
Le Tour du Massif de Fontainebleau (TMF) est un circuit qui, comme son nom l’indique, dessine une boucle autour du massif forestier. Il est balisé de deux traits blanc et vert, à la façon des GR (Chemin de Grande Randonnée)

D’une distance totale de 74 km avec un dénivelé positif de 1080 mètres, il est possible d’effectuer le TMF en 2, 3 ou 4 jours selon vos capacités physiques et le temps dont vous disposez.
Nos Joyeux Pataugas, eux… vont le sillonner, à leur manière, un brin bancale, avec un dimanche par ci, par là… et par acte !!!

13 septembre 2026 – Acte 9 – 9,3 km – 77300 Fontainebleau
Le voilà enfin, cet acte 9 du Tour du Massif de Fontainebleau, presque trois mois après l’acte 8… à un jour près, s’il vous plaît ! Il faut dire que le terrain de jeu tant prisé de nos Joyeux Pataugas n’a pas vraiment été épargné durant l’été. Inutile de revenir longuement sur cet incendie qui a ravagé plus de 2000 hectares de la belle Bellifontaine, entraînant sa fermeture totale pendant plus d’un mois et demi. Mais comme le tracé de cet acte 9 chemine hors des parcelles encore interdites, il était grand temps, en ce dimanche 13 septembre, que les trois coups retentissent à nouveau !

C’est donc au parking de la Croix Belle-Croix, devant l’une des plus anciennes croix de la forêt de Fontainebleau, que Les Joyeux Pataugas se sont donnés rendez-vous. Et pas moins de 24 ont répondu présents, avec une nouvelle tête dans la troupe : Catherine, venue, comme elle le dit, « tenter l’aventure ».

Et si, la semaine dernière, la balance penchait dangereusement vers les nouveaux minois, cette fois-ci, pas de suspense : 23 Joyeux Pataugas confirmés, de plus ou moins belle lurette, sont là contre une seule néophyte. Pauvre Catherine ! Elle va devoir affronter non seulement les kilomètres, les grimpettes et les cailloux, mais surtout vingt-trois spécimens déjà parfaitement acclimatés aux us et coutumes de la confrérie. Après, vu qu’en fin de pique-nique, elle n’a pas rechigné au p’tit canard de François-Noël, l’intégration semble plutôt bien engagée… Comme le dit la chansonnette, « elle est des nôtres, elle a bu son verre comme les autres ! »
Aux commandes de cet acte, on retrouve bien entendu le metteur en scène attitré de la série TMF : Franck. Une série dont on commence tout de même à se demander si elle verra un jour le dernier épisode… À ce rythme-là, il va boucler ce Tour du Massif de Fontainebleau dans une longévité digne des « Feux de l’amour ! »
Une petite pensée tout de même pour Céline, vraie confirmée pourtant, qui n’a pas réussi à rejoindre le point de départ, égarée dans les méandres et les confusions des points GPS, avec le précieux concours de Google Maps ! Bises à toi, Céline, en espérant que tu as finalement retrouvé ton chemin et pu retourner sur tes pas… enfin, sur tes quatre roues !
C’est par le sentier bleu Denecourt nᵒ 4 que nos Joyeux Pataugas pénètrent dans le massif forestier, avec pour objectif de retrouver la jonction du TMF abandonné lors de l’acte 8.
Cap donc sur le Rocher Cuvier-Châtillon, mais avant d’aller retrouver le tracé officiel, petit détour culturel oblige, le long du front de taille d’une ancienne carrière de grès, avec un arrêt devant la Fontaine Maria.

Creusée en 1891 par Charles Colinet, cette fontaine porte le prénom de son épouse, Maria Colinet (1851-1933). Et derrière ce simple prénom se cache une femme qui ne s’est certainement pas contentée de regarder son mari travailler depuis le bord des sentiers bleus !
Après la mort de Charles Colinet en 1905, Maria poursuivit en effet l’œuvre entreprise par Claude-François Denecourt et son mari. Elle assura l’entretien des sentiers et poursuivit la publication des guides Denecourt-Colinet jusqu’en 1921. Le Touring Club de France prit ensuite le relais jusqu’en 1939. Puis, depuis 1947, c’est l’Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau, chère à notre Joyeux Pataugas, Jacques, qui assure l’entretien et le balisage des sentiers bleus.
Une histoire qui rappelle au passage que les fameux petits traits bleus que suivent aujourd’hui nos Joyeux Pataugas ne sont pas apparus par génération spontanée : ils sont le fruit de plus d’un siècle et demi de passion, de travail et d’entretien.
Car randonner, ce n’est pas seulement marcher, emmagasiner des kilomètres, battre des records, faire exploser son compteur de pas, exhiber fièrement son score en fin de journée, voir le monétiser ! C’est aussi regarder autour de soi, comprendre ce que l’on foule et, accessoirement, éviter de se vautrer dans les cailloux.
Justement, après que le long defilé des Joyeux Pataugas aient traversé la Route Ronde, un nouveau petit arrêt s’impose à la Mare à Piat, l’une des mares à nénuphars de la forêt.
Et cette fois, ce n’est pas la botanique qui mérite notre attention, mais un certain Monsieur Piat, garde général des forêts. L’homme aurait eu maille à partir avec quelques personnes qui n’appréciaient guère sa dureté dans le service. Une rancune suffisamment tenace pour que certains l’aient, selon les on-dit rapportés, jetée dans l’eau en guise de vengeance.
L’histoire ne dit pas s’il savait nager.
Mais elle dit que son nom, lui, a parfaitement surnagé.
Et le voilà désormais attaché à une mare, pour la postérité.
Une forme de postérité comme une autre… Mais que certains lecteurs et certaines lectrices chassent vite cette vision d’offrir une certaine postérité à leurs belles-mères ! ! !
En attendant, les yeux de nos Joyeux Pataugas observent et leurs pieds avancent ! ! !
Et voilà, nos Joyeux Pataugas arrivés déjà à la jonction du tracé abandonné lors de l’acte 8.
Les trois coups peuvent enfin retentir pour de bon !
Cette fois, ils sont dans le vif du sujet. Et comme tout bon spectacle doit commencer par une mise en jambes, le parcours offre une première petite grimpette. Légère, certes… mais suffisamment présente pour rappeler à tout le monde qu’ils ne sont pas venus faire une promenade dominicale.

Après, vu que le raidillon mène à la Route de la Table du Grand Maître, rien que ce nom, doit inciter Les Joyeux Pataugas à l’effort ! ! ! Même s’ils n’iront pas jusqu’à cette table, établie en 1723 par le grand maître des Eaux et Forêts de l’Île-de-France, M. de La Faluère, afin de permettre aux équipages de chasse de se sustenter.
Pour nos randonneurs, l’heure de ripailler n’a pas sonné !!! Exit donc la Route de la Table du Grand Maître, direction la Route des Monts.
Et là, petite entourloupe topographique… du moins vis-à-vis du sens de la marche de nos Joyeux Pataugas
Qui dit « Monts » logiquement laisse présager une grimpette. Eh bien non ! Fontainebleau aime décidément prendre les marcheurs à contre-pied : voilà nos Joyeux Pataugas face à une descente abrupte et fortement pierreuse.

Et dans ce genre de terrain, il suffit parfois d’un caillou mal placé pour transformer une randonnée en numéro de cascade.
Badaboum !
Voilà Lise qui chute !
Heureusement, plus de peur que de mal.
Ouf ! ! !
Après Monsieur Piat, qui a laissé son nom à une mare, Lise était donc à deux doigts de laisser le sien à une descente !
Sains et saufs, nos Joyeux Pataugas arrivent finalement au bout de cette Route des Monts, ou plutôt de cette Route des Maux, après le petit épisode de Lise, et bifurquent sur la Route de Chailly.
Et là… changement radical de terrain.
La Route de Chailly est longue, linéaire et terriblement sage. Bref, elle manque sérieusement de piquant ! Une ligne droite qui risque de transformer certains de nos marcheurs en métronomes humains : un pas, puis un autre, puis encore un autre… jusqu’à ce que l’ennui finisse par prendre le dessus.

Mais heureusement, l’accompagnateur du jour, pas vraiment un grand amateur des longues lignes droites, veille ! ! !
Alors, plutôt qu’un ronron de marche, la troupe délaisse momentanément le tracé officiel du TMF pour aller flirter avec le sentier bleu n° 12, beaucoup plus propice aux mouvements des corps.
Et là, soudain, tout change !
Sur les flancs du Rocher Pierre Margot, le terrain recommence à vivre. Ça ondule, ça monte, ça descend, ça tournicote… Bref, exactement ce qu’il faut pour éviter de tomber dans la somnolence.
Les corps des Joyeux Pataugas s’affolent quelque peu, les jambes se remettent à travailler, les appuis deviennent plus attentifs et les regards se portent de nouveau vers le sol.
Ce réveil de l’attention arrive à point nommé car le sentier bleu n° 12 finit par croiser la D 606.
Et là, mieux vaut éviter de transformer le TMF en fait divers! Après le petit coup de chaud de Lise, il serait tout de même dommage de faire la une du 20 H ! ! !
La large bande de bitume doit donc être franchie avec toute l’attention nécessaire.
Et lorsque la troupe rejoint la Route de Samois, le compte est fait : tout le monde est là !
Ouf ! ! !
C’est là d’ailleurs que le tracé du TMF est définitivement abandonné.
Mais rassurez-vous, ce n’est pas ici que s’achève notre feuilleton.
La suite au prochain acte : le 10 !
Pour l’heure, Route de Samois, une pause s’impose. Les Joyeux Pataugas sont sur le chemin du retour, toujours accompagnés par les fidèles petits traits bleus du sentier Denecourt nᵒ 12.

Il ne reste plus qu’à les suivre.
Et comme chacun sait, le chemin le plus court n’est pas forcément le plus facile. Fontainebleau se charge une nouvelle fois de le démontrer.
Voici donc nos Joyeux Pataugas partis à l’assaut du Petit Mont.
Bon… « à l’assaut » est peut-être un terme un peu ambitieux pour un simple Petit Mont ! Disons plutôt que ça pousse un peu, ça tournicote, ça descend, ça remonte… mais rien qui puisse véritablement faire trembler les mollets.
La véritable épreuve arrive un peu plus loin, avec la Butte Saint-Louis.
Là, il faut effectivement vraiment que nos Joyeux Pataugas poussent ! Mais, apparement les ressources physiques sont encore là… la preuve avec Marie-Claude qui transforme cette montée en parcours de steeple-chase ! ! !

Mais après tout, nos Joyeux Pataugas sont sur la butte d’un roi canonisé. Cela mérite un effort. On ne grimpe pas sur Saint-Louis comme on monte sur un vulgaire talus !
Voyons ! ! !
Et puisque l’histoire accompagne décidément chaque pas de cette journée, rappelons que le roi Louis IX, dit Saint-Louis, neuvième du nom parmi les Louis (*), est venu sur cette butte alors qu’il était poursuivi et attaqué par des brigands.
Il y aurait trouvé refuge et, une fois sauvé, aurait fait construire sur place un ermitage et une église, aujourd’hui disparus, même si quelques vestiges archéologiques subsistent et sont protègés.
Après Piat, Lise… euh non, pas Lise… voilà un autre personnage, certes plus « historique », dont le nom est resté attaché à un lieu de la forêt.
Décidément, cette Forêt de Fontainebleau ne manque pas de personnages pour baptiser ses mares, ses rochers, ses routes et ses buttes !
Par contre, si nos Joyeux Pataugas veulent rejoindre le cul des voitures, il va falloir se bouger et redescendre cette butte Saint-Louis ! ! ! Pas question de rester perchés là jusqu’à la Saint-Glinglin.
Toujours guidée par les petits traits bleus, la troupe retrouve le bas de la butte, avant de poursuivre son chemin par la Route de la Crête.
Et qui dit crête dit forcément… en haut !
Il reste donc une dernière montée.

La dernière, assure Franck.
Et pour une fois, il dit vrai !
Après toutes ces péripéties, Les Joyeux Pataugas atteignent finalement la crête du Rocher Saint-Germain.

Les voilà qui filent droit devant… au cul des voitures, ultime partie de ce parcours avant de refermer provisoirement le rideau.
Mais un dernier petit coup d’œil sur cette forêt s’impose avec La Grotte aux Cristaux ! ! ! Pour tout vous dire, il n’y a pas eu un grand enthousiasme pour cette grotte !
Est-ce à cause du côté peu scintillant des cristaux de quartz formés par la circulation d’eau chargée en silice dans les fissures du grès, de l’austérité de la grille posée par Colinet pour éviter le vandalisme, de la fatigue engendrée, de l’appel de l’estomac ou du « déjà vu » pour Les Joyeux Pataugas confirmés ? ? ?
Allez savoir ? ? ?
Allez… le parking de la Croix Belle Croix est tout proche.
Le rideau sur l’acte 9 peut tomber !
Mais le feuilleton n’est pas terminé.
Le metteur en scène Franck peut déjà préparer l’acte 10 !
En attendant qu’Audrey fasse sauter les bouchons pour fêter son anniversaire, que les babines de nos Joyeux Pataugas se ruent sur les œufs au lait de Sylvie R., savourent le flan de Ralitsa et se goinfrent du fondant au chocolat d’Audrey… sans oublier… le traditionnel p’tit canard de François-Noël ! ! !

Alors Catherine, cette aventure ?
A dimanche…
Franck
(*) clin d’œil à Philippe, attention, pas à l’un des 6 rois Philippe de France mais à notre Philippe, Joyeux Pataugas confirmé …et de belle lurette, perdu avec les 18 rois de France portant le prénom Louis.

14 juin 2026 – Acte 8 – 9,5 km – 77300 Fontainebleau
Le voilà enfin, ce fameux huitième acte du Tour du Massif de Fontainebleau ! Initialement programmé le 3 mai, il avait été contraint de tirer sa révérence avant même son lever de rideau. La faute à une météo décidée à transformer les chaos rocheux de Fontainebleau en gigantesque patinoire. Et comme Les Joyeux Pataugas préfèrent prévenir que guérir, la sagesse avait primé.
Donc ce dimanche 14 juin, dès 9 h 30, vu le soleil magnifique, voilà nos Joyeux Pataugas sur le parking des Gorges d’Apremont pour en découdre enfin avec cet acte 8.

Trois absents sont à déplorer sur la liste d’inscription. Jany et François Noël ont déclaré forfait la veille au soir. Se seraient-ils projetés pour une nuit de folie corporelle éprouvante, malgré l’absence de pleine lune ? ? ? À moins qu’ils aient soigneusement planifié une grasse matinée crapuleuse. Le mystère restera entier. Quant à Annick, un petit contretemps matinal l’a retenue loin des sentiers. Souhaitons simplement que cet imprévu n’ait été qu’un p’tit grain de sable.
À 9 h 30 tapantes, rideau ! ! ! Les Joyeux Pataugas entrent en scène. Et puisque, tout bon spectacle mérite une petite question au public, en voici une :
Depuis ce fameux dimanche 14 septembre 2025 où la troupe s’élança du côté de Thomery-sur-Seine pour attaquer ce Tour du Massif de Fontainebleau, combien de kilomètres, Les Joyeux Pataugas ont-ils réellement parcourus sur les soixante-quatorze que compte officiellement l’itinéraire ?
Personne ne lève le doigt ?
Pour votre gouverne, sachez que tous les dimanches n’ont pas été consacrés au TMF. Sans quoi, Les Joyeux Pataugas auraient probablement déjà effectué deux ou trois tours complets… quoique… avec leur légendaire allure pianissimo, allez savoir… !
Comme il existe une langue au chat, profitons-en : environ 31,5 kilomètres de tracé officiel du TMF ont été engloutis par Les Joyeux Pataugas, sans compter les allers-retours entre les parkings, les raccordements et les petits pipis dans les fourrés.
Autrement dit, ils ont encore du pain sur la planche mais ils tiennent le bon bout. Et comme chacun le sait, tout a une fin ! ! !
N’est-ce pas, Jean-Yves ?
Vous ne connaissez pas Jean-Yves ?
Les Joyeux Pataugas non plus… jusqu’à ce matin.
Car Jean-Yves voyage discrètement dans le sac à dos de Montry et Christian. Précisons immédiatement qu’il ne s’agit en aucun cas d’un chihuahua ni d’un hamster, mais simplement d’un compagnon de route sur deux pattes venu ce dimanche se joindre à la troupe présente.
Le départ se fait donc depuis le parking des Gorges d’Apremont, appelé aussi parking des Platières d’Apremont. Et comme en théorie une platière est en haut, et que ce tracé de cet acte 8 passe sur les crêtes du Rocher Cuvier-Chatillon, il est fort possible que nos Joyeux Pataugas vont se farcir du dénivelé.
En attendant les futures séances de descente et de grimpette, les éventuels soupirs et les traditionnels commentaires sur le « haut en bas » qui « montent toujours plus qu’ils ne descendent », la mise en jambes se fait tranquillement sur le plane de la Route de la Gorge aux Néfliers, puis de celle du Cul de Chaudron avant de rejoindre celui de la Route du Puits.

Et qui dit « puits », dit « trou », voilà donc nos Joyeux Pataugas dans une descente plutôt franche. Le ton de la matinée est donné, vu qu’en bas, ils remontent aussi sec ! ! !


Mais ils ne marchent, ou plutôt ils ne grimpent pas n’importe où.
Ils sont sur le sentier bleu n° 6 imaginé par le grand Claude-François Denecourt. Autant dire que, dans la forêt de Fontainebleau, c’est un peu l’équivalent du tapis rouge du Festival de Cannes. Les smokings, les robes transparentes et les décolletés vertigineux en moins.
Nos Joyeux Pataugas attaquent cette première montée avec enthousiasme.
Mais attention, ce n’est pas encore le Rocher Cuvier-Châtillon qu’ils gravissent ! ! !
Ils montent… tout simplement ! ! ! Puis ils redescendent. Parce que pourquoi faire simple quand on peut faire vallonné ?

Puis vient une portion plus paisible au travers des fougères avant que le groupe n’atteigne le Carrefour du Bas-Bréau, porte d’entrée de Barbizon.
Et quoi de plus logique que d’emprunter ensuite la Route des Artistes pour mieux tourner le dos à la célèbre cité des peintres ? Cette longue ligne droite parfaitement plane agit comme une récompense. Les jambes remercient et les bavardages reprennent leur rythme.
Au bout apparaît enfin le Carrefour de l’Épine et en face se dresse le fameux Rocher Cuvier-Châtillon. Mais avant de le rejoindre, une ultime épreuve attend la troupe : la mythique Nationale 7 ! Enfin… la D607 aujourd’hui. Quatre voies avec lesquelles les automobiles défilent bien vite.
Heureusement, un souterrain permet aux Joyeux Pataugas de franchir l’obstacle sans transformer cette randonnée en épreuve olympique de sprint. Au bout, les voilà donc désormais dans la cour d’honneur du Rocher Cuvier-Châtillon, temple mondial de l’escalade de bloc. Et justement, des adeptes de la varappe, il y en a partout !
Mais, la Route de la Solitude amène la troupe dans un véritable chaos rocheux beaucoup moins peuplé, et où les blocs de grès semblent avoir été déposés là, on ne sait comment ! Pour continuer leur progression, il ne suffit plus de marcher pour nos Joyeux Pataugas, ils leur faut aussi hisser leurs popotins. Et pas qu’un peu ! ! !

Il leur faut grimper, se baisser, contourner, se glisser dans des passages étroits, se contorsionner avec une souplesse que personne ne soupçonnait chez certains, franchir des couloirs où les sacs à dos prennent soudain des dimensions de piano à queue, puis redescendre pour mieux remonter quelques mètres plus loin.
Le tout en essayant, si possible, de ne pas choir.

Les jambes montent, les genoux protestent, les mollets négocient, tandis que les semelles cherchent désespérément où se poser sur les meilleurs endroits.
Mais quel spectacle leur offre cet acte 8 ! ! ! Quel incroyable décor à faire pâlir Roger Hart ! ! !
Chaque pas dévoile une cathédrale de grès, chaque faille semble raconter plusieurs millions d’années d’histoire, chaque belvédère improvisé offre une vue sur une végétation des plus variées… Et si ce Rocher Cuvier-Chatillon est très fréquenté en son bas par une population de varappeurs, ses sentiers, eux, échappent encore à une surpopulation qu’on peut apercevoir certains jours, surtout le dimanche, aux Gorges de Franchard ou celles d‘Apremont ! ! !
Après cette séance de gymnastique en pleine nature, nos Joyeux Pataugas quittent finalement le tracé officiel du TMF en bifurquant à droite sur la Route du Rocher Cuvier-Châtillon.
Eh oui… il faut bien penser à rentrer un jour.
Le retour passe par la Route du Luxembourg, laquelle longe fidèlement la célèbre Nationale 7 que nos Joyeux Pataugas vont devoir traverser. Et cette fois-ci… pas de souterrain ! ! ! Il faut composer directement avec les quatre voies et leur incessant ballet automobile. Et il n’est pas question que Les Joyeux Pataugas soient pris pour un jeu de quilles ! ! !
Afin de ne laisser personne dans un suspense insoutenable, précisons immédiatement qu’aucun strike ne fut réalisé ce dimanche-là. Les automobilistes repartirent avec leur carrosserie intacte et nos Joyeux Patugas aussi.

À signaler néanmoins, un peu plus tôt, Route du Luxembourg, le vacillement d’une quille ! ! ! Et par n’importe laquelle, puisqu’elle randonne sur quatre pattes et est la mascotte de la troupe ! ! ! Et oui Nissa, trop sevré au régime « kouign-amann » sur canapé à Brest, tangue ! ! ! La voilà donc promue au rang de passagère de luxe, confortablement installée dans son porte-bébé sur le dos de Patricia. Précisons tout de même que le « bébé » affiche un poids de dix-huit kilogrammes. Sacré Patou ! ! !
C’est par la Route de Bellevue puis celle de Clair que Les Joyeux Pataugas se rapprochent peu à peu des Gorges d’Apremont.
Enfin… du bas des Gorges d’Apremont.
Autrement dit, ce qui attend maintenant nos valeureux marcheurs porte un nom bien connu : la montée finale.
Mais phénomène étrange et régulièrement observé chez cette espèce très particulière qu’est le Joyeux Pataugas, l’approche de l’arrivée provoque chez lui, un spectaculaire regain de forme. Surtout que Franck, l’accompagnateur de ce TMF en actes, en bon samaritain, évite au groupe le terrible grand escalier.
À la place ? Une simple petite grimpette au milieu des fougères. En somme, une simple formalité. Enfin… presque. Les fougères étaient d’ailleurs si hautes que, par endroits, même la casquette de Montry disparaissait totalement de l’horizon. De quoi faire croire quelques instants qu’un sanglier discipliné s’était intégré au groupe.


Et puis soudain… le parking ! Le rideau tombe sur ce huitième acte pour laisser place à l’entracte : le pique-nique. Les festivités débutent par ce nouvel anniversaire répétitif, souhaité à Bernard, dignement arrosé au punch, avant de se poursuivre avec une escapade culinaire dans les Rhodopes grâce aux délicieux yaourts bulgares d’Estelle, puis du gâteau poire-amandes de Sylvie… Et sans oublier le p’tit clin d’œil fait à nos « fuyards », Michèle et Dominique, avec leurs cerises à l’eau-de-vie, laissées comme héritage et millésimées 1988 !
Franck

12 avril 2026 – Acte 7 – 10 km – 77300 Fontainebleau
Si pianissimo, pianissimo avancent Les Joyeux Pataugas sur ce Tour du Massif de Fontainebleau, les voilà malgré tout déjà au 7ᵉ acte de leur grande saga, plus de 28 km et des poussières déjà avalés. Il est vrai entaché de quelques longueurs d’un acte 4, peu stimulant. Et oui, nos Joyeux Pataugas vont encore trainer un bon bout de temps dans le massif bellifontain !!!
Et ce dimanche 12, c’est une belle brochette de Joyeux Pataugas, piquée par une fraicheur matinale « avril, ne te découvre pas d’un fil », qui est au rendez-vous sur ce parking des Gorges de Franchard, avec en prime un nouveau minois tout sourire : Diama !
9 h 30, il est temps de mettre les voiles. La joyeuse troupe traverse la Route Ronde et s’ébranle dans une queue leu leu désordonnée sur la Route des Gorges de Franchard, prête à renouer le fil avec le dernier acte.

Dès la première bifurcation, le rideau se lève, les trois coups sont donnés : voilà Les Joyeux Pataugas sur l’acte 7, avec comme décor de Roger Harth, l’atmosphère enchantée du chaos rocheux de La Roche qui Pleure. Le ton est donné : ils vont se régaler.

Un peu plus loin, les voilà qui défilent devant l’Ermitage de Franchard. Au XIIᵉ siècle, un monastère s’y élevait ; il disparut dans les tourments de la guerre de Cent Ans, renaquit en 1676, s’éteignit à nouveau en 1717, puis retrouva vie sous Louis-Philippe sous la forme d’une maison forestière. Et à deux pas de là, qui tape dans l’œil de nos Joyeux Pataugas : ni plus, ni moins que L’Œil des Nations, une monumentale plaque de fonte, posée en 1998, symbolisant la vigilance des nations pour la conservation de l’environnement.

Voilà un début d’acte 7, chargé d’histoire, n’est-ce pas, amis lecteurs ? En attendant, c’est La Route du Fourneau David qui cligne de l’œil à nos Joyeux Pataugas, l’air de dire : « Allez, les petits, on ne mollit pas ! » Surtout que si le tracé du jour fait « couci-couça » 10 km, le long ruban de cette Route du Fourneau David, pimenté d’un raidillon, compose l’essentiel du tronçon du TMF d’aujourd’hui.


C’est donc, au Carrefour des Monts Girard, que nos Joyeux Pataugas quittent les traits verts et blancs pour aller s’encanailler sur la Route de la Gorge aux Néfliers. Sur la Route Michelet, la banane est pelée et avalée. Via la Route du Hibou, au Carrefour des Cépées, ils recroisent le bitume de la Route Ronde, avant de filer sur l’asphalte interdit à la circulation de la Route du Château, un bout du fameux sentier bleu nᵒ 6 cher à Denecourt.

Et comme tout le monde le sait bien, après le 6 vient le 7. Enfin… pas pour tout le monde, vu que certains s’en allaient insouciants continuer sur le 6 !!! Il est vrai que ce dimanche, Les Joyeux Pataugas de la proue se sont vus quelque peu chahuter aux bifurcations, avec quelques marches arrière. Que voulez-vous, il faut bien que Francky s’amuse !!!
"Vas-y Francky, c'est bon
Vas-y Francky, c'est, bon, bon, bon
Pour caresser tes p'tits seins
Pas besoin de me faire un dessin..."
Oh pardon !!! Votre narrateur s’égare !!! Un peu de tenue, voyons Francky !
Où en était le tracé ??? Ah oui, le Chêne Jupiter. Eh bien le voilà devant nos Joyeux Pataugas !!! Certes, le géant a perdu un peu de sa superbe, mais du haut de ses six à sept siècles de vie, il tient toujours bon, le bougre. Jadis, il tutoyait les 35 m. Mais les années 90 lui furent fatales !!! Néanmoins, il demeure toujours un témoin majestueux du patrimoine forestier.

Plus loin, Route de la Fosse à Râteau, le Cèdre de l’Atlas du carrefour du même nom trône, superbe, et semble veiller comme un patriarche. Chouette le chemin du retour du TMF, non ? Et, amis lecteurs, la suite de cet acte 7 n’est pas en reste : du Binocle du Chasseur Noir au Belvédère du Parjure, Les Joyeux Pataugas tutoient les reliefs, croisent le Mausolée d’Harpale, se glissent dans les Galeries Coquelin et Lemaître. Et s’ils ne foulent pas les planches du Théâtre Déjazet à Paris, faute du prix à la pompe, ici, en pleine forêt bellifontaine, sur les Rochers et Platières du Houx, ils en frôlent l’abri.

Et là, il ne s’agit plus de fredonner « Vas-y Francky, c’est bon », mais « Vas-y Claude-François, c’est bon ». Attention par le Claude-François du « Lundi au soleil », d' »Alexandrie, Alexandra » et des belles gambettes des Clodettes, mais le vrai, le seul, l’unique Claude-François Denecourt, ce bon sylvain qui façonna tant de sentiers dans le massif forestier.
Et voilà, encore un rideau qui tombe sur un acte… enfin presque !!! Reste à nos Joyeux Pataugas de s’enfiler un p’tit coup, deux parts de gâteaux, un p’tit canard et de vous dire à bientôt sur l’acte 8 !!!
Franck

22 mars 2026 – Acte 6 – 10 km – 77300 Fontainebleau
Ah, ce dimanche 22 mars, quelle journée pour nos Joyeux Pataugas ! Si les actes précedents avaient mis tout le monde en jambe, l’Acte 6 va se jouer comme un second tour des municipales. Et pour cause : au Carrefour d’Achères, Route Ronde, pas moins de 27 Joyeux Pataugas se présentent aux urnes du départ, prêts à voter… pour l’aventure, évidemment ! Le soleil brille comme s’il avait été élu lui-même maire du printemps, digne d’un surlendemain du 20 mars, jour officiel où la nature reprend ses droits. Le ciel bleu, les oiseaux (presque) en fanfare, tout y est : un vrai bureau de vote à ciel ouvert.


Les nouvelles têtes de la liste Joyeux Pataugas ne sont pas là pour faire de la figuration : Agnès, Dulce, Marie, Frédéric et Stéphane se joignent aux « vétérans » du groupe, prêtes à voter… ou plutôt à marcher dans le sens du vent et des sentiers. Une petite pensée émue pour Annick, absente à cause d’un pneu crevé, qui rate ce scrutin mais qui reste une électrice fidèle.
Dès le départ, sur la Route du Marquis, le nombre pléthorique de Joyeux Pataugas sur la liste impose l’ordre et la stratégie. Franck, tête de liste du jour, sage et prévoyant, préfère céder toute la lumière du scrutin… en propulsant Ralitsa comme figure de proue. Une décision stratégique, car il faut de la cohésion et un leadership jeune quand on part en campagne, ou en randonnée. Et comme dans toute élection, le vote se fait par consentement… mais aussi par enthousiasme collectif ! Quant à Franck, ex-leader et ancien maire fictif de la troupe, il ferme la marche tel une voiture-balai électorale, ramassant derrière lui les retardataires et les bulletins égarés, s’assurant que personne ne reste sur le bas-côté de ce scrutin 6 du TMF.

La cohésion du groupe se construit sur la longue Route de Trappe-Charrette, où les discussions fusent, les pancartes imaginaires s’agitent et les slogans… enfin, le brouhaha d’un groupe de rando résonne. Arrivée au Carrefour du Sapin, la liste attaque enfin le cœur de la campagne avec l’Acte 6, ce bout du TMF tant attendu, avec son opposition à combattre que sont les ornières, les bosses, les racines et les grimpettes, bref, un terrain qui va tout tenter de faire barrage à l’avancée des Joyeux Pataugas.

La Route de Cévise est majestueusement conquise, encore un nouveau bastion acquis par nos Joyeux Pataugas. Rien ne semble stopper leur campagne. Chaque pas compte, chaque respiration est un bulletin de victoire. Et derrière eux, les retardataires, ceux de la queue de liste, se battent pour rattraper le peloton, comme des électeurs qui n’ont pas encore voté mais veulent être sûrs que leur voix compte.

Ainsi se joue l’Acte 6, une véritable campagne électorale à ciel ouvert, où toute la liste « Les Joyeux Pataugas » progresse avec humour, énergie et solidarité sur le sentier du TMF. La longue Route des Gorges de Franchard devient leur boulevard de victoire. La troupe, fatiguée mais triomphante, s’apprête à quitter le TMF, abandonnant le sentier officiel pour regagner le QG de campagne. Le TMF, ce grand adversaire, est mis en quarantaine jusqu’au prochain mandat… pardon, jusqu’au prochain acte.

L’arrivée au site Arbor&Sens est digne d’un véritable meeting électoral. Les Joyeux Pataugas entrent dans l’arboretum du Massif Forestier de Fontainebleau, temple de verdure et symbole de résilience. N’oublions pas sa genèse : situé sur l’emplacement d’un ancien arboretum créé en 1973, après qu’un incendie ait ravagé ce secteur, il a été réaménagé en 2015 par l’ONF pour accueillir promeneurs, botanistes et… Joyeux Pataugas en campagne.

Puis vient la Route du Piégeur, où Les Joyeux Pataugas doivent éviter les ultimes embûches de campagne, avec autant de vigilance qu’un électeur traque les promesses non tenues. Les racines et pierres se présentent comme des pièges électoraux, mais la troupe avance avec discipline et humour, ne laissant aucun bulletin derrière elle. La longue Route de Montpensier suit, ultime ligne droite de la campagne. Les jambes fatiguent, les sourires s’élargissent, et chacun est fier d’être du mouvement « Les Joyeux Pataugas » !!!

Enfin, ils retrouvent la Route du Marquis et… le fameux cul des voitures, ce QG historique où la campagne des Joyeux Pataugas se conclut toujours par la même cérémonie sacrée : une table, quelques victuailles, et surtout, le verre de la réussite pour célébrer la victoire de l’Acte 6, même si la totalité du TMF, elle n’a pas été conquise.
Le rideau tombe, mais les cloches de la forêt de Fontainebleau résonnent encore de l’écho de cet acte légendaire. Les Joyeux Pataugas savent désormais qu’ils ont encore mené à bien un scrutin parfait : humour, cohésion et aventures sont les bulletins qui trônent en tête. Et, évidemment, tout le monde est d’accord pour remettre ça…
Franck

22 février 2026 – Acte 5 – 10,5 km – 77300 Fontainebleau

Il est bien loin, l’époque du dernier acte de ce Tour du Massif de Fontainebleau, à croire que plus personne n’osait taper les trois coups. Il faut avouer qu’entre-temps, Les Joyeux Pataugas ont fêté Noël, la nouvelle année, les Rois, ont pris un peu de repos, ont navigué à travers les caprices du temps, et se sont échappés dans d’autres aventures. Mais ce dimanche 22 février 2026, l’heure a sonné, et vl’a nos Joyeux Pataugas de retour sur le TMF, avec l’acte 5.

Puisque personne parmi les participants de cet acte 5 n’a songé à demander où était passé l’acte 4, chers lecteurs assidus, permettez-moi, en tant que narrateur et concepteur de ce TMF original, de lever le voile. Non seulement je sais compter, mais je sais aussi choisir mes batailles. L’acte 4 ? Un boudin géographique, sans aucune âme, à peine digne d’un clignement de paupières. Alors, je l’ai ignoré de ses quelques kilomètres…
C’est donc au parking des Grands Feuillards, en pleine forêt domaniale, que 18 âmes vaillantes, dont une tête neuve en la personne de Nathalie, se sont présentées au lever de rideau de ce nouvel acte. Nathalie, l’inconnue, accompagnée de son berger australien, a bien failli se perdre dans l’effervescence du départ… ou du moins, l’accompagnateur, qui est aussi toujours votre narrateur, a bien failli l’oublier !!!

Et le temps de ce dimanche, dans tout ça ? Maussade. Un de ces dimanches grisâtres qui se suivent, où même les oiseaux semblent faire la gueule. Mais qu’importe ! Les Joyeux Pataugas ne se laissent pas abattre par un ciel morose.
Comme le parking du Grand Feuillard n’est pas directement sur le sentier du TMF, Les Joyeux Pataugas se doivent de le rejoindre. Et ce ne sera pas par La Route Clémentine comme prévu à l’origine, car elle a eu la mauvaise idée d’être fermée. C’est donc par La Route Forestière de la Plaine de la Haute Borne, par laquelle Les Joyeux Pataugas sont arrivés sur quatres roues, qu’ils s’en sont allés. En somme, une continuité, mais là, sur deux jambes !!! Et puis, un peu de goudron sous les pieds, c’est pas plus mal, pour lancer la locomotive. Son moteur met toujours un peu de temps à chauffer, même si les wagons, eux, sont déjà bien alignés… et bien sûr déjà décrochés !!! Comme toujours, dès le départ, il y a un devant, tout feu, tout flamme, un milieu « père-peinard » …et une queue… écartée !!!

À l’intersection des Béorlots, le groupe quitte le confort de l’asphalte pour entrer enfin sur le sentier du TMF, via la Route Circulaire. Là, pas de sentes escarpées ou de terrains acrobatiques. Non, rien de tout ça. C’est plane et linéaire !!! Un peu de saute-mouton entre les mares et c’est tout !!! Heureusement que de temps en temps, le paysage des bas-côtés fait battre quelques mirettes. Mais comme souvent, Les Joyeux Pataugas sont dans un tourbillon de bavardages incessants. Les panoramas, les vallées verdoyantes… tout cela semble un arrière-plan flou à côté des histoires qui se tissent, des « on dit » qui circulent, des anecdotes de famille ou de voisinage. Chaque pas les rapproche non pas d’un paysage majestueux, mais d’une nouvelle révélation sur la dernière rumeur, d’un détail croustillant sur le couple du troisième étage, ou d’en face, voire des ingrédients d’une nouvelle recette.

La pause « banane » se fait au parking du Bois Rond, un lieu bien connu des Joyeux Pataugas !!! On ne compte plus le nombre de leurs péripéties, devenues des légendes locales qui ont démarré mais aussi festoyé ici !!!

La petite pause consommée, il est temps de repartir sur ce TMF, voire sur le GR1, ce sentier légendaire qui contourne l’Île-de-France sur 570 km, afin de se rappeler que l’évasion ne s’arrête jamais. Pour l’instant, nos Joyeux Pataugas sont en pleine Vallée de la Gorge aux Archers, et là, ils sont sur leurs gardes. Les archers ne tirent peut-être plus, mais l’humour est toujours prêt à décocher une flèche.

Oh surprise !!! Un petit pentu se dessine !!! De quoi mettre enfin au turbin, articulations et rotules !!! Une grimpette tranquille… ou presque, qui propulse Les Joyeux Pataugas sur la Route du Bois Rond, puis celle de La Gibelotte !!!

Et puis, voilà qu’ils arrivent au Carrefour du Sapin Rouge. C’est là que Les Joyeux Pataugas laissent derrière eux le TMF et le GR1, et vont faire connaissance avec l’interminable ligne droite de la Route de Joinville !!! Et c’est au bout, seulement au bout, que le cul des voitures va pointer avec tout ce qui va bien avec : des rires, de l’apéro, des gamelles, des gâteaux et des histoires à raconter !!!
Et voilà comment se conclut l’acte 5, en attendant les trois coups de l’acte 6 normallement prévu le 22 mars 2026.
Franck

9 novembre 2025 – Acte 3 – 12,5 km – 77780 Bourron-Marlotte
Ce dimanche 9 novembre, le parking du bivouac de Bourron-Marlotte ressemble plus à l’entrée du BHV, de mercredi dernier, en plein cœur de Paris, pour l’inauguration décriée de la boutique Shein qu’à un paisible point de départ de randonnée. Pas moins de 23 Joyeux Pataugas y sont rassemblés, surexcités, et y piaffent d’impatience à l’idée d’en découdre avec les 12 km de ce 3ᵉ acte du TMF (Tour du Massif de Fontainebleau).


À 9 h 45 tapantes, le départ est donné dans un brouillard épais et mystérieux, transformant la forêt bellifontaine en décor de conte ésotérique. Les troncs se devinent plus qu’ils ne se voient, les pas crissent sous les feuilles. Mais pas de panique, la troupe est soudée et bien décidée à ne laisser personne derrière, du moins officieusement !!!
Cinq minutes plus tard, Les Joyeux Pataugas retrouvent la route des Grandes Vallées, et avec elle, le tracé du TMF abandonné lors de l’expédition de l’acte 2 du 5 octobre 2025. Le rythme est bon, les blagues fusent, les mollets chauffent… et cela tombe bien puisque la p’tite grimpette perfide, chère à l’accompagnateur, fait vite son apparition. Mais quoi de mieux pour tester le cardio et la bonne humeur du groupe. Et puis, c’est bien connu, Les Joyeux Pataugas transforment chaque montée en occasion de râler. Même si là, la forêt, dans sa parure d’automne brumeuse, offre un tel spectacle qu’elle devrait les inciter à couper le sifflet.

Puis, tel un bataillon d’explorateurs, les voilà déferlant dans Bourron-Marlotte, charmant village de caractère… et de bitume ! Car oui, Mesdames et Messieurs, le TMF a aussi ses instants d’asphalte, comme le GR® 13, auquel il est associé sur ce tronçon. Mais chemin du Moulin de la Fosse, la nature reprend vite ses droits et nos Joyeux Pataugas retrouvent vite le sentier, le vrai, celui qui fait vibrer le pas du randonneur et qui respire l’humus.

Une petite sente à droite, une pause banane, une autre p’tite montée de rien du tout et hop, voilà la mare Marcou qui se dévoile, heureusement sans bain impromptu. Puis quelques pas plus loin, au carrefour du chemin de la Butte Blanche et du sentier Denecourt 20, Les Joyeux Pataugas font leurs adieux (temporaires) au TMF, qu’ils retrouveront, foi de Francky, le 7 décembre, du côté de l’Abri des Francs.
Mais avant, ils vont encore avoir l’occasion de grogner et de bénir Francky, puisque face à eux se présente une grimpette, avec ce bout du sentier des Crêtes. Certes courte… mais suffisamment piquante pour rappeler que la rando, ce n’est pas qu’une nouba à l’arrivée ! Surtout que comme toujours, tout le monde se retrouve en haut le souffle court et… sain et sauf !!! Au carrefour de l’Aigrette, rien de plus simple pour nos Joyeux Pataugas que d’aller tout droit, et de filer, via la route des Ventes Rigaud, à l’épreuve ultime de cet acte 3 : le franchissement de la D606. Miracle : le passage se fait les doigts dans le nez. Aucun Joyeux Pataugas manque à l’appel !!! Taux de perte : 0 % !!! Comme quoi, le Joyeux Pataugas est chahuteur mais discipliné… un soupçon malgré tout pour la p’tite grande dernière du jour prénommée Amandine !!!

Et là, sans que personne l’avoue, le ventre commence à grogner… Il est vrai qu’il est presque 13 h. Heureusement les voitures sont en vue, enfin… si Les Joyeux Pataugas ont de bons yeux !!! Et comme certains frisent la cataracte, et que d’autres ont les mirettes embuées de fatigue, mieux vaut les laisser dans l’approximatif et continuer à marcher !!! Par contre, attention aux « geeks » de la montre connectée ou des GPS variés, miros ou pas et enfants ou pas du Bon Dieu, mieux vaut pas les prendre pour des canards sauvages !!! Après, ce dimanche, Les Joyeux Pataugas ne sont arrivés que 45 minutes plus tard !!! C’est pas la mer à boire !!! Et l’important n’est-il pas que tout le monde soit réuni, gobelet en main, pour célèbrer cet acte 3 avec un floc gascon bien mérité !!!
Franck

5 octobre – Acte 2 – 9 km – 77300 Fontainebleau
Le Tour du Massif de Fontainebleau (TMF), vous le savez maintenant, c’est ce ruban blanc et vert qui enserre la forêt comme une écharpe un peu longue de 74 km et 1080 m de dénivelé. Une boucle entière pour les fous de la marche, les costauds des mollets. Mais nos Joyeux Pataugas, eux, continuent leur propre partition, un dimanche par-ci, un dimanche par là, transformant l’épreuve en puzzle…
Ce dimanche 5 octobre, le rideau se lève sur l’acte 2 à la Croix du Grand Maître, point de départ du jour et planté là, en 1723, par Alexandre Claude Lefebvre de la Faluère, grand-maître des Eaux et Forêt du département de Paris et de l’Île-de-France de 1703 à 1745. Autrefois, ces croix étaient nombreuses aux carrefours de la forêt, servaient de repères et, symboliquement, apportaient une protection face aux puissances maléfiques de la forêt.
Aujourd’hui, pour nos Joyeux Pataugas, cette croix n’est qu’un drapeau de départ, sous laquelle ils enfilent leurs chaussures, règlent leurs bretelles de sacs à dos, tout en cancanant sur leurs retrouvailles.

Et si c’est sous une grisaille boudeuse et une pluie fine que les Joyeux Pataugas ont débarqué, avec un air de naufragés échoués en forêt, dès les premiers pas posés sur le tracé, le miracle se produit : les nuages battent en retraite, et de vaillants rayons de soleil percent entre les arbres, comme pour saluer l’entrée en scène de la troupe.
Le parcours annoncé : 9 km, dont seulement une petite portion estampillée TMF. Et cela, toujours sous la grâce de la forêt Bellifontaine. Elle est à cette époque de l’année en transition et elle s’affaire en coulisses. Bientôt, elle enfilera son vrai costume d’automne, taillé sur mesure par un certain Roger Harth des sous-bois.

C’est au sein de cette mutation, cette odeur de mousse et sous des rayons de soleil qui transpercent la canopée comme des projecteurs de théâtre, que la troupe avance. Devant, les jambes pressées qui prennent l’air de randonneurs olympiques ; derrière, les philosophes du pas lent, occupés à disserter sur la vie, et au milieu, le gros du bataillon, qui se laisse porter par l’élan général, entre rires, railleries et comparaisons de douleurs articulaires.

Tout va bien, aucun mur himalayen prédit, pas de pente assassine signée Francky, juste deux petites côtes un brin pentues. L’allure est presque bucolique, digestive, à tel point qu’on se demande si ce n’est pas une promenade de santé sous ordonnance médicale.

Et à quelques encablures de l’arrivée, surgit la stèle d’Henri Petit. Posée là, discrète, au détour d’un chemin : elle rend hommage au chef d’escadron d’artillerie de réserve Henri Petit, qui trouva la mort ici même, à cheval, alors qu’il menait un peloton d’officiers de la Réunion hippique militaire. Foudroyé en pleine action, il tomba là, à l’endroit précis où les Joyeux Pataugas foulent aujourd’hui le sol, bâton en main. Comme quoi la forêt, elle, se souvient, silencieuse et tapie.

Et, bien entendu, arrive l’ultime étape sacrée : la troisième mi-temps. Les tables et les sièges jaillissent, comme par magie des sacs s’ouvrent en un ballet chaotique, et s’installent sur les tables toutes sortes de douceurs, salées ou sucrées. Au milieu de ce festin improvisé, un Cahors apparaît, cadeau d’un Joyeux Pataugas intermittent, qui de temps à autre quitte son Quercy natal pour se joindre, le sourire aux lèvres et le cœur en bandoulière, à une escapade « pataugasienne ».
Alors, c’est le grand théâtre : l’histoire est refaite, l’actualité commentée, chaque anecdote est grossie, charriée et extrapolée. Les rires fusent, les bras s’agitent, et parfois, un morceau de fromage, voire un verre prennent la tangente. La vérité ? Elle reste sagement inscrite dans les jambes fatiguées et les mollets endoloris. Mais qu’importe : les Joyeux Pataugas le savent bien… ce qui compte vraiment, c’est la joie, le partage et la bonne humeur, toujours plus forts quelle que soit la rudesse ou la souplesse du parcours !

Et sur ces éclats sonores, le rideau de l’acte 2 tombe… tout comme le lendemain, lorsque le Premier ministre présente sa démission avant même que son gouvernement, fraîchement nommé, n’ait eu le temps d’enfiler ses pantoufles !
A bientôt…
Franck

14 septembre – Acte 1 – 11,1 km – 77380 Thomery
Dimanche 14 septembre, gare de Thomery. 9 h 30 du matin, la troupe des Joyeux Pataugas s’ébroue comme un vieux train qui aurait oublié de graisser ses essieux. Ils s’élancent pour affronter l’effroyable défi du Tour du Massif de Fontainebleau (TMF) : 74 km, 1080 m de dénivelé. Autant dire l’Everest local.
Heureusement, sagesse et arthrose aidant, nos héros ont décidé de n’en parcourir… que 11 km pour ce premier acte. Dont 6,5 km seulement sur le sacro-saint tracé du TMF. Autrement dit : un échauffement, mais déjà présenté comme une expédition digne de Shackleton (*).

Surtout que le ciel s’est fendu d’une fidèle réputation de la Bretagne avec une bruine plus qu’obstinée… dressant les capuches, embuant les lunettes et enveloppant nos Joyeux Pataugas dans des papiers-cadeaux multicolores.

Et c’est aux côtés de cette parade haute en couleurs que défile la belle forêt Bellifontaine qui ce dimanche ressemble plus à un spa sauvage pour sangliers mal coiffés. Où arbres et végétaux de toutes sortes, trempés comme des torchons oubliés, se penchent en mode « je n’en peux plus ». Les oiseaux, qui d’habitude chantent, se sont reconvertis en météorologues mécontents, planqués dans les branches en attendant le retour du soleil.

Puis vient, le fameux « coup de théâtre topographique » !
Alors que tout allait si bien : une trace certes trempée, mais lisse, une allure de sénateur, le souffle léger, les conversations allant bon train, presque une promenade digestive… et soudain, BIM ! Voilà que le chemin, jusqu’ici plat comme une crêpe bretonne, se dresse tel un mur alpin. La douce balade champêtre se transforme alors en expédition himalayenne.
Et là, sur le lieu-dit La Malmontagne les mollets des Joyeux Pataugas hurlent, leurs cuisses prennent feu, leurs respirations se font plus bruyantes que celles de vieux radiateurs. Ils jurent que la pente est à 45°, voire 80°, même si en vrai, ça ne doit pas dépasser les 15 %. Mais peu importe : dans leurs têtes, ils sont en train d’attaquer l’Everest.

Et bien sûr, qui rit doucement dans sa barbe ? Le Francky, l’accompagnateur. Lui, il connaît le terrain par cœur, et il adore glisser ces « petits bonus surprises » dans le parcours.
Résultat : vous avez une bande de Joyeux Pataugas multicolores en sueur qui grimpe à quatre pattes, qui se transforme en file de tortues courageuses, et où l’ambiance oscille entre râleries collectives et éclats de rire. Parce qu’au fond, tout le monde le sait : sans cette montée assassine, la rando serait trop facile, et on n’aurait rien à raconter au retour.
Alors oui, ils souffrent, ils transpirent, ils râlent un tantinet… mais en haut, quel plaisir d’avoir vaincu le « mur » préparé par le facétieux accompagnateur !!!
Et le miracle se produit : l’arrivée. 11 km plus tard, cuisses lourdes, mais moral intact !!! Et là le rideau tombe… l’acte 1 est terminé !!

Mais bien sûr, tout ça n’était qu’un prélude. Car le véritable sommet, l’ultime ascension, le Graal des Joyeux Pataugas… c’est la troisième mi-temps. Et déjà en coulisses, on entend déjà claquer les bouchons et s’ouvrir les boîtes mystérieuses des pique-niques, avant l’apothéose de l’instant solennel et rituel du ou des gâteaux !!! Et oui, les Joyeux Pataugas ont une endurance sans faille : ils savent tenir la table autant que le sentier.
À bientôt… pour l’acte 2
Franck
(*)Ernest Shackleton (1874 – 1922) est un explorateur irlandais mondialement connu. Son nom évoque des aventures épiques dans les glaces hostiles de l’Antarctique, des exploits qui frôlent l’impossible, et une détermination sans faille. Explorateur du début du XXe siècle, Shackleton reste une figure incontournable de l’âge héroïque des explorations polaires. Sa vie est marquée par des expéditions spectaculaires, un leadership affirmé et une ténacité à toute épreuve.














Vu sur Google Photos pour l’acte R
LM a écrit : lMalgré une météo morose, le soleil était dans les coeurs 🥰 Merci Franck 🙏
Merci
Un message de remerciements pour l’accueil chaleureux durant cette sortie du 22 mars 2026 pour decouvrir une portion du Tour du Massif de Fontainebleau. Il s’agit de notre première sortie dans ce groupe et nous avons apprécié retrouver des valeurs précieuses telles que l’amour de la nature, la transmission du savoir, la générosité, le partage et la bonne humeur 💛 Merci à tous et à toutes pour ces beaux souvenirs🙏🙏🙏 Marie et Frédéric