parking de l’Ermitage des Gorges de Franchard et, la voilà bouclée cette randonnée hivernale.

Allez, meilleure santé à tous les popotins du monde entier qui se remuent en hiver !!!

Popotins connus ou inconnus… à dimanche prochain !!!

Franck

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Tout vient à point à qui sait attendre…

Le Bois de La Rochette, 11,5 km, 77300 Fontainebleau

« Tout vient à point à qui sait attendre », la preuve, ce dimanche, au parking de l’Epine Foreuse en forêt de Fontainebleau à 9h00… c’est 8 Joyeux Pataugas présents !!! Quinze minutes plus tard… un de plus !!! Et à 9h30… le compte est bon… 10 Joyeux Pataugas !!! Ah ces GPS !!! En un mot, un départ qui a eu dû mal à accoucher !!! Mais à 10, adieu les forcepts, … il est temps d’aller biberonner sur ce Bois de la Rochette !!! Surtout que ce matin, il fait frisquet…les premiers frimas sont là et les mimines sont au bord de l’onglet !!! C’est Miss Sylvie R. qui mène la danse… D’ailleurs nous voilà déjà bifurquant sur la Route d’Aquitaine. Un couple de petits nouveaux est venu nous tester… Prions qu’avec ce départ tronqué, ils se montreront pas trop critiques !!! Mais bon, Les Joyeux Pataugas ont assez de cordes à leur arcs, pour palier à quelques ratés !!! La preuve, au Carrefour des Pins, devant la Croix du Calvaire Saint Marie, Sylvie décoche la flèche de la randonnée culturelle !!! Malheureusement, le narrateur que je suis, n’a pas vraiment prêté l’oreille à son discours… ( j’entends déjà des voix qui vocifèrent « comme toujours » !!! ). Quoi qu’il en soit, afin de palier à ma déficience, j’ai déjà envoyé un sms à notre accompagnatrice afin de satisfaire votre curiosité !!! Maintenant en attendant la réponse de mon SMS, savez-vous que sur la multitude de croix qui hante la forêt de Fontainebleau, seules deux sont de caractère religieux !!! La croix du Calvaire sur le Sentier Denecourt n°2, qu’Audrey nous a fait décourvir le 30 juillet dernier, et celle-ci, que Sylvie R. e nous à conter, dires que j’aimerai sincèrement vous faire partager… si Sylvie R. répondait à mon message !!! Il est vrai que j’aurai pu lui téléphoner ou appeler un ami !!! Mais, n’oublions pas que « tout vient à point à qui sait attendre » !!!

Amis lecteurs, tout le monde suit ???

Oui… ???

Alors les autres croix de la forêt de Fontainebleau, elles vénèrent quoi selon vous ??? Si je dois attendre, comme le SMS de Sylvie, envoyé ce mardi, jour de la rédaction de ce compte-rendu à 17h37 et toujours sans réponse là à 18H01, mieux vaut que je vous renseigne sur-le- champ. En fait, l’explication de ces croix se trouve du coté de la chasse !!! Et notamment la chasse à courre !!! Mais nous y reviendrons !!! En attendant, poursuivons notre route !!!

18h08, pas toujours de réponse de Sylvie R. sur cette Croix du Calvaire de Sainte-Marie !!! Pour celles et ceux qui sont un peu perdus, 18h08 c’est l’heure d’aujourd’hui, soit Mardi 28 novembre où à l’instant même je vous narre la rando du dimanche 26 novembre !!! Petite précision nous parlons bien sûr du mois de novembre de l’année 2023 !!! On discute, on discute…, et nous voilà déjà aux abords de Dammarys-les-Lys, en pleine forêt départementale de La Rochette, attention nous ne sommes plus au bois… et pour ceux qui peine à suivre, là, nous sommes le dimanche 26 novembre et comme nous sommes entrain de « bananer » inutile que je vous précise l’heure, enfin pour les lecteurs qui nous suivent !!!

Oh 18h16 … réponse de Sylvie R !!! Moi qui lui ai dis de faire court je suis servi. Cela m’apprendra à ne pas écouter !!! Mais j’ai trop la flemme pour recopier sa réponse, voyez son message en direct ci-dessous :

Cette Croix du Calavaire de Sainte-Marie n’a plus de secret pour vous !!! Certes, il vous a fallu un brin patienter, mais comme on ne cesse de le ressaser depuis ce dimanche matin 26 novembre, 2023 bien sûr, « Tout vient à point à qui sait attendre » !!! La preuve est là, non ??? !!! Mais revenons à nos bananes, vous vous doutez bien, vu le temps frais, que l’on ne s’est pas éternisé au carrefour de je ne sais où… D’ailleurs nous voilà déjà à la Maison Forestière de la Glandée… puis très vite, vu la foulée notoire de notre accompagnatrice, nous nous plantons au Carrefour du Chêne aux Chiens. Là, Sylvie R. nous propose le deal suivant, faire un aller-retour sur 500m sur les lieux du Tombeau aux Chiens mais que malheureusement nous ne pourrons voir !!! Simplement pour nous conter sur les lieux, l’histoire extravagante de ce tombeau !!! Vous vous doutez bien… que friands d’histoire que sont Les Joyeux Pataugas, nous avons tous crier un grand oui !!! Par contre, les 500m aller-retour c’est une autre histoire !!!

Nous nous retrouvons donc, assidus comme jamais, l’oreille tendue (même la mienne est toute ouïe !!!) encerclant notre accompagnatrice près de ce Tombeau aux Chiens, qu’en effet nous ne pouvons apercevoir, vu que la porte est close !!! Voilà ce qu’elle nous narre (*)…

A la limite de Chailly en direction de Melun par la D64 au lieudit « la Roche Cassée », une propriété entourée de murs, renferme dans son enceinte un mausolée circulaire construit vers 1870 « Le Tombeau des Chiens ». La bâtisse de style roman s’orne de corniches du même style sur une partie du pourtour.

Le portail présente plus d’intérêt : les armes des CHATEAUVILLARD sont très reconnaissables et la porte de fer assez rouillée reste très solide. L’intérieur doit être entièrement restauré. Monsieur VIDAL, le propriétaire actuel, s’y emploie selon ses moyens.

Sous le second Empire, le propriétaire était un étrange personnage, le Comte Alfred de Chateauvillard grand seigneur, possédait également le domaine de Fortoiseau, le château de Bréau et plus de 1 500 hectares de terres. Il exerçait la fonction de Veneur et élevait à la Roche Cassée chiens et chevaux. C’était un amoureux des bêtes. Il adorait aussi les grosses farces d’un goût assez macabre. Il fit un jour attaquer la calèche de sa femme par de faux bandits pour avoir la gloire de la sauver. Une autre fois, il se fit passer pour mort devant son entourage pour, ensuite, revenir comme fantôme vivant et se réjouir de la surprise.

Le comble arriva par son testament, au moment de sa vraie mort.

Il désira que la cérémonie funèbre eut lieu dans la Chapelle seigneuriale et que son cercueil fut entouré des bustes de ses dix maîtresses favorites. L’Evêque qui officiait se refusa au sacrilège. Il exigeait aussi d’être enterré avec ses chevaux et ses chiens. Jugeant leur père sévèrement, le fils et la fille du Comte attaquèrent le testament. La Comtesse plus digne, afin de ne pas choquer la moralité publique, consentit à remplacer les images desdites maîtresses par une statue sacrée de la Vierge entourée de marbres antiques.

Par l’acte du 3 février 1870, le tribunal de la Seine donne raison à la veuve et désigne Maître Cottin pour détruire les portraits maudits et témoigner des exécutions testamentaires. Le tombeau des chiens est en réalité le tombeau du Comte de Chateauvillard.

Après la guerre de 1870, le Tombeau revient à l’institution Saint Aspais. Laissé à l’abandon, le monument subira, au fils des années, des déprédations considérables et seul subsiste le gros œuvre. Fort heureusement, la propriété reprend aujourd’hui ses activités d’origine. Monsieur Vidal dirige le « Poney Club de Chailly » pour la joie de nombreux cavaliers qui viennent s’y détendre au beau milieu du site forestier. On découvre devant le Tombeau un splendide chêne plus que bicentenaire dont le fût trapu et la majestueuse ramure résista à bien des tempêtes.

Le Tombeau de la Roche Cassée reste en quelque sorte, pour Chailly, un élément de son patrimoine historique qui n’est pas prêt de s’éteindre.

Le Tombeau aux Chiens

Sincèrement ce Comte Alfred de Chateauvillard, n’aurait pas dépareillé au sein du groupe Les Joyeux Pataugas !!! Un sacré lascar !!!

Mais Nom de Dieu, voilà qu’il est déjà 12h30… reste plus que la ligne droite de la Route du Garde Chauvaud à affronter, avant de regagner nos voitures. Et là, …comme souvent, mais sans obligation et avec beaucoup de modération… il va falloir sortir le tire-bouchon !!! Et pour éponger… rien que mieux que les p’tites tomates et les bretzels de Ralitsa, le cake de Monique et le Milla façon « grand maman » de Pascaline comme dessert !!!

Tchao et à dimanche prochain… avec un vrai départ à 9h30 !!!

Franck

(*) Texte de J.P. LEFLOCH (www.mairie-chailly-en-biere.fr/?page_id=71)

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La Boucle Grivoise…

La Boucle de Boissy Le Cutté, 9,5 km, 91590 Boissy Le Cutté

Audrey serait elle partisane des liaisons dangereuses ??? Comment peut-on apprécier une telle compagnie aussi visqueuse, gluante et collante ??? Après chacun est libre de ses penchants, mais de là,  à les partager !!!

Ils ne sont pas moins de six Joyeux Pataugas obligés à la suivre ce dimanche, dans son addiction, du côté de Boissy Le Cutté. Heureusement, nombreux (trop nombreux d’ailleurs) étaient les absents, beaucoup ont dû surement voir venir l’instant de débauche et ainsi s’abstenir !!! Mille excuses à vous Yannick, la petite nouvelle (enfin la grande) du jour, de vous avoir entrainée dans cette indécence !!! Dieu sait pourtant, que depuis l’épisode de la forêt Dourdan, en début d’année, Les Joyeux Pataugas veillent à ce que notre accompagnatrice Audrey ne sombre plus dans  son égarement !!! Demandez à Monique, comment ce jour-là, elle sait retrouver les 4 fers en l’air, baignant dans une totale impudence !!! Sincèrement est-ce la vision qu’on attend d’une randonneuse, et même si c’est une Joyeuse Pataugas ??? Le pire, c’est qu’Audrey semble faire des émules !!! Déjà la semaine dernière, Jacqueline, une autre accompagnatrice, outre de nous faire mouiller, à tenter également de nous conter fleurette avec cette chose !!! Nos accompagnatrices seraient-elles devenues dissolues. Doit-on craindre le pire avec Sylvie R. la semaine prochaine ???  Maintenant… heureusement, dimanche dernier et aujourd’hui, comme à Dourdan, personne n’a vu le loup !!! Surtout que ce 19 novembre, sur les coteaux de Boissy Le Cutté, règne une atmosphère saine, même le temps est au beau fixe, après sa griserie humide des derniers jours. Et surtout,  comme le dit si bien la comptine, si le loup n’y est pas, il ne nous mangera pas !!! Donc amis lecteurs, rassurez-vous, mis à part cet épisode « gadouilleux », cher et adulé par Audrey, aucun Joyeux Pataugas n’a été mis en danger ou subit quoi que ce soit !!!  Au contraire, la petite troupe fût volontaire, dans les grimpettes comme dans les descentes !!! Maintenant il est vrai… qu’en des instants, la p’tite troupe aurait pu être tirée… vu les « pan-pan » entendus au loin, et vu comment Monique enfourchait les troncs à la ribambelle… mais là c’est une autre histoire !!!

A dimanche prochain… sans gadoue !!!

Franck

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Toute la pluie tombe sur Les Joyeux Pataugas

Bassin et Rocher de Saulx, 9 km, 91160 Saulx Les Chartreux

Toute la pluie tombe sur les Joyeux Pataugas
Et comme pour quelqu’un dont les souliers
Sont trop étroits,
ils vont de guingois
Toute la pluie tombe sur eux
De tous les endroits
A chaque instant, ils se demandent vraiment
Ce qui leur arrive et ce qu’ils ont fait au Bon Dieu
Ou à je ne sais qui pour
Qu’autant de pluie tombe, comme ça… sur eux
Mais ils se disent qu’au fond
Ils en ont reçu bien d’autres dans leur vie
Qu’ils s’en sont toujours sortis avec le sourire
Toute la pluie tombe sur Les Joyeux Pataugas
Oui mais… ils font comme s’ils ne la sentaient pas

Ils ne bronchent pas, car
Ils ont  le moral et ils se disent qu’après avoir pataugé sous la pluie…
Vient le temps du cocooning d’un dimanche après-midi
.

Franck … et pour beaucoup Sacha Distel

Le long de l’Yerres…

Menhirs et Moulins, le long de l’Yerres, 10.5 km, 91800 Brunoy

Voilà déjà presque trois semaines, que Madame « La Guernouille » joue avec nos nerfs, mais pouvons-nous lui en vouloir, vu la saison et la zone climatique dans laquelle nous résidons… Heureusement, Céline toute la semaine à danser et chanter dans son salon, pour un dimanche matin 5 novembre le plus clément possible et apparemment, à défaut d’une participation dans la prochaine édition de The Voice, elle a été entendu !!! Et désolé pour Jocelyne déjà toute emballée dans sa cape de pluie !!! C’est donc 15 Joyeux Pataugas au sec, qui sont sur le parvis de la gare de Brunoy.

Si le groupe est aujourd’hui composé de trois jeunes filles que les parents ont du sortir de leur lit, comme quoi… tout est possible avec la jeunesse actuelle, on note la présence de deux nouveaux minois venus nous tester !!! Galanterie oblige, commençons par Ralitsa, résidente à Brunoy mais qui nous vient de Bulgarie, et Fabrice, dont le rire est digne d’Eric Antoine, le magicien !!! Quant au reste de la troupe, il est constitué de fans… à voir dans l’album photo et bien sûr, Nissa, notre mascotte canine, est présente dans son capuchon jaune !!! Et c’est Audrey qui a la charge de notre joyeuse équipe… Espérons que c’est fois, elle nous évitera son pêché mignon, la boue !!!

Jour du Seigneur oblige, nous voilà passant devant l’église sans pour autant y aller rompre le pain, puis via des ruelles, c’est la Mairie… qui est longée !!! C’est alors, par l’odeur allèchée peut être, que le groupe stoppe devant une boulangerie. Qui y est entré ??? Allez savoir, on ne cafte pas chez Les Joyeux Pataugas !!!

Nous reprenons notre circuit et passons devant l’ancien château de Brunoy avant d’’aller fouler son parc. Une vieille halle en bois nous y accueille , suivi de l’Yerres, avant que les arches imposantes du viaduc de la voie ferrée se dressent devant nous !!! Et puis comme par magie, via un tunnel très coloré, nous plongeons dans le monde de Némo.

Arrivés à Epinay-sous-Sénart, après un bref passage urbain, nous pénétrons dans la forêt de Sénart, et comme toujours avec Audrey, le terrain s’avère boueux !!! Mais soyons honnête, vous avons connu bien pire sous sa houlette… et la narratrice que je suis, sait de quoi elle parle, d’ailleurs la forêt de Dourdan en rit encore à chaque aube du 8ième jour !!! Mais bon… comme nous sommes destinés à la suivre… prions pour échapper à la rebelote !!!

La forêt est magnifique avec ses couleurs automnales. Nous traversons une route pour arriver à un premier croisement où nous prenons, le chemin de Grande Randonnée Pédestre Ceinture Verte et au second le GPR Les Vallées de l’Essonne, où le terrain est bien sur « audreysien », c’est à dire gadouilleux !!! Heureusement notre accompagnatrice nous rassure, et nous prédit une suite de randonnée bien meilleure. A voir !!! Heureusement arrive la pause banane, nous allons pouvoir nous décrotter et crouter un peu !!!

A la reprise, après un passage sous un pont où des artistes ont su s’exprimer nous voilà de nouveau au bord de l’Yerres que nous traversons à plusieurs reprises via quelques ponts !!! Sur son bord, se dressent des anciens moulins transformés en habitations ou laissés à l’abandon !!! On y voit même un menhir, échappé de Carnac sûrement !!! Puis voila qu’ Audrey outre, la gadoue retrouvée, nous propose un exercice « d’accrotroncs » où il nous faut passer sur plusieurs arbres couchés !!! Sûrement des restes suite au passage de Ciaran et Domingos !!!

Puis nous arrivons à une dernière passerelle avec au dessous, une passe à poissons, un aménagement pour que les poissons continuent leur chemin face à la chute d’eau de la rivière. Puis un peu plus loin, nous longeons un lavoir à double pente de toiture, restauré récemment. Il est vrai, comme l’indique une inscription, que les eaux l’avaient pratiquement recouvert en 1978 ! Comme quoi, il faut toujours se méfier de Dame Nature !!!

A la sortie du sous-bois un héron cendré sur le bord de l’Yerres nous laisse sans voix, lorsqu’après une parade au sol, il prend son envol et se pose sur une branche au-dessus de l’eau pour de nouveau s’élancer dans les airs. Un instant certes bref mais magnifique !!!

En bordant une prairie où quelques vaches paissent, une odeur vient nous chatouiller les narines !!! Petit souvenir odorant alors de votre narratrice qui lors de notre dernier séjour en Bretagne, séjournait chez Line et Pascal, non loin d’un parc à boucs !!! Certes ici, on les nomment chèvres des fossés, dixit la pancarte, mais l’odeur reste la même !!!

S’ensuit un retour via une piste cyclable où nous manquons pas, comme toujours, de saluer et fêter nos amis les rois de la pédale comme cette petite fille qui sur son petit vélo pédale, pédale, afin de tenir la forme à son papa qui la poursuit. Nous la gratifions alors d’une ola !!! Si vous aviez vu, la fierté qu’elle affichait dans son regard à son passage !!!

Merci à Audrey et à sa bande pour ce beau parcours qui comme toujours, finit bien !!! Et apparemment les baguettes commandées sont là, en somme nous n’avons pas trainés.

Monique

Le sentier Denecourt n°3 à saute-moutons

Le Cassepot, 10 km, 77300 Fontainebleau

Un temps de chien annonçait la météo !!! Et à 9h00, au point de départ à la Croix d’Augas, il faut avouer que la « guernouille » s’est point fourvoyée , il goutte !!! C’est donc… parés pour la pluie, que 17 Joyeux Pataugas s’engagent sur le sentier n° 3 cher à Denecourt… Et qui est là à bras ouverts pour les accueillir, le pinus nigra laricio corsicana, l’arbre endémique de l’Île de Beauté !!! Donc randonneuses et randonneurs de France et de Navarre, si vous aller spécialement vous essouffler et suer sur le GR20 pour découvir le pinus nigra laricio, sachez qu’il hante la forêt bellifontaine depuis 1775, à l’initiative de Mr Duvaucel, grand maître des eaux et forêts d’Île de France !!! Comme quoi… ???

Si le parcours initial prévoyait de sillonner au travers du Rocher Cassepot, vu l’humidité qu’il règne sur la région depuis quelques jours, l’accompagnateur du jour, a été obligé de revoir sa copie… afin d’éviter quelques glissades malheureuses sur les grès. Mais ne croyez pas pour autant, que grimpette, il n’y aura pas… et que le Rocher Cassepot sera délaissé !!! Que nenni !!! Les Joyeux Pataugas vont simplement jouer à saute-moutons avec le sentier bleu n°3 dédié au Rocher Cassepot. Il y a assez de petites sentes, plus ou moins connues et usagées, en forêt de Fontainebleau pour cela. Et puis, comme il faut aussi faire du chiffre, voyez par là des kilomètres autant pour ses morts de faim que pour les « afficionados » du nombre de pas, voilà déjà ce sentier n°3 abandonné, pour la Route du Fouilloux. Et c’est par des zigs et des zags via des petites sentes, que Les Joyeux Pataugas retrouvent les p’tits traits azurs… mais cette fois numérotés 12-15 !!! Pour les néophytes, sachez que lorsque vous marcher sur un sentier bleu numéroté sur 2 chiffres séparés d’un tiret, vous êtes sur une jonction de deux sentiers bleus, qui rejoint l’un ou l’autre selon votre sens de marche !!! Randonner c’est bien, savoir où l’on marche c’est mieux !!! Comme vous pouvez également, vous retrouver nez à nez, tels Les Joyeux Pataugas en cet instant, devant une sente grillagée mais accessible… via une fenêtre dégagée, plus ou moins haute !!! Vous vous doutez bien que la Forêt de Fontainebleau, deuxième forêt domaniale de France, site classé depuis 1965 pour sa valeur paysagère, réserve biosphère reconnue par l’UNESCO depuis 1998, forêt de protection depuis 2002, site Natura 2000 depuis 2004, réserve biologique intégrale et dirigée pour 2400 hectares et identifiée comme une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) est autant chouchoutée, que sauvegardée et préservée !!! Et bien là, où nos Joyeux Pataugas se plient en quatre pour passer, en évitant d’accrocher leurs fonds de culotte au grillage; sangliers, cerfs, chevreuils et consorts sont interdits d’accès !!!

Vous vous dites, que si Les Joyeux Pataugas sont entrés dans cette zone protégée en jouant les contorsionnistes, leur sortie est donc du même acabit ??? Et bien non, là, la marche est bien moins haute… par contre attention à la tête !!! N’est-ce pas Philippe ??? Et ce n’est pas pour autant qu’ils poursuivent sur ce sentier n°12-15, n’oublions pas que leur but est le Rocher Cassepot. C’est donc via la Route du Cerf qu’ils poursuivent gaiement !!! Pas pour bien longtemps, car l’heure tourne… et il ne faudrait pas squeezer la traditionnelle pause banane !!! Rituel fait au Carrefour du Cerf… où François-Noël, se lance comme à son habitude, et toujours en tout bien tout honneur, à son sport favori, « le cotacotisme » avec une joggeuse. Sincèrement vu l’allure du bonhomme, saluons le courage de la dame !!!

Allez, il est temps d’apporter un peu d’adrénaline à cette rando, car le linéaire même en zigzaguant et en jouant à l’origami avec son corps, cela manque de fantaisie et de piquant. Quoi de mieux que cette sente sans nom et avouons le, surtout sur le début, sans réelle distinction de trace !!! Et de plus cela monte et ça mouille !!! Oui mais petite précision, sachez que Madame Météo a encore fait des siennes, car il y a bien longtemps que la petite pluie qui a sévit au départ… s’en est allée depuis belle lurette !!! Si nos Joyeux Pataugas se mouillent, c’est qu’ils grimpent au travers d’une flore dense et fort humide, appelée fougères !!! Et Nom de Dieu qu’elles sont hautes ces fougères, on a faillit perdre nos petits gabarits !!! Et surtout, voilà Les Joyeux Pataugas de retour sur un sentier bleu, toujours pas le 3 mais le 14, celui qui relie la Tour Denecourt au Rocher Cassepot !!! Mais là aussi, ils le délaissent au profit de la Route du Rocher Cassepot. Apparemment ils tiennent le bon bout, nos Joyeux Pataugas. D’ailleurs ils y sont enfin à ce Rocher Cassepot, mais tout en bas !!! Et vu la petite sente qu’ils vont devoir emprunter, il va falloir pousser… pour monter au firmament !!! Mais, vous tous qui les suivez, vous connaissez leur ardeur à grimper, et qu’il y à bien longtemps que leurs lamentations, leurs blames ne vous font ni chaud, ni froid !!!

Et le revoilà ce sentier bleu n°3 et la crête de Cassepot avec son Point de vue de l’Esplanade, orienté vers le nord de la forêt… et où nos Joyeux Pataugas se muent en stars sous les clics de Pascaline et Philippe, avec à l’horizon… pour celle et ceux qui ont de l’imagination, la Manche, avec au passage un p’tit clin œil à Lyne et Pascal, mais aussi à notre bretonne Nicole. Et c’est toujours en jouant à saute-moutons avec le sentier bleu, qu’ils gagnent via la Route Tournante, le Point de vue de La Solle, avec en contre-bas l’Hippodrome de la Solle, l’un des plus anciens de France.

Reste maintenant aux Joyeux Pataugas de redescendre, ce qu’ils font via la Route Tournante et La Route de la Vallée de La Solle, pour ensuite renouer avec les p’tits traits bleus du sentier n°3 et bien sur avec le pinus nigra laricio corsicana !!!

La boucle est bouclée, reste à la bande à s’endimancher et aller enfin « banqueter » !!!

A dimanche prochain !!!

Franck

Cliquez sur l’image non pas pour déguster la raclette et la fondue mais pour visionner le parcours

Ar Pataugas Laouen war Aod an Emrodez

« Selon une légende bretonne, entre Frehel et Saint-Malo, des Fées de fort belle apparence, viennent danser dans les criques isolées de la côte. Certains soirs, elles invitent les pêcheurs et les plaisanciers à entrer dans leur ronde. Gare à celui qui accepte l’invitation, le voilà aussitôt transformé en chat. Mais rassurez-vous, aucun Joyeux Pataugas lors de son séjour sur la côte d’Emeraude, n’a été retrouvé les soirs de grand vent, miaulant sa détresse, à errer sur les falaises du Cap Fréhel !!! « 

Samedi 30 Septembre, l’Original contre le Breizh

Résidence Néméa Kermae

C’est à Saint-Briac-sur-Mer, à la résidence Néméa Kermaé, que le gros contingent des Joyeux Pataugas réside. Après leur installation, direction Saint-Lunaire, où Lyne et Pascal, les organisateurs de ce séjour, et leurs Trois Grâces les attendent pour une mise en bouche avec un apéritif dînatoire « Donomat ». Comme quoi, le breton qu’il soit de souche ou adopté sait recevoir !!! Par contre, désolé pour son chauvinisme, le Breizh Cola n’a pas triomphé au challenge proposé à Sylvie et Philippe, nos deux buveurs de l’Original de Coca Cola !!!

Surement encore un coup des normands, car depuis 2021, la Normandie, excusez amis bretons s’est emparée du Breizh Cola… je dis-cela, je dis rien !!! On n’est pas là pour envenimer davantage la guéguerre entre les bretons et les normands, qui déjà, se disputent le Mont-Saint-Michel !!! Qu’ils prennent exemple sur le bourguignon, avec ses gougères présent à cet apéritif… Revendique t’il quelque chose ??? Maintenant notons également que la carotte et le choux fleur que Les Joyeux Pataugas croquent à pleine dents, n’ont point brandi le « Gwen-ha-du », en bons nationalistes qu’ils sont !!! Maintenant il est vrai que le choux fleur est surtout d’origine …grecque !!! Quant à la carotte, bien qu’incontournable, elle sait rester aimable !!! Au fait, le far breton c’est avec ou sans pruneaux… d’Agen ???

Dimanche 1 Octobre, Saint-Lunaire

Si en Bretagne, il n’existe que deux saisons, la Grande des petites pluies et la Petite des grandes pluies, Les Joyeux Pataugas, pour leur début de séjour, jouissent d’un temps exceptionnel !!! Et là, la Côte d’Emeraude vaut le détour. La Plage de Longchamp, comme la Pointe du Décollé sont là pour en témoigner !!! Patricia en pure bretonne …mais du Finistère, s’essaie à l’envol de mouette… heureusement sans succès !!! D’ailleurs, elle n’est pas la seule, à choir dans les tentatives, Monique connait aussi l’insuccès, lorsque près de la demeure d’un ex-ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, ses tentatives de l’aguicher restent vaines. Et que dire de Nicole qui cherche en vain un orgue, qu’elle aurait soi-disant vu, dans la Vieille Eglise de Saint-Lunaire. Heureusement certaines Joyeuses Pataugas trouvent grâce aux toilettes publiques !!! C’est sur la Grande Plage, adossés au mur de la jetée que tous se restaurent, avant d’aller déambuler à la queue leu leu sur le GR34 en direction de la Pointe du Nick. Un clin œil à la plage de La Fourberie, et les voilà descendant vers la Vallée de l’Amitié. Agglutinés au panneau de Saint-Lunaire, ils s’immortalisent… Une première réussie, très enjouée, menée en main de maitre par Pascal… Allez à ce soir, pour notre première virée gastronomique où Gilles, qui vient de rallier la Côte d’Emeraude sera des nôtres !!!

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Lundi 2 Octobre, Le Mont-Saint-Michel…

Alors normand ou breton, ce Mont-Saint-Michel ? Si aujourd’hui, la Normandie et la Bretagne ne s’affrontent non plus par les armes, ils se lancent des proverbes. Dés 1582, les Bretons dégainent les premiers, avec « Le Couesnon dans sa folie a mis le Mont en Normandie. Et quand le Couesnon retrouvera sa raison, le Mont redeviendra breton » . A ce que les normands répondent « Quand Couesnon se change par folie, le Mont ne perd d’estre [ne cesse d’être] en Normandie » Quoi qu’il en soit, aujourd’hui 2 octobre, ce ne sont ni des léopards ou des hermines qui convoitent le Mont, mais 17 Joyeux Pataugas aussi conquérants que pugnaces !!! D’emblée, ils refusent la navette, que Lyne et Pascal avait envisagé, pour marcher vaillamment sur le Mont !!! Et c’est par la conquête de son abbaye qu’ils commencent !!! Avec un renfort de choix, un guide touristique !!! Et Myriam elle cause !!! Imaginez nos Joyeux Pataugas, studieux comme jamais, en rond, en ligne… à courir derrière des petites lunettes !!! Ne manquait plus qu’au cliché, le petit drapeau avec l’emblème des Joyeux Pataugas !!! Mais il est vrai qu’il pourrait s’avérer utile pour certaines trainardes …encore que ??? J’dis cela, j’dis rien !!!

A défaut de comme une gouelle chez la Mère Poulard, c’est rassasié d’histoire bénédictine que Les Joyeux Pataugas, font la connaissance de Philippe, un sympathique luron, mais aussi guide attesté qui à pour mission de les faire traverser la baie jusqu’au Rocher de Tombelaine …en toute sérénité !!! Et voilà 36 p’tits petons tous nus, joyeux et pataugeant comme jamais, à jouer les équilibristes en pleine vase… sur les grèves et l’estran. La Baie du Mont-Saint-Michel, c’est aussi ses sables mouvants qui ressemblent comme deux goutes d’eau à une banale étendue sableuse. Et si Philippe nous démontre alors pourquoi il faut mieux s’attacher ses services, Patricia, Noelle et Gilles se vouent en cobayes téméraires !!! Quant à Dom, il reste Dom, inutile de le prier, il s’enlise tout seul sans rien à demander à personne !!!

Et ce Rocher de Tombelaine, Les Joyeux Pataugas sont-ils parvenus à l’atteindre ??? Allez soyons honnête, non ! Mais ils l’ont approché sérieusement, avec comme récompense un fond de culotte bien trempé !!! Mais sincèrement amis lecteurs, si vous voulez voir certains Joyeux Pataugas, dans une toute autre dégaine que celle qu’ils vous proposent tous les dimanches de l’année sur les sentiers, filez voir l’album photos !!! Cela vaut le détour !!!

Un chose est certaine, normand ou breton, ce Mont-Saint-Michel fût une belle épopée !!!

Et, vous savez quoi, Les Joyeux Pataugas ont encore boudé la navette pour le retour au parking !!! Comme quoi, ils en ont encore sous la patate les p’tits vieux !!!

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Cliquez sur l’image pour voir le circuit dans la baie du Mont-Saint-Michel

Mardi 3 Octobre, Saint-Briac-sur-Mer

Elle est en pétard, Madame La Manche ce matin !!! Elle a dû rencontré un problème de coefficient avec ses grandes marées, allez savoir ??? Heureusement nos Joyeux Pataugas ne sont pas dans la lagenn et ce n’est pas un peu de zef et de houle qui vont les empêcher de prendre les ribines !!! D’ailleurs ils sont en direction de la Pointe de la Garde Guérin, qui avec ses 48 mètres est le point culminant du littoral d’Ile et Vilaine !!! Comme quoi le Joyeux Pataugas sait prendre de la hauteur, même en Bretagne !!! Remarquez aussi avec quelle aisance, ils apprivoisent les montagnes russes des cordons dunaires de Port Hue et du Perron. Un p’tit détour par Saint-Briac centre pour se ravitailler… et les voilà en deux temps trois mouvements à siroter et à ripailler à la Croix des Marins, au dessus de l’estuaire du Frémur !!! Par contre en guise du traditionnel « canard » instauré par notre cher François-Noël, Les Joyeux Pataugas se contentent d’un aller-retour sur le pont du Frémur... avec une pose de leur pointe d’orteil dans Les Côtes d’Armor !!! Au Chateau du Nessay, si certains espéraient voir le p’tit canard être proposé, là encore… ils se consolent avec la Grande Plage de la Salinette et ses mythiques cabines de bains blanches !!! Et pour compenser leur déception, rien de mieux que le corset de béton qui rejette les eaux pluviales de Saint-Briac où ils jouent les équilibristes !!! Vient ensuite l’escalier pour reprendre de la hauteur et via le sentier du littoral rallier pianissimo La Pointe de la Haye. Sacrés Joyeux Pataugas, toujours à râler mais toujours volontaires !!! La preuve, de retour sur la Plage de Port Hue, ils profitent de la marée basse pour aller conquérir la Presqu’Île de la Dame Jouanne. Mais savent-ils que les tourbes de ce site, sont une « annexe » de la mythique forêt de Scissy ??? Bon quoiqu’il en soit, il se fait tard et il serait temps qu’ils regagnent leurs pénates. D’ailleurs n’est-ce pas La Pointe de la Garde qui les hèle au loin ???

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Mercredi 4 octobre, de Fort de La Latte au Cap Fréhel…

A l’aube du 5ième jour, vu le ciel, il est indéniable que le parapluie ne sera pas encore aujourd’hui déployé !!! Comme quoi les mauvaises langues qui disent qu’il pleut souvent en Bretagne on tort… enfin pas toujours !!! C’est donc sous un ciel d’azur (…et oui !!!) que Les Joyeux Pataugas cheminent le long de l’Anse des Sévignés, direction Fort La Latte ou le Château de la Roche Goyon, là ou en 1958, dans le film « Les Vikings », Kirk Douglas affronte Tony Curtis dans le combat final sur le sommet du donjon. Rassurez-vous, si certains Joyeux Pataugas, ont grimpé sur ce dôme, aucun duel n’a eu lieu !!! Les Joyeux Pataugas ne s’entretuent pas entre eux… ou du moins pas encore !!! Jolie visite ma foi… de ce fort juché sur un roc et dominant la Baie de Fresnaye.

Après un pique-nique festif et convivial, direction vers l’une des pépites de la Côte Armoricaine, Le Cap Frehel et ses falaises multicolores. 5 km à cheminer sur un sentier abondant de couleurs !!! Enormément de bruyères, de fleurs, de fougères, et même si le temps à tendance à se couvrir en cet après-midi, cette flore liée aux eaux de couleurs turquoises, aux criques, aux falaises… est un festival visuel !!! Imaginez qu’en avril, à La Fauconnière, aux vacances de Pâques, période où normalement la nidification est terminée, s’ajoute le récital des goëlands marins, des cormorans huppés, des pingouins torda… Qui sait, à défaut de toute cette volatile, peut être qu’aujourd’hui Les Joyeux Pataugas donneront le change aux quelques touristes présents ??? Un clin œil à l’un des phares le plus puissant de Bretagne, et ils sont sur le chemin du retour… enfin pas directement, Lyne et Pascal, optant pour un retour via la Lande de Frehel, de la Pointe du Jas au Port au Sud-Est, avant de bifurquer par une petite sente et nous ramener dans les terres !!! Au lieu-dit Besnard, 4 Joyeuses Pataugas rendent les armes… elles seront récupérées plus tard … saines et sauves !!!

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pour voir le circuit de
Fort La Latte au Cap Fréhel

Jeudi 5 octobre, Saint-Malo et les Rochers de Rotheneuf

Sacrés Joyeux Pataugas,

Amoureux des grands espaces, d’iode, de mer et de belles pierres, Saint Malo vous

Invite à venir découvrir ses multiples facettes enchanteresses.

Nourrissez vous de son histoire, laissez Coralie relater

Tendez bien l’oreille, et comme Chateaubriant et Surcouf

Malouin, l’instant d’un jour, vous serez !!!

A marrée basse, profitez de Rochebonne et du Sillon

Lorgnez des remparts et au retour, saluez l’

Ours polaire des Thermes Marins

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Les Rochers de Rotheneuf

Plus de 300 sculptures que l’abbé Fouré a sculpté directement sur les rochers de granit le long de la Côte d’Émeraude, une œuvre monumentale en plein air exposée à l’érosion marine.

Les Joyeux Pataugas y sont allés !!!

Vendredi 6 octobre, Cancale et La Pointe du Grouin

Cancale

Pour les amateurs de grands espaces et d’air pur, le meilleur moyen de découvrir Cancale, une autre perle de la Côte d’Emeraude c’est encore d’emprunter le Sentier des Douaniers qui serpente le long de la côte. Cet itinéraire de 11 km (GR34) vous conduit du Port de la Houle à la Pointe du Grouin. Il vous offre des panoramas grandioses sur la Baie du Mont-Saint-Michel rythmée par les flux des marées, les nuées d’oiseaux et le passage des bateaux. Mais là, nous parlons que d’un aller… et si l’on ajoute le retour, nous avoisinons les 22 km… et là, Les Joyeux Pataugas, risquent de coincer…. Téméraires, combatifs et endurants, ils sont, mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin !!! N’oublions pas que la fin de séjour est là et que, quoi qu’ils disent, cela commence à tirer pour certains !!! Mais même sous la torture, aucun n’avouera !!! Vous connaissez leur devise, « Tous pour un, un pour tous » !!! Voilà pourquoi Lyne et Pascal optent pour une boucle avec un départ de Port Picain, pour aller découvrir Cancale, Et de là, dans l’après-midi, c’est motorisé qu’ils gagneront la Pointe de Grouin !!! Elle est pas belle la vie !!!

C’est donc par une petite sente boisée, longeant l’Anse de Port Ricain qu’ils démarrent leur dernière épopée.

Anse du Port Ricain
Conciliabule face à l’Îlot Le Chatellier

Port Briac les accueille, et leur conte que c’est ici, que Saint-Méen, fondateur de Cancale, aborda la Bretagne au 6ième siècle en provenance de Grande-Bretagne. De là, Les Joyeux Pataugas, via Les Bras Frasars et La Colombière, gagnent La Pointe de la Chaine appelée aussi Pointe des Rimains. De son promontoire, s’offre à eux, une vue admirable sur l’Île des Rimains et son fort du 17ième siècle, aujourd’hui résidence secondaire de Mr Pierre Kosciusko-Morizet, le fondateur de PriceMinister (Rakuten France). Comme quoi la vente en ligne comme place de marché, sans gestion de stock, cela rapporte gros !!! Mais les mirettes de nos Joyeux Pataugas sont loins d’être sectaires et se portent aussi sur la droite, où se dresse l‘Îlot Le Châtellier, dites l’Île des mouettes et tout à coté, le Rocher de Cancale. L’Escalier des Lutins qui suit, apporte un dénivelé davantage accentué !!! Et oui pas toujours facile ce GR 34, et ce n’est pas Les Joyeux Pataugas qui vous diront pas le contraire !!!

Descente de l’Escalier du Lutin
Pointe du Hock

La preuve est ce banc, pris totalement d’assaut à la Pointe du Hock …et qui est prétexte à une pause !!! Le coup de barre est bien là, en cette matinée du 6ième jour, mais c’est pourtant sans Mars, qu’ils repartent !!! Mais c’est malgré tout l’estomac dans les talons qu’ils arrivent à la Pointe de la Crolle, sur la Place du Monument aux Morts, et que Cancale, la capitale de l’huitre se dévoile à eux du Phare de La Fenêtre aux Plages de la Houle.

Cancale, vue de la Pointe de La Crolle

Et là… sans crier garde, devant les mollusques marins bivalves proposés comme déjeuner, leur devise « Un pour tous, tous pour un » vole en éclat !!! On assiste alors instantanément à une scission en deux camps, les partisans de l’huitre et les réticents au mollusque !!! Un clan ira même à l’affront filmé… Bien sûr chez Les Joyeux Pataugas, pas de délation… enfin… juste un chouia !!!

Cliquez sur la photo pour visionner l’affront

Mais c’est bien sûr, main dans la main, mais surtout avec l’estomac rassasié qu’ils repartent tous ensemble !!! D’ailleurs dans le centre de Cancale, à la Place de République devant l’Eglise Saint-Méen, les laveuses d’huitres, ne prennent aucun parti et accueillent la troupe sans distinction aucune !!! Neutres sont les cancalaises !!!

Les Laveuses d’Huitres

Un retour par les terres, un arrêt pipi au Port Ricain… et les voilà, sur quatres roues… direction La Pointe du Grouin.

Cliquez sur l’image pour voir le circuit à Cancale

Située à quelques kilomètres de Cancale, la Pointe du Grouin est un arrêt obligatoire pour les amateurs de beaux paysages. Et c’est dans cette ambiance sauvage, presque désolée, que Les Joyeux Pataugas débarquent, et le regard pointé sur le large, se muent en skippers de la Route de Rhum 2022. Voyez leur virement de bord, à faire rougir Caudrelier, aux abords du Chenal de la Vieille Rivière devant l’Île des Landes !!! Et que dire de leur empannage à l’extrême de la pointe, même Gabart peut en prendre de la graine !!!

Virement de bord devant l’Île des Landes

Vous comprendrez pourquoi leur mise à la cape, pour mouiller à la Brasserie du Grouin, est applaudie par tous les badauds présents !!! Sacrés Joyeux Pataugas, …ils peuvent lever et boire leur mousse, même fourbis, ils sont capables de tous les exploits !!!

Allez à ce soir, pour une ribouille à l’Abri des Flots !!!

La ribouille à l’Abri des Flots

Samedi 7 octobre…

Post-scriptum : Si certains termes de ce récit, vous sont inconnus, c’est que le breton n’est pas votre langue maternelle !!! Cliquez ci-dessous pour éclairer votre lanterne !!!

… et encore un grand merci, à Lyne et Pascal pour l’organisation de ce séjour !!!

Et surtout, qu’on se le dise

La vraie, l’authentique marinière se reconnaît à ses 21 rayures bleu indigo d’une largeur de 10 mn sur le torse et sur le dos, espacées par 21 rayures blanches, espacées de rayures blanches de 20mm. Et que selon la légende, on raconte que les 21 rayures réglementaires rappelaient les 21 victoires napoléoniennes.

A l’année prochaine pour le

La Côte D’Emeraude, Chapitre 2

Kenavo !!!

Marcher…

La Garenne Villemartin, 12 km, 91150 Morigny-Champigny

Marcher, c’est aller au bout de soi-même tout en allant au bout du monde.

C’est redécouvrir l’homme qui prenait ses jambes à son cou lorsque le ciel lui tombait sur la tête.

C’est geler en même temps que les pierres du chemin.

Griller au feu du soleil.

Partir à l’aube en pleine forme pour revenir sur les genoux en pleine nuit.
Marcher, c’est rencontrer des créatures qu’on ne verrait nulle part ailleurs.

Marcher, c’est aussi aller nulle part sans rencontrer personne.

C’est se mettre en vacances de l’existence.

C’est exister en dehors des vacances.
Marcher, c’est réussir à dépasser son ombre.

C’est pouvoir se doubler soi-même en s’envoyant un gentil salut au passage.
Marcher, c’est caresser le sol, le flatter, l’amadouer.

Une manière de se mettre la terre dans la poche avant qu’elle ne se referme à jamais.
Marcher, c’est être dans le secret des dieux.

C’est écouter à leurs oreilles et entendre avec eux des bruissements, des murmures qu’on croyait éteints.
Marcher, c’est se mêler à la conversation des arbres, aux commérages des oiseaux, aux persiflages des reptiles

C’est se fondre dans la nature, se couler au fond du moule.
Marcher, est-ce que cela ne serait pas, en définitive, tourner avec ses pieds, au pas à pas, page après page, le grand livre de la vie ?

Jacques Lanzmann

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo de la randonnée

L’ abécédaire du Mont Ussy

Le Mont Ussy via le Mont Pierreux, 9km, 77300 Fontainebleau

Voilà nos Joyeux Pataugas revenus aux affaires dominicales, il était temps !!! On murmure, jusqu’au fin fond de l’Essonne et de Seine-et-Marne, qu’un bon nombre d’habitants se sont inquiétés du manque de la résonnance joyeuse de leur pas ces deux derniers dimanches !!! Les Joyeux Pataugas seraient ils devenus d’utilité publique ??? Allez savoir ???

Quoi qu’il en soit, ce dimanche du coté du Mont Pierreux et du Mont Ussy à Fontainebleau, sur un p’tit parcours, ils ont encore démontré de quoi ils étaient capables… Demandez à la Route Léopold, ce qu’elle en pense !!! Elle en est encore toute hébétée de la facilité avec laquelle, ils ont avalé son dénivelé !!! Et attention…on parle de dénivelé positif !!! Et quel engouement, quelle jouissance physique extraordinaire, ils ont montré !!! Alors imaginez ensuite avec quelle frénésie ils ont accueilli la petite descente vertigineuse, alors que la Route Louis Philippe, bien bitumée et bien plus courte leur tendait les bras… enfin les jambes !!! Et cela sans aucun fond de culotte qui racle le sol !!! Ils sont fantastiques ces Joyeux Pataugas !!! Surtout que cette Route Louis Philippe, il a fallu aller la rechercher pour la retraverser… Et ce fût chose faite via une bonne grimpette sur la Route du Gros Futeau… qui elle aussi, fût estomaquée de l’aisance et de l’allégresse avec laquelle ils l’ont gravie !!! Et puis quant ils sont chauds, ils sont chauds !!! Demandez à l’accompagnateur, faute de trouver une petite sente du coté du Carrefour du Pic Vert, il n’a eu que solution de poursuivre sur la douillette Route du Nid de L’Aigle, les privant 1,5 km de marche âpre !!! Ils ont bien failli le pendre haut et court !!! Heureusement le sentier Denecourt n ° 1 était tout proche… et vu qu’il est assez escarpé, ils ont pu passé leur fièvre dessus !!! Quand le Joyeux Pataugas veut en découdre, il en découd… au point même, qu’ils n’ont pas vu les Grottes Montusiennes !!! Là, où Claude-François Denecourt, l’inventeur des sentiers bleus, passa les dernières heures de sa vie, le 24 mars 1875. Ce jour-là, il supervisait l’aménagement de ce nouveau passage qu’il avait baptisé Grotte des Montusiennes. Fatigué, il rentra à son domicile de la rue de France à Fontainebleau et s’éteignit vers 23h à l’âge de 87 ans. Paix à son âme !!! Ce n’est pas pour autant, que Les Joyeux Pataugas, ont dénigré sa labeur accomplie sur ce sentier. Bien au contraire, ils n’ont cessé de la louer !!! Vous les auriez vu réciter l’alphabet à tue tête !!! Quelle harmonie, quel enthousiasme, quel spectacle !!! La Reine Ranavalona III de Madagascar à même failli s’assoir de nouveau dans son trône ( Rocher 1) et acclamer la joyeuse bande !!! Par contre la Fée Vipérine, elle, a quelque peu froncé les sourcils, lorsque à la clameur de son PQ mentionnant son Antre (P) et sa Roche (Q), Les Joyeux Pataugas ont un tantinet ironisé !!! Mais vous connaissez les énergumènes, ils ont la blague facile… gracieuse ou pas d’ailleurs !!! Et elles ont fusé les lettres… le U, le V, le Z se sont enchainés dans une radieuse cacophonie. Soi-disant qu’il se murmure déjà, dans la forêt de bellifontaine, que Mme Montespan, à l’évocation du Z ( Rocher de Fontanges) à failli mourir une seconde fois !!! Rappelons qu’avant d’être évincée par Mme De Maintenon, future épouse de Louis XIV, Madame de Montespan, favorite du Roi, fût « détronée » par la Duchesse de Fontanges !!! Et oui le Joyeux Pataugas, est certes blagueur, un brin grivois… mais aussi érudit !!! Par contre ne pensez pas que l’alphabet connu du Joyeux Pataugas, commence au P et se termine au Z !!! Renseignez vous auprès de Victor Hugo (F), à Marion Delorme (G), à la Brunetti (J), en passant par Georges Sand (K) et Corneille (N) !!! Ils vous diront, eux que les Joyeux Pataugas connaissent bien leur alphabet, et qu’ils ont montré une rare attention à l’orateur !!! Sacrés Joyeux Pataugas !!! Pourquoi sacrés, car tous à l’unanimité, i étaient prêts à suivre Patricia, et faire quelques kilomètres en sus, lorsqu’elle s’est un brin emmêlée avec les petits traits bleus !!! Le Joyeux Pataugas est tellement volontaire !!!

Et si on en terminait avec cette randonnée, il est temps non ??? A réciter l’alphabet… on a un peu la gorge sèche, cela fait soif, non ???

C comme Crémant, M comme Monbazillac, B comme Bordeaux… cela vous dit ?

Les Joyeux Pataugas, eux Oui …et toujours avec modération !!!

Allez à Dimanche …comme utilité publique !!!

  • Et pour celles et ceux qui veulent réviser l’abécédaire des rochers du sentiers bleu n°1 Denecourt, c’est ici

Franck

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L’ Automnale

L’Automnale, 12 km, 77670 Saint-Mammès

De la nécessité …ou pas de faire un récit…

Oui à quoi bon ?? …les nombreux absents du jour avaient sûrement d’excellentes raisons de ne pas être à Saint-Mammès ce 24 septembre ….

Pourquoi leur parler de ce lever plus matinal que d’habitude ?

De cette place de stationnement difficile à dénicher tellement les randonneurs d’ici et d’ailleurs étaient nombreux ?

De cette attente dans le brouillard frisquet de cette première sortie d’automne avant que le groupe des 12 Pataugas se constitue ?

De ce premier dénivelé positif pour enjamber le Loing dans cette brume automnale ?

De cette flânerie sur le chemin de halage du Loing à regarder les péniches en stationnement?

De ce chemin du passeur traversant la forêt pour arriver dans les rues de Veneux les Sablons et poursuivre jusqu’à la passerelle dominant la voie ferrée ??

De l’arrivée au centre du village en contournant l’église Saint Philippe et Saint Jacques avant d’emprunter toutes les venelles de Veneux ??

De ce sentier de saint Aubin qui nous permet de retrouver la forêt qui surplombe la Seine au niveau de la passerelle de Champagne ?

De la poursuite de notre cheminement sur la commune de Thomery en parcourant ses nombreuses sentes étroites bordées de murs utilisés jadis pour accueillir les pieds de chasselas dorés provenant des Treilles du Roy ???

De notre passage au point de ravitaillement….pause boissons, banane, quatre quarts, figues trouvées au fond du sac de Noëlle, etc …… ??

De notre traversée de la Seine pour entrer dans Champagne en longeant l’église Notre Dame de l’Assomption, au clocher si particulier recouvert d’ardoise ?

De la rue Lamartine suivant la voie ferrée avant d’emprunter la rue des poiriers et le chemin des vaches qui nous font prendre de l’altitude ?

De ce long chemin de Samois à travers la forêt, puis la rue du panorama avant de retrouver la forêt de Champagne et son chemin surplombant la Seine inondée de soleil ?

De ces deux églises particulières, découvertes en descendant vers la Seine : l’église Notre Dame de toutes les Protections, ancien édifice religieux orthodoxe russe au clocher à bulbe si caractéristique….. et l’église Saint-François d’Assise, édifice religieux catholique du XXème siècle labellisé « Patrimoine du XXème siècle » et « Architecture contemporaine remarquable » depuis 2011…..exceptionnellement ouvert en ce 24 septembre.

De ce point de vue au banc accueillant …avant de finir notre descente vers la Seine que nous longeons sur le chemin de la Croix Bleue  …en admirant Saint-Mammès, sur l’autre rive  ….

De cette dernière traversée de Seine afin de rejoindre Saint-Mammès qui, au temps de la splendeur de la batellerie, rivalisait sur le plan économique avec Conflans Sainte Honorine ?

Pourquoi résumer cette sortie avec quelques chiffres :

  • 12kms (sans compter les allers et retours aux voitures!!) avec près de
  • 200m de dénivelé ….réalisée en
  • 3h de temps dans l’ambiance « pataugasienne » habituelle….chacun avançant à son rythme grâce à un circuit balisé ….avec des « groupir » fréquents afin de vérifier l’effectif présent et l’état des troupes ….

Pourquoi, pour finir, évoquer ce joyeux pique-nique….pas aux culs des voitures comme d’habitude…mais confortablement installés à l’ombre du seul arbre de la place de la Bosse….avec le petit rosé de Pascal, accompagné de chips saveur barbecue et d’olives, salades diverses et variées, les frites (pas toujours au goût de Patrick), les petits biscuits de Michèle ….sans oublier les glaces du dessert pour les plus gourmands…

Quoiqu’il en soit, si les absents du jour ne regrettent pas d’avoir boycotté l’Automnale à la lecture de ce compte-rendu…, les 12 présents se sont régalés et ont pleinement apprécié l’organisation de cette sortie du CCMSL…. Vivement la prochaine !!!

Jacqueline

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