
Un p’tit tour aux Trois-Pignons – 8 km – 77123 Noisy-sur-Ecole
Dimanche 31 mai, parking des Trois-Pignons à Noisy-sur-École, il est 9 h 30, et le parking déborde d’activité. Des voitures partout, des sacs à dos qui fleurissent comme des champignons, des traileurs qui s’échauffent, des grimpeurs chargés comme des bourricots et des randonneurs qui lacent, lacent…
Il faut dire qu’après une semaine particulièrement « caliente », tout ce joli monde semble avoir retrouvé une fraîcheur insolente pour affronter Dame Nature.
Et puis ce parking n’est pas n’importe lequel : c’est le départ officiel du mythique circuit des 25 bosses : le Graal des amateurs de dénivelé.
Avec des rochers.
Encore des rochers.
Toujours des rochers.
Un parcours balisé en rouge qui transforme la Forêt de Fontainebleau en succursale de la montagne
Et c’est précisément là que Ralitsa a donné rendez-vous aux Joyeux Pataugas du jour pour une randonnée intitulée avec modestie : « Un p’tit tour aux Trois-Pignons ».
À première vue, rien à voir avec les 17 kilomètres et les 800 mètres de dénivelé du célèbre circuit. À première vue seulement, car c’est bien sur les p’tits traits rouges que se lancent Les Joyeux Pataugas. Parmi les treize participants figurent plusieurs invités de marque : Frédéric, le fils de Ralitsa ; Marine, sa compagne ; Virginie, la maman de Marine ; Philippe, le papa de Marine et Slow, leur berger australien ! ! !

Autrement dit, une future belle-famille ! ! !
Mais allez savoir si Ralitsa n’a pas profité de cette première participation pour soumettre discrètement cette « future belle-famille » à une batterie de tests physiques et psychologiques.
Au premier abord cette future belle-famille est fort sympathique, souriante, motivée et plus ou moins bien chaussée. Et surtout suffisamment courageuse pour rejoindre les rangs des Joyeux Pataugas un dimanche. Ce qui n’est déjà pas rien.
D’autant que ce dimanche est aussi celui de la fête des mères. Et chacun sait que le monde de la randonnée est fortement peuplé de mamans. Les Joyeux Pataugas n’y échappent pas et se retrouvent donc confrontés à un redoutable cumul de circonstances : ils randonnent le dimanche : jour de repos, jour du Seigneur et jour officiel des bouquets, des repas familiaux et des desserts préparés avec amour. Résultat : aujourd’hui l’effectif est un peu plus léger qu’à l’accoutumée.
À peine partis, voilà la future belle-famille et Les Joyeux Pataugas qui montent. Puis ils grimpent. Puis ils soufflent. Puis ils râlent ! ! !
Puis ils recommencent.
Le programme classique, en fait ! ! ! Et comme toujours, tombent les premières victimes ! ! ! Pas d’inquiétude chers lecteurs, aucune perte chez la future belle-famille, ni d’ailleurs chez Les Joyeux Pataugas mais par contre, chez les bosses, deux ont été englouties : La Roche aux Sabots et La Justice de Noisy ! ! ! Fortiche sont la future belle-famille et Les Joyeux Pataugas, non ? ? ?
À ce stade, donc aucun souci pour les projets de noces éventuels ! ! ! Ils restent d’actualité. Surtout que Mère Ralitsa annonce alors que le plus difficile est passé et que la suite, c’est du gâteau. Certes une phrase qui, en randonnée, possède le même niveau de fiabilité qu’une prévision météo à trois semaines.
Surtout, que la troupe est toujours sur le circuit des 25 bosses et que voici Le Rocher Guichot.

Et comme toute bosse digne de ce nom, celui-ci impose une formalité simple : monter, puis redescendre. Et la descente se révèle nettement plus aventureuse que la montée. Les grès de Fontainebleau, toujours très impliqués dans les festivités locales, décident d’ailleurs de souhaiter la fête des mères à leur façon à Jacqueline, Joyeuse Pataugas émérite !!! Rien de grave, juste quelques centimètres de peau d’un coude.
Puis arrive le Chemin de la Mée.
Et soudain :
Bye, bye les 25 bosses ! ! !
Trois bosses auront tout de même été franchies. Toutes vraies. Trois pour mériter les applaudissements et… entrevoir « une future belle-famille » ! ! !
Car si Ralitsa avait secrètement voulu compromettre un éventuel mariage, il faut bien reconnaître que la stratégie n’était pas assez ambitieuse. Pour un tel objectif, il aurait fallu les vingt-cinq bosses au minimum, pas trois !!!
Notre bulgare serait-elle éloignée des réalités si telle intention elle a eue ? ? ?
Après un salut au célèbre Diplodocus, enfin pour celles et ceux qui l’ont vu, la troupe s’engage sur le chemin du Rocher Fin.
Mais que les lecteurs se rassurent immédiatement. Le Rocher Fin n’est pas une nouvelle bosse du circuit des 25. Ralitsa n’a donc pas changé son fusil d’épaule… non ! ! ! Elle suit le tracé prévu. Enfin… presque ! ! ! Car lorsqu’arrive le chemin du Rocher des Potets, elle vire à droite. Mais Philippe, attention, celui des Joyeux Pataugas, pas celui de la future belle famille, veille. Et il veille bien. Très bien même. Parce qu’à gauche se cachent quatre nouvelles bosses du circuit.
Oui… Quatre ! ! !
De quoi provoquer une rupture ! ! !
Notre accompagnatrice, professeur de piano dans la vie civile, cacherait-elle quelque part entre le Do, le Ré, le Mi, le Fa, le Sol, le La et le Si une mystérieuse note sadique ?
Allez savoir ? ? ?
Quoi qu’il en soit, ce chemin du Rocher des Potets est interminable.

Mais il possède une qualité essentielle : il rapproche du parking. Et Dieu sait que cette qualité est toujours appréciée par Les Joyeux Pataugas, et quoi qu’on dise, par tous les randonneurs du monde entier ! ! ! Enfin ceux qui font bien plus de 8 km !!! Arrive l’extrémité du chemin. Et cette fois, Ralitsa tourne bien à gauche. Même si certains observateurs attentifs croient percevoir dans son regard une légère nostalgie en direction de la petite sente située en face… qui ramène sur le terrible balisage rouge ! ! !
Pendant une seconde, l’ombre de Wagner a planer sur les Trois-Pignons. Mais heureusement, Schubert et sa truite ont vite repris le dessus.
La petite troupe emprunte donc sagement le sentier prévu et longe le Chemin de la Plaine de Jean des Vignes, pour le rejoindre et tranquillement arriver au terminus de ce fameux « p’tit tour ».
En conclusion :
Belle-famille, il y aura. Ou peut-être pas. L’amour décidera et Les Joyeux Pataugas n’ont pas mot à dire. Mais une certitude demeure : Marine, Virginie, Philippe et le fidèle Slow ont brillamment réussi leur baptême pataugasien. Ils ont survécu aux bosses, aux rochers, et même aux tentations du balisage rouge de Ralitsa.
À ce niveau-là, qu’il y ait un jour des noces ou non, une chose est acquise :
Marine, Virginie, Philippe et Slow font désormais partie de la grande et belle famille des Joyeux Pataugas. Et bien sûr Frédéric, le fiston ! ! !
A dimanche…
Franck



Ah quelle belle histoire !
Qui finira bien….